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13 février 2023 1 13 /02 /février /2023 15:51
Pollution air 2021 : la décharge Veolia de Claye-Souilly est le 1er émetteur de COV  (formaldéhyde) d’Ile de France !

 

 

 La décharge Veolia Claye-Souilly au 1er rang en 2021 des émetteurs en Ile de France dans l'air de COV (Composés organiques volatils) gaz polluant Aldéhyde formique (formaldéhyde), un gaz reconnu cancérigène avéré chez l’Homme (groupe 1) en 2004 par le  Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

 

 

Alors que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail  (ANSES) attire l’attention sur la dangerosité de ce polluant que fait le Préfet Lionel Beffre ?

 

 

Paru le 11/2/2022 sur le site de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail  (ANSES)

 

Encourager la substitution du formaldéhyde dans plusieurs secteurs professionnels

Reconnu cancérogène au niveau européen, le formaldéhyde, plus communément appelé « formol », doit être substitué par d’autres substances ou procédés pour protéger la santé des professionnels exposés. L’Anses a mené plusieurs expertises pour identifier des alternatives moins dangereuses dans cinq secteurs professionnels. Elle pointe ainsi les leviers et freins à la substitution dans différentes filières. Ces travaux permettront d’appuyer les pouvoirs publics dans la mise en œuvre des obligations de substitution par les employeurs. Ils seront également utiles pour les acteurs de la prévention des risques en santé au travail afin d’accompagner les actions de substitution


 

Formaldéhyde, une substance cancérogène

Le formaldéhyde est une substance chimique utilisée dans de nombreux secteurs d’activité, principalement comme agent désinfectant ou biocide, comme conservateur dans l’agroalimentaire ou la thanatopraxie, ou encore comme intermédiaire de synthèse pour la production de résines utilisées dans des panneaux de bois ou dans le traitement du cuir, de peintures, de colles et vernis, de textiles.

Au niveau européen, cette substance a été classée cancérogène de catégorie 1B en 2014, ce qui implique d’engager des actions pour la substituer et réduire les expositions au niveau le plus bas possible. En France, les employeurs ont l’obligation de rechercher des alternatives au formaldéhyde depuis l’arrêté du 13 juillet 2006 ayant classé les travaux exposant au formaldéhyde comme un procédé cancérogène.

Promouvoir la mise en place d’alternatives

Afin d’accompagner la mise en œuvre de cette obligation de substitution par les employeurs, l’Anses a été sollicitée par ses ministères de tutelles pour identifier des alternatives à cette substance dans cinq secteurs d’activités :


Pour mener ces travaux, l’Agence a développé une méthode permettant de comparer les alternatives à une substance chimique. La première étape consiste à identifier les critères techniques essentiels justifiant l’usage de la substance puis des alternatives moins toxiques pouvant la remplacer pour ce même usage.

Mobiliser tous les acteurs pour rendre possible la substitution

Pour chacun des secteurs, les expertises documentent un panel d’alternatives potentielles avec leurs caractéristiques en comparaison du formaldéhyde : capacité technique, réglementation, toxicité, conditions d’expositions, coûts de substitution et autres impacts.

Au-delà de cette analyse, les résultats mettent en évidence que la suppression du formaldéhyde, au profit d’une alternative moins dangereuse, apparaît possible dans certains secteurs, comme par exemple pour le tannage des tourteaux en alimentation animale.

« La mise en œuvre d’une démarche de substitution ne consiste pas uniquement à remplacer une substance par une autre mais peut nécessiter de revoir les processus de production, les matériaux utilisés et même l’organisation du travail. Il est donc important que les employeurs mènent cette réflexion avec l’ensemble des parties prenantes concernées : fournisseurs, salariés et leurs représentants, etc. » explique Henri Bastos, directeur scientifique Santé Travail.

Dans certains cas, la mise en place d’alternatives précises n’est toutefois pas possible dans l’immédiat. L’Anses a recommandé différents leviers d’action pour, dans un premier temps, limiter les usages du formaldéhyde qui ne seraient pas indispensables d’un point de vue technique. Cela concerne certaines situations dans les secteurs de la pisciculture, de l’anatomie et cytologie pathologiques et de la thanatopraxie.

Enfin, les travaux de l’Agence ont mis en évidence certains freins à la substitution tels que l’existence de standards internationaux dans le domaine du diagnostic médical notamment. 

Substitut et alternative, deux notions distinctes

Un substitut est une substance, un mélange ou un procédé à considérer en remplacement de la substance à substituer.

Une alternative prend en considération à la fois le substitut lui-même et les modifications à apporter au procédé de travail lors de la mise en œuvre.

https://www.anses.fr/fr/content/pr%C3%A9sentation-de-lanses

 

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12 février 2023 7 12 /02 /février /2023 11:50

 

Pas de contrôles = pas de problèmes ?

 

L’arrêté préfectoral du 12/12/2021, plus d’un an déjà, impose à l’exploitant de contrôler les eaux souterraines à l’aide de 7 piézomètres, or nous avons appris lors de la commission de suivi de site (CSS) du 30 janvier dernier que 3 piézomètres ne sont pas en fonctionnement, l’un d’eux devrait être implanté dans les mois à venir quant aux 2 autres des problèmes techniques les empêchent de fonctionner, ce sont 2 piézomètres qui se trouvent en aval de la décharge, côté Monthyon.

 

La décharge d’ordures ménagères ISDND de Monthyon ne fonctionne plus, ce n’est plus ici qu’une décharge ISDI de déchets du bâtiment (qui peut recevoir des déchets du Gd Paris et autres), en conséquence la législation n’oblige plus le Préfet à réunir chaque année une CSS.

 

Pour l’avenir ce sera au bon vouloir de l’exploitant et du Préfet.

 

Dans un souci de transparence les associations souhaiteraient que cette CSS soit maintenue, d’autant que le Préfet a accordé une dérogation pour que cette décharge ISDI puisse recevoir des déchets contenant jusqu’à 3 fois plus de polluants (K3+) que dans une décharge ISDI de base.

 

Deux-poids = deux mesures ?

 

La Préfecture du 77 a choisi de créer des commissions de suivi de site pour les incinérateurs de Vaux le Pénil et Montereau-Fault-Yonne alors que la législation ne l’oblige pas, mais c’est au sud 77.

 

Deux incinérateurs fonctionnent au nord 77 à St Thibault des Vignes et Monthyon mais ici la Préfecture n’a pas accepté de créer des commissions de suivi de site.

 

En sera-t-il de même pour la CSS de la décharge ISDI de Monthyon ?

 

L’avenir nous le dira……..

 

 

 

 

 

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 13:57
FORET DE MONTGE EN GOELE : LA PATROUILLE DE L'AEV
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9 février 2023 4 09 /02 /février /2023 10:19

 

 

C’est faute de ne pas avoir imposé le nombre de logements sociaux obligatoire aux promoteurs du Bois des Granges et d'ailleurs et pour ne pas être privé par le Préfet du droit de délivrer des permis de construire que Jean-Luc Servières doit trouver dans l’urgence des emplacements pour implanter les logements sociaux manquants.

 

Pour mémoire c’est Laurent Jacquin l’actuel adjoint à l’urbanisme qui a signé les permis de construire en question dans la précédente mandature.

 

Quels sont les biens concernés par cette mesure « emplacements réservés »

  • C’est la résidence principale d’une personne âgée (ex restaurant la Cigogne d’Argent)
  • C’est le cabinet médical fermé pour raison de santé au 8 rue du Gl Leclerc
  • C’est le siège social de l’entreprise Hellin au 25 rue de Souilly, entreprise qui compte 7 salariés
  • Ce sont les activités économiques des 4 à 6 rue du Maréchal Joffre
  • C’est une jolie maison au 32 rue de Verdun
  • C’est au 10 rue du Gl Leclerc, la propriété d’un petit retraité du bâtiment qu’il l’avait rénové pour louer et pallier à une retraite bien trop faible.

 

 

En effet il semblerait que Jean-Luc Servières n’ait pas informé de son projet tous les propriétaires et locataires de ces biens, c’est le cas notamment des propriétaires des 25 et 27 rue de Souilly ainsi que du dirigeant de l’entreprise Hellin et de ses salariés qui l’auraient appris par un article publié sur notre blog et qui sont très inquiets.

 

Afin de revenir à un climat plus serein, ne serait-il pas souhaitable que Jean-Luc Servières organise une réunion avec tous les propriétaires et locataires concernés par ses « emplacements réservés » afin de recueillir leur point de vue et trouver peut-être d’autres solutions ?

 

 

 

La question du jour :

 

Les petits propriétaires de Claye-Souilly et leurs locataires

 doivent-ils  faire les frais

 des erreurs de leurs élus ?

 

 

A vous de juger

 

 

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8 février 2023 3 08 /02 /février /2023 10:40

 

La DRIEAT 77 a réalisé 2 inspections sur ce site, l'une en juin 2022, suite notamment à un signalement des associations environnementales alertées par les riverains après que  des odeurs nauséabondes se soient dégagées du site.

 

La seconde a été réalisée en décembre 2022, l'industriel avait effectué des investigations complémentaires à la demande des associations environnementales et de la mairie de Compans.

 

C'est au cours de ces dernières investigations que plus de mille fûts ont été retrouvés sous un bâtiment qui accueillait le vestiaire des salariés.

 

Nous tenons particulièrement à remercier Madame Agnès Couret, responsable de la DRIEAT 77, ainsi que son équipe pour les contrôles rigoureux effectués sur ce site en cours de dépollution.

 

 

 

 

 

Extrait du rapport d'inspection du 5/12/2022

 

 

Dépollution de l’ancien site de l’incinérateur Gerep Compans : plus de 1000 fûts retrouvés dans les entrailles du site !
Dépollution de l’ancien site de l’incinérateur Gerep Compans : plus de 1000 fûts retrouvés dans les entrailles du site !
Dépollution de l’ancien site de l’incinérateur Gerep Compans : plus de 1000 fûts retrouvés dans les entrailles du site !
Dépollution de l’ancien site de l’incinérateur Gerep Compans : plus de 1000 fûts retrouvés dans les entrailles du site !
Dépollution de l’ancien site de l’incinérateur Gerep Compans : plus de 1000 fûts retrouvés dans les entrailles du site !

 

Lien vers le rapport complet d’inspection : https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006500641

 

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 17:42
Le canal du Gd Morin à Montry

Le canal du Gd Morin à Montry

Un petit historique :

Ce canal d’une longueur de 3.4 kms avait été creusé au 19ème siècle entre St Germain sur Morin et Esbly pour permettre au Grand Morin d’alimenter le Canal de Chalifert.

Il comptait une seule écluse disparue aujourd’hui qui se situait près de l’actuel club hippique de St Germain sur Morin.

 

Les pouvoirs publics ayant décidé que ce serait la Marne qui alimenterait ce canal, un barrage fut construit à Meaux pour ce faire.

C’’est pour cela qu’en 1963 les premiers 200 m du canal entre le Grand Morin et l’Ecluse de St Germain sur Morin furent bouchés.

 

Depuis le canal semble avoir été laissé quelque peu à l’abandon, il n’y a plus de circulation d’eau, les sédiments s’y entassent, les berges se dégradent…..

 

Canal du Grand Morin : vue sur l'aqueduc de la Dhuis qui le traverse

Canal du Grand Morin : vue sur l'aqueduc de la Dhuis qui le traverse

C’est à l’initiative de la DDT 77, un service de la préfecture, que des réunions de concertation ont été organisées la semaine dernière à Esbly pour réfléchir au devenir de ce canal.

 

Etaient présents des élus, des pêcheurs, des habitants d’Esbly, St Germain sur Morin, un garde pêche, un syndicat de rivière et des associations environnementales dont FNE Seine et Marne et Adenca. A noter parmi les participants un monsieur de 80 ans qui venait y pêcher depuis l’âge de 8 ans.

 

 

La DDT avait organisé plusieurs tables rondes autour desquelles étaient réunis les différents participants qui avaient un point commun ne pas voir disparaître ce canal.

 

Plusieurs pistes ont été évoquées et parmi elles la création d’un PRIF Plan Régional d’Intervention Foncière qui permettrait le rachat par l’AEV (Région IDF) des parcelles bordant le canal, un 1er point qui pourrait faire avancer ce dossier très complexe.

 

 

Ce sont des réunions conviviales comme on aimerait en voir plus souvent.

 

Un grand merci à la DDT qui a organisé ces réunions.

 

 

 

 

Canal du Gd Morin : ancienne maison de l'éclusier à St Germain sur Morin

Canal du Gd Morin : ancienne maison de l'éclusier à St Germain sur Morin

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6 février 2023 1 06 /02 /février /2023 13:15

 

C’est faute de ne pas avoir imposé le nombre de logements sociaux obligatoire aux promoteurs du Bois des Granges et d'ailleurs et pour ne pas être privé par le Préfet du droit de délivrer des permis de construire que Jean-Luc Servières doit trouver dans l’urgence des emplacements pour implanter les logements sociaux manquants.

 

UN PROJET QUI NE PASSE PAS !

 

En effet, dans le projet de PLU les élus ont choisi d’implanter des espaces réservés "logements sociaux" pour contraindre,  en quelque sorte, des petits propriétaires privés à vendre leur résidence principale ou  obliger leurs locataires à quitter leur local professionnel comme à Souilly la Sté Hellin ou leurs logements situés près des écoles du centre ville afin de les détruire pour les remplacer par des logements sociaux et ceci si la commune mettait en place une procédure d'Utilité Publique en vue de les exproprier.

 

Pourquoi la commune n’utilise-t-elle pas les terrains qu’elle possède pour implanter ces logements sociaux avant d’imposer, en quelque sorte, à des petits propriétaires privés de vendre leurs biens ?

 

Pour exemple :

Jean-Luc Servières préconise en centre ville « la restructuration du tissu urbain » par  la construction de logements au 44 rue Jean Jaurès sur une propriété appartenant à un promoteur immobilier sans créer d’espace réservé « logements sociaux », ce projet couvrirait également une propriété appartenant à la commune de 1706 m2 : le parking Mariette où seraient créés des parkings souterrains public et privé.

 

 

Pourquoi à cet endroit la commune n’impose-t-elle pas un emplacement réservé au promoteur immobilier pour y implanter des logements sociaux ?

 

La commune va-t-elle continuer à céder ses terrains à des promoteurs immobiliers, sans leur imposer une part de logements sociaux comme elle l’a fait précédemment rue de Paris ?

 

 

Restaurant "La Cigogne d'Argent" au milieu du 20ème siècle

Restaurant "La Cigogne d'Argent" au milieu du 20ème siècle

Des conséquences humaines à évaluer !

 

Aujourd’hui nous souhaitons attirer votre attention sur un cas précis et sur les conséquences humaines que peuvent engendrer ces décisions de créer des emplacements réservés.

 

Il s’agit du cas de cette dame âgée, qui vient de perdre son mari et qui vit depuis 45 ans au 6 rue Jean-Jaurès pour y avoir exploiter avec son conjoint le restaurant « La Cigogne d’Argent », ici c’est sa résidence principale qu’elle devrait être obligée de quitter pour laisser la place à des logements sociaux si la commune mettait en place une procédure d'Utilité Publique dans le but de l'exproprier.

 

A notre connaissance c’est la 1ère fois qu’un maire de Claye-Souilly projette, dans ces conditions, de faire classer en espaces réservés la résidence principale d'une personne âgée et nous le regrettons.

 

 

 

Pour tous renseignements complémentaires contactez vos élus dont vous trouverez la liste à l’aide du lien qui suit :

https://www.claye-souilly.fr/ma-mairie/le-conseil-municipal/les-elus/

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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 14:06
CARNETIN : promenade de la Dhuis
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4 février 2023 6 04 /02 /février /2023 16:45

 

Il y a quelques années Veolia souhaitait réaliser un projet pilote à Claye-Souilly  de stockage de déchets de CO2 sous sa méga décharge, un projet qui a été suspendu pour l’instant.

 

Vivre avec du gaz sous leurs pieds 

 c’était non et non

 

Il est vrai que les riverains informés par notre association avaient été vent debout contre ce type de projet, car ils avaient bien compris qu’ils allaient servir en quelque sorte de « cobayes » puisqu’aucuns essais de ce type n’avait été réalisé en France et de surcroît dans une zone aussi peuplée que le bassin parisien.

 

Aujourd’hui il semblerait que le projet suspendu pour l’instant à Claye-Souilly se soit reporté à quelques encablures de là et bien sûr toujours en Seine et Marne à Grandpuits.

 

Il faut bien comprendre que c’est un site grandeur nature dont les chercheurs ont besoin pour confirmer le bien fondé ou non des essais menés en laboratoire.

 

Pour rendre service aux chercheurs,

 cela vous dirait-il

de servir, en quelque sorte, de « cobayes »

 à Grandpuits ?

 

 

 

Paru dans le Moniteur de Seine et Marne :

 

Des puits de stockage de carbone bientôt en Seine-et-Marne ?

Dix-Sept communes du département ont été retenues, dans le cadre d’une étude pilote financée par l’Union européenne et qui va durer jusqu’en 2026.

 

TERRITOIRESCOLLECTIVITÉ Publié le 28 juin 2022 à 08h00, Farid ZOUAOUI

Captage, stockage et valorisation du carbone : cette option pour réduire les effets du dérèglement climatique est actuellement à l’étude. Depuis un peu plus d’un an maintenant, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), établissement public de référence dans les applications des sciences de la terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol dans une perspective de développement durable, participe à un projet européen baptisé PilotStrategy.


Celui-ci doit permettre d’améliorer la connaissance sur l’aptitude des aquifères salins profonds à stocker du CO2 dans cinq régions industrielles du Sud et de l’Est européen correspondant à des centres d’émission de dioxyde de carbone.

 

Ce sera notamment le cas en Seine-et-Marne, et plus particulièrement, autour de la commune de Grandpuits-Bailly-Carrois (1 025 habitants), près de Provins, où est située la raffinerie appartenant à TotalEnergies. Au total, ce sont 17 communes environnantes qui sont concernées par ce projet continental. Son financement est, en effet, assuré par l’Union européenne, dans le cadre du dispositif Horizon 2020 et sa durée est de cinq ans (mai 2021-avril 2026).

 

Concrètement, des géophones (capteurs permettant l’enregistrement et/ou la mesure du vecteur vitesse des vibrations sismiques au travers du sol) vont être posés, afin de mesurer l’écho des vibrations émises par des camions vibrateurs. La pose de ces appareils respectera les contraintes agricoles, puisqu’ils seront répartis tous les 150 m
sur une superficie de 100 km
2. La circulation des camions vibrateurs s’opérera sur les routes et chemins en un passage unique. Les agriculteurs concernés ont reçu, en effet, l’assurance des porteurs du projet PilotStrategy qu’aucun véhicule n’empiétera sur leurs champs. Mais en cas de dommages avérés, des compensations financières sont prévues, selon le barème administratif de la Chambre d’agriculture de région Île-de-France.

 

Le 1er avril dernier, une réunion a rassemblé les principaux protagonistes. À l’issue de celle-ci, un accord de principe a été trouvé, afin de permettre de donner une suite à cette campagne d’acquisition sismique. Mais pour que cette étude pilote puisse véritablement aboutir et qu’un stockage de CO2 soit réalisé à long terme, plusieurs autres conditions devront être remplies. Ont été notamment évoqués la sensibilité globale aux risques climatiques, les politiques nationales menées, les recherches en géosciences et la position des acteurs de terrain.

https://www.lemoniteur77.com/des-puits-de-stockage-de-carbone-bientot-en-seine-et-marne-110162.html

 

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4 février 2023 6 04 /02 /février /2023 10:38

 

Paru sur le site

 

ROBIN DES BOIS

LE LITHIUM EN ROUE LIBRE

18 janv. 2023

Bolloré Illogistics – Communiqué n°2

La nouvelle mobilité roule au lithium. De l’extraction à la circulation jusqu’au recyclage, ce métal dévaste, brûle et expose les travailleurs, les populations, la biodiversité et l’atmosphère à des risques connus mais négligés par l’Union européenne et les pouvoirs publics français qui font preuve d’irresponsabilité (1).

Pour combattre l’incendie de l’entrepôt logistique de Grand-Couronne à 18 km au sud de Rouen, les soldats du feu ont pompé dans la Seine pour obtenir un débit de 200m3/minute. La Seine est à plus de 500 mètres de l’entrepôt incendié. L’attaque du feu a été retardée par l’insuffisance ou l’absence de bornes incendie à proximité immédiate de l’entrepôt. L’enquête en dira plus sur le manque de “munitions disponibles” selon l’expression du Sdis après l’incendie de Lubrizol à Rouen en septembre 2019. Déjà pendant cet épisode dont la banlieue de Rouen et la Haute-Normandie portent encore les stigmates, le sinistre avait été maîtrisé avec l’eau de la Seine.

Les sprinklers (arrosages automatiques) ont été impuissants à noyer la prise de feu initiale dans la cellule louée par Bolloré Logistics à Episo 5, un fonds immobilier propriétaire du site depuis avril 2022 et géré depuis Londres par Tristan Capital Partners. Dans cette cellule, il y avait 12.250 batteries électriques en attente de recyclage. Elles sont considérées comme des déchets dangereux. Dans la cellule mitoyenne louée par Districash, séparée par un mur coupe-feu qui n’a pas empêché la propagation de l’incendie, il y avait 80.000 pneus. La combustion des 800 tonnes de pneus, sur la base moyenne théorique de 10 kg/pneu, a produit un panache et des suies chargés en soufre, en zinc, en cadmium, en cuivre et en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) cancérogènes.

L’enquête dira depuis combien de temps ces milliers de batteries inflammables usagées étaient entreposées et à la suite de quelles négligences et nécessités, elles étaient immédiatement voisines d’un stockage de matériaux aussi combustibles que des pneus.

L’incendie s’est ensuite propagé à une troisième cellule mitoyenne louée par Ziegler qui contenait des vêtements en attente de livraison et des palettes. La combustion des vêtements en matières synthétiques fabriqués le plus souvent en Asie libère elle aussi des composés toxiques. Issus de l’industrie pétrochimique, leur toxicité est aggravée par des colorants de synthèse.

Le panache principal a été repéré par les moyens aériens de la sécurité civile à 20 heures le 17 janvier. Il était long de 7 km et culminait à 2400 mètres d’altitude. Les retombées proches et lointaines des fumées et des suies devraient pouvoir être localisées à l’issue des travaux de la cellule post-accidentelle qui a été opportunément mise en place par le Préfet Pierre-André Durand dès le 18 janvier.

Robin des Bois recommande, comme il l’a déjà précisé dans son communiqué n°1, que des marqueurs spécifiques soient recherchés, comme les particules fines de lithium, de cobalt ou d’autres substances qui ne pourront pas être confondus avec les pollutions industrielles historiques des sols et des milieux aquatiques. Ce masquage avait selon les autorités empêché de distinguer les apports de l’incendie de Lubrizol et de Normandie Logistique.

La préfecture de Seine-Maritime déclare que le sinistre est circonscrit. Malheureusement, le risque de reprise doit être sérieusement envisagé et anticipé. Un nouvel emballement thermique des batteries électriques usagées peut se produire plusieurs heures ou plusieurs jours après que le feu a été déclaré circonscrit. Une surveillance longue et vigilante est impérative assortie de la protection intégrale de tous les personnels dédiés au déblaiement des résidus solides de l’incendie.

Entre fin novembre 2022 et le 14 janvier 2023, Robin des Bois a recensé six incendies et explosions dus à des batteries ou des piles au lithium dans le Cher, les Yvelines, le Puy-de-Dôme, les Alpes-Maritimes, les Pyrénées-Atlantiques et la Loire-Atlantique. Le 5 novembre 2022 à New York, l’incendie d’un immeuble est attribué par le New York City Fire Department (FDNY) à l’emballement thermique d’une batterie lithium-ion embarquée sur une trottinette ou un autre engin à deux roues. Selon le FDNY, en 2022, le bilan destructeur des batteries au lithium s’élève à environ 200 incendies et six morts. A Rouen, en prélude à la catastrophe de la plateforme de Bolloré Logistics à Grand-Couronne, un magasin de vélos électriques a brûlé au 56 quai du Havre le 18 mars 2022.

Mais l’empreinte du lithium en Seine-Maritime date du 20 juillet 2000 avec l’explosion chez l’ex-forban CITRON (Centre International de TRaitement des Ordures Nocives) dans la zone industrialo-portuaire du Havre d’un conteneur maritime contenant entre autres des batteries au lithium usagées.

Robin des Bois va déposer plainte contre X pour exploitation non conforme d’une installation classée ayant dégradé substantiellement la qualité de l’air, du sol et de l’eau et pour violation des prescriptions applicables à l’exploitation d’une installation classée (en particulier, des prescriptions relatives à la prévention du risque incendie). Les poursuites devront déterminer les responsabilités respectives de Bolloré Logistics et des autres parties prenantes, du propriétaire du site et des producteurs et détenteurs des déchets et des marchandises.

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