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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 09:22
Reportage France TV INFO hier soir :

 

http://www.francetvinfo.fr/france/la-seine-et-marne-ne-veut-plus-etre-seule-a-gerer-les-dechets-de-region-parisienne_969249.html

 

 

La Seine-et-Marne ne veut plus être seule à gérer les déchets de région parisienne

 

Une équipe de France 2 s'est rendu dans ce département où on trouve la plus grande poubelle de France. Les habitants sont exaspérés.

C'est en Seine-et-Marne qu'est déversée la grande majorité (80%) des déchets de la région parisienne. La décharge est géante : grande de trois km², elle comprend des montagnes de déchets de foyers et d'entreprises. Chaque année, cinq millions de tonnes sont enfouies ici.

Ce choix stratégique fut décidé il y a environ 10 ans, car les terres de Seine-et-Marne sont immenses et bon marché. Mais certains sites sont devenus tellement vastes qu'ils approchent des habitations. L'école maternelle de Fresnes-sur-Marne n'est plus qu'à 300 mètres.

"Une honte"

Les habitants sont exaspérés. "C'est une honte", assure un homme à France 2. Pour l'entreprise ECT, propriétaire de la décharge, le marché est juteux : un mètre carré de déchet rapporte cinq euros. La société a donc sorti le grand jeu pour convaincre la mairie de Villeneuve-sous-Dammartin : elle lui a accordé 140 000 euros en 2013 pour rénover les rues, l'église...
Malheureusement, cette réputation a des conséquences néfastes pour la Seine-et-Marne. Des décharges sauvages ont vu le jour. Les agriculteurs, en colère, doivent faire le ménage. Craignant les travaux liés au Grand Paris, le département a décidé d'une pause : aucune extension de la décharge pendant trois ans, afin d'obliger aussi les autres départements d'Île-de-France à prendre leur part de déchets.

 

http://www.francetvinfo.fr/france/la-seine-et-marne-ne-veut-plus-etre-seule-a-gerer-les-dechets-de-region-parisienne_969249.html

 

 

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:01
Paru dans le journal de l’environnement :
BPA, parabènes et phtalates «omniprésents» dans les eaux françaises

Le 25 juin 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

L’Ineris vient d’établir un état des lieux de la pollution des eaux par les contaminants «émergents». Certains sont déjà présents partout.

C’est à un travail de titan que se sont attelés les chercheurs de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Douze mois durant, les scientifiques ont quantifié, dans des échantillons d’eau superficielle et souterraine prélevés aux 8 coins de l’Hexagone et des DOM, la présence de «polluants peu recherchés ou mal connus». But de l’opération: dresser un état des lieux de la contamination des eaux tricolores par les contaminants «émergents», à l’instar du tristement célèbre bisphénol A (BPA), des phtalates ou des molécules très présentes dans nos produits de beauté.

 

TRIPLE OBJECTIF

L’objectif de l’étude est triple, rappelle-t-on à l’Ineris: définir la liste des substances à surveiller régulièrement dans les prochains plans de gestion; faire ressortir les lacunes en matière de toxicologie et d’écotoxicologie; éprouver les méthodes d’analyse académiques pour sélectionner celles qui seront le plus facilement utilisables sur le terrain.

A terme, les données collectées serviront aussi à établir la liste des polluants spécifiques à l’état écologique (PSEE), propre à chaque bassin hydrographique et dont les données doivent être rapportées au niveau européen, conformément à la directive-cadre sur l’eau[1] (DCE). Elles ne seront pas inutiles non plus pour d’autres programmes, tels Ecophyto, le plan national contre la pollution des milieux aquatiques par les micropolluants ou le non moins célèbre plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux.

 

180 MOLÉCULES À SUIVRE

La créativité des chimistes étant infinie, les chercheurs de l’Ineris ont sélectionné les molécules à suivre en fonction de cahiers des charges simples: des molécules mal connues ou peu suivies, souvent utilisées, potentiellement dangereuses pour l’homme et l’environnement. Dans un premier temps, 540 substances ont été retenues. Une liste rabotée des deux tiers par la suite.

Dans le lot, on trouve des produits de soin corporel, des plastifiants, des pesticides et biocides, des résidus de médicaments, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des retardateurs de flamme, des additifs d’essence. Bref, un sacré cocktail.

Les échantillons d’eau ont été prélevés entre avril 2012 et 2013 sur 158 sites du réseau de contrôle et de surveillance (RCS), dont 25 situés dans les DOM. Au total, plus de 550 analyses ont été effectuées par substance, produisant 80.000 résultats exploitables tant pour les eaux superficielles continentales ou les eaux littorales que pour les eaux souterraines (dans les DOM uniquement).

 

TENDANCES LOURDES

Si le travail n’est pas présenté comme une étude prospective, l’état des lieux permet néanmoins d’esquisser certaines tendances lourdes. Jamais recherchés jusqu’alors de façon systématique, les parabènes sont présents partout: ils sont présents dans plus de 99% des échantillons analysés. Utilisés comme conservateurs dans les cosmétiques et les produits de soins, ces phénols sont fortement suspectés d’accroître le poids des nouveau-nés.

Moins surprenant, le BPA et les phtalates, autres perturbateurs endocriniens reconnus, sont très fréquents: le diisobutyl-, le diéthyl-, le n-butyl phtalate et le bisphénol A ont été quantifiés dans plus de 50% des échantillons d’eau et le benzyl butyl phtalate dans un tiers des échantillons de sédiments.«Ces substances peuvent être considérées comme omniprésentes sur le territoire», insiste l’Ineris.

Autre non-événement: la présence de nombreux phytosanitaires dans les eaux. Plus surprenante, en revanche, est la contamination de quelques échantillons par des produits dont l’utilisation est interdite depuis des lustres. Deux métabolites du DDT ont été retrouvés dans plus de la moitié des échantillons de sédiments analysés. Dans l’eau, on trouve encore régulièrement du parathion méthyl, du parathion éthyl, de l’ométhoate, du monocrotophos, du carbofuran et de la carbendazime, dont la vente et l’utilisation sont également interdites.

 

UNE ORDONNANCE POUR L’EAU?

Faudra-t-il une ordonnance pour boire un verre d’eau? Pas impossible, au vu des médicaments que l’on y trouve. Une vingtaine de résidus médicamenteux ont été détectés au moins une fois dans les eaux superficielles, dont 4 molécules[2] ont été retrouvées dans plus de la moitié des échantillons. Sont également à signaler deux hormones (un œstrogène -l’estrone- et un progestatif de synthèse -le norethindrone) quantifiées sur environ 5% des analyses.

La quasi-totalité des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sélectionnés ont été détectés au moins une fois dans les sédiments. «Il s’agit de HAP non réglementés et pour lesquels un manque d’information sur l’occurrence dans les sédiments avait été constaté lors de la priorisation»,précise l’Ineris.

Parmi les produits industriels, 11 retardateurs de flammes non réglementés dans la DCE au moment de l’étude prospective, ont été recherchés dans la matrice sédiment. Six ont été quantifiés au moins une fois dans les cours d’eau de métropole. Les plus fréquents sont le décabromodiphényléther (BDE-209), le HBCDD (15% des analyses) et le TBBPA (10% des analyses). Et pour l’eau en bouteille?

 

 

[1] Un arrêté ministériel, réformant celui du 25 janvier 2010, doit être publié d’ici la fin de l’année.

[2] Carbamazepine, acide niflumique, oxazepam et kétoprofène.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/bpa-parabenes-et-phtalates-omnipresents-dans-les-eaux-francaises,59895?xtor=EPR-9

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 15:52

 

Deux poids, deux mesures !

 

La Seine et Marne possède 4 incinérateurs d’ordures ménagères or les préfets n’ont créés des commissions de suivi de site que pour les incinérateurs du sud 77 de Vaux le Pénil et  Montereau Fault Yonne.

 

Pas de commission de suivi de site au nord-ouest 77 ni à Monthyon et pas même à St Thibault, commune qui possède 2 incinérateurs.

Les associations le demandent depuis de nombreuses années mais ne sont pas entendues.

 

Il faut savoir que les commissions de suivi de site ne sont pas obligatoires pour les incinérateurs, c’est au bon vouloir du préfet.

 

Et les préfets qui se sont succédés n’ont pas voulu les créer pour le nord-ouest 77.

 

Pour savoir pourquoi M. Jean-Luc Marx, l'actuel préfet du 77, n'a pas souhaiter lui non plus, créer ces commissions, nous vous conseillons de vous rapprocher de la préfecture.

 

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 13:53
Paru dans le journal de l’environnement :
Pesticides: le 2,4-D, cancérogène possible

Le 24 juin 2015 par Romain Loury

 

Après le Glyphosate, le 2,4-D, nouveau pesticide réputé cancérigène. 
DR

Désherbant disponible en jardinerie et largement utilisé en agriculture, l’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (2,4-D) vient d’être classé «cancérogène possible pour l’homme» par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), a annoncé celui-ci mercredi 23 juin.

«Depuis son introduction en 1945, le 2,4-D a été largement utilisé pour lutter contre les mauvaises herbes en agriculture, en foresterie et en milieu urbain et résidentiel. Les expositions professionnelles au 2,4-D peuvent survenir lors de la fabrication comme de l'application, et la population générale peut être exposée par le biais des aliments, de l'eau, de la poussière ou d’applications résidentielles, et pendant la pulvérisation», rappelle le Circ, branche cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

STRESS OXYDATIF

Composant de l’agent orange utilisé lors de la guerre du Vietnam, le 2,4-D vient d’être classé «cancérogène possible pour l’homme», intégrant ainsi le groupe 2B défini par le Circ, «sur la base d’indications insuffisantes chez l'homme et d’indications limitées chez l’animal de laboratoire». Selon plusieurs travaux, le 2,4-D induirait un stress oxydatif, voire une immunodépression. «Cependant, les études épidémiologiques ne mettaient pas en évidence de hausses importantes ou uniformes du risque de lymphome non hodgkinien ou d'autres cancers», note le Circ.

APRÈS LE GLYPHOSATE, REBELOTE?

Après la récente classification en groupe 2A («cancérogène probable pour l’homme») de l’herbicide glyphosate (Round Up), pour lequel la ministre de l’écologie Ségolène Royal s’est engagée à obtenir le retrait des jardineries avant janvier 2016, voici un nouveau pesticide, très répandu, mis en cause par l’OMS. Sans oublier que les deux substances sont déjà accusées d’être des perturbateurs endocriniens.

Pour le porte-parole de Générations futures, François Veillerette, «un désherbant dont on sait qu’il est possiblement cancérigène n’a rien à faire dans la gamme de pesticides utilisés pour désherber des espaces publics ou privés». L’association «demande le retrait de la mise en marché des herbicides à base de 2,4-D, dont beaucoup de formulations sont encore autorisées pour les jardiniers amateurs», ajoute-t-il dans un communiqué.

PESTICIDES PERSISTANTS

Outre le 2,4-D, la monographie du Circ, publiée dans le Lancet Oncology, porte sur deux autres pesticides, à savoir les insecticides lindane et DDT, respectivement classés en groupe 1 («cancérogène pour l’homme») et en groupe 2A («cancérogène probable pour l’homme»). Bien que d’usage interdit ou limité dans la plupart des pays, ces deux substances persistent dans l’environnement, et leurs effets sanitaires continuent à se faire sentir. Selon une récente étude, les femmes fortement exposées au DDT in utero dans les années 1960 auraient 4 fois plus de risques de souffrir d’un cancer du sein 50 ans plus tard.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/pesticides-le-2-4-d-cancerogene-possible,59850?xtor=EPR-9

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 18:22

 

 

 

JOUY SUR MORIN (nord 77)

 

Charmant village de plus de 2100 âmes, baigné par le Grand Morin et ses affluents les rus Couru et Michée, qui possèdent des ressources phréatiques importantes, de nombreux puits de particuliers et 2 captages d’eau potable.

 

Traversée sur sa hauteur par l’ancienne voie romaine reliant Paris à Reims.

 

Une douzaine d’exploitations agricoles se partagent le territoire (élevages, cultures céréalières et  Maraîchères…).(1)

 

Au 19ème siècle, la renommée de Jouy-sur-Morin viendra de la fabrication de  billets de la Banque de France dans la papeterie du quartier Crèvecoeur-Marais qui fonctionne toujours. (1) (2)

 

Parmi les hommes illustres qui fréquentèrent le village on peut citer :

- Hervé le Bourdellès (1928-2011), artiste peintre

- Jean Navarre (1895-1919), pilote de chasse pendant le guerre 14/18 et fils d’André Navarre, propriétaire de la papeterie de Jouy sur Morin

- Jean Guillaume-Serville (1775-1858), entomoligte .

- Maurice Nadeau (1911-2013) écrivain, éditeur, entre autres, de René Char, Céline, Beckett, Kerouac, Arrabal, etc., il est inhumé au cimetière de Jouy-sur-Morin.(1)

 

 

 

C’est dans ce village rural qu’était installée l’entreprise SOGAL (ex Europfil) spécialisée dans le traitement des métaux, une entreprise mise en liquidation le 29/3/2013 et qui a laissé derrière elle

des quantités de déchets dangereux sans les mettre en sécurité.

Plus de 2 ans après la situation étant très inquiétante l’ADEME a été mandatée par le Ministère de l’Ecologie (3) pour procéder au diagnostic suivant :

 

 

 

extrait arrêté préfectoral de 2015

extrait arrêté préfectoral de 2015

 

 

Quant à Jacques Zangerle, président de cette société au moment de son dépôt de bilan le  29/3/2013, il semble que l’ETAT n’ait engagé aucune procédure à son encontre.

 

Il gère aujourd’hui une autre société de traitement et revêtement de métaux dans le calvados  à la Vespière (GE PART 14)  depuis le 1/5/2013, un peu plus d’un mois après la liquidation de Sogal à Jouy sur Morin.

 

C’est la 3ème société où l’ADEME intervient au nord 77 depuis le début de l’année, les 2 autres étant Arlequin à Mitry-Mory et Siadis à Vaudoy en Brie (située à seulement une vingtaine de kms de Jouy sur Morin).

 

Une fois de plus ce sont vos impôts qui vont devoir financer les études et le cas échéant l’enlèvement des déchets et la remise en état du site.

 

           

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jouy-sur-Morin

(2)http://www.musee-seine-et-marne.fr/les-papeteries-du-marais

(3)http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/16504/116260/file/19%2006%2015%20AP%20Travaux%20d'Office.pdf

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 11:18

 

Pas de règlement intérieur

dans les commissions de suivi de site

en Seine et Marne

un manque de transparence ?

 

 

Pourquoi les préfets des Yvelines, Hauts de Seine, Essonne, Val d’Oise, Val de Marne ont mis en place un règlement intérieur dans les CSS et pas les préfets de Seine et Marne ?

 

En effet à notre connaissance,

aucunes CSS de Seine et Marne

ne possèdent de règlement intérieur

pourquoi ?

 

 

C’est une décision qui incombe au préfet.

Il peut choisir de ne pas proposer de règlement intérieur et d’édicter lui-même les règles de fonctionnement de la CSS.

 

Car s’il propose un règlement intérieur, celui-ci doit être accepté par les membres de la CSS lors d’un vote.

 

Quand le préfet édicte lui-même les règles, elles peuvent varier d’une installation à l’autre.

 

Nous avions déjà évoqué le cas des CSS de Sita Villeparisis et de Placoplatre Fort de Vaujours, sur le trottoir d’en face, pour lesquelles les règles édictées par le préfet sont différentes et semblent bien moins contraignantes pour Placoplatre que pour Sita.

 

Dans un souci de transparence et de justice vis à vis des industriels de Seine et Marne il serait souhaitable à l’avenir que M. le préfet Jean-Luc Marx propose un règlement intérieur pour chaque CSS de ce département, un règlement qui soit le même pour tous les industriels.

 

 

 

Vous trouverez ci-dessus les exemples :

Yvelines :

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/AP_12_NOVEMBRE_2014_CREATION_CSS_COIGNIERES_cle0b1927.pdf

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Reglement_interieur_de_commission_de_suivi_cle7f3b56.pdf

Hauts de Seine :

http://www.hauts-de-seine.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-prevention-des-risques/Environnement/Installations-classees-espace-Professionnels/Commission-de-suivi-de-site-CSS92/Gennevilliers/Arrete-de-creation-031213

http://www.hauts-de-seine.gouv.fr/content/download/5275/37771/file/R%C3%A9glement%20int%C3%A9rieur%20CSS.pdf

Val de Marne

http://www.val-de-marne.gouv.fr/content/download/6117/42617/file/AP%20installation%20CSS%20DELEK%20du%2021-10-2013.pdf

Val d’Oise

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/AP_INTER_PREFECTORAL_CREATION_CSS_SEINE_AVAL_17_AVRIL_2015.pdf

Essonne

http://www.essonne.gouv.fr/content/download/13230/104934/file/AP%20CSS.pdf

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 19:37

 

Paru dans le journal de l’environnement :

 

Risques & Santé

Nucléaire: le risque professionnel de leucémie confirmé

Le 23 juin 2015 par Romain Loury

 

Les travailleurs du nucléaire ont bien un risque accru de leucémie du fait de leur exposition professionnelle, confirme une étude internationalepubliée dans le Lancet Haematology. Il reste toutefois assez faible, estime l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), associé à ces travaux.

Certes, l’existence d’un tel risque professionnel chez les travailleurs du nucléaire n’est pas un scoop. Mais l’assertion ne reposait jusqu’alors que sur une extrapolation à partir des victimes japonaises de Hiroshima et Nagasaki, exposées de façon aigüe à de fortes doses radioactives. Pour l’exposition chronique, celle liée à de plus faibles doses reçues sur une longue période, la situation demeurait peu claire.

La question vient d’être tranchée par l’étude INWORKS dont les résultats, publiés lundi 22 juin dans le Lancet Haematology, révèlent qu’il existe bien un risque de leucémie chez ces professionnels. «Nous considérons cette étude comme une validation, elle vérifie l’une des bases de notre système de radioprotection, jusqu’alors fondé sur Hiroshima et Nagasaki», explique Dominique Laurier, responsable du laboratoire d’épidémiologie de l’IRSN, contacté par le JDLE.

Près de 310.000 travailleurs

INWORKS a porté sur près de 310.000 travailleurs, pour la plupart français, britanniques et américains, suivis en moyenne pendant 27 ans. Selon l’analyse des causes de décès, toute dose additionnelle de 1 gray (Gy, unité de dose absorbée), soit 1.000 milligray (mGy), multiplierait le risque de leucémie mortelle par 4,19, particulièrement de leucémie myéloïde chronique, dont le risque de décès est multiplié par 9,55.

Selon l’IRSN, «cette relation reste statistiquement significative pour les travailleurs ayant reçu une dose à la moelle osseuse en dessous de 300 mGy, ce qui représente 99% des individus inclus dans l’étude. Il est important de noter que dans la cohorte étudiée, la dose moyenne à la moelle osseuse cumulée par les travailleurs est de 16 mGy».

Les chercheurs n’ont en revanche noté aucune relation avec le risque de décéder d’un myélome ou d’un lymphome multiple, du moins aux doses auxquelles les travailleurs du nucléaire sont exposés.

5% de leucémies liées aux radiations

Le risque serait donc plutôt faible: «La probabilité additionnelle de décès par leucémie attribuable à l’exposition aux rayonnements ionisants est de l’ordre à 1 décès pour 10.000 individus, à comparer à la probabilité globale observée de décès par leucémie qui est d’environ 2 décès pour 1.000 individus», note l’IRSN. En d’autres termes, 5% des leucémies observées chez les travailleurs du nucléaire résulteraient de l’exposition professionnelle, complète Dominique Laurier.

Pour Ausrele Kesminien, chercheur au Centre international de recherche sur le cancer (Circ, branche de l’Organisation mondiale de la santé) et co-auteur de l'étude, «cette étude offre l'évaluation la plus précise à ce jour du risque de développer une leucémie liée à une exposition prolongée à de faibles doses de rayonnements reçues par les travailleurs du nucléaire tout au long de leur carrière (…) [Elle] montre une petite augmentation du risque de décéder de leucémie au fur et à mesure qu’augmente leur exposition aux rayonnements».

Une extrapolation difficile

Qu’en est-il des autres expositions aux radiations, notamment dans le cadre d’un diagnostic médical, aussi bien chez les professionnels de santé que chez les patients? Selon Dominique Laurier, «il faut être prudent quant aux extrapolations», la relation entre la dose reçue et le risque de leucémie n’étant pas forcément la même dans des contextes différents.

Parmi les nuances notoires, la différence entre une exposition externe ou une contamination interne à l’organisme, variable selon l’activité. Pour les professionnels de santé exposés aux radiations, une étude similaire, dénommée «O’RICAMs», est actuellement en cours à l’IRSN, avec des premiers résultats attendus «dans deux à trois ans», indique Dominique Laurier.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/nucleaire-le-risque-professionnel-de-leucemie-confirme,59796?xtor=EPR-9

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:52
M. le préfet Marx va-t-il autoriser les 2 décharges ISDI de Fresnes sur Marne et Montgé en Goële ?

 

Alors que le Conseil Régional Ile de France indique que le vote du PREDEC de la semaine dernière devrait annuler les demandes d’implantation de décharges ISDI en cours d’instruction, à la préfecture 77 c’est l’omerta, en effet nous avons rencontrés hier des représentants du service instructeur et n’avons pu obtenir aucunes informations à ce sujet.

 

Un silence pesant qui inquiète d’autant plus que le député du nord-ouest 77 Yves Albarello est opposé à ce moratoire PREDEC qui interdit pendant 3 ans l’implantation de décharge ISDI en Seine et Marne.

 

Les habitants du petit village rural de Fresnes sur Marne auront-ils une 3ème décharge et ceux de Montgé en Goële une 2ème décharge.

 

Nous n’en savons rien.

 

Il serait souhaitable que M. Jean-Luc Marx, préfet de Seine et Marne, sorte de son silence, et convoque la presse pour intervenir sur ce dossier.

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 18:53

 

 

 

Paru dans le journal de l’environnement

 

Le Predec d’Ile-de-France enfin entré en vigueur

Le 22 juin 2015 par Stéphanie Senet

 

Il aura donc fallu un an et 9 mois pour quel’avant-projet de Predec[1] soit adopté par le conseil régional d’Ile-de-France. Un vote à l’unanimité enregistré le 18 juin dans l’hémicycle, qui met fin au tout-stockage en Seine-et-Marne.

 

[1] Plan de prévention et de gestion des déchets de chantier

 

 

La région francilienne vient de franchir un pas de géant pour prévenir et recycler ses déchets de chantier issus du BTP, qui représentent trois quarts des déchets franciliens en tonnages. Entré en vigueur le 19 juin après la validation du préfet de région, le Predec est désormais opposable à l’Etat, aux collectivités territoriales et à leurs concessionnaires dans le cadre d’un marché de concession ou d’une délégation de service public (notamment l'autorisation d'exploiter une installation).

Que change-t-il? Tout d’abord, il règle provisoirement la situation de la Seine-et-Marne en générant un moratoire de trois ans sur l’enfouissement. Aucune autorisation d’extension ni de création d’installation de stockage ne pourra donc être autorisée pendant cette période, ce qui annule de factoles demandes d’extension en cours d’instruction par la préfecture de Seine-et-Marne, selon la région. A l’issue du moratoire, les capacités de stockage du département seront par ailleurs plafonnées à 4 millions de tonnes par an. Aujourd'hui, deux tiers des capacités de stockage franciliennes se trouvent en Seine-et-Marne.

 

RÉÉQUILIBRAGE TERRITORIAL

 

Autre évolution majeure: l’introduction du principe de proximité pour le stockage. Ainsi les nouvelles installations de stockage de déchets inertes (ISDI) de grande couronne ne pourront désormais accueillir que les déchets produits à Paris et dans un département limitrophe de petite couronne. Conséquence: la Seine-et-Marne ne pourra plus recevoir les déchets des Hauts-de-Seine.

 

Les objectifs du Predec
-Recycler 80% des agrégats d’enrobés en 2020 (410.000 t) et 100% en 2026 (510.000 t)
-Augmenter la production de granulats recyclés pour atteindre 5,5 Mt/an en 2020 et 6,5 Mt en 2026
-2 Mt de terres excavées traitées à la chaux ou aux liants hydrauliques devront être recyclées en 2020 (5 Mt en 2026)
-9,5 Mt de déchets inertes valorisés en réaménagement dans les carrières franciliennes et 2 Mt dans les départements limitrophes en 2020 ou desservis par voie d'eau ou ferrée (10 Mt et 3 Mt en 2026)

 

PREVENTION ET RECYCLAGE

 

Si le Predec cible la réduction des déblais inertes et des déchets dangereux, ces objectifs ne sont pas chiffrés. Ce qui n'est pas le cas du recyclage des agrégats d’enrobés (sans amiante), qui doit progresser grâce à un tri accru sur les chantiers.

Le réseau de collecte devra aussi évoluer pour atteindre 200 points en 2020 pour les artisans (220 points en 2026). Le nombre de déchèteries professionnelles doit doubler (16 en 2020 et 20 en 2026 contre 8 en 2010). Enfin, l'objectif est d'atteindre 50 points d'apport de déchets dangereux en 2020 et de 100 points en 2026.

 

FLUVIAL ET FERROVIAIRE EN PRIORITÉ

 

Dans la perspective des chantiers du Grand Paris (60 Mt entre 2015 et 2030), le Predec instaure un objectif de 4 Mt de déchets transportés par voie d’eau en 2026 et prévoit la création de 5 plates-formes ferroviaires, comme l’a déjà évoqué Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP) le 25 mars dernier lors d’une audition à l’Assemblée.

Ce premier Predec de l'Hexagone permettra-t-il d'atteindre l'objectif européen de 70% de valorisation matière (préparation au réemploi, recyclage et opérations de remblayage) en 2020? Réponse dans le rapport d'évaluation du Predec, attendu chaque année.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-predec-d-ile-de-france-enfin-entre-en-vigueur,59772?xtor=EPR-9

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 08:28

 

« Une forêt régionale menacée de destruction »

 

paru dans le journal Liaison juillet/août 2015 n° 167 de la fédération d’associations environnementales France Nature Environnement Ile de France http://fne-idf.fr/

 

 

Article écrit par Christian WEISS

 

- Chargé de cours biogéographie à l’université Paris 8

- Auteur de plusieurs guides naturalistes et rédacteur scientifique pour différents médias dont ceux des PNR Ile de France

- Expert écologue et biogéographe pour plusieurs Chartres paysagères en Ile de France pour des documents d’urbanisme (PLU).

 

http://www.geographie.univ-paris8.fr/spip.php?article1120

Projet de destruction de la forêt régionale de Montgé en Goële par Knauf : les carriers démolisseurs du nord-ouest 77 ?
Projet de destruction de la forêt régionale de Montgé en Goële par Knauf : les carriers démolisseurs du nord-ouest 77 ?
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