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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 10:52
Paru sur le site ACTU ENVIRONNEMENT
Lubrizol : le préfet va signer la réouverture du site malgré une mise en demeure non satisfaite

 

Le préfet s'apprête à autoriser une réouverture partielle du site sinistré. Et ce, alors que l'exploitant ne s'est pas encore mis en conformité avec la mise en demeure qu'il lui a adressée le 8 novembre et qui révèle des failles accablantes.

Lubrizol : le préfet va signer la réouverture du site malgré une mise en demeure non satisfaite

« Je ne suis pas dans la disposition d'esprit d'examiner un redémarrage », déclarait Pierre-André Durand devant la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'accident Lubrizol, le 30 octobre dernier. Un peu plus d'un mois après, le préfet de Seine-Maritime s'apprête à signer un arrêté de réouverture du site après avoir obtenu, mardi 10 décembre, un avis favorable du conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst).

Cette réouverture va intervenir alors que l'exploitant ne s'est pas encore conformé à l'arrêté de mise en demeure signé par le même préfet, le 8 novembre dernier, et alors que les causes du sinistre restent toujours inconnues.

« Nous devons rassurer la population »

Auditionné par la commission d'enquête du Sénat le 22 octobre 2019, le PDG de Lubrizol avait fait part de son intention de « continuer à exploiter les installations non impactées par l'incendie ». « Pour pouvoir faire cela, nous devons rassurer la population locale », avait ajouté Éric Schnur après avoir indiqué que l'incendie de son usine, classée Seveso seuil haut, ne présentait pas de différence significative avec un incendie de maison.

En écho à ces déclarations, le préfet avait repoussé l'idée d'un redémarrage à court terme de l'établissement. « Lubrizol, comme Normandie Logistique, doit nettoyer ses pollutions, doit remettre en état son site, doit rendre compte d'un certain nombre d'infractions qui ont été constatées administrativement et pénalement », avait expliqué Pierre-André Durand devant les députés. Et d'ajouter : « Évidemment, je n'ai pas de dossier entre les mains. Clairement, on n'est pas dans cette séquence ».

Le point de vue du représentant de l'État dans le département a, semble-t-il évolué rapidement alors que ni l'enquête judiciaire ni l'enquête administrative n'ont pourtant avancé la moindre explication sur les causes de la catastrophe. Le préfet a mis à l'ordre du jour du Coderst, qu'il préside, le projet de réouverture partielle de l'usine. « Cette réouverture partielle ne porte que sur deux ateliers chargés de mélange de produits (…). Elle s'accompagne d'une réduction drastique des stockages de produits finis conditionnés (passant de 8 600 t à 561 t, soit une baisse de 93 %) ainsi que d'une diminution du stockage des matières premières (de 27 % à 89 % selon les types de produits) », explique la préfecture, qui précise que l'activité de stockage au cœur de l'incendie n'est pas concernée par la réouverture.

Les services de l'État annoncent, en outre, la prise en compte du retour d'expérience de l'incendie à travers l'édiction de prescriptions supplémentaires en matière de sécurité incendie. « Tous les stockages seront équipés d'un cuvette de rétention d'eau d'une capacité suffisante, de détection incendie et de moyens d'extinction prépositionnés ». Ce que la réglementation exige mais qui s'est révélé défaillant dans l'usine puisque les services de secours se sont trouvés à cours de réserve d'eau lors du sinistre, tandis que des effluents chargés de produits dangereux se sont déversés dans la Seine, justifiant le déclenchement du plan Polmar. La préfecture annonce également la mise en place d'un plan d'action en matière de sûreté à la suite de « l'audit qui a été transmis aux services de l'État ». Un audit dont on ne connaît ni l'auteur, ni la teneur.

« Simulacre de démocratie environnementale »

Le Coderst, qui réunit des représentants des services de l'État, des collectivités territoriales, des associations, des représentants de fédérations professionnelles et des personnalités qualifiées, s'est prononcé à une large majorité (19 voix sur 24) pour le projet de réouverture du site. Seuls se sont opposés les représentants de France Nature Environnement (FNE), de l'UFC-Que Choisir, de la Métropole de Rouen et d'un médecin spécialisé en santé environnementale.

 

 
Une reprise partielle des activités de Lubrizol à Rouen serait un marché de dupes. D'ici trois à quatre ans, l'usine serait définitivement fermée, avant même d'être dépolluée. 
Robin des bois
 
« C'est un simulacre de démocratie environnementale », dénonce Alain Chabrolle, vice-président de France Nature Environnement (FNE), qui estime que seize membres du Coderst relèvent directement des services de l'État. Yvon Robert, président de la Métropole, a justifié son refus de réouverture par un long communiqué. Parmi les raisons invoquées figure la question du respect des prescriptions déjà imposées. « C'est la première condition indispensable d'un rétablissement de la confiance », avertit M. Robert.

 

La question est effectivement centrale quant au sérieux de l'industriel mais aussi des services de l'État. Or, le préfet a pris un arrêté de mise en demeure le 8 novembre dernier demandant à l'exploitant de se conformer à toute une série de prescriptions qu'il ne respectait pas. Ces prescriptions étaient toutes antérieures au sinistre, révélant au minimum la mansuétude dont l'industriel a bénéficié de la part des services de l'État, dont Emmanuel Macron a pourtant salué l'efficacité. Les « considérant » de l'arrêté permettent de prendre la mesure de ces manquements : incomplétude du plan de défense incendie et du plan d'opération interne (POI), absence de système de détection incendie dans les stockages extérieurs, insuffisance des dispositifs de confinement des eaux d'extinction.

Établissement non conforme depuis 2014

Ces deux dernières prescriptions étaient contenues dans l'arrêté du 24 juillet 2019 que le préfet a pris pour valider la deuxième augmentation de capacité du site en dispense d'évaluation environnementale. Mais certaines étaient beaucoup plus anciennes et révèlent l'absence de conformité de l'établissement depuis au moins 2014. C'est le cas de l'absence de prise en compte par l'exploitant de l'incendie généralisé des bâtiments A4, A5, et de leurs stockages extérieurs, dans l'étude de dangers. Cette information est accablante puisque le sinistre s'est déroulé précisément dans ces installations.

On aurait donc pu s'attendre à ce que le préfet s'assure de la mise en conformité de l'installation avec ces prescriptions avant de donner son feu vert à la réouverture. Or, le délai de mise en conformité laissé à l'exploitant n'était pas encore expiré (et ne le sera pour le dernier que le 8 janvier) au moment où la Dreal a rendu son rapport préparatoire à la réouverture. Il est manifeste que Lubrizol n'a pas devancé ces échéances. « Les travaux sont en cours », a déclaré au Coderst la représentante de Lubrizol, selon FNE qui parle « d'un joli numéro entre le préfet et l'industriel ». « La faute de l'État continue et s'aggrave », réagit l'ancienne ministre de l'Environnement, Delphine Batho.

« Une reprise partielle des activités de Lubrizol à Rouen serait un marché de dupes. D'ici trois à quatre ans, l'usine serait définitivement fermée, avant même d'être dépolluée », assure Robin des bois. Selon l'association, qui a dressé un panorama de toutes les activités de l'industriel dans le monde, la stratégie de développement du secteur lubrifiants de Lubrizol passe par « une solution de dépannage à Rouen en attendant que les autres unités, notamment en Chine, puissent se substituer aux productions globales du site sinistré et amputé ».

https://www.actu-environnement.com/ae/news/lubrizol-reouverture-34610.php4

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10 décembre 2019 2 10 /12 /décembre /2019 13:51
Paru sur le site La Marne :
En Seine-et-Marne, 86% des médecins refusent des nouveaux patients

Selon une étude d'UFC Que Choisir, 86 % des médecins de Seine-et-Marne ne prendraient plus de nouveaux patients. La Seine-et-Marne est championne des déserts médicaux.

Publié le 21 Nov 19 à 16:01

 

Trouver un nouveau médecin généraliste relève de plus en plus du parcours du combattant. Près d’un médecin généraliste sur deux en France ne prend plus de nouveau patient. Et la Seine-et-Marne est même championne en la matière, puisque 86 % des médecins généralistes n’acceptent plus de nouveau patient, selon une étude d’UFC Que Choisir.

 

Pour obtenir ces chiffres, UFC Que Choisir a appelé anonymement les généralistes de tous les départements pour tenter de prendre un rendez-vous. En Seine-et-Marne, le constat est alarmant. Pour ces professionnels de santé, la raison de ce refus est à chercher du côté d’un nombre déjà très important de patients. Impossible d’en faire plus correctement.

 

En outre, la moyenne d’âge des généralistes en Seine-et-Marne est élevé, ils seront nombreux à prendre leur retraite dans quelques années. 

 

Pour les patients, face au refus des généralistes, la solution est de se tourner vers les services d’Urgences. Mais face à l’arrivée massive de nouveaux malades, sans moyens supplémentaires, les infirmiers urgentistes sont en grève depuis juin dernier, à Meaux, comme à Jossigny. 

 

Le choix d’un médecin traitant est pourtant essentielle, voire obligatoire, dans le cadre du parcours de soin, surtout si les malades veulent consulter des spécialistes et être remboursés correctement. 

 

La Seine-et-Marne est au 97e rang des déserts médicaux

 

Selon l’Ordre des médecins, la Seine-et-Marne est au 97e rang sur 101 département en terme de désertification médicale. 

 

Pour inverser cette tendance, plusieurs communes se mobilisent pour créer des maisons de santé pluridisciplinaires. De même, SOS Médecins a ouvert plusieurs lieux de permanences de soins. Dans le Nord, il se situe à Meaux, Crécy-la-Chapelle et Serris, tandis que dans le Sud, il est à Brie-Comte-Robert, Fontainebleau et Melun. Ces permanences ouvertes le soir et le week-end doivent désengorger les Urgences mais se retrouvent très souvent à soigner des patients qui n’ont plus d’autres recours.

 

https://actu.fr/societe/en-seine-marne-86-medecins-refusent-nouveaux-patients_29588274.html

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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 19:59

Paru dans Mag Journal 77 :

Roissy CDG ► Des analyses révèlent du kérosène infiltré dans la nappe d'eau souterraine

 
 
Roissy CDG ► Des analyses révèlent du kérosène infiltré dans la nappe d'eau souterraine
 
 

 

Les derniers résultats d'analyses de la nappe d'eau souterraine des sables de Beauchamps viennent d'être communiqués, vendredi 29 novembre, à la préfecture. Du kérosène s'est infiltré et mêlé à l'eau potable. 

Les résultats d'analyses pratiquées par la société SMCA ((Société de manutention des carburants d’aviation) après une fuite de kérosène et son infiltration dans le sol, n'ont révélé "aucune anomalie" et sont "conformes aux normes sanitaires". C'est ce qu'a indiqué le gestionnaire de deux captages d'eau de la commune de Mitry-Mory, à l'Agence régionale de santé (ARS), après une fuite de kérosène sur la plateforme de Roissy CDG, les captages étant situés à plus de quatre kilomètres de la fuite sur une canalisation. 

La fuite s'est produite le 23 juin sur le territoire du Mesnil-Amelot, au niveau de l'aire "hôtel" de la plateforme aéroportuaire Roissy CDG. La canalisation défectueuse avait été déconnectée du reste du réseau et compètement vidangée avant réparation. Cependant, le 11 juillet, la préfecture avait signé un arrêté de mesures d'urgence pour demander à la société SMCA de mettre "immédiatement en œuvre les mesures techniques nécessaires pour stopper l’extension de la pollution, particulièrement vers les eaux souterraines".

Ainsi la société a-t-elle réalisé de nombreuses investigations afin d’identifier l’étendue de la pollution dans les sols et les nappes. Elle a récupéré plus de 300 litres de produits pur, du kérosène, dans la première nappe des sables de Beauchamp. La récupération de produits doit encore se poursuivre activement.

Les résultats d’analyses effectuées sur quatre piézomètres creusés pour atteindre la nappe des calcaires du Lutétien (nappesous-jacente à celle des sables de Beauchamp) ont montré des teneurs dissoutes anormales en hydrocarbures et en composés aromatiques (benzène) à proximitéimmédiate du point de fuite.

Le préfet, Béatrice Abollivier, indique : "Le rapport de la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE) du 22 novembre, fait un point sur l’état des lieux des investigations en cours menées par l’exploitant. L’inspection des installations classées conclut que la société SMCA doit compléter rapidement les investigations sur les sols et les eaux souterraines pour effectuer un diagnostic de l’état des milieux. Sur cette base, nous envisageons dans les prochains jours de prendre à l’encontre de la société SMCA un arrêté préfectoral de mise en demeure pour lui demander de compléter ce diagnostic imposé par l’arrêté de mesures d’urgence".

Par précaution, un suivi renforcé des analyses d'eau pour les polluants concernés sera effectué.

https://www.magjournal77.fr/faits-divers/item/52777-roissy-cdg-des-analyses-revelent-du-kerosene-infiltre-dans-la-nappe-d-eau-souterraine

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 15:00

 

 

Communiqué de l'association Robin des Bois :

 

 

4 décembre 2019
Communiqué Lubrizol n°8
 
 
Robin des Bois
 
 
Lubrizol, les nausées abondent
 
 
Comme tous les deuxièmes mardis du mois, le CODERST* va se réunir à la préfecture de Rouen pour régler les affaires courantes à huis clos, sans compte-rendu et sans rendre des comptes. Oublieux de ses inconséquences antérieures, le cénacle entend sous la courtoise injonction de Monsieur le Préfet statuer sur la reprise partielle et immédiate des activités sur le site Lubrizol de Rouen « as is », comme on dit dans le monde de la démolition des navires, c’est-à-dire dans l’état où il est, un état hémiplégique et chaotique.

Plusieurs arguments s’opposent à cette initiative :
- La mise en sécurité des fûts pleins endommagés et déformés par l’incendie ne sera pas terminée avant le mois d’avril. Les opérations sont plus complexes que prévu et peuvent à tout moment déclencher des odeurs vomitives.
- Les opérations de mélange et de formulation que la direction, le personnel et un syndicat représentatif de l’entreprise souhaitent redémarrer au plus vite ne sont pas exemptes de risques incendie ou d’épandage de produits toxiques. Même s’il convient de noter que le pentasulfure de phosphore, la matière la plus dangereuse mise en œuvre sur le site, a été évacué et renvoyé chez le fournisseur, les ressources en eau et en émulseur immédiatement disponibles restent sous-dimensionnés et les modalités d’information des populations en cas de sinistre, qui ont fait la preuve de leur inefficacité, ne seront pas renouvelées d’ici la fin de l’année.
- L’enfûtage, c’est-à-dire la mise en fûts des produits finis se ferait dans un site Seveso seuil bas en Seine-Maritime, dont la localisation précise n’est pas connue à cette heure de Robin des Bois. Cette activité supplémentaire, permanente et substantielle alimentée par camions-citernes réclame, à notre avis, une modification de l’étude de dangers de ce prestataire de service et une enquête publique, deux formalités qui ne peuvent pas être raisonnablement accomplies avant quelques mois.
- La reprise partielle des activités chez Lubrizol Rouen, dans des conditions certes fidèles à la doctrine d’accélération et de simplification adoubée par la présidence et le gouvernement de la République, risque de faire de tout le personnel de Lubrizol Rouen une victime collective à l’horizon de 3 à 4 ans. Lubrizol exploite une soixantaine d’usines dans le monde. Les plus récentes sont en Chine. Le site de Rouen pourrait en fait être condamné et définitivement fermé après quelques années de dépannage, le temps qu’une unité nouvelle et rentable soit opérationnelle ailleurs dans le monde et avant même que les sols, sous-sols et nappes souterraines ravagés par l’incendie du 26 septembre 2019 aient été dépollués.


* COnseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques
 

http://www.robindesbois.org/lubrizol-les-nausees-abondent/

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 20:59
INFORMATION DU PUBLIC SUR LA RADIOACTIVITE DE L'EAU POTABLE : LA PAGAILLE RÈGNE DANS LES FICHIERS DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ. La CRIIRAD demande des comptes et des garanties

 

Anomalies et contradictions : l'exemple de Provins

http://www.criirad.org/eau%20potable/2019-10_exemple-provins.pdf

 

 

Lien pour signer la pétition 

Pas de polluants radioactifs dans notre eau potable !

https://www.mesopinions.com/petition/sante/polluant-radioactifs-eau-potable/70569?fbclid=IwAR3MZoYwaj_6HSRZXCBCMKqzVwAymNH1soYEzHJ1j1e0tjFFzliFssMW94E

 

 

Lien vers le communiqué de presse complet :

https://www.criirad.org/eau%20potable/2019-11-21_H3_cp_constats+enquete.pdf

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 11:14

 

Après l’accident de Lubrizol la question se pose à savoir si l’on doit permettre l’extension d’usine Seveso à Hauts Risques dans des secteurs à forte densité de population comme Villeparisis/Courtry, situées au bord de la petite couronne parisienne, de la RN3, de la Francilienne, près de Chelles l’une des plus importantes communes du 77 et à environ 25 kms de Paris et près des communes voisines de Mitry-Compans qui comptent 6 sites SEVESO, dont 2 à Hauts Risques  ?

 

Pour Xavier Vanderbise, il semblerait que la question ne se pose pas, puisqu’il projette de modifier son Plan Local d’Urbanisme qui devrait permettre l’extension de la décharge Suez Seveso à Hauts Risques de Villeparisis/Courtry.

 

 

Mais pour faire approuver ce Plan Local d'Urbanisme il faudra que les conseillers municipaux votent en majorité pour ce plan, car sans eux, Xavier Vanderbise ne peut pas mettre en place ce futur plan.

 

Il s'agit de :

 Gérard LAPIERRE, François POTIER,Lina PLOUZENNEC, Serge VANDERNOTH, Catherine MARTY, Dominique DAVION, Nathalie KERANGOAREC, Lionel POITEAUX, Nathalie BARNADAT, Gabriel PAPP, Jacqui CUISINIER,Dominique CIVEYRAC,Danielle AILLOT, Dominique DUFOUR, Christian PRIEUX, Marie-Dominique GIANESIN, Laeticia PERBOST, Enzo GUERIN, Thierry FLAMANT, Blaise GENDREY, Zahé RAHMI, Jean-Luc PILARD, Jean-Yves GESSON, Luc MONTI, Nathalie COUDERC-DELAGE, Nathalie NGUYEN, Grégory JURADO  

 

 

Pour en revenir au projet de futur PLU de Courtry (1)

 

Il a suffi de retirer

du PLU actuel

dans la zone N de la décharge

la protection "espaces boisés classés"

 et l'interdiction 

de stockage d'ordures ménagères, de résidus urbains ou de matériaux 

et l'affaire est réglée.

 

 

C’est juste ce que demandait l’industriel Suez pour pouvoir étendre sa décharge, comme il l'explique dans le document qui suit :

 

 

Extrait étude impact Suez page 101/102

https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DOSSIER-A.awp?P1=EP19577

 

Courtry : Xavier Vanderbise doit expliquer à sa population pourquoi il est favorable à l’extension de la décharge Suez Seveso à Hauts Risques !

 

A quoi sert la digue citée par l'industriel : c’est pour permettre de stabiliser les déchets dangereux que l’industriel veut stocker en hauteur sur la colline de l’Aulnay qui surplombe Courtry.

 

Quant aux «matériaux inertes» qui serviront à constituer cette digue, l’industriel fournit assez peu d’informations concernant les caractéristiques de ces matériaux, est-ce que ce sera des déchets «dits inertes» du Grand Paris ou d’autres matériaux ? Les associations environnementales n’en savent pas plus et sont inquiètes, d’autant plus que plusieurs habitations se situent en aval, à Courtry, à environ 50 m de la limite sud du site, pour les plus proches.

 

Mais ne vous faites pas de soucis dans son étude de danger Suez indique que son site ne peut avoir d’effets significatifs en dehors des limites du périmètre exploité par la décharge, pourtant le site est partiellement soumis à un aléas fort retrait/gonflement d’argiles (2) mais l’industriel indique que cela affecte peu le projet .

 

A Courtry un plan de prévention risques naturels PPRn «mouvements de terrain» a été prescrit par l’ETAT en juillet 2011, 18 ans déjà, mais le plan n’est toujours pas abouti, qu’attend la préfecture pour le terminer ? nous n’en savons rien, mais c’est une aubaine pour l’industriel qui n’aura pas à le respecter.

 

Les associations environnementales membres de la CSS ont donné un avis défavorable car elles sont très inquiètes. Il serait souhaitable que Béatrice Abollivier, préfète du 77, avant toute prise de décision, impose une tierce-expertise à l’exploitant concernant, notamment, les risques de mouvement de terrain suite à l'implantation de déchets dangereux stabilisés par une digue en amont de la commune de Courtry.

 

 

Les cartes qui suivent, issues dans l'enquête publique en cours, vous permettront de mieux comprendre la situation.

 

 

 

Dossier enquête publique : Extrait Etude paysagère GREUZAT avril 2018 page 45

https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DOSSIER-A.awp?P1=EP1957

Courtry : Xavier Vanderbise doit expliquer à sa population pourquoi il est favorable à l’extension de la décharge Suez Seveso à Hauts Risques !

 

 

 

Dossier enquête publique : Extrait étude de danger 23/10/2017 x1.3 partie 3 page 34

https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DOSSIER-A.awp?P1=EP19577

Courtry : Xavier Vanderbise doit expliquer à sa population pourquoi il est favorable à l’extension de la décharge Suez Seveso à Hauts Risques !

 

 

 

Dossier enquête publique : carte suez 12018 RENO cadastre topo

https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DOSSIER-A.awp?P1=EP19577

Courtry : Xavier Vanderbise doit expliquer à sa population pourquoi il est favorable à l’extension de la décharge Suez Seveso à Hauts Risques !
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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 11:04
St Mesmes : école maternelle et primaire implantée au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

St Mesmes : école maternelle et primaire implantée au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

Fresnes sur Marne : école maternelle et primaire et centre aéré implantés au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

Fresnes sur Marne : école maternelle et primaire et centre aéré implantés au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

 

 

 

Dans des communes rurales du 77 certains agriculteurs qui pratiquent l’agriculture intensive ont décidé de distribuer dans les boîtes aux lettres des habitants leur chartre de bon voisinage.

 

Comme vous pourrez le constater dans l’article de la FDSEA qui suit, cette chartre n’a pas été signée par des associations de riverains d'espaces agricoles, de défense de l’environnement ou de consommateurs, tout simplement parce que ces associations n’ont pas été conviées à participer à l’élaboration de cette chartre.

 

 

Mettre à l’écart les habitants

des villages ruraux

était-ce vraiment

la solution ?

 

A vous de répondre à cette question

 

 

Pour en revenir à l’agriculture intensive qui consomme des pesticides et qui cultive les champs au bord de certaines de nos écoles comme à St Mesmes, Fresnes sur Marne...., pour essayer de calmer les tensions, si on rêvait un peu, si près de ces écoles les agriculteurs faisaient des essais d’agriculture bio, d’agroforesterie.....

 

 

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

Un choix difficile pour certains agriculteurs mais pas impossible pour d’autres.

 

 

 

 

 

Paru sur le site de le FDSEA :

 

LA CHARTE DE BON VOISINAGE SIGNÉE EN SEINE-ET-MARNE

 

 

La 74ème assemblée générale de la FDSEA77 ayant pour thème « Agriculture et société : cohésion ou cohabitation ? », s’est tenue ce mardi 28 mai à Brie-Comte-Robert devant plus de 450 personnes.

 

St Mesmes, Fresnes sur Marne : si on rêvait un peu et que l’agriculture intensive se transforme en agriculture bio près de nos écoles

Après les échanges et prises de paroles de la Préfète, la charte de bon voisinage a été signée officiellement par :

  • Béatrice Abollivier, préfète de Seine-et-Marne,
  • Cyrille Milard, président de la FDSEA,
  • Sébastien Guérinot, président JA77,
  • Christophe Hillairet, président le chambre d’Agriculture de région Ile-de-France,
  • Olivier Lavenka, vice-président du Conseil départemental de Seine-et-Marne,
  • Guy Geoffroy, président de l’Union des maires de Seine-et-Marne.

 

Dans un souci du « bien vivre ensemble », cette charte vise à favoriser le dialogue entre les habitants, les élus locaux, les collectivités locales et les agriculteurs sous l’égide de l’administration départementale et à répondre aux enjeux de santé publique liés à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques en agriculture, particulièrement à proximité des lieux habités.

Elle concerne les applications de produits phytosanitaires, y compris ceux utilisés en agriculture biologique, bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché.

Son objectif est aussi de formaliser l’engagement de l’ensemble des agriculteurs du département de Seine-et-Marne et des acteurs locaux à recourir aux bonnes pratiques de protection des cultures et à le faire-savoir.

L’État, représenté par la Préfète de Seine-et-Marne, apporte son soutien à cette charte et en favorise la promotion auprès de l'ensemble des acteurs concernés. Il s'assure du respect des dispositions réglementaires et facilite la mise œuvre des bonnes pratiques des organisations professionnelles d'agriculteurs et des élus locaux. L’État participera au comité de pilotage et servira d’intermédiaire auprès des signataires.

http://fdsea77.fr/toutes-les-thematiques/actus-en-seine-et-marne/actualites-syndicales/articles/la-charte-de-bon-voisinage-signee-en-seine-et-marne/

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 18:54
Charmentray/Précy sur Marne : non conformité de l’eau potable aux références de qualité 12/9,11/10/2019 et 31/10/2019
Charmentray/Précy sur Marne : non conformité de l’eau potable aux références de qualité 12/9,11/10/2019 et 31/10/2019

 

Depuis des années il est constaté, régulièrement, des non conformité aux référence de qualité dans cette commune, il a même été constaté un dépassement important de la concentration en plomb dans l’eau potable sur un point de la commune de Précy sur Marne, imposant des restrictions d’eau à cet endroit le 5 août dernier.

 

Le captage qui fournit ces 2 communes se trouve sur la commune de Charmentray.

Il est géré par le SMAEP du Bassin de la Thérouanne dont le siège social est en mairie de Charny

Ce captage d’eau n’est pas protégé par une Déclaration d’Utilité Publique alors que la loi l’oblige depuis 1992 .

 Protéger un captage c’est interdire certaines pratiques agricoles, industrielles...autour de ce captage.

 

Deux captages d’eau se trouvent côte à côte sur cette commune, lors de son étude concernant le captage voisin l’hydrogéologue Etienne de  Reynies  indiquait déjà dans son étude du 24/1/1995 :

 

« Le captage est  situé dans une zone non habitée et il y a peu de sources de pollution à proximité, en dehors de la pollution diffuse qui provient de l’activité agricole….. On note la présence d’un ruisseau avec une eau de qualité douteuse à proximité du captage….

Le rejet d’eaux usées qui est fait en aval immédiat dans la Marne sera supprimé. »

 

Quant au rejet d’eaux usées en aval immédiat du captage dans la Marne, nous ne savons pas s’il a été supprimé. Ce que nous avons c’est que la commune de Charmentray ne possède toujours pas de station d’épuration.

 

 

Comment dans ces conditions

la France

compte-t-elle

améliorer la qualité de l’eau potable

dans certains villages ruraux du 77.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://adenca.over-blog.com/2016/12/captages-de-charmentray-en-aval-du-projet-terzeo-des-elus-negligents-qui-ne-reparent-pas-la-cloture-de-protection.html

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 15:06

 

 

A grand renfort de médias l’Agence de Sureté Nucléaire présentait son bilan annuel début octobre dernier.

 

Dans un article paru dans le Parisien 77 Le gendarme du nucléaire soulignait la bonne gestion du site par Placoplatre mais ironie du sort l’ASN oubliait de dire que sa dernière inspection datait de février 2018, presque 20 mois déjà, lors de laquelle l’ASN avait demandé plusieurs actions correctives.

Ces actions correctives ont-elles été réalisées ? Le compte-rendu de la prochaine inspection devrait nous le dire.

 

C’est ce lundi que l’ASN devrait faire une nouvelle inspection, pas une inspection surprise, l’industriel Placoplatre a été prévenu, notamment lors de la dernière commission de suivi de site.

 

Affaire à suivre......

 

Lien vers les inspections ASN :

https://www.asn.fr/L-ASN/L-ASN-en-region/Ile-de-France/Fort-de-Vaujours/Lettres-de-suite-d-inspection

 

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Fort de Vaujours : pour le gendarme du nucléaire, « les zones des objets contaminés ont été assainies »

À l’occasion de son bilan annuel sur les inspections menées l’année dernière, l’Autorité de sûreté nucléaire a souligné la bonne gestion de Placoplatre lors de ces incidents.

 

Placoplatre Fort de Vaujours : l’Agence de Sureté Nucléaire ASN n’a pas fait d’inspection depuis 21 mois, la prochaine inspection devrait avoir lieu ce lundi

Vincennes, mardi 8 octobre 2019. Les représentants de l’ASN ont fait un bilan sur l’état de la sûreté nucléaire en 2018 en Ile-de-France. LP/Hendrik Delaire

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/fort-de-vaujours-pour-le-gendarme-du-nucleaire-les-zones-des-objets-contamines-ont-ete-assainies-08-10-2019-8168940.php

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 13:18

 

 

L’industriel WABCO FRANCE

 a fermé

son usine de Claye-Souilly

pour délocaliser

son activité à l’étranger

en laissant derrière lui un site pollué

inscrit dans la base BASOL (1)

 

 

La préfète Béatrice Abollivier, vient de prendre un arrêté préfectoral (2) imposant à l’industriel de prendre des mesures suite à la pollution aux hydrocarbures et solvants chlorés de son ancienne usine de Claye-Souilly et nous l’en remercions.

Depuis des années la DRIEE 77 suit ce dossier avec grande attention et a effectué de nombreuses inspections, mais WABCO FRANCE qui a quitté la commune depuis plusieurs années pour se délocaliser à l’étranger, ne semble pas pressé d’investir l’argent nécessaire afin de traiter les sources de pollution identifiées sur ce site.

 

En effet ce site se trouve en bordure de la rivière Beuvronne et au bord du lotissement des «Jardins Anglais» où plusieurs investigations ont déjà été menées en 2013 (3).

 

Un plan de l’étendue de la pollution sur l’ancienne usine et en dehors du site devra être fourni par WABCO FRANCE avant fin février 2020 et l’industriel devra présenter, ensuite, un plan de gestion pour traiter les sources de pollution identifiées sur le site et sur l’environnement proche si besoin.    

 

Le site a été vendu en mai dernier à  DG GROUP 24, avenue du Gué Langlois  Bussy St Martin, dont l'une des entités Ceprom est promoteur-constructeur, et commercialise actuellement un  programme immobilier à Claye-Souilly .

https://ceprom.fr/property_tag/en-cours/

Actuellement cette société y stockerait des matériels de bâtiment.

 

Néanmoins la société WABCO FRANCE reste responsable des mesures de gestion de la pollution afin de traiter les sources de pollution identifiées sur le site.

 

(1) https://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0152

(2)http://www.seineemarne.gouv.fr/content/download/40693/307266/file/AP%20n%C2%B02019%20DRIEE%20UD%2077%20085%20du%2012%2011%202019.pdf

(3)http://adenca.over-blog.com/article-environnement-claye-souillyhtml-inquietude-aux-jardins-anglais-118222046.

 

Comme le précisait Yves Albarello

dans un article du journal La Marne, ce site aujourd'hui pollué

"accueillera-t-il" à l'avenir une crêche ?

Pour ce faire il faudra modifier le Plan Local d'Urbanisme,

mais qu'à cela ne tienne, les élus viennent de voter, à l'unanimité,

la mise en révision du PLU.

 

Vous le saurez bien assez tôt

 mais ce sera après les prochaines élections municipales.

 

 

Paru dans le journal la Marne :
Claye-Souilly. Quel avenir pour Wabco?

Et si un nouveau quartier remplaçait Wabco? En cas de départ définitif de l'entreprise, le maire espère que des habitations et des services la remplacent.

 

 

Publié le 12 Oct 17 à 14:23|Modifié le 12 Oct 17 à 14:25

Pour le maire, il est hors de question que Wabco devienne une friche industrielle. (©La Marne)

 

« Je ne veux surtout pas que cela soit une verrue. » Le maire de Claye-Souilly, Yves Albarello (LR), craint que le site de Wabco ne devienne une friche et qu’il dénature une des sorties de la commune. En septembre 2015, l’entreprise a annoncé un plan social réduisant de manière très significative le nombre de ses employés à Claye-Souilly. « À la fin de l’année, l’entreprise pourrait être vide. Je crains qu’elle ne devienne un squat », lâche l’élu local. « Je doute qu’une autre entreprise ne s’installe dans les locaux. Cela me semble très compliqué. »

Il faudra démolir les bâtiments et dépolluer le site.

Il réaffirme donc son envie que Wabco soit remplacé par un quartier mêlant habitations, commerces et services. « Un quartier avec une crèche, une résidence seniors ou encore une pépinière d’entreprises », suggère-t-il. « Je veux surtout que le quartier soit une continuité de la ville. »

Yves Albarello reconnaît que son idée de nouveau quartier coûtera cher pour l’investisseur. « Il faudra démolir les bâtiments et dépolluer le site. C’est très compliqué et très long. Mais il faudra aller vite, car avec le temps, le terrain pourra se déprécier. »

 

https://actu.fr/ile-de-france/claye-souilly_77118/quel-avenir-wabco_12975553.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-pollution-wabco-claye-souilly-118146005.html

http://adenca.over-blog.com/2017/02/base-des-sites-pollues-wabco-claye-souilly-site-sous-surveillance-avant-diagnostic-depuis-2014.html

http://adenca.over-blog.com/2018/11/claye-souilly-apres-la-fermeture-du-site-industriel-pollue-wabco-un-terrain-est-occupe-par-des-familles-avec-enfants-en-bas-age-yves

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