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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:51

 

 

 

Bientôt une nouvelle décharge

 à Crégy Les  Meaux 

au milieu d’un lotissement ?


Crégy projet décharge 

En rouge lieu prévu pour l'implantation de cette future décharge ISDI

 

 

 

 

 

C’est dans cette commune  de moins de 3,5 km2,

de près de 4500 habitants(environ 1170 habitants/km2)

que la mairie prévoit d’implanter une décharge. 

 

 En effet sur le site des marchés sécurisés la mairie avait fait paraître  une annonce le 17 octobre 2012  dans le but de trouver une entreprise pour la création d’une zone de stockage de déchets inertes.

Un dossier vient d’être déposé auprès des services de l’Etat

 par la Sté Cosson

concernant un projet d’implantation

d’une décharge de déchets inertes

au lieudit  « La Tuilerie sud » 

Chemin de Meaux.

 

Un petit historique :

 

A Crégy les Meaux on connaît bien les décharges, c’est en effet dans cette commune qu’était implantée la décharge connue à travers toute la France après l’évacuation de  tout un quartier en juin 1999 à la suite d'émanations massives de biogaz.

 

Extrait de l’article du Parisien de Seine et Marne 24/3/2009 :

C’est la fin d’un feuilleton vieux de dix ans. Les riverains de Chaillouët, un lotissement de 58 pavillons, vont enfin toucher des indemnités allant de 11 855 € à 61 200 €.

  Tout le quartier avait été évacué en juin 1999 à la suite d’émanations massives de biogaz, explosif et inflammable, de l’ancienne décharge. L’exploitant Aubine-Onyx, racheté depuis par Veolia, vient d’être condamné par la cour administrative d’appel à verser 800 000 €. La commune de Crégy-lès-Meaux et la communauté d’agglomération du Pays de Meaux chacune à 600 000 €.

L’Etat, en revanche, a été relaxé….
Voir notre article du 24/3/2009 http://adenca.over-blog.com/article-29414516.html
Pour tous renseignements complémentaires contacter les élus de cette commune : 
Monsieur Gérard CHOMONT, Maire 
Monsieur Francis BAUDIS, 1er adjoint délégué à l’environnement et au développement durable
Mmes Brigitte Laval, Jeannine Fouillet, Gisèle Devie, Joëlle Bordinat, Mrs Guy Pipet, Yann Richelet, Pierre Munden, adjointes (s)
 M. Luc Aireault, Mme Murielle Piraux, M. Serge Jean-Louis, Mme Nathalie Chartier-Hébert, M. Lionel Texier, M. Barnabé Kassaï, Melle Jennifer Orain, M. Alain Pouplet, Mme Etiennette Triolet, M. Sébastian Villanueva, M. Philippe Cunin, Mme Laurette Gueïdan, Mme Danielle Roux, M. Jacques Molitor, M. Gilles Gillis, M. Jacques Nedellec Conseillers Municipaux.
  Pour aller plus loin :
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:50
Paru sur le site le Républicain Lorrain :
enviRONNEMENT - DÉSORDRE GÉOLOGIQUE D’AMPLEUR PRÈS DE SAVERNEÀ Lochwiller , la colline gonfle et les maisons se fissurent

Près de Saverne, le forage d’un puits géothermique à flanc de coteau a permis à de l’eau souterraine sous pression d’atteindre des roches qui se transforment en augmentant de volume. Plusieurs maisons sont fragilisées.

Les maisons anciennes « sont condamnées à brève échéance », les maisons plus récentes « prendront de la gîte ». Le problème pourrait « concerner l’ensemble du village ». Le rapport de l’expert judiciaire strasbourgeois Marc Strauss est alarmiste. Visé, le gonflement de la colline qui domine Lochwiller, à quelques kilomètres au sud de Saverne.

L’affaire débute en février 2008. Un couple, qui a acheté un terrain à flanc de coteau, demande à un artisan d’étudier la possibilité de chauffer sa future maison par géothermie. Un puits de 140 m de profondeur est foré.

« Deux à trois semaines plus tard, la cour de ma maison, juste en contrebas, a été envahie par de l’eau » se souvient Armand Schorr. Il écrit au maire, à l’entreprise qui a réalisé le forage et au chauffagiste. Un premier rebouchage du puits est réalisé mais deux mois plus tard, l’eau ressurgit. Un nouveau bouchon, par une technique différente, est appliqué et semble tenir.

« J’ai acheté cette maison en 2009 , explique pour sa part Rodolphe Matjeka, en montrant une bâtisse alsacienne typique, voisine de celle d’Armand Schorr. Après rénovation, nous avons emménagé en août 2011. La première fissure est apparue un mois après. Et en mai 2012, il y avait des fissures partout ! » Rodolphe Matjeka doit abattre une grange et entreprend de lourds travaux pour sauver la partie habitation. « Nous avons aussi obtenu par référé que la construction d’une nouvelle tranche de lotissement à flanc de coteau soit interrompue. »

11 cm en quatre mois

Sous terre, le forage géothermique a mis en contact une eau sous pression retenue à plus de 60 m de profondeur avec des couches d’anhydrite, situées à une dizaine de mètres sous la surface. Au contact de l’eau, cette roche composée de sulfate de calcium se transforme en gypse. Mais le gypse étant plus volumineux que l’anhydrite, ces couches épaisses de plusieurs centimètres gonflent et soulèvent la colline. « Ca bouge dans tous les sens, aussi bien verticalement qu’horizontalement , résume Rodolphe Matjeka. Le coin de l’une des maisons s’est soulevé de 11,2 cm en quatre mois. » Chez Armand Schorr, le sol du couloir est séparé de celui du séjour par un vide d’un bon centimètre. Dans la grange, un linteau de porte en béton a cédé et le mur extérieur est cintré.

La voirie souffre également, comme la rue de l’Étang qui monte à travers le lotissement. Le revêtement n’est que creux et bosses, les regards d’assainissement dépassent la chaussée d’une petite dizaine de centimètres. « Nous avons enfin une bonne nouvelle , se réjouissait pourtant Rodolphe Matjeka il y a quelques jours. Les études et les travaux qui permettront peut-être de faire cesser le phénomène sont estimés à 350 000 € et le conseil général du Bas-Rhin est prêt à avancer cette somme à la commune » (lire ci-contre).

L’inverse à Hilsprich

À la mairie, on affirme avoir pris la mesure du problème. « On a pu nous accuser de pas agir, mais le maire Jean-Marie Stork a voulu éviter les effets d’annonce , explique le conseiller Jean-Marie Fritsch. Quant à la lettre dans laquelle il demandait à quatre familles de déménager, il faut la comprendre comme un courrier incontournable : la responsabilité de la commune pouvait être engagée. Enfin, le déblocage des fonds par le conseil général est à mettre au crédit du maire ».

« À Hilsprich, près de Puttelange-aux-Lacs, nous assistons au phénomène inverse , explique un spécialiste du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). L’eau entre en contact avec des couches de sels par des failles naturelles et un puits de géothermie. Le sel se dissout et le terrain s’affaisse.» Mais pour les habitations, le résultat est le même : de nombreuses fissures.

Xavier RENAULD.

 

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/07/22/lochwiller-la-colline-gonfle-les-maisons-se-fissurent

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:54
Extrait article paru sur le site MY TF1 NEWS :
Suisse: un forage géothermique provoque un séisme

 

 

 

Edité par  Louis BIERLEIN avec  AFP
le 20 juillet 2013 à 10h56 , mis à jour le 20 juillet 2013 à 17h45.
 

 

Suisse : forage géothermique / Crédits : tf1/lci 

 

ENVIRONNEMENTDes forages en vue de l'installation d'une centrale géothermique ont provoqué, dans la région de St-Gall, un séisme de magnitude 3,6.

L'homme a fait trembler la terre en Suisse. Des essais récemment réalisés à l'intérieur d'un des forages d'un projet de centrale géothermique dans l'est de la confédération hélvétique ont probablement provoqué samedi dans la région de St-Gall un séisme de magnitude 3,6.
 
"Dans les prochains jours, d'autres tremblements de terre
ne peuvent pas être exclus", a indiqué dans un communiqué le Service sismologique suisse de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Samedi à 5h30, les experts ont enregistré une secousse de magnitude 3,6 à une profondeur de 4 km, dans les environs de la ville de St-Gall. "Le séisme est probablement directement lié aux essais et aux activités de stimulation réalisés dans le forage d'un projet de géothermie à St-Gall, où plusieurs microséismes ont déjà été enregistrés ces derniers jours", selon le service sismologique suisse. Cette même secousse a été enregistrée par des capteurs dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures, près de Herisau. A cet endroit la secousse enregistrée a été de magnitude 3,8 a expliqué une responsable du Service sismologique. "Le séisme a été largement ressenti dans la région", expliquent les experts. Aucun dégat n'a été constaté selon la police. 

Lors d'uneconférence de presse à St-Gall, les responsables du projet de géothermie ont annoncé l'interruption temporaire des travaux afin d'analyser les données et de stabiliser le forage, selon l'agence de presse suisse ATS. La secousse pourrait avoir été provoquée par des injections d'eau visant à bloquer uneforte arrivée de gaz dans le forage. Le gaz est apparu subitement vendredi durant les préparations en vue des tests réalisés à plus de 4.000 mètres de profondeur, a indiqué un ingénieur responsable du projet, cité par l'ATS. Pour stabiliser la situation, 650 mètres cubes d'eau ont notamment été injectés dans le forage. Unedécision concernant la suite du projet sera prise ces prochains jours.


Comme à Bâle ?
 
Le forage a débuté en mars. Le but est de trouver de l'eau à 140 degrés à près de 4500 mètres de profondeur et de construire unecentrale qui alimentera la moitié des immeubles de la ville. Le Service sismologique suisse a installé six stations de mesures dans un périmètre de 10 km autour du forage. Les experts estimaient que le risque sismique était faible, mais persistait.  Fin 2006 et début 2007, dans la région de Bâle (nord de la Suisse), plusieurs séismes similaires, dont certains d'u
nemagnitude supérieure à 3 sur l'échelle de Richter, ont eu lieu, eux-aussi causés par des forages dans le cadre du premier projet de centrale géothermique de Suisse. Les travaux ont été arrêtés à cause de ces séismes provoqués par de l'injection d'eau pressurisée à 5.000 m de profondeur……

http://lci.tf1.fr/science/environnement/suisse-un-forage-geothermique-provoque-un-seisme-8153345.html

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:33

 

 

 Nord-Ouest Seine et Marne :

Le méthane à forte concentration un danger pour la santé

 


 

A la lecture d’une étude éditée par Airparif référence année 2005 (1) nous apprenons que 53 % du méthane francilien est produit en Seine-et-Marne, dont 44 % émis par le traitement des déchets en Seine-et-Marne.

 

 

"Le secteur du traitement des déchets est le principal contributeur au bilan de méthane, et plus principalement les décharges de déchets solides : 4507 tonnes par an dans la décharge de Claye Souilly, 473 tonnes par an dans celle de Fouju-Moisenay, 12 et 80 tonnes par an respectivement dans les décharges de Saint Méry et Monthyon respectivement."(1)

 

 

La décharge Veolia de Claye-Souilly a émis en 2011 :

5070 tonnes de méthane

encore plus qu’en 2005.(2)

 

 

 

(1) La qualité de l’air dans le département de Seine-et-Marne

Emissions et concentrations des principaux polluants (sources d’émission

établi pour l’année 2005 en Ile-de-France.) édité en janvier 2009 (p6,89 et 91)

(2) Site IREP

 

 

Extrait document paru sur le site AirBreith :

Le méthane (CH4) 



Ses effets sur l’environ
nement

Le métha
ne est un gaz à effet de serre. C'est le troisième plus important gaz à effet de serre à contribuer au réchauffement de la planète après la vapeur d'eau (H2O) et le dioxyde de carbone (CO2). 
Lorsque les rayons solaires atteig
nent notre planète, l’énergie qu’ils apportent à la surface terrestre se transforme en chaleur. Les gaz à effets de serre emprisonnent une partie de cette chaleur autour de la terre, en retenant le rayonnement infrarouge réémis par la planète. La chaleur accumulée provoque ainsi le réchauffement climatique.
Ce changement climatique a des conséquences directes, physiques et climatiques sur l’environ
nement (fontes des glaciers, élévation du niveau de la mer). Il influe aussi sur les écosystèmes et en particulier en modifiant la biodiversité.

Ses effets sur la santé

Le méthane est incolore, inodore, et non toxique. A très haute concentration, il peut cependant provoquer des asphyxies en prenant la place de l'oxygène dans l'air.

 

http://www.airbreizh.asso.fr/polluants/le-methane/

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 17:37

 

 

 

 

 

Pour permettre à la région Ile de France

de déverser ses déchets de chantier en Seine et Marne

  

une autorisation préfectorale a été donnée

de remblayer la carrière Placoplatre de Villeparisis

 avec des déchets "dits inertes"

 

 


  En 2010, la région Ile-de-France a produit 23,5 millions de tonnes de déchets du BTP dont 8,5 Mt ont été déversés dans les  carrières  d’Ile de France.

   


Arrêté préfectoral du 4/3/2005 page 16

Que veut dire :

«  la production totale de lixiviats (1) et la teneur des déchets en polluants ainsi que l’écotoxicité des lixiviats (1)devant être négligeable. » ?


 

 

Qui peut prouver

que déverser plus de 7 000 000 de m3 de déchets « dits inertes »

 n’a pas d’incidence

 sur la qualité de l’eau de notre rivière Basse Beuvronne dans laquelle à notre connaissance il n’y a pas de contrôles de métaux lourds ? 

 

 

 

 

 

Une législation floue

 qui doit être remise à plat ?

 

A vous de juger

 


 

 

 

Carrière Placoplatre de Villeparisis

remblayée par des déchets "dits inertes"

Extrait arrêté préfectoral

du 4/3/2005

placo villep 4.5.2005

 

 

page 15

 

placo-ap-05-dai-2m011.jpg

 

Page 16

 

placo vilepa ap 05DAI 2M011 2

 

 

 

 

 

 

Paru sur actu environnement :

Lixiviat : Lors de leur stockage et sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle, les déchets produisent une fraction liquide appelée « lixiviats ». Riches en matière organique et en éléments traces, ces lixiviats ne peuvent être rejetés directement dans le milieu naturel et doivent être soigneusement collectés et traités.  

http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/lixiviat.php4

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:09

CS 07.2013

 

Claye-Souilly jardin bio (Abeille et bourdons butinant la lavande)

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 20:29
Monsieur Gérard Miquel  Sénateur PS du Lot
et président du Conseil National des Déchets
ne semble s’intéresser qu’à 10 % des déchets produits en France,
ceux des particuliers ?
Les 73 % de déchets produits par le BTP
et déversés

 

pour partie sur des espaces agricoles

sans récupérer
les jus de décharges,

 

lui un agriculteur,  les aurait-il oubliés ?

 

Sait-il également que la loi française a permis d’implanter nombre décharges  autour du plus important captage d’eau de Seine et Marne à Annet sur Marne, captage qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.
Nous l’invitons avec plaisir à faire une « promenade » autour des décharges du nord-ouest 77 pour qu’il se rende mieux compte de ce que ce pays fait supporter à ses enfants.
Paru sur le site Journal de l’Environnement :
«L’économie circulaire doit s’organiser au niveau local»

Le 19 juillet 2013 par Stéphanie Senet

 

Président du Conseil national des déchets (CND), Gérard Miquel prépare la prochaine Conférence environnementale ainsi que la future loi-cadre sur l’économie circulaire. Agriculteur de métier, ce sénateur socialiste, président du conseil général du Lot, défend une vision locale de la gestion des déchets, qui se retrouvera dans le rapport du CND, attendu en septembre.

Les travaux du CND ont été lancés il y a 5 mois. Quelles orientations allez-vous proposer pour la future loi-cadre sur les déchets?

Nous nous orientons plutôt vers une loi sur l’économie circulaire, qui comprendra un volet sur la gestion des déchets au sens large. C’était en tout cas la direction choisie par l’ancienne ministre de l’écologie, Delphine Batho. Son successeur, Philippe Martin, devrait sans doute confirmer le mouvement.

L’économie circulaire regroupe un champ d’action très large: prévention, réemploi, recyclage, éco-conception, économie de la fonctionnalité, durée de vie des produits… Comment l’envisagez-vous?

Je suis intimement convaincu que les déchets représentent un gisement très important de matières premières secondaires. Mais pour développer l’économie circulaire, nous devons cibler le maillon pertinent, que sont les collectivités, et associer les citoyens. Les conseils généraux, par exemple, mettent en place les plans départementaux de prévention et de gestion des déchets non dangereux (1), dont les dernières versions sont davantage tournées vers le recyclage, au détriment de l’incinération. Après, c’est terminé. Au contraire, ils devraient contrôler le suivi de façon régulière, optimiser la gestion, conclure des partenariats. Par exemple, il est urgent de développer la valorisation des biodéchets. Nous avons des sols qui n’ont pas vu de matière organique depuis très longtemps, alors que nous avons un gisement disponible. Il faut le collecter au sein des hôpitaux, des établissements scolaires… Nous allons proposer un objectif de 75% de valorisation. Car notre plus grand problème, c’est la ressource. Il faut la préserver. Chacun doit être conscient de cet intérêt collectif. Il faut donc harmoniser et simplifier les messages destinés aux citoyens, sur le recyclage notamment, pour réduire les refus de tri.

En général, le taux de recyclage se révèle moins bon dans les grandes agglomérations…

Ce n’est pas toujours le cas. A Dijon, par exemple, où l’habitat collectif est important, les résultats obtenus sont très bons. Inversement, il existe aussi des communes, en zone rurale, qui trient peu. Cela montre l’importance primordiale du message que doivent diffuser les ambassadeurs de tri. Je propose aussi que chaque commune soit dotée d’un conseiller référent en matière de déchets.

La fiscalité déchets sera-t-elle l’une des grandes priorités de la future loi?

Nous nous orientons vers une généralisation de la redevance incitative, de premier ou de deuxième niveau. Dans le premier cas, elle est appliquée à la facture des citoyens, en fonction de leur niveau de production de déchets. Dans le second, elle est destinée aux collectivités en charge de la collecte lors du paiement au syndicat de traitement. C’est ce que nous avons mis en place, au sein du Syded[2]. Le montant est calculé en fonction des caractérisations périodiques et des taux de refus. Avec ce niveau supplémentaire, on surmonte l’obstacle existant dans les agglomérations de forte densité. La taxe générale des activités polluantes (TGAP) va également évoluer. Elle doit notamment empêcher la matière organique de se retrouver dans les incinérateurs.

Un récent rapport parlementaire sur les filières à responsabilité élargie du producteur (REP) préconise de faire une pause dans leur développement et de les harmoniser. Qu’en pensez-vous?

Nous avons sans doute le système le plus performant d'Europe. Personnellement, je pense qu’il doit devenir plus partenarial entre les producteurs, qui versent leurs éco-contributions, les éco-organismes qui les perçoivent et les redistribuent aux collectivités, qui assurent la collecte. Si le système devient hyper contrôlé, avec la mise en place de taxes, les collectivités ne verront plus la couleur d’aucune aide. Il faut sans doute aussi réduire le nombre d’éco-organismes, par exemple dans la filière des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), et surtout faire contribuer davantage de produits. Concernant le papier, par exemple, je me bats pour que la presse et les bulletins des collectivités locales ne soient plus exonérés d’éco-contribution.

La gouvernance des déchets va-t-elle changer?

Une proposition a été lancée pour créer une Haute autorité régulant les filières REP. Mais n’avons-nous pas déjà assez d’instances, avec le Conseil national des déchets, la commission d’harmonisation et de médiation des filières, les commissions consultatives d’agrément, etc.? Il faudrait commencer par limiter leur composition à une vingtaine de membres. Un mouvement de simplification doit s’amorcer. Quant à la proposition d’harmoniser la durée de tous les agréments à 5 ans, c’est une bonne idée. C’est le temps nécessaire pour analyser, après coup, les résultats. Il faut aussi et surtout donner davantage de compétences aux collectivités, notamment sur le choix des opérateurs de proximité, pour éviter le transport des DEEE ou des déchets de mobilier dans d’autres régions, en partenariat avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire. L’économie circulaire doit s’organiser au niveau local.

 


(1) Une fois approuvés, les PDPGDND sont valables pendant 12 ans. Ils doivent être révisés au bout de 6 ans.

[2] Syded: Syndicat départemental d’élimination des déchets du Lot

 

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:55
L’ETAT à l’écoute des lobbies industriels ?
A vous de juger 
Année de référence 2010 :
Déchets ménagers et assimilés                    10 %          35 MT
Déchets du BTP                                            73  %        260 MT
Déchets des autres activités économiques   17  %          60 MT
                                                                                    _____
                                                                                    355 MT (millions de tonnes)
                                                                                    ======
D’après l’article qui suit il semblerait que le projet du futur plan national
pour la prévention des déchets impose des contraintes de réduction de
déchets aux particuliers mais  pas aux industriels ?
Pourquoi L’ETAT n’imposerait-il pas aux industriels
de mesures contraignantes pour participer à l’effort commun
de réduction des déchets ? 
Affaire à suivre…..
Ce plan va être voté par vos élus députés et sénateurs.
Nous citerons les noms de ceux qui le  voteront.                                        
Paru sur le site actu environnement :
Prévention des déchets : ce que prépare le gouvernement

L'Etat finalise le plan national pour la prévention des déchets pour 2014-2020. Le projet consulté par Actu-environnement ne fixe un objectif de réduction que pour les déchets ménagers. Il laisse ainsi de côté 90% des déchets produits en France.

Dechets / Recyclage  |  16 juillet 2013  |  Actu-Environnement.com

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Le ministère de l'Ecologie finalise actuellement le nouveau Plan national pour la prévention des déchets (PNPD) pour 2014-2020. Avec ce PNPD 2014-2020, qui devrait être validé à la rentrée par le Conseil national des déchets (CND), l'Etat entend répondre à l'obligation de prévention inscrite dans la directive cadre déchets.

Le projet de PNPD, consulté par Actu-environnement, pointe les échecs répétés de la politique française en la matière avant de fixer des objectifs pour la période 2014-2020 et présenter les flux de déchets prioritaires ainsi que treize axes de lutte.

Une priorité depuis 1975 

Depuis le 15 juillet 1975, la loi reconnaît la nécessité de "prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets".

"Dés février 2004", un premier plan national fixe un objectif de stabilisation des déchets produits en France, rappelle le projet, précisant que "les deux opérations phares de ce plan, à savoir la signalétique « Stop Pub » et la diminution des quantités de sacs de caisse, ont montré qu'il est possible de réduire la quantité de déchets". Mais, "malgré ces efforts, la production de déchets reste étroitement corrélée à la croissance économique", constate le document, expliquant que "l'outil statistique de connaissance des quantités de déchets produites (…) n'a toutefois pas permis d'évaluer de manière précise si cet objectif global du plan était ou non atteint". En 2006, un plan national de soutien au compostage domestique vient le compléter.

Le plan d'actions déchets 2009-2012 fixe pour sa part un objectif de réduction de 7%, entre 2008 et 2013, pour les ordures ménagères et assimilées (OMA), c'est-à-dire les déchets ménagers collectés régulièrement par le service public. Une cible qui exclut les déchets collectés de manière occasionnelle (encombrants, déchets verts, déblais et gravats, collecte en déchetteries ou en porte-à-porte). Cette fois ci, "[l']objectif est quasiment atteint en 2011", pointe le document, précisant néanmoins que "cette évolution est en partie liée à la contraction de l'activité économique". De plus, il est difficile de parler de succès quand "la baisse de la production des ordures ménagères et assimilées par habitant sur la période 2008-2011 (…) ne s'est pas traduite par une diminution parallèle de la production des déchets ménagers et assimilés". En effet, une partie des déchets collectés auparavant en OMA est aujourd'hui directement apportée en déchetterie.

 

Un périmètre restreint En l'état, le plan national en préparation vise la réduction du volume des seuls déchets ménagers et assimilés. Or, "en 2010, la production totale de déchets en France s'est élevée à 355 millions de tonnes, soit 3% de plus qu'en 2008"alerte le projet de PNPD, ajoutant que "les déchets des activités économiques (DAE), c'est-à-dire les déchets qui ne sont pas produits par les ménages, (…) représentent la part la plus importante de ces déchets : 329 millions de tonnes en 2010", soit 92,68% du total… Le BTP produit à lui seul 260 millions de tonnes, soit 73% du total.
Quant aux déchets ménagers et assimilés (DMA), qui regroupent les déchets de certai
nes activités économiques (artisans, commerçants, administrations, hôpitaux, etc.), ils représentent 35 millions de tonnes en 2011 (dont environ 20% pour la part des "assimilés"). Leur volume a augmenté d'environ 13% sur les 17 dernières années, note le rapport.
Enfin, le projet note qu'avec u
ne hausse moyenne de 6% par an entre 2000 et 2010, les coûts financiers associés à la gestion des déchets ont atteint 9,1 milliards d'euros, hors coûts liés aux impacts environnementaux, dont 7,4 milliards d'euros pour la gestion courante.

 

Des objectifs chiffrés qui restent à définir

Le futur PNPD propose donc d'amplifier la lutte en "[ciblant]toutes les catégories de déchets (déchets minéraux, déchets dangereux, déchets non dangereux non minéraux), de tous les acteurs économiques (déchets des ménages, déchets des entreprises privées de biens et de services publics, déchets des administrations publiques)".

Concrètement les DMA se voient fixer un objectif de réduction de 7% de la quantité produite par habitant entre 2010 et 2020. Mais, compte tenu d'une croissance du PIB escomptée à 1,5% par an entre 2014 et 2020 et d'une croissance de la population de 5% sur la décennie 2010, l'objectif "correspond à une stabilisation ou une légère baisse de la quantité totale de DMA produite en France". Ainsi,"l'objectif du présent plan national de prévention est d'arriver à un découplage entre la production de déchets et la croissance de l'économie".

Pour les déchets d'activités économiques (DAE) qui représentent l'écrasante majorité des déchets français (voir encadré), "il est (…) proposé que [l'objectif de réduction] fasse l'objet de réflexions et d'une proposition dans le cadre des engagements volontaires". A quelle échéance ? "Dans les meilleurs délais". Quel pourrait être l'objectif ? La stabilisation des déchets non dangereux (qui associent les DMA et une partie des DAE, dont ceux du BTP) entre 2010 et 2020 semble un minimum, puisque le Conseil national des déchets, cité dans le projet de PNPD, considère d'ores et déjà que ces déchets "devraient rester stables entre 2010 et 2020".

Trois flux prioritaires

Afin de mettre en œuvre le futur plan, des flux prioritaires ont été identifiés en fonction de leurs enjeux environnementaux. Ils sont classés en fonction de trois critères de priorité : les tonnages de déchets produits chaque année, l'intérêt environnemental de la réduction de ce flux et le potentiel de réduction estimé. De ce classement ressort trois familles de flux.

Les déchets jugés prioritaires sont la matière organique avec le volet gaspillage alimentaire qui concerne 7 millions de tonnes de déchets "en grande partie évitables", les produits chimiques du fait de leur caractère dangereux, les piles et accumulateurs, les équipements électriques et électroniques (EEE) qui présententun potentiel de prévention "élevé", le mobilier, le papier graphique qui représentent encore 7 millions de tonnes par an et enfin les emballages industriels avec plus de 8 millions de tonnes par an.

Le deuxième flux regroupe les emballages ménagers, les métaux et les plastiques, les véhicules qui représentaient en 2010 1,6 million de tonnes collectées, les produits du BTP et les 250 millions de tonnes de déchets associés, ainsi que le textile non sanitaire.

Le troisième flux regroupe la matière organique avec le volet compostage, les végétaux qui pourraient bénéficier d'une gestion domestique (compostage, broyage, paillage), les déchets inertes (hors BTP), les textiles sanitaires (mouchoirs en papier, couches culottes, etc.), et le bois, le verre et les autres papiers.

Restent, entre autres, les pneumatiques, les huiles, les produits issus de l'agrofourniture, les produits issus des activités médicales et vétérinaires, ou encore les fluides frigorigènes, qui ne font pas l'objet d'un classement, faute de connaissance sur le potentiel de réduction.

Et treize axes de travail

Enfin, treize axes de travail ont été déterminés, afin de structurer les travaux à venir. "Ces axes forment un plan de travail ambitieux qui touche l'ensemble des sujets d'importance qui ont été identifiés", explique le projet de PNPD. Ces axes forment le cœur du plan national de prévention des déchets.

Sont identifiés comme axes de réduction des déchets, la mobilisation des filières de responsabilité élargie du producteur (REP) via l'éco-conception, l'augmentation de la durée de vie des produits et la lutte contre l'obsolescence programmée, la prévention des déchets des entreprises et du BTP via notamment des mesures volontaires, la poursuite et le renforcement de la prévention de proximité des biodéchets, la lutte contre le gaspillage alimentaire, le réemploi, la réparation et la réutilisation, la poursuite et le renforcement des actions sectorielles en faveur de la consommation responsable qui prolonge les opérations "Stop Pub" et "sacs de caisse", les outils économiques avec en particulier la redevance incitative, la sensibilisation des acteurs et la mise en avant des efforts de réduction des déchets, le déploiement de la prévention dans les territoires, l'exemplarité des administrations publiques, et enfin la contribution des acteurs du secteur marin.

Philippe Collet 

Lien vers l’article : http://www.actu-environnement.com/ae/news/projet-plan-national-prevention-dechets-DMA-DAE-19067.php4

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 23:27

 

 

Nord-Ouest 77

Cantons martyres de Claye-Souilly et Mitry-Mory

28 % des sites Seveso à hauts risques de Seine et Marne 

sont concentrés sur 3 communes riveraines

Mitry-Mory, Compans et Villeparisis 

qui représentent 0.0074%

de la surface de la Seine et Marne

 


 

La Seine et Marne  possède :

36% des sites Seveso à hauts risques de l’Ile de France

42% des Sites Seveso seuil bas de l’Ile de France 

 

 

 

 

Paru sur le site du journal de l’environnement :

L’Ile-de-France: première région polluée de France

Le 25 juin 2013 par Stéphanie Senet

 

 

469 sites et sols pollués ont été recensés en Ile-de-France

La désindustrialisation de la petite couronne francilienne a laissé des traces dans l'environnement. 469 sites et sols pollués ont été identifiés par la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France (Driee-IF). 

Si le paysage industriel d’Ile-de-France se réduit, avec la cessation d’activité de 286 sites en 2012, des risques importants d’accidents sont encore d’actualité, en raison de la présence sur le territoire d’une raffinerie et d’une industrie du déchet et de la chimie conséquentes, de deux usines automobiles et de plus de 90 sites classés Seveso. «La petite couronne, en voie de désindustrialisation, a par ailleurs laissé un passif environnemental qui représente 500 pollutions connues par l’Etat et fait de l’Ile-de-France la première région polluée de France», a expliqué Pierre-Louis Dubourdeau, chef du pôle Prévention des risques de la Driee-IF lors de la conférence de presse de présentation de l'état de l'environnement industriel 2012 en Ile-de-France, ce 25 juin à Paris.

Au total, les 130 inspecteurs de la Driee-IF ont réalisé 1.500 visites en 2012, soit à peu près autant qu’en 2011 (1.542 contrôles), sur un territoire qui compte 16.345 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) (1) et en particulier 39 sites Seveso classés AS, 54 sites Seveso à seuil bas et 106 carrières. Il faut y ajouter 400 contrôles inopinés des rejets effectués par des laboratoires extérieurs.

De leur côté, les industriels n’ont pas développé de comportement vertueux l’an dernier. Autant de sanctions ont été prononcées, soit 291 mises en demeure (rappel de la réglementation), 22 consignations de somme et 86 procès-verbaux.

«Au niveau de la réglementation nationale, on a observé l’an dernier un mouvement de simplification administrative, avec le lancement de la procédure d’enregistrement, plus souple et plus rapide que le système d’autorisation», a ajouté Laure Tourjansky, directrice adjointe de la Driee-IF. Là où une autorisation demande un an de démarches, un simple enregistrement ne prend que 5 mois.

En matière de plan de prévention des risques technologiques (PPRT), le retard francilien est en train d’être rattrapé avec 16 plans approuvés au total (5 en 2012) sur les 28 prescrits. «Notre objectif est d’aboutir à 9 nouveaux PPRT avant la fin de l’année, pour que 90% des plans prévus soient finalisés, alors que 50% seulement le seront au niveau national», a indiqué Pierre-Louis Dubourdeau.

Si les canalisations de transport de produits chimiques et de gaz représentent l’une des principales préoccupations de la Driie-IF, c’est parce qu’environ 1 million de Franciliens vivent à moins de 100 mètres d’un tel équipement. Des services d’utilité publique seront mis en place dans les deux prochaines années pour assurer une meilleure surveillance.

Concernant la prévention des risques chroniques, il y a encore fort à faire. 26 établissements ont engagé des plans de réduction de leurs émissions dans l’air (HAP, benzène, PCB, dioxines, solvants chlorés) et 21 sites des actions de substitution. Les pollutions de l’eau n’ont donné lieu qu’à des recherches de substances dans 260 établissements, et à des programmes de réduction dans seulement 52 cas.

Au titre des priorités 2013, les 30 millions de tonnes annuelles de déchets produits par le bâtiment et les travaux publics restent sous haute surveillance, tout comme les centres de VHU (12 sites non agréés ont été identifiés en 2012 et 40 visites sont prévues cette année).

Enfin, les sites et sols pollués feront l’objet d’une plus grande vigilance, avec une extension des garanties financières demandées aux exploitants d’ici 2014 (jusque-là, seules les décharges et les sites Seveso AS étaient concernés) (voir JDLE). Les 469 sites et sols pollués identifiés dans la région font d’ailleurs l’objet d’une information publique sur le site internet Basol, développé par le ministère de l’écologie.

(1) dont 2.170 soumises à autorisation, 175 à enregistrement et environ 14.000 à déclaration

http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-ile-de-france-premiere-region-polluee-de-france,35297?xtor=EPR-9

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 23:26

 

Un exemple à suivre…..

 

Paru sur le site Euroactiv.com :

L’aéroport de Copenhague réduit la pollution de l’air

Publié 18 juin 2013

ÉDITION SPÉCIALE / Quand les syndicats ont commencé à se préoccuper des conséquences de la pollution sur la santé de l’équipage au sol et de bord, dont des liens éventuels avec des cancers, l’aéroport de Copenhague a décidé de restreindre l’utilisation des moteurs et de passer à des véhicules de service plus verts.

Un aéroport européen, celui de Copenhague au Danemark, a lancé pour la première fois un programme destiné spécifiquement à la réduction des risques des matières particulaires ultrafines émises par les gaz d'échappement pour les travailleurs en première ligne des services aériens.

Certaines des mesures proviennent des leçons tirées de la réduction d'une autre forme de pollution dans le secteur de l'aviation : le bruit.

Le programme de Copenhague permettrait également de réduire à long terme les polluants, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution acoustique dans les aéroports d'Europe alors que le trafic de passagers s'intensifiera dans les années à venir.

« L'objectif est que personne ne tombe malade parce qu'il s'est présenté au travail », a déclaré Jesper A. Jacobsen, gestionnaire de projet sur l'environnement pour Copenhagen Airports A/S, une entreprise en partie détenue par l'État et qui exploite l'aéroport international de Kastrup, au sud-est de la capitale danoise.

« Nous le faisons volontairement parce que les conséquences sanitaires nous inquiètent. »

Un air plus propre, des aéroports plus silencieux 

Les techniques de mesure précise des particules ultrafines produites par les émissions de carburant sont assez récentes et aucune loi ne limite les émissions au sol dans les aéroports, a expliqué M. Jacobsen.

La lutte contre la pollution acoustique du secteur de l'aviation ne date toutefois pas d'hier. En vertu d'un règlement de 2002, qui fait actuellement l'objet d'une révision, le Danemark et d'autres États membres de l'UE sont contraints de limiter le bruit. Le nouveau règlement sur le bruit, proposé par la Commission européenne en décembre 2011, reflètera les avancées dans la technologie des moteurs depuis la législation originale.

Il reprendra également des obligations exprimées par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) en vue de créer une « approche équilibrée » sur la pollution acoustique, à l'aide d'avions plus silencieux, d'une planification améliorée des aéroports et de procédures opérationnelles visant à la réduction des niveaux sonores dans l'air et autour des terrains d'aviation.

Ces lignes directrices et les efforts de réduction des émissions se chevauchent. Le rendement énergétique des moteurs de nouvelle génération est 16 % plus élevé que ceux d’aujourd’hui et les moteurs sont 75 % plus silencieux que ceux des premiers avions, selon la Commission européenne.

La réduction de l'utilisation des moteurs 

L'aéroport de Copenhague a pris des mesures relatives à l'amélioration de la densité du trafic afin de réduire le temps d'attente des avions sur la piste ou sur les voies de circulation. Il a également limité l'utilisation de groupes auxiliaires de puissance (GAP) alimentés au kérosène, les générateurs à bord qui produisent de l'électricité alors que l'avion charge ou décharge des passagers.

« Les restrictions sont assez rigoureuses pour l'utilisation des GAP. Elles découlent à l'origine du bruit, mais nous les utilisons aussi à présent pour réduire la pollution de l'air », a indiqué M. Jacobsen à EurActiv lors d'un entretien téléphonique.

« La plupart des actions découlent simplement du bon sens. Si vous réduisez la consommation de carburant de l'avion et du matériel d'appui au sol, vous réduisez aussi la pollution de l'air et la pollution acoustique », a-t-il ajouté.

Le programme sur la qualité de l'air de l'aéroport de Copenhague a été lancé en 2010 afin de répondre aux craintes des syndicats qui avaient associé des cas de cancers des employés à l'air qu'ils respiraient. Des examens ont indiqué que les employés d'un aérodrome étaient systématiquement exposés à une pollution due aux particules qui dépassait les niveaux les plus élevés des rues les plus encombrées de la capitale danoise.

Michael Løve, le directeur des opérations de l'époque pour Copenhagen Airports, a mentionné les risques sanitaires lors du lancement du programme.

« Les dernières mesures ont grandement renforcé nos connaissances sur la quantité et la source de la pollution, et la conclusion est évidente. Nous menons donc davantage d'initiatives ciblées afin de réduire la quantité de matières particulaires à laquelle nos employés sont exposés », a-t-il indiqué dans un communiqué.

« Personne n'est prêt à donner des indications précises sur les conséquences des matières particulaires ultrafines et cela explique en partie le manque de seuils minimums internationaux dans ce domaine. Les recherches sur les conséquences sanitaires pourraient prendre plusieurs années et nous ne sommes pas disposés à attendre sans rien faire. Nous agissons donc maintenant. »

Les gestionnaires de l'aéroport, les syndicats, les contrôleurs du trafic aérien et les services au sol ont tous accepté de prendre des mesures destinées à réduire les émissions et le bruit à court et à long terme.

Réactions mitigées

Les réactions ont cependant été mitigées en partie à cause de l'attitude conservatrice du secteur de l'aviation qui redoute fortement les risques. Toutes les compagnies aériennes n'ont pas accepté les règles malgré les économies de carburant qui découleraient d'une utilisation réduite des moteurs et des générateurs. Jesper A. Jacobsen a reconnu que certains pilotes estimaient que ces règles poseraient des difficultés.

Les gestionnaires d'autres aéroports européens, eux aussi incités à réduire la pollution et le bruit dans les zones urbaines densément peuplées, se sont montrés intéressés, mais prudents.

« D'autres aéroports sont très intéressés par ce que nous faisons », a ajouté le gestionnaire de projet. « Des aéroports craignent un peu de s'attaquer à ce problème des particules fines, car il est assez récent.

« Je pense que nous sommes perçus comme les pionniers dans ce domaine », a-t-il poursuivi. « De nombreux aéroports s'attaquent aux problèmes du CO2 et tentent de les réduire, et en faisant cela, vous réduisez aussi la pollution de l'air. De nombreux aéroports y travaillent actuellement, mais sans vouloir réduire les particules ultrafines. »

http://www.euractiv.com/fr/specialreport-future-aviation-qu/aeroport-de-copenhague-reduit-la-news-528669

 

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