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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 11:01
Paru sur Actu environnement :
La Cour pénale internationale affirme sa compétence sur les crimes écologiques

 

La Cour de La Haye va enquêter sur les crimes entraînant des ravages écologiques. Un signal, qui se veut dissuasif, adressé aux responsables d'accaparement des terres et de destruction des milieux naturels.

Juridique  |    |  Laurent Radisson

 

Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a publié jeudi 15 septembre le document de politique générale de la juridiction pénale internationale relatif à la sélection et à la hiérarchisation des affaires qu'elle entend poursuivre.

Le Bureau du procureur sélectionne les affaires en se fondant sur trois critères : la gravité des crimes, le degré de responsabilité des auteurs présumés et les chefs d'accusation susceptibles d'être portés contre eux. Concernant ce premier critère, le Bureau se concentre sur "les crimes les plus graves dans le cadre d'une situation donnée, qui touchent l'ensemble de la communauté internationale", précise le document.

Crimes impliquant des ravages écologiques

L'impact des crimes peut s'apprécier à la lumière de la vulnérabilité accrue des victimes, de la terreur répandue parmi la population ou des ravages qu'ils causent sur le plan social, économique et écologique au sein des communautés concernées, indique le document. Dans ce contexte, est-il précisé, le Bureau "s'intéressera particulièrement aux crimes (…) impliquant ou entraînant, entre autres, des ravages écologiques, l'exploitation illicite de ressources naturelles ou l'expropriation illicite de terrains".

Cette annonce n'élargit pas le champ de compétence de la Cour. Le Statut de Rome, traité international adopté en 1998 qui régit cette juridiction, affirme la compétence de la Cour à l'égard des crimes de guerre. Parmi ceux-ci figure déjà "le fait de diriger intentionnellement une attaque en sachant qu'elle causera incidemment (…) des dommages étendus, durables et graves à l'environnement naturel qui seraient manifestement excessifs par rapport à l'ensemble de l'avantage militaire concret et direct attendu". Mais la Cour revendique aujourd'hui clairement sa compétence en la matière.

"Dirigeants d'entreprises et politiciens pénalement responsables"

Plusieurs ONG ont salué ce positionnement de la juridiction pénale universelle. L'annonce de La Haye est "une première étape cruciale dans la répression de la violence et du vol dans le commerce mondial des terres et des ressources naturelles", se félicite ainsi Global Witness. "Chasser les communautés de leurs terres et saccager l'environnement sont devenus un moyen accepté de faire des affaires dans de nombreux pays riches en ressources (…)", déplore en effet Gillian Caldwell, la directrice générale de l'ONG.

Selon ses données, plus de trois personnes par semaine ont été assassinées en 2015 pour défendre leurs terres contre le vol et les destructions. Parmi les activités les plus prédatrices figurent l'exploitation minière suivie de l'agro-business, des barrages hydroélectriques et de l'exploitation forestière. "Dirigeants d'entreprises, politiciens et autres individus peuvent maintenant être tenus pénalement responsables en vertu du droit international pour des crimes liés à la l'accaparement des terres et à la destruction de l'environnement", se réjouit l'association.

Le cabinet de conseil juridique Global Diligence estime que cette annonce ouvre la porte au procès intenté par des victimes d'accaparement des terres contre l'élite dirigeante cambodgienne. Ce cabinet avait déposé une communication auprès du procureur de la Cour en 2014 demandant une enquête sur les transferts forcés de population dans ce pays découlant de cette politique d'accaparement.

La création d'une cour spécialisée toujours d'actualité

La Cour de La Haye constitue la première juridiction pénale internationale permanente. Juridiction de dernier ressort, elle complète par conséquent les juridictions nationales. A ce jour, 139 Etats ont signé le Statut de Rome, et 124 d'entre eux l'ont ratifié. A vocation universelle, la CPI mène des enquêtes et juge les personnes accusées des crimes les plus graves touchant l'ensemble de la communauté internationale : génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

La revendication de la compétence de la Cour sur ceux de ces crimes qui impliquent des ravages écologiques vise à adresser un message dissuasif aux potentiels justiciables. Mais la création d'uneCour pénale internationale de l'environnement, préconisée par de nombreux juristes internationaux, reste d'actualité pour juger des crimes environnementaux ne relevant pas de cette compétence : trafics d'espèces, pêche illicite, trafics de bois illégaux, trafics de déchets et produits toxiques, marées noires…

, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés HS

http://www.actu-environnement.com/ae/news/crime-environnement-ecologique-cour-penale-internationale-accaparement-terres-27518.php4

 

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 15:25

 

 

Où sont passées

les archives du CEA de Vaujours ?

 

 

 

A la lecture du site des archives du CEA la situation semble idyllique :

    ​« En tant qu’établissement public, le CEA a une obligation de constitution et de préservation de ses archives historiques."(1)

 

 

Mais quant-il s’agit de consulter les archives du CEA de Vaujours cela tient plutôt du parcours du combattant.

 

Après avoir sagement attendus début septembre le retour de congés de la responsable des archives, puisqu’en son absence personne ne pouvait nous renseigner, les associations environnementales lui ont  adressé un mail, qui était resté à ce jour sans réponse.

Elles ont réitéré leur demande ce jour et voilà ce qu’il leur a été répondu :

 

« Le Service archives CEA ne disposant pas des archives que vous recherchez, nous sommes actuellement à la recherche d’un contact à vous fournir. »

 

La demande des associations  portait sur les archives du Fort de Vaujours dont disposait le CEA

notamment :

- le dossier complété du 28/5/1999 (concernant l'abandon Fort de Vaujours)

- les compte rendus des comités d'hygiène et de sécurité de toute la période d'exploitation du Fort de Vaujours (document que le Groupe de Santé avait pu consulter en 2001/2002).

 

 

 

Affaire à suivre……….

 

 

 

(1)Le Service archives du CEA a pour mission de coordonner la gestion des archives dans les unités du CEA, de sélectionner, collecter, conserver, classer et inventorier les archives historiques du CEA. Il répond aux demandes de recherches et de consultation, qu’elles proviennent du public ou de salariés du CEA, sous le contrôle scientifique et technique du Service interministériel des archives de France (ministère de la Culture).

Les archives rendent compte de l’organisation, du fonctionnement et des recherches menées au CEA depuis sa création le 18 octobre 1945. Ils rassemblent des dossiers et documents papiers, des documents iconographiques (photographies, affiches), des plans, des films et des vidéos.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 07:58
Projet Terzeo  Etude impact décembre 2015 (carte complétée par Adenca indiquant l'emplacement de la future décharge de déchets dangereux)

Projet Terzeo Etude impact décembre 2015 (carte complétée par Adenca indiquant l'emplacement de la future décharge de déchets dangereux)

 

 

C’est encore le nord-ouest 77 qui a été choisi pour recevoir un site polluant.

 

Au point où ils en sont là-bas

 un peu plus, un peu moins d’ordures

 ils ne sont plus à cela près !

 

 

Les déchets dangereux

 issus des terres polluées du Grand Paris

 et d’ailleurs

 il faut bien les mettre quelque part.

 

 

On ne va tout de même pas les stocker

au pied de la Tour Eiffel 

ou

de la cathédrale de Meaux.

 

 

Aujourd’hui ce sont les  habitants des villages ruraux de Villenoy, Isles les Villenoy et Mareuil les Meaux qui devraient subir cette montagne de déchets dangereux, d’une hauteur d’un immeuble de près de 3 étages (1)  et d’une surface de près de 9 terrains de foot  (2).

A Mareuil les Meaux la décharge se situera à moins de 500 m des  habitations.

 

 

 

Leurs jolies maisons
 les habitants de 
Villenoy,  Isles les Villenoy

et de Mareuil les Meaux

devront-ils les solder ?

 

 

En effet
qui voudra les acheter
et  venir vivre
près
d'une montagne de déchets dangereux ?

 

 (1) Avis de l’autorité environnementale 2/9/2016

 page  5 :12.80 m au dessus du terrain naturel

(2) page 8 : 71 000 m2

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/22825/182194/file/AVIS%20DE%20L'AE%20du%202%20SEPTEMBRE%202016.pdf

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2016/09/de-l-argent-pour-recevoir-les-ordures-des-autres-c-est-ce-que-veut-jean-jacques-barbaux.html

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 09:00
Paru dans actu environnement :
L'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires tire à boulets rouges sur le ministère de l'Environnement

Le ministère de l'Environnement privilégie les intérêts des professionnels de l'aéronautique au détriment des riverains qui se plaignent des nuisances aéroportuaires, regrette l'Acnusa, qui voit la plupart de ses demandes rejetées.

Transport | 03 juin 2016 | Philippe Collet

 

Victor Aïm, le président de l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa), ne manie pas l'euphémisme. L'éditorial du rapport annuel de l'Autorité, rédigé sous forme de lettre ouverte au Président de la République, aux présidents des deux assemblées et au Premier ministre, est sans détour : "Tandis que les riverains se plaignent de ces nuisances, les professionnels de l'aéronautique, soutenus par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), persistent à ne privilégier que le développement économique". Il considère que "la rentabilité économique ne peut plus être la seule ligne d'horizon".

 

Compenser les nuisances

Parmi les principales recommandations de l'Acnusa figure l'expérimentation d'un fonds de compensation des nuisances aériennes. Il serait alimenté chaque année par l'aéroport concerné qui verserait un montant lié aux résultats de son activité. Cette somme serait utilisée pour le financement d'opérations d'amélioration de la qualité de vie dans les communes inscrites dans le plan de gêne sonore (PGS). Le choix des projets éligibles à la subvention et leur niveau de financement seront effectués par la commission consultative de l'environnement, propose l'Acnusa, qui suggère d'expérimenter le dispositif sur un aéroport régional.

 

Les critiques de l'Acnusa à l'encontre de la DGAC ne sont pas nouvelles, mais elles figurent cette année en première ligne dans le rapport de l'Autorité. L'inertie de la DGAC est d'autant plus critiquée qu'"en 2015, de nouvelles études ont confirmé que les nuisances aéroportuaires ont de graves conséquences sur la santé des riverains et des professionnels travaillant sur les plateformes ainsi que sur la qualité de l'environnement", explique Victor Aïm, dans le rapport.

Les refus polis de la DGAC

Le principal reproche de l'Acnusa concerne l'absence de prise en compte des riverains et des impacts environnementaux de l'aviation. Lorsque des mesures sont envisagées, elles le sont "à la seule aune de l'impact – ou plutôt de l'absence d'impact économique de la mesure", explique Victor Aïm. Cette critique vise en particulier la mise en œuvre de restrictions au trafic aérien. "C'est se montrer peu soucieux non seulement des populations survolées, mais aussi de la règle de droit", estime le président de l'Acnusa. Il rappelle que le règlement européen de 2014 sur les restrictions d'exploitation liées au bruit dans les aéroports vise à améliorer le niveau général de bruit autour des aéroports, "même si les restrictions limitent les capacités [des aéroports]". Toujours selon le règlement, les restrictions de trafic devraient être évaluées en fonction du rapport coût-efficacité, mais "plusieurs demandes de l'Acnusa se sont vu opposer un refus poli, justifié uniquement par l'impact économique qu'elles auraient pu avoir". Pire, selon le président de l'Acnusa, "cet impact n'est jamais démontré, ni évalué, ni chiffré". Il en appelle donc auxresponsables politiques nationaux pour qu'ils "[rappellent] que, si le développement du trafic aérien est inéluctable et nécessaire, il doit être accompagné de mesures permettant d'en réduire autant que faire se peut les nuisances pour les populations riveraines".

D'autres critiques sont plus ciblées. Des "propositions particulièrement significatives restent en suspens", déplore son président, et cela "bien qu'elles soient portées depuis parfois plusieurs années". C'est ainsi le cas de l'alternance programmée et annoncée des doublets de pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle qui figure au cœur des réclamations de l'Acnusa depuis 2012. La proposition n'est pourtant pas la plus radicale envisagée par les riverains, puisque certains de ses membres jugent que "seul un couvre-feu entre 22 heures et 6 heures au minimum répondrait à leurs exigences". Autre exemple, les descentes continues optimisées (CDO) sont "insuffisamment pratiquées, bien qu'elles fassent désormais l'objet d'une généralisation sur la plupart des plateformes". L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry semble à la pointe sur le sujet, mais la mise en œuvre reste très limitée. Dès 2010, la plateforme lyonnaise a étudié des approches CDO. En 2012, elles ont été autorisées pour toutes les compagnies qui le souhaitent. "Mais le taux de réalisation reste faible", regrette l'Acnusa, rapportant que "seules 6% des approches sont opérées en CDO face au sud et 19% face au nord". En Ile-de-France, ce type d'approche reste à l'état de proposition pour l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Malgré ces difficultés, l'Acnusa note certains progrès. L'Autorité est satisfaite de voir les plans d'exposition au bruit élevés au rang des servitudes d'urbanisme dans la législation. Elle l'avait demandé à plusieurs reprises depuis 2012. "C'est aujourd'hui chose faite", se félicite-elle, expliquant que la mesure est inscrite dans l'ordonnance du 23 septembre 2015. Dorénavant, les certificats d'urbanisme devront signaler l'existence de la zone de bruit et l'obligation de respecter les règles d'isolation acoustique, explique-t-elle.

Philippe Collet, journaliste
Rédacteur spécialis
é

http://www.actu-environnement.com/ae/news/acnusa-aeroport-nuisances-bruit-dgac-riverains-26934.php4

 

 

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 09:03

 

 

Il est vrai qu’en Seine et Marne  la Chambre d’Agriculture semble bien muette quand des terres agricoles se transforment en décharges.

 

Quand Adenca lui adresse un courrier pour attirer son attention elle ne répond même pas.

 

La chambre d’agriculture de Seine et Marne ne parle pas de ses agriculteurs propriétaires terriens qui vendent ou louent leurs bonnes terres agricoles de Brie pour y déverser des ordures : pour exemple Charny, Annet sur Marne, Fresnes sur Marne….

 

Il serait peut-être temps qu’elle se penche sérieusement sur ce dossier.

Paru dans le journal de l’environnement :
Compensation collective agricole: le grand flou

Le 14 septembre 2016 par Marine Jobert

 

Voulue par le monde agricole pour freiner l'urbanisation des terres, la compensation collective agricole fait hurler les aménageurs.

 

Branle-bas de combat chez les aménageurs français. Du concepteur d’autoroute au constructeur de maison ou d’appartement en passant par l’édificateur de centres commerciaux, on s’arrache les cheveux sur une nouvelle mesure glissée dans la loi d’avenir pour l’agriculture de 2014. Son nom: la compensation collective agricole. Son objectif: freiner la consommation de terres agricoles par les projets d’aménagement. Son mode d’action: la prise en charge par les aménageurs des«conséquences négatives des projets sur l'économie agricole». Même si le triptyque «éviter, réduire, compenser» cher à la compensation environnementale figure en toutes lettres dans le nouvel article L.112-1-3 du Code rural, beaucoup y voient une machine à alourdir les délais, à renchérir les projets et, surtout, à soutenir une filière en crise. «Ils ont créé un monstre», résume un représentant du secteur de la construction.

 

80.00 HECTARES PERDUS PAR AN

‘Ils’, ce sont la FNSEA et les chambres d’agriculture, qui sont parvenues à faire insérer la mesure par amendement pendant la discussion sur la loi d’avenir pour l’agriculture, sans consultation préalable avec les aménageurs. «Jusqu’ici, les aménageurs considéraient la terre comme un bien dans lequel ils pouvaient puiser en se donnant bonne conscience en indemnisant les agriculteurs, sans se soucier de l’avenir économique de l’agriculture», explique Michel Thomas, le sous-directeur en charge des questions de territoire à la FNSEA. Selon l’Observatoire des espaces naturels, agricoles et forestiers (OENAF), quelque 80.000 hectares de terre agricoles sont perdus chaque année.

Le nouvel article L.112-1-3 du Code rural dispose que «les projets de travaux, d'ouvrages ou d'aménagements publics et privés qui, par leur nature, leurs dimensions ou leur localisation, sont susceptibles d'avoir des conséquences négatives importantes sur l'économie agricole, font l'objet d'une étude préalable comprenant au minimum une description du projet, une analyse de l'état initial de l'économie agricole du territoire concerné, l'étude des effets du projet sur celle-ci, les mesures envisagées pour éviter et réduire les effets négatifs notables du projet, ainsi que des mesures de compensation collective visant à consolider l'économie agricole du territoire.»

 

PUBLICATION SURPRISE AU JO

Courant 2015, les services de Stéphane Le Foll réunissent les parties prenantes à plusieurs reprises pour discuter des modalités du décret qui devrait mettre le dispositif en musique. «Mais on n’a jamais eu de texte entre les mains», se rappelle un participant. Le processus s’arrête soudainement en octobre 2015 et, surprise, ledécret qui détermine les projets pouvant donner lieu à ces mesures de compensation est publié le 31 août 2016 au Journal officiel.

CONDITIONS DE L’ÉTUDE PRÉALABLE

Que dit le texte? Il prévoit qu’une étude préalable doit être réalisée par le maître d’ouvrage, qui analysera l'état initial de l'économie agricole du territoire concerné et les effets positifs et négatifs du projet sur cette économie agricole (sur l'emploi, évaluation financière globale des impacts, y compris les effets cumulés avec d'autres projets connus). Le maître d’ouvrage devra détailler quelles mesures il envisage pour «éviter et réduire les effets négatifs notables du projet» et, le cas échéant, «les mesures de compensation collective envisagées pour consolider l'économie agricole du territoire concerné, l'évaluation de leur coût et les modalités de leur mise en œuvre.»

DE 1 À 10 HA

Ne seront concernés que les projets qui par leur nature, leurs dimensions ou leur localisation, sont systématiquement soumis à une étude d’impact au sens du Code de l’environnement. Une évaluation dont le périmètre, le contenu et les procédures viennent d’être profondément revus pour se conformer aux exigences du droit européen, avec pour effet de faire baisser le nombre de projets qui y seront dorénavant soumis. Concrètement, il faudra que le projet soit situé en tout ou partie sur une zone agricole, forestière ou naturelle, qui est ou aura été affectée à une activité agricole dans les trois ou cinq années précédant la date de dépôt du dossier. La surface prélevée pour déclencher l’étude préalable est fixée par défaut à 5 ha, mais pourra être modulée par le préfet de 1 à 10 ha selon le contexte local.

CDPENAF JUGE ET PARTIE

Et concrètement, comment ça marche? «On aimerait bien le savoir!», crient en chœur les acteurs de la construction. «Cela n’est pas d’une évidence biblique», reconnaît-on à la FNSEA. «On nous demande d’analyser une chaîne économique complexe, à partir de données compliquées à obtenir pour l’opérateur -dont ça n’est ni le métier, ni le secteur-, qui seront fournies par le monde agricole lui-même, ce qui pose des questions d’impartialité», note-t-on à la Fédération française du bâtiment (FFB). «On se demande à qui on va adresser nos offres de compensations…», interroge Olivier Viano. Le président du comité ‘Droit de l’environnement’ du Medef se dit «très dubitatif sur l’applicabilité» de la procédure, notamment parce que l’étude préalable va être transmise par le préfet à la Commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers[1](CDPENAF) (à laquelle siège notamment les professions agricoles), «qui pourrait donc se retrouver juge et partie». Quelle est la valeur juridique de l’avis que rendra la commission? Mystère: le décret n’en dit rien. «Si cette décision faisait grief, c’est devant le juge administratif qu’il faudrait engager un recours. Et il devrait alors dépêtrer des questions d’indemnisation entre secteurs marchands»,anticipe Olivier Viano, épouvanté par ce cas sans précédent.

INDEMNISATION ENTRE SECTEURS MARCHANDS

Car on touche là au cœur du principe même de cette compensation collective agricole: où commence et où s’arrête «l’économie agricole» décrite par le décret? «Nous demande-t-on de faire un chèque pour compenser les atteintes à toute la filière?, s’interroge la FFB. Est-ce qu’on indemnise jusqu’au vétérinaire parce qu’un éleveur disparaît à cause d’un projet?» La FNSEA a été«mise en garde: c’est la première fois qu’est instituée une indemnisation pour atteinte à un secteur économique par un autre secteur économique. Vous imaginez si, demain, le secteur touristique demande des comptes au monde agricole pour les algues vertes?!» La FNSEA a fourni quelques exemples, souvent flous. Comme cette zone d’activité à construire, qui conduit un éleveur impliqué dans une coopérative à cesser son activité (elle-même indemnisée à titre individuel, et souvent généreusement). Pourquoi ne pas faire financer par le maître d’ouvrage un atelier de découpe qui bénéficiera à la coopérative?

DÉLAIS RALLONGÉS

Les aménageurs se plaignent à haute voix des délais rallongés et des surcoûts de la mesure.«L’objectif n’est pas de leur empoisonner la vie ou de figer les territoires, assure Rik Vandererven, de la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises au ministère de l’agriculture, qui estime que l’étude préalable est «juste une étude supplémentaire à faire, qui n’aura pas d’incidence en termes de délai», puisque le préfet est tenu de statuer dans un délai de 4 mois sur les mesures compensatoires proposées, un délai qui couvre peu ou prou les autres procédures. Sans réponse de sa part, les mesures de compensation sont réputées acceptées. «Certes, il s’agit d’une instruction en temps masqué pendant l’instruction du dossier,explique Olivier Viano. Mais ça fait tout de même une étude supplémentaire, dont on se demande bien à quel expert on va la confier.»

TOUT RESTE À FAIRE

Beaucoup de questions, donc, que les aménageurs auraient aimé voir résolues dans le décret. «Ça va se construire», assure Michel Thomas, de la FNSEA. Les aménageurs, eux, considèrent surtout«qu’on ne peut pas faire peser l’instabilité du secteur agricole sur un secteur [du bâtiment] qui repart à peine». Au ministère de l’agriculture, on espère que la mesure «assainira les pratiques en rééquilibrant les indemnisations individuelles au profit du collectif». A suivre.

 

 


[1] Qui s'est substituée à compter du 1er août 2015 à la commission départementale de consommation des espaces 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 08:59

 

Dans la plus parfaite discrétion le préfet de Seine et Marne a réuni depuis plus d’un an

le lobby agricole(la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale) l’Edater du Conseil départemental, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, la DRIEE et l'Agence de l'eau pour établir la carte des cours d’eau du 77.

C’est à la demande du Ministère de l’Ecologie que cette carte doit être établie dans tous les départements.

 

Les associations environnementales n’ont pas été conviées à ces réunions en Seine et Marne alors que dans bon nombre de départements les préfets les y ont invité.

 

La préfecture vient de nous adresser le  projet de cartographie le 29 juillet dernier, nos observations doivent être formulées avant le 15/9/2016.

 

Ironie du sort, nous constatons  que le ru de Louche, affluent de la Beuvronne, pourrait être déclassé sur avis de l’Onema (organisme technique français de référence sur la connaissance et la surveillance de l’état des eaux et sur le fonctionnement écologique des milieux aquatiques). (1) 

 

 

Le ru de Louche est un affluent  de la Beuvronne ( situé près du captage d’eau d’Annet sur Marne) l’une des rivières les plus polluées du 77  qui n'a pas pu atteindre le bon état des eaux  en 2015 comme l'imposait la  législation européenne et  pour laquelle la France a dû demander une dérogation jusqu’en 2027 pour atteindre ce bon état

 

Cette rivière souffre d’une pollution physico chimique très importante.

Pour faire court elle est très polluée notamment par les nitrates et pesticides ...  dû en particulier à l’agriculture intensive.

 

 

Un déclassement 

quelle conséquence pour un cours d’eau ?

 

Cours d’eau déclassé = moins de contraintes pour les riverains

 

Afin de protéger les rivières des pollutions diffuses, la loi sur l’eau oblige à implanter, au bord des cours d’eau,  une bande enherbée  de 5 à 20 mètres, sans pesticides, ni engrais (nitrates…), cette obligation concerne les cours d’eau figurant sur les cartes IGN.(2)

 

Cette législation concerne les riverains de cours d’eau (agriculteurs, collectivités, particuliers).

Les agriculteurs ne peuvent pas bénéficier des juteuses subventions de la PAC s’ils ne respectent pas cette obligation.

 

 Si le cours d’eau est déclassé, la loi sur l’eau ne s’applique plus, les agriculteurs pourront notamment cultiver et déverser des pesticides, nitrates… jusqu’au bord de ces cours d’eau qui n’apparaîtront plus sur la carte IGN et bénéficier sans contraintes des juteuses subventions de la PAC.

 

 

Ajouter de la pollution à la pollution de la Beuvronne

 est-ce vraiment le meilleur  moyen d’atteindre

le bon état des eaux en 2027 ?

 

Adenca a demandé à l’ONEMA d’expliquer les raisons de sa décision mais à ce jour cet organisme n'a pas souhaité nous répondre.

 

 

 

(1) Établissement public national créé par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006, l’Onema est placé sous la tutelle du ministère en charge de l’écologie. Il accompagne la mise en oeuvre de la directive-cadre sur l’eau (DCE), en lien étroit avec les agences et offices de l’eau et les services de l’État. 

http://www.onema.fr/-Missions-

 

(2) Arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des produits visés à l'article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000425570

 

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 16:34

 

 

Vous avez déjà :

- une centrale à bitume
- une carrière à ciel ouvert
- une décharge ISDI,  face à un lotissement et près d’une école primaire.
Aujourd’hui c’est une décharge de déchets dangereux  et un centre de traitement des terres polluées que l'industriel Terzeo voudrait implanter à Isles les Villenoy/Villenoy sur l’ancien site pollué de la sucrerie de Villenoy, pour recevoir les terres polluées du Grand Paris et d’ailleurs.
Puisque ce site est déjà pollué
 pourquoi ne pas en rajouter une couche ?
En effet, d’après nos informations, cette méthode consisterait à nettoyer des terres polluées,  mais nous direz-vous :
où mettra-t-on
après nettoyage
les déchets dangereux pollués ?
Mais sur le même site
car l'exploitant veut aussi implanter
une décharge de déchets dangereux
à moins de 500m
du village de Mareuil les Meaux
C’est le système de
« l’égalité à la française »
On accumule
des sites polluants les uns à côté des autres.

 

Leurs jolies maisons
 les habitants de  Villenoy,  Isles les Villenoy

et de Mareuil les Meaux

devront-ils les solder ?

 

 

En effet
qui voudra les acheter
près d'une décharge de déchets dangereux ?
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 09:18

Fort de Courtry/ Vaujours :

que sont devenus

les déchets radioactifs

de

dépollution de ce fort ?

 

 

Dans le dossier d’abandon de 1998 du fort de Courtry/Vaujours le CEA  indique en page 58 concernant les déchets radioactifs TFA provenant des 5 postes de tir :

« Tous ces déchets sont gérés par le CEA Bruyères le Châtel et seront évacués avec les déchets de ce site suivant les règles de gestion TFA »

 

 

Dans son rapport de 2002, le professeur Guillaumont, expert nommé par l’ETAT affirme page 7, campagne enlèvement des terres contaminées (secteur CA14) :

« tous les déchets ont été évacués du site »

 

 

Mais dans les différents documents que les associations environnementales ont pu consulter, elles n’ont trouvé aucune trace de bordereau de suivi des déchets radioactifs, c’est-à-dire de documents qui pourraient indiquer ce que sont devenus ces déchets.

 

Dans un souci de transparence  le Commissariat à l’Energie Atomique doit fournir aux membres de la commission de suivi de site les preuves que ces déchets ont bien quitté le site et ont été traités dans les conditions imposés par la législation en vigueur.

 

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:02

 

 

Les populations de l’est parisien

seront-elles privées

d’eau potable

en cas d’importantes inondations ?

Neuilly s/Marne, Annet s/marne et Nanteuil les Meaux : les 3 plus importants  captage d’eau de l’Est Parisien se trouvent en zone inondable !
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 20:36
Forêt Régionale de Montgé en Goële : Les arbres plus que centenaires patrimoine des populations du nord-ouest 77

Forêt Régionale de Montgé en Goële : Les arbres plus que centenaires patrimoine des populations du nord-ouest 77

 

 

Valérie Pécresse

va-t-elle

autoriser 

le carrier allemand Knauf

à détruire

la forêt régionale de Montgé en Goële ?

 

Les populations du nord-ouest 77 très inquiètes.

 

 

 

 

Déjà près de 6 mois qu'Adenca lui a adressé un courrier auquel elle ne répond pas

Déjà près de 6 mois qu'Adenca lui a adressé un courrier auquel elle ne répond pas

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