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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 10:48

 

Quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage ?

 

 

Des arbres centenaires pour certains ont été abattus dans la forêt de Montgé en Goële au bord  de la départementale D41 menant de Montgé en Goële à St Mard.

DEFORESTATION OU DEBOISEMENT MONTGE EN GOELE au bord de la D41 : Valérie Pécresse doit s’expliquer !
DEFORESTATION OU DEBOISEMENT MONTGE EN GOELE au bord de la D41 : Valérie Pécresse doit s’expliquer !

L’article du journal la Marne indique qu'l s'agit pour la plupart de frênes  qui sont détruits atteints d’une maladie qui serait incurable : la chalarose.

 

Ironie du sort au regard du dossier d’aménagement forestier (1) de la forêt de Montgé en Goële (p9 et 39) on s’aperçoit que les parcelles1,13,16,28,31 concernées par cette maladie ne se trouvent pas en bordure de cette départementale  D 41 où l’on déforeste ou déboise.

carte AEV sur laquelle nous avons tracé en marron la D41 pour plus de compréhension

carte AEV sur laquelle nous avons tracé en marron la D41 pour plus de compréhension

 

En parcourant le dossier on constate que le conseil régional a besoin dans ce secteur de créer des chemins forestiers pour favoriser la déforestation de cette zone où se concentre des chênes très anciens.

 

Pour mémoire brûler un arbre vieux de 100 ans libère dans l’atmosphère tout le carbone co2 qu’il a absorbé, il faudrait environ 100 ans pour qu’un autre arbre absorbe la même quantité de carbone.

 

 

 

 

 

Article journal la Marne :

Seine-et-Marne : des arbres seront coupés sur la route D41

Des arbres de la forêt de Montgé-en-Goële vont être coupés le long de la D41 entre Montgé-en-Goële et Saint-Mard. Ils présentent des risques de chute.

Publié le 7 Juil 19 à 8:04

 

Les abords de la route départementale 41 (entre Montgé-en-Goële et Saint-Mard) vont être sécurisés, sur 1,4 kilomètre environ.

Ces travaux sont programmés par l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France, aménageur et gestionnaire de la forêt régionale de Montgé-en-Goële.

Des arbres atteints de Chalarose 

Ils vont consister à retirer, le long de la route, sur une largeur de quatre mètres, les arbres présentant des risques de chute. Il s’agit pour la plupart de frênes, atteints de la Chalarose

Cette maladie concerne uniquement les frênes et n’est pas contagieuse. Aucun traitement n’existe à ce jour.

Le chantier devrait débuter à la mi-juillet pour durer, selon les conditions météorologiques, deux semaines environ. La circulation sera alternée pendant toute la durée des travaux.

 

 https://actu.fr/ile-de-france/saint-mard_77420/seine-marne-arbres-seront-coupes-long-d41_25627446.html

 

 

 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 12:16
FORET REGIONALE DE MONTGE EN GOELE : UN LIEU DE PROMENADE RAFRAICHISSANT

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 15:00

 

 

PROJET DE DECHARGE DE DECHETS DANGEREUX 

TERZEO

VILLENOY/ISLES LES VILLENOY 

 l’association MARNE

dépose un recours auprès du tribunal administratif

contre l’arrêté de la préfète

 

 

 

Paru sur le site Facebook de l’association Marne

Hier, à 02:25 · 

TERZEO demande une dérogation à la destruction d’habitats d’espèces protégées afin de construire la décharge de produits dangereux.

L'association MARNE, la population, ainsi que les amis de la nature sont contre. Nous appelons tous les personnes à exprimer leurs observations contre ce projet qui va, nous le rappelons , impacter la région sur 30 ans, voir sur une cinquantaine d'années. Notre région qui dispose d' atouts naturels mérite mieux.

Le registre d’observations du public est à l’adresse suivante :

http://enqueteur.driee-ile-de-france.developpement-durable.…

La demande fait l’objet d’une consultation publique à l’adresse:

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.f…

 

L’enjeu est résumé page 155/400 de la demande: 84% des habitats d’espèces protégés sur les 64 hectares du site vont être détruits.

Rappelons que pour être autorisée, la destruction d’espèces et d’habitats protégés doit correspondre à un projet d’intérêt public majeur (article L 411-2 du code de l’environnement) ce qui n’est pas le cas du projet TERZEO.


Une telle destruction soit s’accompagner d’un avis du CONSEIL NATIONAL DE LA PROTECTION DE LA NATURE. Cet avis n’a pas été rendu pour l’instant. Il n’est dont pas joint à la consultation publique. Cet organisme aurait pu être saisi avant l’enquête publique pour l’éclairer.


Merci de participer massivement à la consultation. Nous regrettons vivement qu’elle se tienne au mois d’août alors qu’elle est directement liée au dossier TERZEO qui a été présenté au public au mois de septembre 2016.

https://fr-fr.facebook.com/Collectifterzeocapm/

 

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 19:13

Le site du ministère de la santé indique que l’eau du robinet fournie à Charmentray et Précy sur Marne est non conforme  à la limite de qualité pour le plomb le 29/7/2019 et le 5/8/2019  https://orobnat.sante.gouv.fr 

la teneur en plomb pour la limite de qualité doit être égale ou inférieure à 0.10 µg/L

la teneur en plomb pour la limite de qualité doit être égale ou inférieure à 0.10 µg/L

la teneur en plomb pour la limite de qualité doit être égale ou inférieure à 0.10 µg/L, le 29/7/2019 elle était plus de 3 fois plus importante : 0.33 µg/L

la teneur en plomb pour la limite de qualité doit être égale ou inférieure à 0.10 µg/L, le 29/7/2019 elle était plus de 3 fois plus importante : 0.33 µg/L

 

Depuis combien de temps cette eau du robinet est non conforme à la limite de qualité pour le plomb ?

 

Nous n’en savons rien.

 

 

En effet, il semblerait que le ministère de la santé ne fait pas apparaître sur son site toutes les analyses concernant le plomb dans ce captage.

 

Pourquoi ?

 

 

 

Extrait du rapport du sénat sur la qualité de l’eau et l'assainissement en France :

« Les effets du plomb sur la santé sont bien identifiés. Le plomb est un neurotoxique entraînant des troubles du comportement, des séquelles invalidantes (épilepsie), des retards dans le développement intellectuel. Au début des années 80, on dénombra plus de 200 cas d'hospitalisation pour intoxication saturnine liée à la circulation de l'eau dans des canalisations en plomb. Ces conséquences sont surtout marquées au cours de deux périodes critiques : la petite enfance car l'absorption de plomb est beaucoup plus importante qu'à l'âge adulte, et la vieillesse, car le plomb, fixé dans les os pendant la vie, est alors relargué dans le sang. »

https://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-1.html

 

 

 

Ce n’est pas la seule non-conformité, depuis plus d’une année, régulièrement cette eau est non conforme à la référence de conductivité à 25° (11/6/2018 -7/8/2018- 4/10/2018 – 17/10/2018 – 15/1/2019 – 12/6/2019)

 

 Extrait du site cpepesc :

« La conductivité permet d’apprécier globalement l’ensemble des produits en solution dans l’eau.La mesure de la conductivité est un moyen assez simple de détection d’une anomalie indiquant la présence probable d’une pollution, par comparaison de la valeur mesurée avec celle que l’on était en droit d’attendre (par exemple la conductivité locale moyenne d’un cours d’eau). Elle peut permettre de localiser un apport de pollution. »

https://www.cpepesc.org/Les-principaux-parametres.html

 

 

 

C’est le captage de Charmentray qui fournit cette eau.

 

C’est le SMAEP du Bassin de la Thérouanne qui gère ce captage. Son siège social est situé en mairie de Charny 1 rue de l’Eglise.

 

 

 

D’après une information diffusée par l’Agence Régionale de Santé des non conformités de pollution physico chimique était relevées en 2017 sur ce captage.

 

Pour extrait :

 

 

 

Charmentray/Précy sur Marne, restrictions d'usage : du plomb dans l'eau du robinet supérieur à la limite de qualité
https://www.iledefrance.ars.sante.fr/eau-du-robinet-comment-sinformer-sur-sa-qualite

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/eau-du-robinet-comment-sinformer-sur-sa-qualite

 

 

 

Un captage qui n’est toujours pas protégé par une Déclaration d’Utilité Publique alors que la loi l’oblige depuis 1992.

 

 

La préfète Béatrice Abollivier

Bernard Lenfant et Nicole Thévenet

Maires de Charmentray et de Précy sur Marne

doivent dire

 

1°depuis combien d’années il a été constaté des dépassements

à la limite de qualité pour le plomb

dans l'eau du robinet provenant de ce captage

 

2° si des analyses de plombémie (taux de plomb dans le sang) ont été réalisées sur les enfants en bas âge ?

 

 

 

Les consommateurs de cette eau ont le droit de savoir.

 

 

 

 

 

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 15:15
sortie des eaux de la station d'épuration de Villeparisis vers le ru des Grues

sortie des eaux de la station d'épuration de Villeparisis vers le ru des Grues

 

Jean-Luc Servières, conseiller municipal de Claye-Souilly , est vice président, délégué à l'eau et l'assainissemnent de la Communauté d'Agglomération Roissy Pays de France CARPF .

Il est chargé au sein de la CARPF de la mise en place de la politique de gestion de l’eau, de l'assainissement et prévention des inondations pour les 350 000 habitants de la CARPF.

 

Depuis près de 5 mois notre association sollicite un rendez-vous auprès de ce service eau et assainissement, mais sans résultats.

Nous souhaitions obtenir des informations sur l'état de l'assainissement, de la pollution et des risques d'inondations de la Beuvronne et ses affluents.

 

En effet Bois Fleuri est l'un des secteurs les plus défavorisés de la commune au niveau de l'assainissement, puisqu'ici le réseau est en unitaire (eaux usées et eaux pluviales coulent dans le même tuyau).

 

Ce réseau unitaire peut poser des problèmes d'inondations à certains habitants lors de fortes pluies, mais pas seulement, les eaux usées mélangées aux eaux pluviales sont dirigées vers la station d'épuration de Villeparisis pour traitement, une station qui régulièrement n'est pas en mesure de traiter toutes les eaux qu'elle reçoit et renvoie, par moment, des eaux non traitées vers le ru des Grues, ce cours d'eau pollué qui traverse Souilly et distille souvent des odeurs nauséabondes insupportables pour les riverains.

 

A grand renfort de média la CARPF vient d'informer la population que des travaux vont être réalisés sur la station d'épuration de Villeparisis pour remédier aux problèmes de pollution du ru des Grues.

La CARPF oublie de dire que c'est par obligation qu'elle va effectuer ces travaux, après que la France ait été rappelée à l'ordre par l'Europe, risquant de verser des pénalités si les travaux de mise aux normes n'étaient pas réalisés.

 

Ironie du sort, la CARPF va financer des travaux pour la mise en séparatif des réseaux d'assainissement sur plusieurs quartiers de Villeparisis et Mitry-Mory mais pour Bois Fleuri cela ne semble pas à l'ordre du jour.

 

Pourquoi ?

 

Jean-Luc Servières

n'aurait-il pas jugé utile

de faire mettre en séparatif ce secteur ?

 

Pour le savoir, contactez-le.

 

lien vers le dossier enquête publique STEP Villeparisis :

https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/RESUME-A.awp?P1=EP19150&AWPIDEEA696BA=4E13D3F77B8E0F7E9EBF8F74BD4DC06AEDB29CF7

Pour mémoire le commissaire enquêteur doit rendre ses conclusions dans le délai d'un mois qui se terminait le 3/8/2019 mais à ce jour nous n'avons toujours pas ses conclusions, un délai supplémentaire lui a-t-il été attribué ? Nous n'en savons rien.

 

Paru dans le Parisien 77 :
Claye-Souilly : pollué, le ru des Grues n’est plus que l’ombre de lui-même

Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Claye-Souilly|Grégory Plesse|13 juin 2016, 16h48 | 

 

Claye-Souilly : pollué, le ru des Grues n’est plus que l’ombre de lui-même

Claye-Souilly, le 18 mai. Au fond de son jardin, Bruno Marc s’alarme de l’état de pollution du ru des Grues, où sont déversés des excédents d’eaux usées. Il s’y baignait lorsqu’il était enfant. (LP/G.P..)

Lorsqu’il s’approche du ru des Grues, qui passe au bout de son jardin, dans le hameau de Souilly, Bruno Marc est assailli par un sentiment d’amertume.

Ce petit cours d’eau, affluent de la Beuvronne, qui sillonne à travers la Goële avant de se jeter dans la Marne, a bien changé depuis l’enfance de Bruno. « Quand j’étais gamin, on se nourrissait de poissons qu’on y pêchait », se souvient-il tout en plissant des narines en raison de l’odeur nauséabonde qui exhale du cours d’eau dont la couleur nous fait comprendre pourquoi les chats aiment si peu la baignade.

Le responsable principal, mais probablement pas le seul, c’est la station d’épuration que se partagent les villes de Villeparisis, Mitry-Mory et Claye-Souilly. C’est ce que confirme un arrêté préfectoral pris en 2014, qui met en demeure la communauté de communes Plaines et Monts de France -aujourd’hui disparue- de mettre en conformité la station d’épuration, dont le « dimensionnement est insuffisant au regard des débits collectés par les réseaux » des trois communes. La CCPMF devait présenter, d’ici à novembre 2015, un plan d’actions devant aboutir au plus tard en 2018.

Sauf qu’entre-temps, la CCPMF a disparu et que les communes précitées, fortement opposées à leur rattachement au Grand Roissy, ont tout laissé en suspens depuis septembre 2015. « On a repris le dossier en main en avril, nous allons soumettre notre plan d’actions à la préfecture d’ici le mois de juillet », explique Jean-Luc Servières (DVD), vice-président en charge de l’assainissement et de l’eau à Roissy Porte de France.

Mais moins que la station d’épuration, le problème principal viendrait des réseaux d’assainissement des trois communes, qui ne séparent pas eaux pluviales et eaux usées, entraînant du coup un débit que la station d’épuration n’est pas à même de gérer.

On l’autorise donc à rejeter, sans traitement, des eaux usées dans le ru des Grues. Pour ce dernier, il est déjà trop tard. Le contrôle réalisé l’an dernier par le syndicat de la Basse Beuvronne révélait que le ru des Grues souffrait de « pollutions aux métaux lourds » ainsi qu’une teneur en oxygène six fois inférieure au minimum nécessaire pour que des poissons puissent y vivre.

 

Le Parisien |

 

 

 

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 18:50

 

 

 

L’ETAT veut investir 8 milliards d’euros dans la méthanisation ces 10 prochaines années, en privilégiant la méthanisation agricole forte consommatrice d’eau.

 

Comment concilier la réduction de la consommation d’eau en France, en encourageant ce type de projet très consommateur d'eau ?

 

 

Plus + d’eau pour les agriculteurs

et moins - d’eau pour les populations ?

 

 

Est-ce vers cette éventualité

que nous nous dirigeons ?

 

 

Elisabeth Borne doit s’expliquer rapidement sur ce dossier

très épineux, les populations ont le droit de savoir ce qui les attend.

 

 

 

 

Paru sur le site du Sénat :

Développement de la méthanisation en Seine-et-Marne

15e législature

Question orale n° 0807S de M. Pierre Cuypers (Seine-et-Marne - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 23/05/2019 - page 2660

 

Question orale n° 0807S de M. Pierre Cuypers (Seine-et-Marne - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 23/05/2019 - page 2660

 

M. Pierre Cuypers attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et de développement de la méthanisation dans le contexte seine-et-marnais. 
Ce PPE en date de janvier 2019 fixe des orientations de développement du biométhane, à dix ans. 
Il souligne que le département de Seine-et-Marne possède des atouts qui lui ont permis de devenir un des départements précurseurs avec déjà une dizaine d'installations en fonctionnement et de nombreux projets qu'il souhaite développer. L'objet du schéma de développement de la méthanisation de Seine-et-Marne mené par le département en partenariat étroit avec la chambre d'agriculture vise à diminuer très significativement sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles tout en développant une économie verte et circulaire. 
Or, le PPE revoit à la baisse la part du biogaz dans la consommation de gaz à l'horizon 2030, soit 7 % au lieu de 10 % tels que prévus par la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV). 
Par ailleurs, force est de constater que dans les faits, le PPE privilégie les projets les plus compétitifs pour l'adjonction au réseau assortie d'une demande de baisse rapide des coûts de production, la réalisation de projets uniquement dans le cadre d'appels d'offre au-delà d'une certaine taille, une baisse du prix de rachat bien inférieur au prix actuel ainsi qu'une baisse pour les projets hors appels d'offres. 
Il constate que ces dispositions tout en valorisant la filière industrielle freineront la filière agricole. 
Il lui rappelle que la Seine-et-Marne est un département très agricole et que de nombreuses unités de méthanisation se développent à la ferme. Si rien n'est entrepris, il est à craindre que les investissements déjà réalisés par la profession agricole soient mis en péril.
En conséquence, il lui demande de lui indiquer les dispositions qu'il compte prendre afin d'encourager le développement du biométhane en milieu agricole et permettre à la Seine-et-Marne de conserver son avance en ce domaine.

 

 

Réponse du Ministère auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports

publiée dans le JO Sénat du 03/07/2019 - page 10642

 

 M. Pierre Cuypers. Madame la ministre, ma question concerne le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie, ou PPE, et de développement de la méthanisation, qui fixe à dix ans les orientations de développement du biométhane.

 

Dans le département de Seine-et-Marne, qui est l'un des départements précurseurs, une dizaine d'installations sont déjà en fonctionnement et nous souhaitons développer de nombreux projets.

 

L'objet du schéma de développement de la méthanisation mené par le département, en partenariat étroit avec la chambre d'agriculture, vise à diminuer sa dépendance à l'égard des énergies fossiles, tout en développant une économie verte et circulaire.

Or le projet de PPE revoit à la baisse la part du biogaz dans la consommation de gaz à l'horizon 2030, la ramenant à 7 % au lieu de 10 % conformément aux termes de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

Force est donc de constater que le projet de PPE privilégie les projets les plus compétitifs pour l'adjonction au réseau assortie d'une demande de baisse rapide des coûts de production, la réalisation de projets uniquement dans le cadre d'appels d'offres au-delà d'une certaine taille, une baisse du prix de rachat bien inférieur au prix actuel, ainsi qu'une baisse pour les projets hors appels d'offres.

J'insiste sur le fait que ces dispositions, tout en valorisant la filière industrielle, freineront la filière agricole. Vous le savez, en Seine-et-Marne, comme ailleurs, de nombreuses unités de méthanisation se développent à la ferme. Si rien n'est entrepris, il est certain que les investissements déjà réalisés par la profession agricole seront mis en péril.

 

Madame la ministre, je vous remercie de bien vouloir m'indiquer les dispositions que le Gouvernement compte prendre afin d'encourager et non de freiner le développement du biométhane en milieu agricole, permettant ainsi à la Seine-et-Marne et à tous les départements français de conserver leur avance en ce domaine.

 

 

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports. Monsieur le sénateur Pierre Cuypers, vous avez interrogé M. François de Rugy, ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire. Ne pouvant être présent, il m'a chargée de vous répondre.

Vous appelez son attention sur les orientations de la PPE et le développement de la méthanisation agricole. Le Gouvernement souhaite développer la filière de production du biogaz, notamment la filière de méthanisation agricole, en conciliant objectifs ambitieux et baisse des coûts.

 

Le projet de PPE prévoit un effort financier important et inédit de l'État, estimé à 8 milliards d'euros dans les dix prochaines années. La maîtrise de cet effort financier implique toutefois d'adapter le rythme de développement de la filière au rythme de la baisse des coûts de production.

 

Le projet de PPE propose de lancer des appels d'offres sur une trajectoire de tarif d'achat de référence, dont la cible serait d'atteindre une moyenne de 67 euros par mégawattheure pour les projets de biométhane injecté sélectionnés en 2023 et de 60 euros par mégawattheure en 2028. Le volume de l'appel d'offres serait augmenté si les tarifs moyens demandés dans le cadre des offres sont inférieurs à la trajectoire du tarif d'achat de référence. Dans le cas inverse, le volume d'appel d'offres serait baissé.

 

Par ailleurs, il est proposé de maintenir un dispositif d'obligation d'achat à un tarif réglementé, avec une trajectoire de tarif d'achat maximal. Ce dispositif d'obligation d'achat à un tarif réglementé concernerait tout particulièrement les projets de méthanisation de petite taille.

 

Le Gouvernement est par ailleurs pleinement engagé aux côtés des acteurs de la filière de méthanisation agricole pour les aider à baisser les coûts de production afin de maximiser le nombre de projets pouvant bénéficier d'un soutien.

Le groupe de travail sur la méthanisation a permis d'identifier et de mettre en œuvre différentes mesures visant à faciliter cette baisse des coûts de production, notamment le dispositif de réfaction des coûts de raccordement et le dispositif de « droit à l'injection ».

 

De plus, l'ambition de la mise en place d'un dispositif de facilitation de l'accès au crédit pour la méthanisation agricole est d'accompagner, dans les cinq prochaines années, la réalisation de 400 nouveaux projets pour un montant total de financement d'environ 100 millions d'euros.

 

M. le président. La parole est à M. Pierre Cuypers, pour la réplique.

 

M. Pierre Cuypers. Madame la ministre, j'oserai insister sur le fait que nous sommes complètement dépendants en matière d'énergie et que tout développement de projet de méthanisation est heureux pour notre pays, car il est favorable à l'emploi et, bien sûr, à notre économie.

Alors qu'en France il faut près de deux ans pour monter un projet, en Allemagne, six mois suffisent entre le moment où on décide de le faire et le début de sa réalisation.

Je voudrais que ce Gouvernement mette tout en œuvre pour nous permettre de réaliser nos projets dans des délais beaucoup plus courts, avec des contraintes beaucoup plus légères…

M. le président. Merci, cher collègue !

M. Pierre Cuypers. … et, en tout cas, adaptées à notre situation.

 

 

 

 

 

https://www.senat.fr/questions/base/2019/qSEQ19050807S.html

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 11:17
Ecole de St Mesmes au fond de l'image, au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

Ecole de St Mesmes au fond de l'image, au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

Ecole de Fresnes sur Marne à gauche, au  bord des champs cultivés par l'agriculture intensive et près de la décharge ISDI (au fond à droite)

Ecole de Fresnes sur Marne à gauche, au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive et près de la décharge ISDI (au fond à droite)

Un exemple à suivre.....

Les élus de la charmante commune d'Us dans le val d'oise viennent d'interdire l'épandage des pesticides à moins de 150m de l'école,

Les maires de Fresnes sur Marne et St Mesmes vont-ils faire de même ?

 

Pas si sûr car le conseil municipal de St Mesmes compte 2 agriculteurs dans ses rangs et à Fresnes sur Marne c'est le maire qui est agriculteur.

 

Un petit espoir tout de même, si ces conseils municipaux ne le font pas, les prochains le feront-ils peut-être l'année prochaine.

Paru dans la Gazette du Val d'Oise :
Val-d’Oise. Les pesticides bannis près des habitations à Us

Mercredi 26 juin, la municipalité d'Us (Val-d'Oise) a validé la promulgation d'un arrêté pour interdire l'épandage de pesticides à moins de 150 m des habitations et de l'école.

Publié le 6 Juil 19 à 20:56

 

Une bouffée d’oxygène pour les habitants concernés.

 

Mercredi 26 juin, le conseil municipal d’Us (Val-d’Oise) a validé, à l’unanimité, la promulgation d’un arrêté pour une interdiction d’épandage à moins de 150 m des lieux d’habitation et de l’école du village.

 

Début juin, un collectif, constitué d’habitants de la commune, avait rencontré des élus du conseil municipal, qui avaient exprimé leur soutien et pris en compte leur souhait… c’est désormais chose faite !

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 19:04
DROIT & DÉMOCRATIE 
Pétition : interdisons l'épandage de pesticides à côté des habitations

Avec France Nature Environnement, exigez le droit de vivre #LoinDesPesticides : signez la pétition pour interdire les épandages à proximité de nos habitations.

Se détendre en famille dans son jardin, respirer l'air frais de la campagne… puis être aspergé d'unpesticide qui pique les yeux et gratte la gorge. Cette situation, des milliers de Français·es l'ont déjà vécue car ils et elles vivent à côté de champs traités. Aucune distance minimale ne les sépare de ces traitements et pourtant...

Pourtant, l’utilisation de pesticides est à la hausse depuis plus de 10 ans en France (+12,4 %) et les preuves de leurs impacts toxiques sur la santé ne cessent de s’accumuler.

Pourtant, une étude récente de France Nature Environnement Tarn et Garonne, organisée par un ancien chef de service en hématologie, révèle que, sur les deux communes de l'enquête, les riverains de vergers ont davantage de cancers que la moyenne nationale.

Pourtant, le scandale du métam-sodium, pesticide hautement toxique, a conduit récemment à l'intoxication de 80 personnes près d'Angers.

Pourtant, il est attesté que les agriculteurs et agricultrices épandant des pesticides ont davantage de risques de développer certaines pathologies cancéreuses ou neurologiques telles que la maladie de Parkinson.

Pourtant, des centaines de milliers de personnes ont rejoint l'Appel des coquelicots pour demander une sortie rapide des pesticides.

Il est temps d'exiger le droit de vivre #LoinDesPesticides : signez la pétition pour que soient enfin définies des Zones de Non Traitement de pesticides à proximité des habitations qui permettent réellement de protéger la santé des voisin·es des parcelles traitées.

lien pour signer la pétition :

https://www.fne.asso.fr/node/514362

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 15:17

 

pARU SUR LE SITE nOVETHIC :
LA MORT DU MAIRE DE SIGNES, JEAN-MATHIEU MICHEL, MET EN LUMIÈRE LA PERSISTANCE DES DÉCHARGES SAUVAGES EN FRANCE

On les pensait presque disparu, mais non ! La mort du maire de Signes Jean-Mathieu Michel, lundi 5 août, a mis en lumière le problème des décharges sauvages dans le Var et ailleurs en France, un phénomène face auquel communes, associations et riverains semblent démunis.

En France, il existe encore de nombreuses décharges sauvages mais il y a peu de données.
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"Mourir pour des gravats... C'est dingue, mais c'est avant qu'il fallait s'exciter", accuse un viticulteur du Castellet auprès de l'AFP, après le décès de Jean-Mathieu Michel, renversé par une camionnette qui tentait de déposer des déchets à la sauvette. Car dans ce village du Var voisin de Signes, où des norias de camions viennent déverser les déchets du BTP, on est bien placé pour parler de ces décharges officieuses.

"Ici, ce sont un million de tonnes de déchets qui ont été amenés depuis plus de 30 ans, sur un terrain privé. Certains jours on voyait passer jusqu'à 100 camions. Mais tout le monde fait la politique de l'autruche", accuse ce vigneron, sous le sceau de l'anonymat. "Cette décharge, elle nous mange des terres de l'AOC Bandol depuis le début des années 1990. Et sans autorisation, à notre connaissance", assure Michel Bronzo, vice-président de l'association des vins de Bandol.

Face à cette situation, l'AOC a dû se résoudre à une décision radicale : déclasser les 20 hectares de terrain concernés, au cas où un jour des vignes y seraient plantées. "L'image de nos vins était en jeu. Nous ne pouvions plus attendre éternellement, ça fait 30 ans que ça dure, et ça continue toujours !", a regretté auprès de l'AFP Christine de Salvo, vice-présidente de la chambre d'agriculture du Var et présidente d'une coopérative viticole à La Cadière d'Azur.

Des rejets organisés

Marc Martin-Escoffier, propriétaire du terrain, rejette en bloc ces accusations : "J'ai toutes les autorisations de la Dreal", la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, a-t-il assuré à l'AFP, en affirmant que ce qu'il reçoit sur son terrain est seulement de la terre de remblais.

Selon Henri Bonhomme, président de l'Union départementale du Var pour la sauvegarde de la vie et de la nature, le problème est en fait double : "Il y a ces rejets organisés, structurés, par des entreprises du BTP, petites ou moyennes, qui s'arrangent auprès de propriétaires privés pour déverser leurs déchets à moindre coût. Et ces particuliers ou artisans qui déchargent n'importe où, au bord des routes, à la sauvette. Et là c'est encore plus difficile de se battre".

La mort du maire de Signes illustre ce deuxième phénomène. Mais la question la plus grave est bien celle de ces décharges sauvages, sur des terrains privés, qui permettent de contourner les déchetteries officielles, où le dépôt de la tonne gravats coûte au minimum 10 euros. Quant au montant des amendes, il est trop peu dissuasif pour enrayer le phénomène. Un PV de classe 5 pour "grande pollution avérée et volontaire" s'élève à 1 500 euros.

Manque de données

Si on concède à la préfecture du Var que le problème est d'importance, on souligne que ce phénomène n'est pas propre au Var, un département où le BTP génère environ 2,5 millions de tonnes de déchets inertes, sur environ 250 millions de tonnes en France.

Mais aucun chiffre n'est disponible pour évaluer le nombre de ces décharges sauvages dans le département, ni le volume des déchets concernés. Quant aux procédures judiciaires, elles peuvent durer des années, comme dans le cas du Castellet ou de ces terrains du cap Sicié, une zone Natura 2000 sur le territoire de la commune de Six-Fours où s'entassent des millions de tonnes de déchets depuis près de 30 ans.

Pour mieux lutter contre ce phénomène, certaines communes ont mis en place des "pièges photos", comme dans l'agglomération de Draguignan, afin de tenter de prendre les délinquants sur le fait, en relevant leur plaque d'immatriculation. "Ce sont des appareils photos à déclenchement automatique. Nous en avons distribué environ 250 en trois ans aux 23 communes", a expliqué à l'AFP Jérôme Brelurut, responsable de la prévention et de la gestion des déchets de l'agglomération Dracénie Provence Verdon. Et les résultats sont là: "En trois ans, nous avons pu dresser 1 600 PV pour dépôt sauvage. Et nous constatons une baisse énorme de cette délinquance", assure-t-il.

La rédaction avec AFP

 

 

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/la-mort-du-maire-de-signes-jean-mathieu-michel-met-en-lumiere-la-persistance-des-decharges-sauvages-en-france-147587.html

 

 

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 10:51
Paru sur le site Plein Champ.com 
Sécheresse : crispations autour de la méthanisation
 
Adèle Magnard
Sécheresse : crispations autour de la méthanisation

Plusieurs syndicats s’insurgent de l’utilisation du fourrage pour alimenter les méthaniseurs en cette période de sécheresse. Dans un communiqué du 1er août, la Confédération paysanne demande la publication « rapide » d’un décret visant à interdire cette pratique.

 

Face au manque criant de fourrage, le gouvernement n’a pas pris de mesures coercitives quant à l’utilisation de cultures pour alimenter les méthaniseurs. C’est ce que regrettent la Confédération paysanne, la Coordination rurale et le Modef. Sur le site du ministère de l’Agriculture, en date du 26 juillet, on peut lire : « Certains agriculteurs ont tendance à broyer les pailles pour les méthaniser car cette pratique permet de créer de l’énergie pour l’exploitation de leur ferme. Le ministre les appelle plutôt à utiliser ces pailles directement pour les litières des animaux étant donné le contexte de sécheresse ». Une réponse qui laisse la Coordination rurale « dubitative ». Le 24 juillet, le syndicat alertait dans un communiqué : « Comme l’an dernier, le prix des fourrages va s’envoler, même si le Ministre demande de limiter les incorporations de paille dans les méthaniseurs ».

 

Interdire en toutes saisons ? 

« Le MODEF demande l’interdiction des cultures agricoles dédiées à la méthanisation et également une interdiction du broyage de paille et de maïs dans tout le territoire français. Les pouvoirs publics doivent agir pour compenser les pertes importantes dans tous les secteurs », a requis de son côté le Modef le 23 juillet. 

 

Dans un communiqué du 1eraoût, la Confédération paysanne demande elle aussi l’interdiction d’approvisionner les méthaniseurs avec du fourrage ainsi que « la publication rapide d’un décret pour permettre aux préfets de mettre en œuvre cette interdiction ». La Conf’ est de loin la plus critique sur la pratique de la méthanisation, même hors période de sécheresse. « Les avantages de la méthanisation sont loin d'être avérés, mais les dérives sont déjà bien présentes : détournement de l'usage alimentaire des terres, accaparement des subventions publiques, spéculation foncière, pollutions, épuisement de la matière organique des sols, etc. », alerte-t-elle.

 

Et de pointer des exemples de ces dérives : « Ici un entrepreneur presse et achète la paille à un prix plus élevé que celui auquel les éleveurs et les éleveuses l’achetaient. Là du maïs vendu à 3000 euros l'hectare sur pied ou encore des exploitations céréalières qui vendent la moitié de leur récolte à des fins de méthanisation ». Le syndicat fait aussi savoir qu’un amendement visant à limiter l’alimentation des méthaniseurs par des cultures en toute saison était présent dans le projet de loi « Energie Climat », voté le 25 juillet en commission mixte paritaire. Cet amendement « n’a pas été voté », regrette la Conf’. 

 

Publié par ADÈLE MAGNARD

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