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7 août 2019 3 07 /08 /août /2019 11:29

 

 

article paru dans le journal de l'environnement :

 

Enfants de Salsigne: le bilan s’alourdit

Le 26 juillet 2019 par Romain Loury

 

Salsigne, un site pollué pour longtemps 

Salsigne, un site pollué pour longtemps
DR

Dans la vallée de l’Orbiel (Aude), frappée par de fortes inondations en octobre, le nombre d’enfants contaminés par l’arsenic ne cesse d’augmenter: près de deux enfants sur trois en présentent des taux anormalement élevés, selon les derniers résultats disponibles. En cause, l’héritage désastreux de la mine de Salsigne.

 

Fermé en 2004, le site minier de Salsigne, qui a été la plus importante mine d’or de France, est aussi l’un des plus pollués. Notamment à l’arsenic, qui abonde dans les 11,6 millions de tonnes de résidus miniers pollués. Si ces déchets ont été stockés sur plusieurs sites, ceux-ci connaissent d’importants problèmes d’étanchéité, nécessitant des travaux de réfection.

 

Outre une fuite continue d’arsenic dans les eaux, jusque dans la rivière Orbiel, la région a été la proie, entre les 14 et 15 octobre 2018, d’importantes inondations, à l’origine de 14 morts sur le département. Si la Dreal[i] Occitanie assure qu’elles n’ont pas eu de conséquence importante, les riverains craignent au contraire une surcontamination. Cette divergence de vue s’inscrit dans un litige au long cours, opposant la population à des autorités accusées d’avoir longtemps nié le risque, peu enclines à reconnaître leur responsabilité.

 

PREMIERS CAS RÉVÉLÉS EN JUIN

En juin, les cas de trois enfants présentant une forte contamination à l’arsenic étaient rendus publics. Scolarisés à Mas-Cabardès et Lastours, ces trois garçons, âgés de 4, 7 et 9 ans, présentaient des taux urinaires compris entre 12 et 20 microgrammes d’arsenic par gramme (µg/g) de créatinine. Bien au-delà de la valeur biologique d’interprétation de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), fixée à 9 µg/g, qui correspond au 95ème percentile en population générale[ii].

Suite à cette première alerte, l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie s’est d’emblée voulue rassurante, appelant les parents concernés à refaire un test deux mois plus tard –et s’engageant à couvrir les frais, qui peuvent s’élever jusqu’à 80 euros le dosage.

 

Or le nombre de cas ne cesse de s’élever. Selon un bilan établi vendredi 26 juillet pour Lastours et Mas-Cabardès, 15 enfants sur 25 présentent un taux d’arsenic supérieur à 9 µg/g, 3 autres un taux égal à 9 µg/g. Chez trois enfants (deux âgés de 3 ans, un de 7 ans), il s’élève même à 36, 36 et 35 µg/g!

 

Sur ces 25 enfants, seuls deux n’ont pas l’âge d’être scolarisés. Quant aux 23 autres, ils fréquentent soit l’école de Lastours, pour ceux allant en maternelle ou en CP, soit celle de Mas-Cabardès, pour la classe d’âge allant du CE1 au CM2. A elles deux, ces écoles comptent un total de 40 élèves -17 d’entre eux n’ont donc pas encore été testés.

 

Egalement touchée par le phénomène, la commune de Conques-sur-Orbiel: selon un bilan récent, 13 enfants sur les 23 analysés présentent des valeurs urinaires supérieures ou égales à 9 µg/g de créatinine. Ce qui, sur l’ensemble des trois communes, porte le total à 31 enfants au-dessus du seuil de 9 µg/g sur les 48 analysés, soit près de deux enfants sur trois.

 

FORTE CONTAMINATION D’UNE COUR D’ÉCOLE

Si la source de la contamination n’est pas connue avec certitude, des analyses menées dans la cour de l’école de Lastours, submergée par les inondations, ont révélé une contamination allant jusqu’à 800 µg d’arsenic par gramme de sol. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a aussi procédé à des prélèvements, dont l’analyse donnera lieu, en fin d’année, à une analyse sanitaire de l’ARS.

 

Contacté par le JDLE, le maire de Lastours, Max Brail, indique avoir rapidement entrepris des travaux de décontamination dans la cour de l’école, en «décapant 25 centimètres de sol», puis en plaçant un goudron provisoire –qui sera ensuite remplacé par un enrobé lavable à jet haute pression, ajoute-t-il[iii].

 

Face à cette menace chimique, une pétition, signée par plus de 1.300 personnes vendredi 26 juillet, circule sur Internet, appelant «le président de la république ainsi que l’ensemble des représentants de l’Etat à faire valoir le principe de précaution en ouvrant une école provisoire hors zone potentiellement polluée dès le 2 décembre prochain».

 

LA VERSE DE NARTAU MISE EN CAUSE

 

La demande excède Max Brail[iv], qui souhaite «éradiquer la cause» en débarrassant la verse de Nartau de ses déchets. Située à 2 kilomètres en amont de l’école de Lastours, cette pente fortement inclinée surplombe le Grésillou, un ruisseau se déversant dans l’Orbiel. De nombreux riverains estiment qu’elle a été fortement déstabilisée lors des inondations, ce qui serait la cause de la contamination de l’école.

 

Contactée par le JDLE, une mère d’élèves de Lastours déplore par ailleurs le fait que les analyses du BRGM ne porteront que sur l’arsenic total, sans spéciation des différentes formes chimiques -ce qui aurait permis de déterminer s’il s’agissait d’un arsenic ‘naturel’ ou provenant de déchets miniers. Certes, l’analyse aurait été plus coûteuse, mais elle aurait «permis de savoir contre qui se retourner», regrette-t-elle.

 

Sans mâcher ses mots, Max Brail dénonce quant à lui «un mépris intolérable» de la part des autorités, ARS et BRGM compris. Après diverses sollicitations adressées au gouvernement, la sénatrice Gisèle Jourda (PS, Aude), qui alerte depuis plusieurs mois sur la situation environnementale et sanitaire de la vallée de l’Orbiel, n’a à ce jour toujours pas obtenu de réponse.

 


[i] Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement

[ii] Ce qui signifie que 95% de la population générale se situe en-dessous de 9 µg/g, et 5% au-dessus.

[iii] Avant la mise en place du goudron provisoire, le sol contaminé par l’arsenic avait été remplacé par des gravillons, qui étaient eux-mêmes très chargés en plomb.

[iv] Contactée par le JDLE, une mère d’élèves de Lastours précise que l’idée de déplacer l’école émane de parents de Conques-sur-Orbiel, et non de ceux de Lastours.

 

 http://www.journaldelenvironnement.net/article/enfants-de-salsigne-le-bilan-s-alourdit,98782?xtor=EPR-9#email=aleflo@club-internet.fr

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6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 10:42

 

Paru sur le site de l'association Robin des Bois :

 

 
 
5 août 2019
 
 
Robin des Bois
 
 
Paris Plomb
 
 
Le plomb tournoie autour de la cathédrale. Les poussières s’envolent depuis leurs nids de pierre et les 4000 tubes de l’échafaudage qui s’adossaient à la flèche effondrée. Le plomb est partout et il n’est affiché nulle part. Les alentours de la cathédrale sont devenus des lieux culte de l’insanité à l'exemple de la rue du Cloître-Notre-Dame. Le chantier est suspendu mais dans la rue, le business continue. Les micro et nano particules de plomb qui dégringolent des clochetons, des statues et des pinacles sont réputées être bloquées par une palissade. A Paris, depuis le 15 avril au soir, il y a du Tchernobyl dans l’air au niveau de l’information.

La doctrine générale impulsée par la Loi de modernisation de la sécurité civile signée en 2004 par 11 ministres dont le ministre de la Culture est de prendre de vitesse les catastrophes. Après l’incendie de Notre-Dame et la fusion à échelle industrielle du plomb, c’est le sur place ou la course de lenteur et les cachotteries qui se sont imposés. Pendant ce temps, les troupeaux de poussières de plomb sont partis en divagation sur les toitures, les trottoirs, les chaussées, les jardins publics et privés et dans la Seine. Les circulations routières et piétonnières sont des vecteurs de dissémination du plomb.

Les pouvoirs publics et la mairie de Paris mettent en avant pour se disculper « des trous dans la raquette de la réglementation ». En fait de trous, il s’agit de trous de mémoire. Dès 1932, le British Medical Journal a dénoncé « la lente, subtile et insidieuse saturation du métabolisme par des doses infinitésimales de plomb prolongée sur une longue période de temps ». Il est aujourd’hui admis qu’à partir de 12 µg de plomb/l de sang, un enfant est susceptible de perdre une partie de ses capacités d’apprentissage de la lecture, de la mémoire et de la conversation et qu’à partir de 15 µg/l de sang et de 36 µg/l, les adultes peuvent être victimes de pathologies rénales et cardiovasculaires.

Il y a aussi chez le préfet de Police de Paris, des troubles de la vision et de la logique. « Il n’y a aucun danger pour la vie des uns et des autres » « Marcher sur du plomb ne présente strictement aucun risque » selon lui. Cependant, il confirme que marcher sur les poussières de plomb aboutit à ramener des poussières à l’intérieur des domiciles et que cette importation constitue pour les enfants un risque sanitaire. Monsieur le préfet de Police de Paris ne voit pas non plus sur le parvis de Notre-Dame ou sur le quai de l’Archevêché des touristes avec des enfants en bas âge s’appuyer sur les rambardes et faire une pause alimentaire sur les trottoirs toxiques.

Sous la direction du ministère de la Culture et de Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques, l’organisation du chantier de consolidation marche à l’envers. A côté de l’insuffisance de la formation et de la protection des salariés, les déchets toxiques retirés de la cathédrale s’entassent depuis 3 mois dans des big bags stockés sur le parvis sous des chapiteaux qui au fil du temps, des vents et de l’envol des poussières sont aussi devenus des déchets. L’élite du ministère de la Culture a longtemps déambulé sur le parvis et à l’intérieur de la cathédrale en costume cravate. Le mauvais exemple vient d’en haut.

Le diocèse de Paris lui-même a contribué à l’incohérence des propos et des démarches en organisant à l’intérieur de la cathédrale dans une chapelle miraculeusement épargnée par les poussières une messe, sans revêtir d’autres Equipements de Protection Individuelle que des casques blancs d’opérette.

Heureusement le pouvoir judiciaire garde la tête froide. La première présidente de la cour d’appel de Paris fait procéder depuis le 26 juillet à une campagne de prélèvements relative à la teneur en plomb au sein du Palais de Justice sur l’île de la Cité.
 
 
Note:
Le 26 juillet 2019, Robin des Bois a déposé plainte contre X devant le procureur du Tribunal de Grande Instance de Paris pour carences fautives dans la mise en œuvre des mesures de police générale (notamment la protection et l’information des populations et des travailleurs) ayant pour conséquence la mise en danger délibérée de la personne d’autrui et la non-assistance à personne en danger.
 
 

http://www.robindesbois.org/paris-plomb/

 

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 11:14

 

Depuis plusieurs mois le ministère de l'écologie communique beaucoup sur les actions qu'il va faire réaliser aux inspections des installations classées, mais en même temps les effectifs n'évoluent pas, notamment en Seine et Marne la DRIEE est toujours à effectif réduit, notamment au nord 77, là où se trouve le plus grand nombre d'installations de traitements de déchets d'IDF.

 

Les agents de la DRIEE 77 doivent être remerciés pour le travail remarquable qu'ils réalisent dans de telles conditions.

 

Les associations environnementales de Seine et Marne attendent qu'Elisabeth Borne vienne à leur rencontre pour enfin les entendre.

 

 

  Extrait article Journal de l'Environnement :

 

 

Sites et sols industriels

Les défis de l’Inspection des installations classées

Le 14 mars 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

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Le ministère de la transition écologique dresse un bilan des activités de sa police de l’industrie et annonce ses priorités pour 2019 et à plus long terme.

Voilà des années que la Direction générale de la protection des risques (DGPR) du ministère de la transition écologique n’avait publié le bilan de ses activités. C’est chose faite. Ce jeudi 14 mars, la ‘police des installations classées’ est revenue sur l’année 2018 avant de présenter les prochaines priorités de son action.

Le rééquilibrage en cours entre les installations soumises à autorisation (régime A de la nomenclature) et celles soumises à simple enregistrement (régime E de la nomenclature) est en cours. L’an passé, 686 installations ‘A’ ont été autorisées, contre 571 installations ‘E’ (68 de plus qu’en 2017). «A ce rythme, dit-on à l’Hôtel de Roquelaure, l’équilibre entre les deux régimes devrait être atteint dans trois ou quatre ans.»

18.196 INSPECTIONS

Les 1.600 inspecteurs des installations classées n’ont pas chômé. L’an passé, ils ont réalisé 18.196 inspections, dont 12% ont donné lieu à des mises en demeure et moins de 3% à des sanctions administratives. Légèrement en baisse, le nombre d’inspections pourrait repartir à la hausse, notamment grâce à la mise en œuvre, l’année dernière, de l’autorisation environnementale unique. Réunissant en une procédure unique plusieurs autorisations, elle permet en principe de réduire à 9 mois un délai d’instruction qui auparavant pouvait en atteindre 14. «Evidemment, cela ne tient pas pour les dossiers éoliens, pour lesquels les contentieux restent nombreux.».....

MANQUE DE VIGILANCE

Quant au nombre d’incidents et d’accidents (1.036), il est resté stable en 2018. Pour autant, certains secteurs se sont particulièrement distingués par leur accidentologie. Dans les installations du secteur des déchets, le nombre d’accidents a plus que doublé entre 2014 et 2018. Pas encore d’explications précises pour ce pic d’événements. «On voit souvent un manque de vigilance de la part des opérateurs», estime néanmoins un responsable de la DGPR. Dans certains cas d’incendies dans des centres de stockage, les autorités pointent la présence de déchets incompatibles les uns avec les autres. L’une des conséquences de la fermeture des frontières chinoises aux déchets de plastique? Possible.

 

Quatre secteurs sous surveillance. En 2019, la DGPR s’intéressera de près aux secteurs de la gestion des déchets, à la pyrotechnie, à la pétrochimie et aux silos, où l’on oublie encore trop souvent que le respect des règles de sécurité est le meilleur moyen d’éviter les accidents.

Quoi qu’il en soit, le secteur des déchets sera particulièrement surveillé par les inspecteurs des installations classées. Des contrôles plus nombreux seront effectués chez les producteurs de déchets (y compris tertiaires et les restaurants) et les gestionnaires de sites de traitement. But de l’opération: s’assurer que des résidus recyclables ne soient pas envoyés en décharge ou à l’incinération.....

SOUS PRESSION

Les exploitants des 1.600 carrières produisant plus de 150.000 tonnes de matériaux par an doivent désormais élaborer et mettre en œuvre un plan de surveillance environnementale. Plan qui sera lu avec attention par les gendarmes de l’industrie.

......

PROGRAMME STRATÉGIQUE

La DGPR achève aussi la rédaction d’un programme stratégique définissant ses priorités pour les prochaines années. Ce programme, qui doit être publié prochainement, comprendra un renforcement de la lutte contre les cyber-menaces pesant contre les usines à risques et les infrastructures vitales (réseaux d’électricité, par exemple). «Il faut nous adapter à ces nouveaux risques», indique-t-on à l’Hôtel de Roquelaure. Devenue un sujet de préoccupation majeure, l’amélioration de la qualité de l’air constituera aussi l’un des principaux chapitres, de même que la lutte contre l’artificialisation des sols naturels.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-defis-de-l-inspection-des-installations-classees,96622?xtor=1#email=aleflo@club-internet.fr&xtor=EPR-14

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 15:39
FORET REGIONALE DE MONTGE EN GOELE : les agents de l'AEV veillent sur vous
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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 13:33
18/6/2019 alentours de St Valéry sur Somme des coquelicots mélangés au champ d'orge

18/6/2019 alentours de St Valéry sur Somme des coquelicots mélangés au champ d'orge

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 16:04
Meaux : l’eau du robinet non-conforme aux références de qualité 5 fois en moins d’un mois !

 

 

Le site du ministère de la santé indique que l’eau du robinet fournie à Meaux et dans certaines communes de son agglomération est non-conforme aux références de qualité les 24/6- 1/7- 8/7-11/7 et 23/7/2019. https://orobnat.sante.gouv.fr

 

L’usine de Nanteuil les Meaux, fournie en eau potable près de 80 000 habitants de l’agglomération de  Meaux (Meaux, Nanteuil les Meaux,Mareuil les Meaux partiellement, Villenoy, Crégy les Meaux, Chauconin Neufmontiers, Penchard, Poincy, Trilport).

Une source d’eau qui semble bien fragile car l’usine de Nanteuil les Meaux pompe son eau dans la Marne et  n’a pas de captage de remplacement, ce qui poserait de graves problèmes en cas de pollution des eaux de la Marne.

 

 

Pas de protection de captage

par une DUP

=

Pas  de contraintes

pour les industriels et les agriculteurs

proches du captage

 

 

Un captage qui n’est toujours pas protégé par une Déclaration d’Utilité Publique alors que la loi l’oblige depuis 1992.

Pourtant l’étude d’incidence a été réalisée, un hydrogéologue agréé a rendu un rapport préconisant les servitudes sur les périmètres proposés.

 

Un dossier a été déposé par la collectivité de Meaux et est en cours d’instruction à la préfecture depuis 2011, près de 8 ans déjà.

 

Pourquoi ?

 

La préfète Béatrice Abollivier doit s’expliquer.

 

Les 80 000 habitants qui boivent cette eau du robinet ont le droit de savoir pourquoi depuis toutes ces années leur captage d’eau n’est pas protégé par une DUP, alors qu’alentours la préfecture a autorisé l’implantation d’un nombre important d’installations classées (1).

 

 

(1) Toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains ...

 

 

 

 

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 13:15

 

Extrait de l'article par sur Reuters  :

À LA UNE

29 JUILLET 2019 / 21:06 / IL Y A 2 JOURS

Notre Dame :

Une plainte pour mise

 en danger d'autrui

 

Reuters) - L’association Robin des Bois a déposé une plainte contre X pour mise en danger d’autrui dans la gestion de la pollution au plomb qui a suivi l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, a-t-on appris lundi auprès de l’association.

La plainte, révélée par le journal Le Monde, a été déposée vendredi dernier. L’association reproche aux autorités d’avoir minimisé les risques sanitaires liés à la fonte des quelque 400 tonnes de plomb qui recouvraient la charpente de la cathédrale.

On remet en cause la démarche de l’ARS (Agence régionale de santé) qui a été tout à fait sous-dimensionnée par rapport à l’ampleur de l’enjeux sanitaires”, a dit à Reuters Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois.

Un campagne d’affichage systématique sur les risques au plomb aurait dû être faite sur les quartiers de Notre-Dame”, a-t-il ajouté en dénonçant une communication “particulièrement opaque et volontairement parcellaires afin d’être rassurante”.

Le premier communiqué alertant les médias de la présence de plomb dans certaines zones localisées a été envoyé le 27 avril, soit douze jours après le sinistre. Ces zones, parmi lesquelles le parvis de Notre-Dame, ont été interdites au public.

Les premières recommandations ont été adressées aux riverains 28 jours après l’incendie, après la découverte de dépôts de poussières résiduelles aux abords de la cathédrale. Les résultats des tests de toxicité et de dépistage ont été publiés pour l’ensemble uniquement le 18 juillet.

Les prélèvements effectués dans les logements des alentours montrent que les niveaux constatés restent inférieurs aux seuils recommandés, tout comme les prélèvements effectués dans des lieux accueillants des enfants, dit l’ARS dans son rapport.
 

Parmi les 90 enfants chez qui un dépistage a été réalisé, 10 présentaient une plombémie (taux de plomb présent dans le sang) supérieur au seuil de vigilance, un seul présentait une plombémie supérieure au seuil de déclaration obligatoire, mais elle serait antérieure et sans-lien avec l’incendie, indique encore le rapport........

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le plomb est une substance toxique qui se diffuse dans l’organisme pour atteindre le cerveau, le foie, les reins et les os. Il est particulièrement nocif pour les enfants.

Caroline Pailliez, édité par Nicolas Delame

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1UO227-OFRTP

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 17:02

 

Sur les 11 circonscriptions de Seine et Marne

seul 4 députés ont voté pour le CETA

 

 

 

Rodrigue KOKOUENDO (LREM) le député de notre 7ème circonscription

 

Jean-Michel FAUVERGUE (LREM) 8ème circonscription

 

Michèle PEYRON (LREM) 9ème circonscription

 

Aude LUQUET (Modem) 1ère circonscription

 

 

 

Pour plus de détails voir l'article le Monde : 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/24/ceta-qui-a-vote-quoi-parmi-les-deputes_5493039_4355770.html

 

 

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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 13:20
Méthanisation agricole à Messy, au bord de St Mesmes : pourquoi l'ETAT et la Région IDF subventionnent un projet fort consommateur  en eau ?

 

 

La ministre de l'écologie Elisabeth Borne annonce qu'il va falloir réduire notre consommation en eau dans les années à venir, mais en même temps l'ETAT, au travers de l'Ademe, finance des projets agricoles forts consommateurs en eau  comme la méthanisation avec le système CIVE Cultures Intermédiaires à Valorisation Energétique.

 

 

La réduction de la consommation d'eau

concernerait-elle

seulement la population

mais pas

les agriculteurs ?

 

 

 A Messy c'est le système CIVE Cultures Intermédiaires à Valorisation Energétique qui devrait être pratiqué, notamment, pour "nourrir" le méthaniseur.

 

Afin de se faire un revenu complémentaire, plusieurs agriculteurs ont décidé de construire un méthaniseur, pour produire de l'énergie avec des cultures agricoles "dites intermédiaires"(maÏs...), énergie qu'ils revendront aux fournisseurs de gaz, des agriculteurs qui ont, semble-t-il, choisi le système le plus coûteux en eau qui consiste à semer en juillet du maïs, juste après la récolte de l'orge d'hiver.

 

Comme on le sait le maïs est très consommateur d'eau, alors vous pensez bien que semer du maïs en juillet oblige les agriculteurs à arroser en quantité importante, en utilisant nos ressources en eau.

 

 

A Messy et St Mesmes les populations voyaient régulièrement en été les agriculteurs arroser leurs champs de pommes de terre et de betteraves mais cette année ils ne comprenaient pas pourquoi des champs qui semblaient privés de toutes cultures étaient arrosés, c'était en fait pour permettre aux graines de maïs de se développer.

 

 

A cette période de forte canicule et de sécheresse qui l'accompagne les agriculteurs vont devoir continuer à arroser ce maïs qui ne pourra pousser sans un apport important d'eau car pour produire 1 kg de maïs il faut plusieurs centaines de litres d'eau.(3)

 

Mais pourquoi s'en priver, alors que les populations payent leur eau potable dès le 1er m3 consommé, il n'en est pas de même pour l'eau que les agriculteurs pompent dans la nappe phréatique, si le volume annuel de consommation d'eau est inférieur à 7000 m3 la redevance n'est pas perçue par l'Agence Seine Normandie, une redevance qui d'ailleurs n'est que de quelques centimes du m3 (entre 1,9 et 3,5 centimes d'euros) (1)

 

 

 

 

Pour mémoire le prix du m3 d'eau du robinet 

payée par les habitants

était au 1/1/2018  de :

447 centimes d'euros (4,47€) à Messy

533 centimes d'euros (5,32 euros) à St Mesmes (2)

(1) page 22   https://programme-eau-climat.eau-seine-normandie.fr/sites/default/files/inline-files/AESN_Programme-Eau-et-Climat_V7_chap2.pdf

(2)  http://www.services.eaufrance.fr/donnees/commune/77118

(3)http://www.septiemecontinent.com/pedagogie/wp-content/uploads/2014/10/Leau-et-lagriculture.pdf

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2019/05/methanisation-messy-au-bord-de-st-mesmes-pour-rendre-service-vous-en-prendrez-bien-un-peu-de-dechets-des-autres-lisier-fumier.html

http://adenca.over-blog.com/2019/05/methanisation-eve-au-bord-d-othis-pour-rendre-service-vous-en-prendrez-bien-un-peu-de-dechets-des-autres-lisier-fumier.html

 

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 10:26
PREVENTION DES INCENDIES DANS LE SECTEUR DES DECHETS
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