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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 14:54

Dans son livre

 «  Un empoissonnement universel »

Fabrice Nicolino

journaliste à Charlie Hebdo

traite

 de l’impact sanitaire des substances chimiques.

 

Fabrice Nicolino c’est ce journaliste à Charlie Hebdo qui a été grièvement blessé lors de l’attentat du 7/1/2014 dans ce journal.

 

 « Fabrice Nicolo déjà victime d'un attentat, « il se vivait déjà comme un survivant », dit de lui sa compagne, grande journaliste engagée dans l'environnement et l'écologie « Aller à Charlie Hebdo n’était pas rien. Il avait conscience du danger. Je lui disais toujours, quand il allait à la conférence de rédaction : “Si tu vois un homme avec une barbe et un grand sabre, cours…” Ce mercredi je ne le lui avais pas dit...(1) »

 

(1)Energie de la mer article du 10/1/2015

 http://energiesdelamer.blogspot.fr/2015/01/charlie-pas-de-necrologie-ils-ne-sont.html

 

Pour mémoire la zone industrielle de Mitry-Compans possède un nombre important d’industries chimiques dont BASF et  7 sites SEVESO, c’est là que M. le Préfet Jean-Luc Marx a soutenu les industriels pour que la commission de suivi de site ne soit pas ouverte au public.

M. le préfet a également soutenu l’industriel BASF à Meaux (SEVESO à hauts risques) pour que la commission de site ne soit également pas ouverte au public.

Des riverains qui doivent supporter les risques de ces industries dangereuses mais ne sont pas conviées à ces réunions d’information.

 

 EXTRAIT DE L'ARTICLE PARU DANS L’OBSERVATOIRE DES MULTINATIONALES :

 

SANTÉ PUBLIQUE

Fabrice Nicolino : « Le maître mot de l’histoire de l’industrie chimique, c’est celui d’impunité »

2 OCTOBRE 2014

BASF PHOTO dANIELA hARTMANN

Photo : CC BASF (Une) / Daniela Hartmann

90 millions de substances au moins : tel est l’héritage, non définitif, que nous a légué l’industrie chimique depuis son essor lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, de nombreuses substances toxiques avérées – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens -, et des millions d’autres dont les conséquences cumulées sont mal connues. Pourquoi unetelle fuite en avant ? Dans son livre Un empoisonnement universel, le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a littéralement, et impunément, inondé nos vies de molécules. Entretien.

 

Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?


Fabrice Nicolino  [1] : Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG. Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis : ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques. Cela a été un tournant dans ma réflexion. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à utiliser l’expression qui constitue aujourd’hui le titre de mon nouveau livre, celle d’« empoisonnement universel ». Tous les milieux de la vie, où que ce soit sur Terre, sont affectés par cette contamination chimique. Je suis parti de ce constat et – pourrait-on presque dire – de cette angoisse pour écrire ce livre. C’est un projet que je mûris depuis longtemps et qui a nécessité beaucoup de temps et de recherches. Chemin faisant, j’ai découvert toute la dimension historique de ces problèmes. L’histoire permet de donner sens à des événements qui sinon resteraient incompréhensibles : comment des sociétés démocratiques ont-elles pu en arriver à un tel drame ?

Vous montrez en particulier que la plupart des grands groupes chimiques d’aujourd’hui ont été créés au XIXe siècle. La Première guerre mondiale a-t-elle représentée un tournant historique pour cette industrie ?

Auparavant, il y a la Guerre de Sécession américaine qui fait la fortune de la firme chimique DuPont. Mais la Première Guerre mondiale constitue effectivement le tournant majeur. C’est ce qu’illustre le parcours d’un personnage comme Fritz Haber. Il est le premier, au début du XXe siècle, à réussir la synthèse de l’ammoniac, qui a permis la production de toutes sortes d’engrais agricoles à grande échelle. S’il en était resté là, on s’en souviendrait peut-être comme d’un bienfaiteur de l’humanité. Mais c’était aussi quelqu’un d’horriblement raciste et chauvin. Lorsque la Guerre se déclenche, il se met au service de l’état-major allemand (lire aussi notre article sur le sujet, ndlr). Son invention va alors servir non seulement à fabriquer des engrais, mais aussi des munitions et des explosifs. En outre, il propose – nouveauté radicale – de se servir de gaz mortels comme armes de destruction massive. Ce sera la fameuse guerre des gaz, qui commence en avril 1915 à Ypres, sur le front belge, et qui fera au total plusieurs dizaines de milliers de morts de part et d’autre. Après la guerre, Haber, qui s’était brièvement enfui en Suisse, par crainte de représailles, reçoit le prix Nobel de Chimie… pour la synthèse de l’ammoniac.

S’il y a un maître mot de toute l’histoire que je raconte dans ce livre, c’est bien celui d’impunité. Bayer et BASF, aujourd’hui les deux plus importantes firmes chimiques au monde, ont elles aussi contribué activement à l’invention et à l’utilisation des armes chimiques. Dans les années qui suivent, Haber continuera son travail, et c’est dans son laboratoire que sera inventé le Zyklon B, utilisé dans les chambres à gaz nazies. Au final, la Première Guerre mondiale marque le moment où la chimie se couche devant l’État, la guerre et l’industrie. Ensuite, le monstre est lâché. L’industrie chimique avait des produits et des capacités de production, il lui fallait des débouchés…....

Propos recueillis par Olivier Petitjean

http://multinationales.org/Fabrice-Nicolino-Le-maitre-mot-de 

 

 

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 12:00

 

 

Sur la butte de la Goële la nappe supérieure des sables de Fontainebleau constitue une  réserve d’eau  qui va alimenter  la Thérouanne.

On peut lire dans l’ouvrage édité par le Conseil Général 77 « Rivières de Seine et Marne », pour extrait : 

« La Thérouanne ne fait rien comme les autres rivières de Seine-et-Marne : partant du nord-ouest du département, elle s’en va vers le sud-est, alors que les autres cours d’eau convergent, en général, vers Paris. Elle doit cette orientation aux collines de la Goële qui, du nord de Meaux, s’élèvent à Penchard, puis à Monthyon, se couvrent de bois à Montgé, et donnent la butte de Dammartin….

Rivière modeste, qui ne dépasse pas 25 km de longueur, elle est totalement seine-et-marnaise. Entre les sources de Gouesche à Saint-Pathus, et sa confluence à Congis-sur-Thérouanne, elle accueille le ru de Vaux venant des collines de Goële, longe l’étang de Rougemont après Oissery, se divise, fréquemment, en petits bras, reçoit le ru d’Avernes qui, avec ses propres affluents, sort du massif de Montgé ….. » (1)

 

Détruire la butte de Montgé ne serait-ce pas risquer de priver de ressource en eau les habitants de ce secteur.

 

Entre la préservation des intérêts privés d’un carrier

et celle de notre ressource en eau

notre choix est fait.

Souhaitons que les élus du Conseil Régional et les élus de l’ETAT, qui nous représentent, sauront entendre notre demande sans que nous soyons obligés de faire de la résistance en occupant le site.

Mais cela c’est une autre histoire……

 

 

(1) http://www.caue77.fr/medias/files/riviere-page-1-126.pdf

 

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 20:37
Le Conseil Régional Ile de France va-t-il se préoccuper sérieusement de la santé des nord-ouest seine et marnais touchés par le bruit de l’aéroport de Roissy et des routes sur lesquelles circulent des milliers de camions venant ydéverser leurs ordures  ?
En effet pour mémoire Bruitparif (une entité du Conseil Régional IDF) vient seulement d’implanter 3 points de contrôle fixes du bruit au nord-ouest 77 au dernier trimestre 2014.
Bruitparif avait choisi les Yvelines en 2011 pour implanter  son 1er point de contrôle du bruit autour de l’aéroport de Roissy, alors que ce département est bien moins impacté que la Seine et Marne.
En sera-t-il de même pour les 50 points de contrôles du bruit que promet M. Huchon pour 2015, donnera-t-on la priorité aux Yvelines au détriment du nord-ouest 77  ?(1)

 

(1) http://www.leparisien.fr/paris-75/budget-ile-de-france-huchon-promet-une-annee-2015-revolutionnaire-18-12-2014-4384059.php

 

Paru dans le journal de l’environnement :
Le bruit, ce tueur silencieux

Le 22 décembre 2014 par Romain Loury

 

Chaque année, le bruit serait responsable d’au moins 10.000 morts dans l’Union européenne, a estimé l’Agence européenne de l’environnement (EEA) vendredi 19 décembre dans son premier rapport publié sur le sujet.

Facteur de stress, de troubles du sommeil et d’hypertension, le bruit provoque indirectement des maladies cardiovasculaires. Première source d’exposition en Europe, le trafic routier (90%), suivi par le trafic ferroviaire, de plus loin par les aéroports, les usines et les ports.

Selon les estimations de l’EEA, parcellaires en raison du peu de données collectées par les Etats membres de l’UE, 125 millions d’habitants de l’UE, soit 24% de sa population, sont soumis à un niveau sonore de 55 dB, dont 65% dans les grandes agglomérations [1]. Parmi eux, 20 millions disent endurer une ne, et 8 millions connaissent des troubles du sommeil.

En ne tenant compte que des agglomérations de plus de 100.000 habitants, c’est au Luxembourg, en Bulgarie, en Suisse, en Belgique et en Autriche qu’on est le plus exposé au bruit. Parmi les bons élèves, Malte, l’Allemagne et l’Islande.

Avec environ 50% d’habitants de grandes villes subissant plus de 55 dB en moyenne, la France est dans le peloton du milieu. Du moins en apparence: ses données ne reposent que sur les villes de 100.000 à 250.000 habitants, ce qui exclut les 8 plus grandes.

Un impact sous-estimé

Etre exposé à plus de 55 dB n’est pas uniquement gênant, c’est aussi mauvais pour la santé. Car selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié en 2009, c’est entre 50 et 55 dB que le risque d’hypertension, d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral (AVC) commence à s’élever.

Sur l’ensemble de l’UE, le bruit serait ainsi responsable chaque année de 900.000 cas d’hypertension, de 43.000 hospitalisations et de 10.000 décès prématurés. Et chez les enfants, il serait lié à des troubles de la concentration: l’EEA estime ainsi que 8.000 petits Européens connaissent chaque année des problèmes de lecture en raison d’un niveau sonore trop élevé.

«En raison de la déclaration incomplète des données, ces chiffres sont certainement sous-estimés de manière significative, peut-être par un facteur supérieur à 2: l’impact sur la société est probablement bien plus important», avance l’EEA. L’agence n’a pas pris en compte le cancer du sein et le diabète, dont plusieurs études suggèrent un lien avec l’exposition au bruit.

Dans son 7ème programme d’action pour l’environnement (EAP), publié en 2013, l’UE se fixe comme but de réduire la pollution sonore d’ici 2020, afin de se rapprocher des recommandations de l’OMS. A savoir ne pas dépasser un niveau nocturne de 40 dB en extérieur, avec un objectif intermédiaire à 55 dB. Le pari semble loin d’être gagné.

 [1] Moyenne réalisée sur la journée, en soirée et la nuit.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-bruit-ce-tueur-silencieux,53744?xtor=EPR-9

 

 

 

 

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 10:42

 

 

 

ADENCA

Une association qui gène ?

 Une fois de plus notre association a été rejetée d’une réunion de concertation.

 

En effet la préfecture de Seine et Marne a refusé d’intégrer notre association au sein du comité de pilotage du plan de paysage et ressources de la Butte de Montgé en Goële.

 

Pour faire court, c’est la destruction de la forêt de Montgé en Goële par exploitation d’une carrière de gypse à ciel ouvert dont il est question, exploitation  par l’industriel allemand KNAUF.

 

La préfecture refuse de nous intégrer parce que notre association ne couvre que les cantons de Claye-Souilly et de Mitry-Mory et pas celui de Dammartin en Goële où est située cette butte.

 

Or la préfecture semble avoir oublié qu’elle a autorisé une association située sur le canton de Claye-Souilly à participer à cette concertation, on semble bien loin en Seine et Marne  du principe « d’égalité » inscrit dans la constitution.

 

Or la préfecture semble avoir oublié que les cantons de Claye-Souilly et Mitry-Mory sont traversés par la rivière Beuvronne, rivière qui prend sa source dans la butte de Montgé et dont le système hydrologique pourrait être fortement perturbé par la destruction de cette butte.

 

Un système de concertation d’un autre temps est en place dans ce pays, où ce sont les services de l’ETAT ou les collectivités territoriales qui choisissent les participants aux concertations et rejettent souvent les associations de terrain qui demandent à être concertées.

 

 

montge en goele 10.11.2013 3 

Forêt régionale de Montgé en Goële, la pièce d'eau

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 17:44

 


Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo grièvement blessé lors de l’attentat du 7/1/2014 dans ce journal.


Ce qu’en dit Energie de la mer dans un article du 10/1/2015, pour extrait :

 « Fabrice Nicolo déjà victime d'un attentat, « il se vivait déjà comme un survivant », dit de lui sa compagne, grande journaliste engagée dans l'environnement et l'écologie « Aller à Charlie Hebdo n’était pas rien. Il avait conscience du danger. Je lui disais toujours, quand il allait à la conférence de rédaction : “Si tu vois un homme avec une barbe et un grand sabre, cours…” Ce mercredi je ne le lui avais pas dit...(1) »

(1) http://energiesdelamer.blogspot.fr/2015/01/charlie-pas-de-necrologie-ils-ne-sont.html

 

Publié sur le blog de Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo blessé lors de l’attentat de « Charlie Hebdo » :

 

Publié le 30 janvier 2014

Publié par Charlie Hebdo le 22 janvier 2014

Entre Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne, une zone pourrie où l’armée a craché de l’uranium pendant près d’un demi-siècle. Notre bon Placoplâtre veut y ouvrir une carrière de gypse, en éparpillant tout.

Pourra-t-on bientôt acheter librement du plâtre radioactif ? Partisan résolu du droit des consommateurs, Charlie est résolument pour. Mais ce n’est pas encore gagné, et comme à l’habitude, à cause d’un groupuscule de peine-à-jouir qui veut empêcher Placoplâtre d’ouvrir une carrière. Placoplâtre, « leader sur le marché du plâtre et de l’isolation », comme l’annonce sa publicité, est une filiale de Saint-Gobain, ce qui tombe mal. Car cette transnationale française de près de 200 000 salariés traîne un gros lot de casseroles judiciaires dans les dossiers de l’amiante,  dont près de 50 000 litiges pour les seuls Etats-Unis.

Précisons que Placoplâtre n’a rien à voir avec l’amiante, mais tout avec le plâtre, qui ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Il faut creuser, ouvrir des carrières dans le gypse et faire cuire à feu doux. Or le Fort militaire de Vaujours, à 20 kilomètres à l’est de Paris, est parfait. À cheval sur Vaujours (Seine-Saint-Denis) et Courtry (Seine-et-Marne), il abrite dans ses profondeurs, sur 45 hectares, un trésor de gypse qu’il suffit de sortir des entrailles.

Reste à se débarrasser de l’immense merdier laissé en surface par nos vaillants militaires. Car de 1951 à 1997, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a mené ici, en trompant son monde quantité d’essais et d’expériences en relation avec la bombe nucléaire. Un ancien ingénieur, Lucien Beaudouin, racontant sa sauce au Parisien (le 12 juin 2000), en rigolait encore : « À l’époque, en 1955-56, date des débuts de l’activité du CEA, les gens avaient traduit CEV qui veut dire Centre d’études de Vaujours par Centre d’études en vol. Ils pensaient qu’on travaillait sur les avions. On ne les a jamais contredits. En fait, on commençait à étudier la charge explosive qui fait partie de la bombe atomique. »

Nul ne sait, car c’est un secret d’État, tout ce qui a été fait. Mais le même Lucien Beaudouin ajoute gaiement : « Les morceaux d’uranium partaient comme une fusée dans l’air. La désintégration de l’uranium peut produire d’autres métaux très dangereux… des gaz aussi peuvent s’échapper, beaucoup plus radioactifs que l’uranium ! »

Le reste est  loufoque, mais ne peut être qu’évoqué. En 2002, la Crii-Rad mène une rapide analyse sur place, qui démontre une pollution nucléaire importante, avec des points chauds où se concentre la contamination. Il faudrait mener des travaux approfondis, conclut le labo, mais ils n’auront pas lieu. En 2010, le site est acheté par Placoplâtre et, sur 11 hectares, par une Communauté de communes qui veut y installer une zone industrielle. En 2011, des bénévoles d’une association locale, l’Effort de Vaujours, passent sur le terrain avec des compteurs Geiger et y trouvent des rayonnements 33 fois plus élevés que le bruit de fond ordinaire.

Depuis, ça gueule, de plus en plus fort, et une pétition limpide a recueilli autour de 60 000 signatures (http://www.change.org/FortdeVaujours), ce qui est énorme. Il faut dire que les choses se précisent, car Placoplâtre attend désormais des arrêtés préfectoraux pour lui permettre de commencer les travaux, sans bien entendu mesurer la radioactivité, et non plus la pollution pourtant certaine aux métaux lourds – arsenic, mercure, plomb – et aux saloperies chimiques comme les PCB et les dioxines.

Deux faits pour apprécier jusqu’au bout la noble entreprise de Placoplâtre. Un, Jean-Claude Antiga, un peintre de 55 ans qui a bossé vingt ans pour le CEA à Vaujours. Il est entré sans protection dans des conteneurs où ne pénétraient que des hommes en scaphandre. Il a un cancer de la thyroïde. Il est en procès contre le CEA. Deux, une étude de l’Agence régionale de santé (ARS), réalisée en juin 2012. Elle porte sur l’état de santé des habitants de Courtry, riverains bien heureux du Fort de Vaujours. Dans cette petite ville, 52 % des hommes et 49 % des femmes meurent des suites d’une tumeur. En Seine-et-Marne, département où se trouve Courtry, les taux sont de 36 % pour les hommes et 26 % pour les femmes. Ce n’est pas une preuve. Juste un sacré flip.

Publié dans Nucléaire, Santé

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 10:20

 

 

Comme elle l’a fait à Paris pour les feux de cheminée, Mme Ségolène Royal peut demander au préfet du 77 d’annuler ses 2 arrêtés du 30/12/2014 autorisant l’implantation de 2 nouvelles décharges ISDI à Vaux le Pénil et Isles les Villenoy.

 

Mme Segolène Royal peut également demander au préfet du 77 de suspendre l’instruction des projets de décharges ISDI dans l’attente du vote du PREDEC.

 

Mais pour ce faire il faudrait peut-être que les élus de ce département de tous partis confondus demandent à être reçus par la ministre plutôt que d’envoyer des lettres auxquelles ils ne reçoivent aucune réponse.

 

Si le dossier des déchets en Seine et Marne est trop lourd à porter par certains élus, il serait probablement plus utile pour les populations qu’ils démissionnent et laissent la place à ceux qui veulent vraiment que le nord-ouest de ce département retrouve un visage humain sans obliger cette population à vivre au milieu des ordures des autres.

 

Paru sur Droit des finances.net :

Feu de cheminée en Ile-de-France : quelle interdiction ? Janvier 2015

 

Les feux de cheminée ne seront finalement pas interdits à Paris et en région parisienne en 2015. Vous avez donc encore le droit de faire du feu chez vous en 2015 si vous habitez à Paris ou en banlieue. 

Les préfets de Paris et des départements franciliens sont en effet en train de prendre des arrêtés afin d'annuler l'interdiction des feux de cheminées décidée fin 2014. Une annulation qui fait suite à la décision de la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, qui avait annoncé courant décembre vouloir revenir sur l'arrêté préfectoral interdisant les feux de cheminée à Paris et dans 435 villes d'Ile-de-France. 

Pour information, voici les règles censées initialement être applicables à partir de 2015. 

Les propriétaires de cheminée sont actuellement dans le viseur des autorités en Ile-de-France. Motif annoncé : lutter contre les émissions de particules fines. Si la grande majorité des franciliens étaient concernés par ces nouvelles mesures, certaines exceptions existaient cependant. Le point sur les règles censées être initialement applicables aux feux de cheminée en 2015 à Paris et en banlieue parisienne. 

http://droit-finances.commentcamarche.net/faq/45220-feu-de-cheminee-en-ile-de-france-quelle-interdiction

 

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 10:16

Jean, Elie  VERDIER Né le 29 mai 1915 à Marcenat (Cantal).

Préfet de Seine et Marne du 22/1/1962 au 11/7/1967

Il autorisa entre autres les ICPE  (Installation susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains) :

 

- la raffinerie Total à Grandpuits classée SEVESO à hauts risques (qui sera inaugurée en 1966)

- AGRANA, fabrication de conserves, dans la zone industrielle de Mitry-Compans qui est parmi les principales entreprises d’Ile de France qui rejettent dans les eaux le plus de polluants DCO (1)

 

(1) http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lessentiel/ar/333/1200/rejets-leau-lindustrie.html

 

 

Pour la remercier de ses bons et loyaux services les plus hautes instances de l’ETAT lui offre une importante promotion,il sera nommé Préfet de Paris en 1971.

 

Etudes

 lycée de Moulins puis à l’école libre des sciences politiques de Paris.

Licencié en droit.

 

 

 Carrière

- Rédacteur auxiliaire (23 novembre 1940).

- Reçu au concours de chef de cabinet de préfet du 5 mars 1942.

- Affecté à l’administration centrale (11 mai 1942). Sous-chef de bureau (1er  septembre 1943).

- Chef de cabinet du directeur général de la sûreté nationale (18 mai 1945).

Intégré dans le corps des administrateurs civils et chargé des fonctions de chef du bureau du secrétariat administratif de la DGSN (15 mai 1946).

- Directeur adjoint du cabinet de François Mitterrand, ministre aux Anciens combattants et victimes de guerre – ACVG- (22 janvier 1947).

- Chargé de mission au cabinet du même (23 novembre 1947).

- Chargé de mission au cabinet d’Henri Queuille, vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur (8 février 1950).

 -Chef de cabinet (26 mars 1951), puis directeur de cabinet (13 août 1951) du même.

 - Directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Charles Brune (21 janvier 1952).

- Préfet, directeur de la réglementation (22 mars 1952).

- Directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Charles Brune (8 janvier 1953) et maintenu dans ses fonctions de directeur de la réglementation.

 -Directeur de cabinet du ministre Gilbert-Jules (2 février 1956). 

- Directeur général de la sûreté nationale (2 août 1957). 

- Préfet de Seine-et-Marne ( 1962),

Préfet du Bas-Rhin (1er août 1967).

Préfet  de Paris (29 octobre 1971) et membre du conseil d'administration de l'assistance Publique. Mort en fonction le 7/11/1974 à Paris.

 

En 1975 après sa mort, son nom sera donné à l'hôpital de Bondy construit lorsqu'il était Préfet de Paris.

 

 

 

 

 Bibliographie (ouvrages où il est cité) et extraits :

 - LEJEUNE (Roger) – Un siècle de mutualité policière 1905-2005, histoire de la mutuelle des cadres de la police nationale, Paris, Réalisations sociales de la Mutuelle des cadres de la police nationale, 2004, p. 180 et 234 :  « En janvier 1962, le directeur général Verdier a quitté la Sûreté nationale (…). La revue de l’Amicale [de prévoyance des fonctionnaires des services actifs de la Sûreté nationale] lui consacre un article qui montre l’estime, l’affection et aussi le respect qu’il a suscité parmi les policiers : "Il a veillé à la discipline mais aussi à la condition policière. Il faisait régner l’esprit de hiérarchie mais il aimait que tout le monde fut de plain-pied avec la dignité (…). En somme un grand préfet et un grand patron" ».

 

Sources :

Sté Française d’histoire de la Police

http://www.sfhp.fr/index.php?post/2009/09/01/Notice-biographique-Jean-Verdier

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 16:24

9. claye souilly 4.2.2007 045jpeg

Beuvronne à Souilly

 

 

Sur la butte de la Goële la nappe supérieure des sables de Fontainebleau constitue une réserve d’eau et alimente les rus qui vont donner naissance à la rivière Beuvronne qui a pour principal affluent la Biberonne.

 

On peut lire dans l’ouvrage édité par le Conseil Général 77 « Rivières de Seine et Marne », pour extrait : 

« Beuvronne et Biberonne à tous vents

Deux petites rivières essentielles, alimentées d’innombrables rus adjacents, descendent des collines de Goële en direction du Parisis au nord, l’est étant réuni au pays de Meaux…. »(1)

 

« La Beuvronne » après avoir pris sa source sur la butte de Goële traverse ensuite les villages de Vinantes, Nantouillet, St Mesmes, Messy, Gressy, Souilly, Claye, Annet s/Marne, Fresnes s/Marne et se jette dans « La Marne » à Annet s/Marne. »

Au 19ème siècle cette rivière était bordée de nombreux moulins

 -         « Moulin de Vinantes »,

-         « Moulin de la Haize » et « Moulin, chemin de St Mesmes à Nantouillet »,

-         « Moulin de  Tussac » à St Mesmes, 

-         « Moulin de Moulignon » à Messy (deux moulins dans la même cage),

-         « Moulin Rouge » à Gressy,

-         « Moulin de Souilly»,

-         « Moulin de Claye » (deux moulins dans la même cage),

-         « Moulin de Vilaine » à Claye,

-         « Le vieux Moulin »  à Fresnes s/Marne,

-         « Le Moulin de Fresnes s/Marne ».

 

 

C’est la ville de Paris  qui sera la première à porter atteinte à cette rivière en récupérant une grande partie de ses eaux pour créer le canal de l’Ourcq qui devait alimenter la capitale en eau potable mais que ne sert aujourd’hui  qu’à laver ses trottoirs, à arroser ses pelouses et à alimenter quelques uns de ses lacs.

 

 

C’est à dater du 15/8/1813  que les eaux de la Beuvronne seront introduites dans le canal de l’Ourcq et que les moulins situés en aval : Souilly, Claye, Vilaine et Fresnes ne recevront plus que le trop plein de la Beuvronne, et l’eau de quelques petits affluents ce qui entraîna progressivement leur disparition.

 

 

Détruire la butte de Montgé ne serait-ce pas achever définitivement cette rivière qui y prend sa source et risquer de priver de ressource en eau les habitants de ce secteur.

 

 

 

 

Entre la préservation des intérêts privés d’un carrier

et celle de notre ressource en eau

notre choix est fait.

 

 

 

Souhaitons que les élus du Conseil Régional et les élus de l’ETAT, qui nous représentent, sauront entendre notre demande sans que nous soyons obligés de faire de la résistance en occupant le site.

Mais cela c’est une autre histoire……

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 11:57

 

 

Isles les Villenoy

3 installations de déchets vont-elles être implantées

sur cette petite commune ?

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Isdi ECT Annet sur Marne

 

 

Isles les Villenoy, une commune d’un peu plus de 900 âmes bordée par la Marne qui a le malheur d’avoir eu dans son sol des richesses que les carriers ont exploité.

Ces carriers ont remblayé leurs carrières et rendu les terres à l’agriculture, mais aujourd’hui un carrier veut reprendre ces terres agricoles pour y implanter une décharge et vient d’obtenir l’accord de M. Jean-Luc Marx, préfet.

 

En effet M. le Préfet vient d’autoriser l’exploitation de cette décharge sur des terres agricoles et au bord du lotissement « Les Murs Blancs » contre l’avis des élus de la communes et d’une majorité d’habitants qui ont répondu défavorablement lors de la consultation publique comme vous pourrez le constater ci-dessous :

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/14501/103438/file/Synth%C3%A8se+des+r%C3%A9ponses+projet+ARP+CIV+isles+les+villenoy.pdf

 

 

M. Jean-Luc Marx  va-t-il autoriser également l’implantation d’une autre installation de traitement de déchets sur le site pollué utilisé autrefois par l’ancienne sucrerie de Villenoy ?

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0134

 

 

Un 3ème projet est également à l’étude de remblaiement de terres agricoles par des déchets inertes.

 

Pour mémoire rappelez-vous  le cas de remblaiement de terres agricoles

-à Villeparisis.

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Les-decharges-sauvages-du-clan-Hornec-656349

 

-à St Cyr sur Morin

http://adenca.over-blog.com/article-dossier-rtr-environnement-st-cyr-sur-morin-de-quels-incinerateurs-proviennent-les-31-000-tonnes-de-123701262.html

 

M. Emmanuel BOURGEAIS, maire fraîchement élu de cette commune vient de découvrir cette situation et paraît bien seul face à cette situation désastreuse, en effet  M. Jean-François Copé (UMP), président de la communauté d’agglomération et député de la circonscription semble pour l’instant rester complètement muet dans ce dossier, alors qu’il soutient une association de L’Essonne  à Ste Escobille contre l’implantation d’une décharge.

 

M. Vincent Eblé (PS), président du CG 77 et sénateur ainsi que Mme Nicole Bricq (PS), sénatrice de Seine et Marne et ancienne ministre de l’Ecologie pourrait soutenir également la population de cette commune en demandant à être reçus en urgence par Mme Ségolène Royal qu’ils connaissent bien et qui seule peut suspendre l’arrêté préfectoral d’implantation de la décharge et qui pourrait revoir cette législation qui semble plutôt « cousu mains pour les industriels du déchet », laissant les maires de bonne volonté et les populations complètement démunis face à de telles situations.

 

 

 Mais les déchets du Grand Paris

il faut bien les mettre quelque part

et comme disent certains :

« Puisque chez vous tout est foutu

 pourquoi ne pas en rajouter une couche ? »

 

 

 

pour aller plus loin vous pouvez consulter la page Facebook ouverte

par un futur habitant d’Isles

les Villenoy :

https://www.facebook.com/decharge77450

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 11:14
Les particules fines sont-elles plus présentes qu’ailleurs et à l’origine de cette surmortalité ?
Nous n’en savons rien
Pour mémoire au nord-ouest 77 la seule station fixe Airparif située sous les avions de Roissy ne contrôle que l’ozone.
pourquoi ?
Pourquoi aucunes stations n’est implantée au bord de la Francilienne, de la RN3 ?
Comme d’habitude il semblerait que ce soit un problème d’argent, AIRPARIF n’a pas les moyens financiers d’implanter plus de stations en Seine et Marne, en effet comme son nom l’indique cet organisme a semble-t-il favorisé l’implantation des stations à Paris.
Pas de contrôles = pas de problèmes pour les élus ?
A vous de juger
Paru sur le site actu environnement :
Particules fines : la mortalité augmente les jours suivant l'exposition

Après avoir analysé la pollution de l'air dans 17 villes françaises, l'INVS alerte sur les risques accrus de mortalité à court terme. Les risques cardiovasculaires sont en tête, comme le rappelait récemment la Société européenne de cardiologie.

Air  |  06 janvier 2015  |  Actu-Environnement.com


 

La pollution aux particules a des impacts sur la mortalité à court terme (5 jours). C'est ce que révèle uneétude de l'Institut de veille sanitaire (INVS) publiée le 6 janvier dans le cadre du Programme de surveillance air et santé (Psas) et portant sur 17 agglomérations urbaines sur la période 2007-2010. Bien qu'aucune de ces villes ne dépasse la valeur réglementaire européenne pour les concentrations en PM10 (40 µg.m3), une augmentation de cette pollution atmosphérique entraîne une hausse de la mortalité dans les jours qui suivent. Cependant, rappelle l'INVS, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise une valeur limite deux fois moins élevée : 20 µg.m3. Sur les 17 villes, seule Dijon respecte cette valeur.

Jusqu'à 2% de mortalité supplémentaire en été

Ainsi, quels que soient l'âge des citoyens ou la saison, une augmentation de 10 µg.m-3 des niveaux de PM10journaliers augmente, le jour même et jusqu'à cinq jours après, la mortalité de 0,51% et la mortalité cardiovasculaire de 0,55%. Les plus de 74 ans sont les plus fragiles : leur mortalité augmente de 1,04%.

Globalement, "les effets sont plus importants [deux à cinq jours après l'exposition], ce qui indique que l'effet de la pollution est différé de quelques jours, sauf en été où l'effet sur la mortalité se concentre [le jour J ou à J+1]", précise l'INVS. Pendant la période estivale, la mortalité croît en effet de 1,30% le jour même et le lendemain de l'exposition, la mortalité cardiovasculaire de 2,06%. Il peut "y avoir des synergies entre l'effet de la température et des PM, soit en exacerbant des mécanismes physiologiques, soit en modifiant l'exposition (temps passé à l'extérieur, ouverture des fenêtres...)", estime l'INVS.

Les cardiologues alertent sur la mortalité cardiovasculaire

En décembre dernier, un groupe d'experts de la Société européenne de cardiologie alertait, dans une note de position publiée en décembre dans la revue European heart journal, sur le fait que "la pollution de l'air contribue au risque de maladies cardiovasculaires et de mortalité associée". Insuffisances cardiaques, risques coronariens, hypertension, arythmie, accidents cérébro-vasculaires (AVC)… Les polluants atmosphériques décuplent les maladies existantes, mais sembleraient aussi avoir un rôle dans le développement de ces maladies, soulignaient-ils.

"La pollution de l'air devrait donc être considérée comme un des plus grands facteurs de risque modifiables dans la prévention et la gestion des maladies cardiovasculaires", analysaient les experts, appelant à une intensification de la lutte contre la pollution atmosphérique "de toute urgence".

http://www.actu-environnement.com/ae/news/particules-fines-mortalite-exposition-jours-suivant-23599.php4

 

 

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