ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
PROJET DE DECHARGE DE DECHETS DANGEREUX
TERZEO
VILLENOY/ISLES LES VILLENOY
l’association MARNE
dépose un recours auprès du tribunal administratif
contre l’arrêté de la préfète
Paru sur le site Facebook de l’association Mar
TERZEO demande u
L'association MARNE, la population, ainsi que les amis de la nature sont contre. Nous appelons tous les person
Le registre d’observations du public est à l’adresse suivante :
http://enqueteur.driee-ile-de-france.developpement-durable.…
La demande fait l’objet d’u
http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.f…
L’enjeu est résumé page 155/400 de la demande: 84% des habitats d’espèces protégés sur les 64 hectares du site vont être détruits.
Rappelons que pour être autorisée, la destruction d’espèces et d’habitats protégés doit correspondre à un projet d’intérêt public majeur (article L 411-2 du code de l’environ
U
Merci de participer massivement à la consultation. Nous regrettons vivement qu’elle se tien
https://fr-fr.facebook.com/Collectifterzeocapm/
Le site du ministère de la santé indique que l’eau du robi
la teneur en plomb pour la limite de qualité doit être égale ou inférieure à 0.10 µg/L, le 29/7/2019 elle était plus de 3 fois plus importante : 0.33 µg/L
Depuis combien de temps cette eau du robi
Nous n’en savons rien.
En effet, il semblerait que le ministère de la santé ne fait pas apparaître sur son site toutes les analyses concernant le plomb dans ce captage.
Pourquoi ?
Extrait du rapport du sénat sur la qualité de l’eau et l'assainissement en France :
« Les effets du plomb sur la santé sont bien identifiés. Le plomb est un
https://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-1.html
Ce n’est pas la seule non-conformité, depuis plus d’u
Extrait du site cpepesc :
« La conductivité permet d’apprécier globalement l’ensemble des produits en solution dans l’eau.La mesure de la conductivité est un moyen assez simple de détection d’u
https://www.cpepesc.org/Les-principaux-parametres.html
C’est le captage de Charmentray qui fournit cette eau.
C’est le SMAEP du Bassin de la Thérouan
D’après u
Pour extrait :
Un captage qui n’est toujours pas protégé par u
La préfète Béatrice Abollivier
Bernard Lenfant et Nicole Thévenet
Maires de Charmentray et de Précy sur Marne
doivent dire
1°depuis combien d’années il a été constaté des dépassements
à la limite de qualité pour le plomb
dans l'eau du robinet provenant de ce captage
2° si des analyses de plombémie (taux de plomb dans le sang) ont été réalisées sur les enfants en bas âge ?
Les consommateurs de cette eau ont le droit de savoir.
Jean-Luc Servières, conseiller municipal de Claye-Souilly , est vice président, délégué à l'eau et l'assainissemnent de la Communauté d'Agglomération Roissy Pays de France CARPF .
Il est chargé au sein de la CARPF de la mise en place de la politique de gestion de l’eau, de l'assainissement et prévention des inondations pour les 350 000 habitants de la CARPF.
Depuis près de 5 mois notre association sollicite un rendez-vous auprès de ce service eau et assainissement, mais sans résultats.
Nous souhaitions obtenir des informations sur l'état de l'assainissement, de la pollution et des risques d'inondations de la Beuvronne et ses affluents.
En effet Bois Fleuri est l'un des secteurs les plus défavorisés de la commune au niveau de l'assainissement, puisqu'ici le réseau est en unitaire (eaux usées et eaux pluviales coulent dans le même tuyau).
Ce réseau unitaire peut poser des problèmes d'inondations à certains habitants lors de fortes pluies, mais pas seulement, les eaux usées mélangées aux eaux pluviales sont dirigées vers la station d'épuration de Villeparisis pour traitement, une station qui régulièrement n'est pas en mesure de traiter toutes les eaux qu'elle reçoit et renvoie, par moment, des eaux non traitées vers le ru des Grues, ce cours d'eau pollué qui traverse Souilly et distille souvent des odeurs nauséabondes insupportables pour les riverains.
A grand renfort de média la CARPF vient d'informer la population que des travaux vont être réalisés sur la station d'épuration de Villeparisis pour remédier aux problèmes de pollution du ru des Grues.
La CARPF oublie de dire que c'est par obligation qu'elle va effectuer ces travaux, après que la France ait été rappelée à l'ordre par l'Europe, risquant de verser des pénalités si les travaux de mise aux normes n'étaient pas réalisés.
Ironie du sort, la CARPF va financer des travaux pour la mise en séparatif des réseaux d'assainissement sur plusieurs quartiers de Villeparisis et Mitry-Mory mais pour Bois Fleuri cela ne semble pas à l'ordre du jour.
Pourquoi ?
Jean-Luc Servières
n'aurait-il pas jugé utile
de faire mettre en séparatif ce secteur ?
Pour le savoir, contactez-le.
lien vers le dossier enquête publique STEP Villeparisis :
Pour mémoire le commissaire enquêteur doit rendre ses conclusions dans le délai d'un mois qui se terminait le 3/8/2019 mais à ce jour nous n'avons toujours pas ses conclusions, un délai supplémentaire lui a-t-il été attribué ? Nous n'en savons rien.
Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Claye-Souilly|Grégory Plesse|13 juin 2016, 16h48 |
Claye-Souilly, le 18 mai. Au fond de son jardin, Bruno Marc s’alarme de l’état de pollution du ru des Grues, où sont déversés des excédents d’eaux usées. Il s’y baignait lorsqu’il était enfant. (LP/G.P..)
Lorsqu’il s’approche du ru des Grues, qui passe au bout de son jardin, dans le hameau de Souilly, Bruno Marc est assailli par un sentiment d’amertume.
Ce petit cours d’eau, affluent de la Beuvronne, qui sillonne à travers la Goële avant de se jeter dans la Marne, a bien changé depuis l’enfance de Bruno. « Quand j’étais gamin, on se nourrissait de poissons qu’on y pêchait », se souvient-il tout en plissant des narines en raison de l’odeur nauséabonde qui exhale du cours d’eau dont la couleur nous fait comprendre pourquoi les chats aiment si peu la baignade.
Le responsable principal, mais probablement pas le seul, c’est la station d’épuration que se partagent les villes de Villeparisis, Mitry-Mory et Claye-Souilly. C’est ce que confirme un arrêté préfectoral pris en 2014, qui met en demeure la communauté de communes Plaines et Monts de France -aujourd’hui disparue- de mettre en conformité la station d’épuration, dont le « dimensionnement est insuffisant au regard des débits collectés par les réseaux » des trois communes. La CCPMF devait présenter, d’ici à novembre 2015, un plan d’actions devant aboutir au plus tard en 2018.
Sauf qu’entre-temps, la CCPMF a disparu et que les communes précitées, fortement opposées à leur rattachement au Grand Roissy, ont tout laissé en suspens depuis septembre 2015. « On a repris le dossier en main en avril, nous allons soumettre notre plan d’actions à la préfecture d’ici le mois de juillet », explique Jean-Luc Servières (DVD), vice-président en charge de l’assainissement et de l’eau à Roissy Porte de France.
Mais moins que la station d’épuration, le problème principal viendrait des réseaux d’assainissement des trois communes, qui ne séparent pas eaux pluviales et eaux usées, entraînant du coup un débit que la station d’épuration n’est pas à même de gérer.
On l’autorise donc à rejeter, sans traitement, des eaux usées dans le ru des Grues. Pour ce dernier, il est déjà trop tard. Le contrôle réalisé l’an dernier par le syndicat de la Basse Beuvronne révélait que le ru des Grues souffrait de « pollutions aux métaux lourds » ainsi qu’une teneur en oxygène six fois inférieure au minimum nécessaire pour que des poissons puissent y vivre.
Le Parisien |
L’ETAT veut investir 8 milliards d’euros dans la méthanisation ces 10 prochai
Comment concilier la réduction de la consommation d’eau en France, en encourageant ce type de projet très consommateur d'eau ?
Plus + d’eau pour les agriculteurs
et moins - d’eau pour les populations ?
Est-ce vers cette éventualité
que nous nous dirigeons ?
Elisabeth Bor
très épi
Paru sur le site du Sénat :
Développement de la méthanisation en Sei
15e législature
Question orale n° 0807S de M. Pierre Cuypers (Sei
publiée dans le JO Sénat du 23/05/2019 - page 2660
Ecole de Fresnes sur Marne à gauche, au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive et près de la décharge ISDI (au fond à droite)
Les élus de la charmante commune d'Us dans le val d'oise viennent d'interdire l'épandage des pesticides à moins de 150m de l'école,
Les maires de Fresnes sur Marne et St Mesmes vont-ils faire de même ?
Un petit espoir tout de même, si ces conseils municipaux ne le font pas, les prochains le feront-ils peut-être l'année prochaine.
Publié le 6 Juil 19 à 20:56
Une bouffée d’oxygène pour les habitants concernés.
Mercredi 26 juin, le conseil municipal d’Us (Val-d’Oise) a validé, à l’unanimité, la promulgation d’un arrêté pour une interdiction d’épandage à moins de 150 m des lieux d’habitation et de l’école du village.
Début juin, un collectif, constitué d’habitants de la commune, avait rencontré des élus du conseil municipal, qui avaient exprimé leur soutien et pris en compte leur souhait… c’est désormais chose faite !
Avec France Nature Environnement, exigez le droit de vivre #LoinDesPesticides : signez la pétition pour interdire les épandages à proximité de nos habitations.
Se détendre en famille dans son jardin, respirer l'air frais de la campagne… puis être aspergé d'unpesticide qui pique les yeux et gratte la gorge. Cette situation, des milliers de Français·es l'ont déjà vécue car ils et elles vivent à côté de champs traités. Aucune distance minimale ne les sépare de ces traitements et pourtant...
Pourtant, l’utilisation de pesticides est à la hausse depuis plus de 10 ans en France (+12,4 %) et les preuves de leurs impacts toxiques sur la santé ne cessent de s’accumuler.
Pourtant, une étude récente de France Nature Environnement Tarn et Garonne, organisée par un ancien chef de service en hématologie, révèle que, sur les deux communes de l'enquête, les riverains de vergers ont davantage de cancers que la moyenne nationale.
Pourtant, le scandale du métam-sodium, pesticide hautement toxique, a conduit récemment à l'intoxication de 80 personnes près d'Angers.
Pourtant, il est attesté que les agriculteurs et agricultrices épandant des pesticides ont davantage de risques de développer certaines pathologies cancéreuses ou neurologiques telles que la maladie de Parkinson.
Pourtant, des centaines de milliers de personnes ont rejoint l'Appel des coquelicots pour demander une sortie rapide des pesticides.
Il est temps d'exiger le droit de vivre #LoinDesPesticides : signez la pétition pour que soient enfin définies des Zones de Non Traitement de pesticides à proximité des habitations qui permettent réellement de protéger la santé des voisin·es des parcelles traitées.
lien pour signer la pétition :
https://www.fne.asso.fr/node/514362
On les pensait presque disparu, mais non ! La mort du maire de Sig
En France, il existe encore de nombreuses décharges sauvages mais il y a peu de données.
CC0
"Mourir pour des gravats... C'est dingue, mais c'est avant qu'il fallait s'exciter", accuse un viticulteur du Castellet auprès de l'AFP, après le décès de Jean-Mathieu Michel, renversé par u
"Ici, ce sont un million de ton
Face à cette situation, l'AOC a dû se résoudre à u
Des rejets organisés
Marc Martin-Escoffier, propriétaire du terrain, rejette en bloc ces accusations : "J'ai toutes les autorisations de la Dreal", la direction régionale de l'environ
Selon Henri Bonhomme, président de l'Union départementale du Var pour la sauvegarde de la vie et de la nature, le problème est en fait double : "Il y a ces rejets organisés, structurés, par des entreprises du BTP, petites ou moyen
La mort du maire de Sig
Manque de données
Si on concède à la préfecture du Var que le problème est d'importance, on soulig
Mais aucun chiffre n'est disponible pour évaluer le nombre de ces décharges sauvages dans le département, ni le volume des déchets concernés. Quant aux procédures judiciaires, elles peuvent durer des années, comme dans le cas du Castellet ou de ces terrains du cap Sicié, u
Pour mieux lutter contre ce phénomè
La rédaction avec AFP

Plusieurs syndicats s’insurgent de l’utilisation du fourrage pour alimenter les méthaniseurs en cette période de sécheresse. Dans un communiqué du 1er août, la Confédération paysanne demande la publication « rapide » d’un décret visant à interdire cette pratique.
Face au manque criant de fourrage, le gouvernement n’a pas pris de mesures coercitives quant à l’utilisation de cultures pour alimenter les méthaniseurs. C’est ce que regrettent la Confédération paysanne, la Coordination rurale et le Modef. Sur le site du ministère de l’Agriculture, en date du 26 juillet, on peut lire : « Certains agriculteurs ont tendance à broyer les pailles pour les méthaniser car cette pratique permet de créer de l’énergie pour l’exploitation de leur ferme. Le ministre les appelle plutôt à utiliser ces pailles directement pour les litières des animaux étant donné le contexte de sécheresse ». Une réponse qui laisse la Coordination rurale « dubitative ». Le 24 juillet, le syndicat alertait dans un communiqué : « Comme l’an dernier, le prix des fourrages va s’envoler, même si le Ministre demande de limiter les incorporations de paille dans les méthaniseurs ».
« Le MODEF demande l’interdiction des cultures agricoles dédiées à la méthanisation et également une interdiction du broyage de paille et de maïs dans tout le territoire français. Les pouvoirs publics doivent agir pour compenser les pertes importantes dans tous les secteurs », a requis de son côté le Modef le 23 juillet.
Dans un communiqué du 1eraoût, la Confédération paysanne demande elle aussi l’interdiction d’approvisionner les méthaniseurs avec du fourrage ainsi que « la publication rapide d’un décret pour permettre aux préfets de mettre en œuvre cette interdiction ». La Conf’ est de loin la plus critique sur la pratique de la méthanisation, même hors période de sécheresse. « Les avantages de la méthanisation sont loin d'être avérés, mais les dérives sont déjà bien présentes : détournement de l'usage alimentaire des terres, accaparement des subventions publiques, spéculation foncière, pollutions, épuisement de la matière organique des sols, etc. », alerte-t-elle.
Et de pointer des exemples de ces dérives : « Ici un entrepreneur presse et achète la paille à un prix plus élevé que celui auquel les éleveurs et les éleveuses l’achetaient. Là du maïs vendu à 3000 euros l'hectare sur pied ou encore des exploitations céréalières qui vendent la moitié de leur récolte à des fins de méthanisation ». Le syndicat fait aussi savoir qu’un amendement visant à limiter l’alimentation des méthaniseurs par des cultures en toute saison était présent dans le projet de loi « Energie Climat », voté le 25 juillet en commission mixte paritaire. Cet amendement « n’a pas été voté », regrette la Conf’.
article paru dans le journal de l'environnement :
Le 26 juillet 2019 par Romain Loury
Salsigne, un site pollué pour longtemps
DR
Dans la vallée de l’Orbiel (Aude), frappée par de fortes inondations en octobre, le nombre d’enfants contaminés par l’arsenic ne cesse d’augmenter: près de deux enfants sur trois en présentent des taux anormalement élevés, selon les derniers résultats disponibles. En cause, l’héritage désastreux de la mine de Salsigne.
Fermé en 2004, le site minier de Salsigne, qui a été la plus importante mine d’or de France, est aussi l’un des plus pollués. Notamment à l’arsenic, qui abonde dans les 11,6 millions de tonnes de résidus miniers pollués. Si ces déchets ont été stockés sur plusieurs sites, ceux-ci connaissent d’importants problèmes d’étanchéité, nécessitant des travaux de réfection.
Outre une fuite continue d’arsenic dans les eaux, jusque dans la rivière Orbiel, la région a été la proie, entre les 14 et 15 octobre 2018, d’importantes inondations, à l’origine de 14 morts sur le département. Si la Dreal[i] Occitanie assure qu’elles n’ont pas eu de conséquence importante, les riverains craignent au contraire une surcontamination. Cette divergence de vue s’inscrit dans un litige au long cours, opposant la population à des autorités accusées d’avoir longtemps nié le risque, peu enclines à reconnaître leur responsabilité.
PREMIERS CAS RÉVÉLÉS EN JUIN
En juin, les cas de trois enfants présentant une forte contamination à l’arsenic étaient rendus publics. Scolarisés à Mas-Cabardès et Lastours, ces trois garçons, âgés de 4, 7 et 9 ans, présentaient des taux urinaires compris entre 12 et 20 microgrammes d’arsenic par gramme (µg/g) de créatinine. Bien au-delà de la valeur biologique d’interprétation de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), fixée à 9 µg/g, qui correspond au 95ème percentile en population générale[ii].
Suite à cette première alerte, l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie s’est d’emblée voulue rassurante, appelant les parents concernés à refaire un test deux mois plus tard –et s’engageant à couvrir les frais, qui peuvent s’élever jusqu’à 80 euros le dosage.
Or le nombre de cas ne cesse de s’élever. Selon un bilan établi vendredi 26 juillet pour Lastours et Mas-Cabardès, 15 enfants sur 25 présentent un taux d’arsenic supérieur à 9 µg/g, 3 autres un taux égal à 9 µg/g. Chez trois enfants (deux âgés de 3 ans, un de 7 ans), il s’élève même à 36, 36 et 35 µg/g!
Sur ces 25 enfants, seuls deux n’ont pas l’âge d’être scolarisés. Quant aux 23 autres, ils fréquentent soit l’école de Lastours, pour ceux allant en maternelle ou en CP, soit celle de Mas-Cabardès, pour la classe d’âge allant du CE1 au CM2. A elles deux, ces écoles comptent un total de 40 élèves -17 d’entre eux n’ont donc pas encore été testés.
Egalement touchée par le phénomène, la commune de Conques-sur-Orbiel: selon un bilan récent, 13 enfants sur les 23 analysés présentent des valeurs urinaires supérieures ou égales à 9 µg/g de créatinine. Ce qui, sur l’ensemble des trois communes, porte le total à 31 enfants au-dessus du seuil de 9 µg/g sur les 48 analysés, soit près de deux enfants sur trois.
FORTE CONTAMINATION D’UNE COUR D’ÉCOLE
Si la source de la contamination n’est pas connue avec certitude, des analyses menées dans la cour de l’école de Lastours, submergée par les inondations, ont révélé une contamination allant jusqu’à 800 µg d’arsenic par gramme de sol. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a aussi procédé à des prélèvements, dont l’analyse donnera lieu, en fin d’année, à une analyse sanitaire de l’ARS.
Contacté par le JDLE, le maire de Lastours, Max Brail, indique avoir rapidement entrepris des travaux de décontamination dans la cour de l’école, en «décapant 25 centimètres de sol», puis en plaçant un goudron provisoire –qui sera ensuite remplacé par un enrobé lavable à jet haute pression, ajoute-t-il[iii].
Face à cette menace chimique, une pétition, signée par plus de 1.300 personnes vendredi 26 juillet, circule sur Internet, appelant «le président de la république ainsi que l’ensemble des représentants de l’Etat à faire valoir le principe de précaution en ouvrant une école provisoire hors zone potentiellement polluée dès le 2 décembre prochain».
LA VERSE DE NARTAU MISE EN CAUSE
La demande excède Max Brail[iv], qui souhaite «éradiquer la cause» en débarrassant la verse de Nartau de ses déchets. Située à 2 kilomètres en amont de l’école de Lastours, cette pente fortement inclinée surplombe le Grésillou, un ruisseau se déversant dans l’Orbiel. De nombreux riverains estiment qu’elle a été fortement déstabilisée lors des inondations, ce qui serait la cause de la contamination de l’école.
Contactée par le JDLE, une mère d’élèves de Lastours déplore par ailleurs le fait que les analyses du BRGM ne porteront que sur l’arsenic total, sans spéciation des différentes formes chimiques -ce qui aurait permis de déterminer s’il s’agissait d’un arsenic ‘naturel’ ou provenant de déchets miniers. Certes, l’analyse aurait été plus coûteuse, mais elle aurait «permis de savoir contre qui se retourner», regrette-t-elle.
Sans mâcher ses mots, Max Brail dénonce quant à lui «un mépris intolérable» de la part des autorités, ARS et BRGM compris. Après diverses sollicitations adressées au gouvernement, la sénatrice Gisèle Jourda (PS, Aude), qui alerte depuis plusieurs mois sur la situation environnementale et sanitaire de la vallée de l’Orbiel, n’a à ce jour toujours pas obtenu de réponse.
[i] Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement
[ii] Ce qui signifie que 95% de la population générale se situe en-dessous de 9 µg/g, et 5% au-dessus.
[iii] Avant la mise en place du goudron provisoire, le sol contaminé par l’arsenic avait été remplacé par des gravillons, qui étaient eux-mêmes très chargés en plomb.
[iv] Contactée par le JDLE, une mère d’élèves de Lastours précise que l’idée de déplacer l’école émane de parents de Conques-sur-Orbiel, et non de ceux de Lastours.