Paru sur le site de l'association Robin des Bois :
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http://www.robindesbois.org/paris-plomb/
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Paru sur le site de l'association Robin des Bois :
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http://www.robindesbois.org/paris-plomb/
Depuis plusieurs mois le ministère de l'écologie communique beaucoup sur les actions qu'il va faire réaliser aux inspections des installations classées, mais en même temps les effectifs n'évoluent pas, notamment en Seine et Marne la DRIEE est toujours à effectif réduit, notamment au nord 77, là où se trouve le plus grand nombre d'installations de traitements de déchets d'IDF.
Les agents de la DRIEE 77 doivent être remerciés pour le travail remarquable qu'ils réalisent dans de telles conditions.
Les associations environnementales de Seine et Marne attendent qu'Elisabeth Borne vienne à leur rencontre pour enfin les entendre.
Extrait article Journal de l'Environnement :
Le 14 mars 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
Le ministère de la transition écologique dresse un bilan des activités de sa police de l’industrie et annonce ses priorités pour 2019 et à plus long terme.
Voilà des années que la Direction générale de la protection des risques (DGPR) du ministère de la transition écologique n’avait publié le bilan de ses activités. C’est chose faite. Ce jeudi 14 mars, la ‘police des installations classées’ est revenue sur l’année 2018 avant de présenter les prochaines priorités de son action.
Le rééquilibrage en cours entre les installations soumises à autorisation (régime A de la nomenclature) et celles soumises à simple enregistrement (régime E de la nomenclature) est en cours. L’an passé, 686 installations ‘A’ ont été autorisées, contre 571 installations ‘E’ (68 de plus qu’en 2017). «A ce rythme, dit-on à l’Hôtel de Roquelaure, l’équilibre entre les deux régimes devrait être atteint dans trois ou quatre ans.»
18.196 INSPECTIONS
Les 1.600 inspecteurs des installations classées n’ont pas chômé. L’an passé, ils ont réalisé 18.196 inspections, dont 12% ont donné lieu à des mises en demeure et moins de 3% à des sanctions administratives. Légèrement en baisse, le nombre d’inspections pourrait repartir à la hausse, notamment grâce à la mise en œuvre, l’année dernière, de l’autorisation environnementale unique. Réunissant en une procédure unique plusieurs autorisations, elle permet en principe de réduire à 9 mois un délai d’instruction qui auparavant pouvait en atteindre 14. «Evidemment, cela ne tient pas pour les dossiers éoliens, pour lesquels les contentieux restent nombreux.».....
MANQUE DE VIGILANCE
Quant au nombre d’incidents et d’accidents (1.036), il est resté stable en 2018. Pour autant, certains secteurs se sont particulièrement distingués par leur accidentologie. Dans les installations du secteur des déchets, le nombre d’accidents a plus que doublé entre 2014 et 2018. Pas encore d’explications précises pour ce pic d’événements. «On voit souvent un manque de vigilance de la part des opérateurs», estime néanmoins un responsable de la DGPR. Dans certains cas d’incendies dans des centres de stockage, les autorités pointent la présence de déchets incompatibles les uns avec les autres. L’une des conséquences de la fermeture des frontières chinoises aux déchets de plastique? Possible.
Quatre secteurs sous surveillance. En 2019, la DGPR s’intéressera de près aux secteurs de la gestion des déchets, à la pyrotechnie, à la pétrochimie et aux silos, où l’on oublie encore trop souvent que le respect des règles de sécurité est le meilleur moyen d’éviter les accidents.
Quoi qu’il en soit, le secteur des déchets sera particulièrement surveillé par les inspecteurs des installations classées. Des contrôles plus nombreux seront effectués chez les producteurs de déchets (y compris tertiaires et les restaurants) et les gestionnaires de sites de traitement. But de l’opération: s’assurer que des résidus recyclables ne soient pas envoyés en décharge ou à l’incinération.....
SOUS PRESSION
Les exploitants des 1.600 carrières produisant plus de 150.000 tonnes de matériaux par an doivent désormais élaborer et mettre en œuvre un plan de surveillance environnementale. Plan qui sera lu avec attention par les gendarmes de l’industrie.
......
PROGRAMME STRATÉGIQUE
La DGPR achève aussi la rédaction d’un programme stratégique définissant ses priorités pour les prochaines années. Ce programme, qui doit être publié prochainement, comprendra un renforcement de la lutte contre les cyber-menaces pesant contre les usines à risques et les infrastructures vitales (réseaux d’électricité, par exemple). «Il faut nous adapter à ces nouveaux risques», indique-t-on à l’Hôtel de Roquelaure. Devenue un sujet de préoccupation majeure, l’amélioration de la qualité de l’air constituera aussi l’un des principaux chapitres, de même que la lutte contre l’artificialisation des sols naturels.
Le site du ministère de la santé indique que l’eau du robi
L’usi
U
Pas de protection de captage
par u
=
Pas de contraintes
pour les industriels et les agriculteurs
proches du captage
Un captage qui n’est toujours pas protégé par u
Pourtant l’étude d’incidence a été réalisée, un hydrogéologue agréé a rendu un rapport préconisant les servitudes sur les périmètres proposés.
Un dossier a été déposé par la collectivité de Meaux et est en cours d’instruction à la préfecture depuis 2011, près de 8 ans déjà.
Pourquoi ?
La préfète Béatrice Abollivier doit s’expliquer.
Les 80 000 habitants qui boivent cette eau du robi
(1) Toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains ...
Extrait de l'article par sur Reuters :
29 JUILLET 2019 / 21:06 / IL Y A 2 JOURS
Notre Dame :
Une plainte pour mise
en danger d'autrui
Reuters) - L’association Robin des Bois a déposé une plainte contre X pour mise en danger d’autrui dans la gestion de la pollution au plomb qui a suivi l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, a-t-on appris lundi auprès de l’association.
La plainte, révélée par le journal Le Monde, a été déposée vendredi dernier. L’association reproche aux autorités d’avoir minimisé les risques sanitaires liés à la fonte des quelque 400 tonnes de plomb qui recouvraient la charpente de la cathédrale.
“On remet en cause la démarche de l’ARS (Agence régionale de santé) qui a été tout à fait sous-dimensionnée par rapport à l’ampleur de l’enjeux sanitaires”, a dit à Reuters Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois.
“Un campagne d’affichage systématique sur les risques au plomb aurait dû être faite sur les quartiers de Notre-Dame”, a-t-il ajouté en dénonçant une communication “particulièrement opaque et volontairement parcellaires afin d’être rassurante”.
Le premier communiqué alertant les médias de la présence de plomb dans certaines zones localisées a été envoyé le 27 avril, soit douze jours après le sinistre. Ces zones, parmi lesquelles le parvis de Notre-Dame, ont été interdites au public.
Les premières recommandations ont été adressées aux riverains 28 jours après l’incendie, après la découverte de dépôts de poussières résiduelles aux abords de la cathédrale. Les résultats des tests de toxicité et de dépistage ont été publiés pour l’ensemble uniquement le 18 juillet.
Les prélèvements effectués dans les logements des alentours montrent que les niveaux constatés restent inférieurs aux seuils recommandés, tout comme les prélèvements effectués dans des lieux accueillants des enfants, dit l’ARS dans son rapport.
Parmi les 90 enfants chez qui un dépistage a été réalisé, 10 présentaient une plombémie (taux de plomb présent dans le sang) supérieur au seuil de vigilance, un seul présentait une plombémie supérieure au seuil de déclaration obligatoire, mais elle serait antérieure et sans-lien avec l’incendie, indique encore le rapport........
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le plomb est une substance toxique qui se diffuse dans l’organisme pour atteindre le cerveau, le foie, les reins et les os. Il est particulièrement nocif pour les enfants.
Caroline Pailliez, édité par Nicolas Delame
https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1UO227-OFRTP
Sur les 11 circonscriptions de Seine et Marne
seul 4 députés ont voté pour le CETA
Rodrigue KOKOUENDO (LREM) le député de notre 7ème circonscription
Jean-Michel FAUVERGUE (LREM) 8ème circonscription
Michèle PEYRON (LREM) 9ème circonscription
Aude LUQUET (Modem) 1ère circonscription
Pour plus de détails voir l'article le Monde :
La ministre de l'écologie Elisabeth Borne annonce qu'il va falloir réduire notre consommation en eau dans les années à venir, mais en même temps l'ETAT, au travers de l'Ademe, finance des projets agricoles forts consommateurs en eau comme la méthanisation avec le système CIVE Cultures Intermédiaires à Valorisation Energétique.
La réduction de la consommation d'eau
concernerait-elle
seulement la population
mais pas
les agriculteurs ?
A Messy c'est le système CIVE Cultures Intermédiaires à Valorisation Energétique qui devrait être pratiqué, notamment, pour "nourrir" le méthaniseur.
Afin de se faire un revenu complémentaire, plusieurs agriculteurs ont décidé de construire un méthaniseur, pour produire de l'énergie avec des cultures agricoles "dites intermédiaires"(maÏs...), énergie qu'ils revendront aux fournisseurs de gaz, des agriculteurs qui ont, semble-t-il, choisi le système le plus coûteux en eau qui consiste à semer en juillet du maïs, juste après la récolte de l'orge d'hiver.
Comme on le sait le maïs est très consommateur d'eau, alors vous pensez bien que semer du maïs en juillet oblige les agriculteurs à arroser en quantité importante, en utilisant nos ressources en eau.
A Messy et St Mesmes les populations voyaient régulièrement en été les agriculteurs arroser leurs champs de pommes de terre et de betteraves mais cette année ils ne comprenaient pas pourquoi des champs qui semblaient privés de toutes cultures étaient arrosés, c'était en fait pour permettre aux graines de maïs de se développer.
A cette période de forte canicule et de sécheresse qui l'accompagne les agriculteurs vont devoir continuer à arroser ce maïs qui ne pourra pousser sans un apport important d'eau car pour produire 1 kg de maïs il faut plusieurs centaines de litres d'eau.(3)
Mais pourquoi s'en priver, alors que les populations payent leur eau potable dès le 1er m3 consommé, il n'en est pas de même pour l'eau que les agriculteurs pompent dans la nappe phréatique, si le volume annuel de consommation d'eau est inférieur à 7000 m3 la redevance n'est pas perçue par l'Agence Seine Normandie, une redevance qui d'ailleurs n'est que de quelques centimes du m3 (entre 1,9 et 3,5 centimes d'euros) (1)
Pour mémoire le prix du m3 d'eau du robinet
payée par les habitants
était au 1/1/2018 de :
447 centimes d'euros (4,47€) à Messy
533 centimes d'euros (5,32 euros) à St Mesmes (2)
(2) http://www.services.eaufrance.fr/donnees/commune/77118
(3)http://www.septiemecontinent.com/pedagogie/wp-content/uploads/2014/10/Leau-et-lagriculture.pdf
Pour aller plus loin :
Paru dans le journal de l'environnement :
Le 22 juillet 2019 par Stéphanie Senet
Sites-Sols, Politique-Société, Eau urbaine, Eau potable, Droits/Fiscalité Eau, Droits/Fiscalité Sites & Sols, ONG, Administrations,agriculture, WWF
7ème sécheresse la plus forte dans l'Hexagone depuis 1958
VLDT
Alors qu’un nouvel épisode de canicule est attendu en France ce 22 juillet, 73 départements ont déjà restreint certains usages de l’eau, selon le site Propluvia du ministère de la transition écologique.
L’été sera chaud. La sécheresse actuelle, qui touche à la fois les sols, les cours d’eau et les nappes phréatiques, est particulièrement sévère dans la Creuse, de l’Allier à l’est du Cantal et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). Globalement, elle a forcé 73 préfets de département à limiter certains usages de l’eau. A titre de comparaison, seuls 27 préfets avaient pris de telles mesures l’an dernier à la même époque.
27 DÉPARTEMENTS EN CRISE
Aujourd’hui, l’état de crise est décrété dans 27 départements (cf encadré). L’eau ne peut plus y être prélevée que pour les usages prioritaires: santé, sécurité civile, eau potable et salubrité. Les autres prélèvements, y compris agricoles, sont totalement interdits. Et cela devrait empirer dans les prochains jours.
Dans le rouge / L’état de crise est déclaré dans 27 départements : Allier, Charente, Cher, Côte d’Or, Creuse, Deux-Sèvres, Dordogne, Eure-et-Loir, Gers, Haute-Garonne, Ile-et-Vilaine, Indre, Indre-et-Loire, Loire-Atlantique, Loiret, Loir-et-Cher, Lot, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Nièvre, Puy-de-Dôme, Saône-et-Loire, Sarthe, Tarn, Tarn-et-Garonne, Vendée, et Vienne.
7E SÉCHERESSE LA PLUS FORTE DEPUIS 1958
Selon le bulletin hydrologique d’Eau France, le déficit pluviométrique est de 20% en moyenne en France depuis septembre 2018. Il atteint 50% dans la région PACA, dépasse 70% dans les Alpes-Maritimes et 90% dans le Var et la Corse. Les températures très élevées observées fin juin, associées à ce déficit de pluie, ont conduit à un assèchement remarquable des sols superficiels. C’est la septième sécheresse la plus forte en France depuis 1958 selon Météo France. Soit un évènement du même ordre que ceux de 1976 et 2003.
L’état des nappes souterraines le confirme. Plus de la moitié d’entre elles affichaient, à la mi-juin, un niveau inférieur à la normale, selon le bilan établi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
UN MILLIARD D’EUROS D’AVANCES DE TRÉSORERIE
Du côté du gouvernement, le ministère de l’agriculture a annoncé une avance des aides de la PAC, qui pourrait représenter «un milliard d’euros de trésorerie» à la mi-octobre mais qui ne correspond pas à des fonds supplémentaires. La France demande à l’UE de verser à cette échéance 70% des aides contre 50% à la même époque.
DISPOSITIF DE CALAMITÉ
Seul le dispositif de calamité agricole, qui a permis de verser 196 M€ l’an dernier, sera de nouveau activé. Aucun montant n’a encore été précisé. Il sera débloqué à l’automne. «Nous devons aider les agriculteurs en difficulté à passer ce cap difficile, notamment pour ceux qui ont du mal à nourrir leurs bêtes ou utilisent déjà les stocks de foin qui devaient être gardés pour cet automne ou cet hiver», a déclaré le ministre de l’agriculture dans un entretien publié dans le Parisien.
FEU VERT AU FAUCHAGE
Autre aide d’urgence: Didier Guillaume a annoncé que neuf départements supplémentaires[1] –soit 24 au total en France- seraient concernés par la clause de force majeure «pour permettre aux éleveurs de faucher les jachères, pour pouvoir nourrir leurs animaux, car il n’y a tout simplement plus d’herbe dans les pâturages pour les alimenter». En temps normal, les sols auraient dû être laissés en jachère pour se reposer. «Avec les chambres d’agriculture, nous allons identifier ces jours-ci les ressources disponibles –foin ou paille excédentaire- afin d’organiser des flux de solidarité entre départements», a ajouté le ministre.
RETENUES D’EAU VERSUS TRANSITION AGRICOLE
Comme à chaque épisode de sécheresse, les agriculteurs réclament de nouvelles retenues d’eau. Le ministre de l’agriculture n’y est pas opposé, dans le cadre d’un projet de territoire concerté (cf rapport Bisch). Une cinquantaine de projets sont visés d’ici à 2022 et une centaine d’ici à 2027, selon la conclusion des Assises de l’eau. Quid des changements de pratiques culturales ? Didier Guillaume a seulement déclaré qu’il fallait «réfléchir en parallèle à la possible réorientation vers des cultures moins consommatrices d’eau». Une nécessité absolue selon les associations environnementales. «Nous puisons toujours plus dans nos stocks d’eau. Cette mauvaise gestion de nos ressources menace les futurs approvisionnements en eau et rend les écosystèmes beaucoup moins résilients au changement climatique», estime le WWF dans un communiqué publié ce 22 juillet. Aucune des mesures annoncées en conclusion des Assises de l’eau ne vise spécifiquement l’agriculture, alors qu’elle est responsable de près de la moitié des prélèvements sur le territoire.
[1] Cantal, Alpes de Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Loiret, Loir-et-Cher, Haute-Savoie, Jura, Nièvre et Haut-Rhin