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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 13:45

 

 

 

« L’accueil » des déchets des autres en Seine et Marne ne semble pas gêner Isoline Millot, vice présidente du Conseil Départemental 77, chargée de l'environnement : elle demande simplement des contreparties !

(article du Parisien 77 de ce jour).

 

 

Il est vrai qu’Isoline Millot n’habite pas au nord-ouest 77, peut-être ne connaît-elle même pas ce secteur. En effet Isoline Millot est maire de Diant une commune située au sud de la Seine et Marne, à près de 100 km du nord-ouest 77, elle est maire  d'une commune qui « n’accueille » pas de décharges.

 

Le futur plan déchets régional est en cours de révision et devrait être voté en 2017, ce qui ne nous laisse pas présager le soutien du Conseil Départemental 77 dans ce dossier.

 

Le mot « Contreparties » nous inquiète !

 

De l’argent contre « l’accueil » des déchets ?

 

Isoline Millot

doit s’expliquer

 

 les populations du nord-ouest 77

qui vivent

au milieu des ordures des autres

 qui boivent l’eau

que l’on puise au pied des décharges

doivent savoir

 si pour de l’argent

le conseil départemental va les sacrifier ?

 

 

Nord-Ouest 77 : le Conseil départemental 77 va-t-il sacrifier nos vies en percevant des contreparties pour l’accueil des ordures des autres ?
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:09

William Saurin

St Thibault des Vignes

7ème émetteur en France

en 2014

de Gaz à effet de Serre

hydrochlorofluorocarbones (HCFC) (1)

 

Ses émissions ont presque doublé entre 2013 et 2014

Et ont été multipliées par 2 fois ½ depuis 2010

 

 

 

 

Après la COP 21

quelles mesures compte prendre

WILLIAM-SAURIN St Thibault des Vignes

pour réduire

ses émissions de gaz à effet de serre ?

 

Nous n’en savons rien.


(1) site IREP registre des émissions polluantes http://www.irep.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php

 

Paru dans actu-environnement :
ICPE : mise en consultation d'un projet d'arrêté relatif aux exploitations utilisant des GES

Reglementation | 28 avril 2014 | Pierre Emmanuel Bouchez

l

Le ministère de l'Ecologie a mis en consultation un projet d'arrêté visant à modifier les prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) déclarées et soumises à contrôle périodique, fabriquant, employant ou stockant des substances appauvrissant la couche d'ozone. La consultation est ouverte du 24 avril au 15 mai 2014.

Ces installations, relevant de la rubrique 1185 de la nomenclature ICPE, ont recours à des gaz fluorés tels que les hydrofluorocarbones (HFC), l'hexafluorure de soufre (SF6), ou les perfluorocarbones (PFC), ainsi qu'à des "substances appauvrissant la couche d'ozone" telles que les hydrochlorofluorocarbones (HCFC) ou les chlorofluorocarbones (CFC). La modification des prescriptions générales intervient suite à la modification du champ de la rubrique.

Des contrôles périodiques sont prévus concernant les installations relevant de la rubrique 1185-2 de la nomenclature ICPE. Le texte précise quels points précis sont appelés à être contrôlés, et la mesure dans laquelle ces points peuvent constituer des cas de non conformité majeure.

Ce type de gaz à effet de serre (GES) est doté d'un pouvoir de réchauffement planétaire (PRP) pouvant être 10.000 fois supérieur à celui du CO2, c'est pourquoi la prévention des fuites et émissions de fluides est capitale.

Pierre Emmanuel Bouchez

http://www.actu-environnement.com/ae/news/icpe-consultation-controles-periodiques-hfc-21500.php4

 

 

 

 

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 09:29

 

 

La Sté AGRANA de Mitry-Mory qui prépare des fruits sur sucre pour l’industrie agro alimentaire a semble-t-il beaucoup de mal à réduire ses émissions de polluants dans l’eau.

 

Ironie du sort cette entreprise ne possède pas de centre d’épuration, ses effluents sont traités par le centre d’épuration communal de Mitry-Mory.

 

Dans quelles conditions ?

Cette entreprise a-t-elle signé une convention avec la collectivité qui gère cette station d’épuration ?

Si oui  quelle est la participation financière d’AGRANA ?

La station d’épuration de Mitry est-elle en mesure de traiter les effluents d’AGRANA ?

 

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons à la lecture du rapport de le DRIEE 77 de 2007 c’est qu’entre 1995 et 2004 AGRANA rejetait, en infraction avec la législation ses eaux industrielles dans le centre d’épuration de Mitry-Mory, qu’AGRANA ne respectait pas certaines mesures de rejets de polluants imposées par l’arrêté préfectoral de 1995.

 

Ce que nous savons à la lecture du dernier rapport 2014 de la direction de l’eau et de l’environnement (Satese) concernant le centre d’épuration de Mitry-Mory  c’est que des non-conformités ont été relevées : 2 pour la DCO en août et 1 pour la DBO5 en août aussi.

Les coefficients de remplissage sont en augmentation de 32% pour la DBO5, de 8% pour la DCO.

 

Ironie du sort ce sont les types de polluants déversés en quantité dans le centre d’épuration de Mitry-Mory par AGRANA.

 

L’ingénieur de la Satese signale également « le déséquilibre de la charge polluante à traiter en lien avec la collecte d'effluents industriels ».

 

(1)Site Eau 77 file:///C:/Documents%20and%20Settings/Station/Mes%20documents/Downloads/19467%20(6).pdf

 

 

Pollution de la rivière Beuvronne : le cas d’AGRANA Mitry-Mory ?
Pollution de la rivière Beuvronne : le cas d’AGRANA Mitry-Mory ?
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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 09:21

 

 

L’élevage de volailles

l’œuf Briard St Cyr sur Morin 

2ème plus important émetteur

d’ammoniac (NH3)

dans l’air

d’Ile de France

en 2014 (1)

 

 

(1) http://www.irep.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php

 

Paru sur le site actu environnement :
Ammoniac (NH3)

Composé basique, l’ammoniac, sous sa forme gazeuse, est incolore, à l’odeur piquante, il est plus léger que l’air. Il peut provoquer des brûlures et des irritations pulmonaires. C'est un déchet dangereux pour l’environnement et la santé. C'est un polluant essentiellement agricole, émis lors de l'épandage des lisiers provenant des élevages d'animaux, mais aussi lors de la fabrication des engrais ammoniaqués. Il a une action irritante sur les muqueuses de l'organisme.

http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/ammoniac_nh3.php4

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 16:19

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

1917 : Le département de Seine et Marne dépossédé de ses rivières

 

 

 

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

 

 

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

 

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

 

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

 

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

 

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

 

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

 

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

 

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

 

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

 

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

 

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                Mars 1917

 

(1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-23775052.html

 

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-1917-le-departement-de-seine-et-marne-depossede-de-ses-rivieres-44017568.html

 

 

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 17:38
forêt régional de Montgé en Goële à l'automne

forêt régional de Montgé en Goële à l'automne

 

 

ADENCA

vous souhaite

de bonnes fêtes de fin d'année

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:09

Paru sur le site Claye-Souilly découverte :

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/

 

 

CLAYE HISTOIRE : L'EAU DE BOTOT

                                  

 CLAYE HISTOIRE : L'EAU DE BOTOT

 

L’EAU DE BOTOT

 

Eau   balsamique,  inventée en  1755 par  Edme François  Julien  Botot, médecin  de Louis XV, mise en vente chez l’auteur « cloître St Jacques-l’Hôpital », approuvée par la Société Royale de Médecine en 1783, elle a obtenu à la veille de la Révolution « le Privilège Général de Louis XVI ».

 

 A base de girofle, cannelle, essence de menthe, précieuse pour les soins de bouche, employée sous forme de frictions contre les affections névralgiques et rhumatismales, elle arrête rapidement l’effet du scorbut sur les dents et les gencives.

 

 Après avoir été exploitée par son inventeur Edme François Julien Botot, c’est François Marie Botot qui acquit les droits à l’invention avant la Révolution et les revendit le 27.11.1789 à sa sœur Marie-Sophie Botot et à son mari Jean Charles Haudouard, avocat au Parlement de Paris.

La signature qui figure encore aujourd’hui sur les bouteilles est celle de Marie Sophie et la devise «Cui fidas vide» est toujours présente.

 

 

 François Marie Botot, l’éminence grise de Barras, habita avec sa famille à Claye-Souilly dans la maison du Parc qu’il avait acquise de la Duchesse de Polignac, il était également propriétaire des terrains sur lesquels furent construits le château des Tourelles.

 

Cette eau est encore vendue aujourd’hui en pharmacie.

 

 

 

Sources :

 - Vieilles Histoires, Etranges Enigmes, 3ème série de Louis Hastier, Librairie Arthème Fayard.

 - Dictionnaire Larousse XIXe s, 1867

 - Biographie Français Prevost Roman 1954

 - Dictionnaire historique de la Révolution française, Albert Soboul, Editions Puf

 - Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789.1799 Tulard, Fayard,

 - BMS Claye Archives Diocèse de Meaux

 - Recensements Claye-Souilly 1836, 1846 ( 10M10, 10 M68 AD 77)

 - Vente 31/10/1822 (224 E 154 AD77)

 - Geneanet, site d’Eric Faure

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 10:50

 

Paru sur le site actu-environnement :

HydroFluoroCarbures (HFC)

Composés halogénés gazeux utilisés en remplacement des substances appauvrissant la couche d’ozone (CFC), mais qui entre dans le processus d'effet de serre. Ils font partie des six principaux gaz à effet de serre inscrits sur la liste du Protocole de Kyoto.

http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/hydrofluorocarbures_hfc.php4

 

 

Les rejets de gaz à effet de serre HydroFluoroCarbures (HFC) de BASF Mitry-Mory ont augmenté de 73% dans l’air depuis 2010 (1)

 

Cette entreprise située dans le bassin versant Beuvronne est classée depuis 2009 parmi les 10 plus importants émetteurs de ce gaz en France.

 

Après la COP 21, quelles mesures compte prendre BASF Mitry-Mory pour réduire sa production de gaz à effet de serre ?

 

Un sujet qui fâche la multinationale qui vient de fêter ses 150 ans en 2015 sans inviter les associations de défense de l’environnement ?

(1) site IREP registre des émissions polluantes http://www.irep.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

 

Le géant de la chimie BASF fête ses 150 ans sur son site de Mitry-Mory

Marion Kremp | 13 Sept. 2015, 11h44 | MAJ : 13 Sept. 2015, 11h44

 

On s’y gare dans le sens de la marche... pour être prêt à évacuer en cas d’accident. Bienvenue à Mitry-Mory sur l’un des deux sites seine-et-marnais classés Seveso du leader mondial de la chimie, BASF. Vendredi, les directeurs des sites de Mitry et de Meaux recevaient le président pour la France du groupe allemand, Xavier Susterac, pour les 150 ans du géant de la chimie.

 

L’occasion de visiter le site de Mitry-Mory spécialisé dans le polyuréthane et ses multiples applications. « De la semelle de basket, au tableau de bord de voiture en passant par l’isolation de l’habitat ou encore la paille filtrant l’eau non potable, le polyuréthane est un produit magique ! », vante le directeur de BASF Mitry, Christophe Dubois. Le site emploi 54 salariés, à 80 % des cadres ou agents de maîtrise qualifiés. A Meaux, BASF a racheté le site de Cognis installé dans le quartier de Beauval en bord de Marne. 56 000 t de produits, des tensio actifs destinés à l’industrie cosmétique ou encore des adjuvants pour les peintures ou les vernis, sortent chaque année du site de 23 ha qui emploi 115 salariés. Les deux sites sont surveillés 24 heures/24 et des secouristes sont présents sur place. Plusieurs sapeurs-pompiers assistaient d’ailleurs à la visite.

 

« Je regrette que seuls les journalistes aient été conviés à cette visite, déplore Mireille Lopez, présidente de l’association de défense de l’environnement du secteur (Adenca). BASF est un site Seveso à seuil bas mais il est entouré de six autres sites Seveso dont trois à haut risque, nous avons un droit de regard et les populations alentours également ! » Marion Kremp

 

 

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 10:14

 

Seine et Marne

pollution de l’air 2014

KERAGLASS

Bagneaux sur Loing

1er émetteur d’Arsenic

de France

 

site IREP

site IREP

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 17:10
Article à lire dans
le Parisien 77 de ce jour :
Compans : des apprentis-sorciers à la tête de l’entreprise de chimie

Sébastien Roselé | 21 Déc. 2015, 19h08 | MAJ : 21 Déc. 2015, 18h20

Sécurité sanitaire : Difachimie a-t-il pollué la Beuvronne : le parquet va-t-il engager des poursuites  pour protéger la population qui boit l’eau du captage d’Annet sur Marne ?

L’entreprise Difachimie dans la zone industrielle de Mitry-Compans, jeudi dernier. Les services de la préfecture ont mené une inspection qui a révélé que la société qui manipule des produits très dangereux n’était pas en règle. (LP/S. R.)

 

Un « gérant » et « des salariés » qui « n’ont aucune connaissance en chimie ». Un stockage des produits chimiques « anarchique ». Des fûts qui fuient ou encore « une forte odeur de produits chimiques dans les locaux ». Les services de la préfecture qui ont inspecté la société Difachimie ce 10 décembre n’y sont pas allés de main morte dans leur rapport (*). Il faut dire que dans cette entreprise basée dans la zone industrielle de Mitry-Compans et qui manipule des produits chimiques parfois très dangereux, les règles de sécurité étaient loin d’être respectées.

Tout commence le 23 octobre. Une entreprise remplace une canalisation d’écoulement des eaux de pluie aux abords des locaux de Difachimie. Les salariés ont non seulement constaté que « la canalisation en béton était complètement corrodée » mais en plus ils ont été « incommodés par les émanations » provenant de ce gros tuyau.

La direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) a décidé de mener une inspection quelques jours plus tard, le 10 décembre, donc, dans cette société soumise à déclaration.

 

Le rapport de la Driee est accablant. (LP/Infographie)

 

Cette entreprise qui compte une vingtaine de salariés dont quatre sur le site de Mitry-Compans achète, stocke, opère des mélanges pour obtenir de nouveaux produits, des détergents industriels, qu’elle revend ensuite. Elle « formule » 12 000 à 15 000 litres de ces nouveaux produits, soit 2 000 à 3 000 litres par jour. Elle réalise un chiffre d’affaires de 4 M€ pour 300 000 € de bénéfices.

La Beuvronne polluée ?

Parmi les produits manipulés, la Driee a relevé la présence de « l’acide fluorhydrique » qui est « mortel par inhalation ». Et ces mélanges sont faits par des personnes qui ne sont pas formées et qui ont « des équipements de protection individuelle […] insuffisants ».

Du côté des associations de protection de l’environnement, comme Mireille Lopez, présidente d’Adenca, on s’inquiète surtout pour les eaux usées de Difachimie qui ont pu être rejetées dans le cours d’eau local, la Beuvronne. « Elle se jette dans la Marne, explique Mireille Lopez, juste en amont de la station de pompage d’eau potable. On boit cette eau. Des produits chimiques sont peut-être présents et ne sont pas détectés. » Du côté de la Driee, qui partage cette inquiétude, on explique que « des inspections sont en cours. Des teneurs importantes de certaines substances dans les terres au niveau d’une canalisation ont été trouvées. Mais il faut enquêter davantage. »

Pour chaque anomalie relevée, la Driee a fixé des délais pour que Difachimie se mette en règle. Des délais allant de vingt-quatre heures à dix jours. Une nouvelle inspection, début 2016, sera menée.

Paul Gangemi, co-gérant de Difachimie, ne nie pas qu’il y ait pu y avoir des rejets d’eaux souillées par le passé. « Ça a dû arriver sûrement un peu. J’ai eu des problèmes avec un employé qui a été licencié depuis. » Mais selon lui, depuis lors, tout a été réglé et les eaux usées sont recyclées. Pour le reste, il minimise les éventuels dangers de son entreprise. « On n’a pas fait d’études de chimie mais on connaît un minimum. On ne fabrique pas des bombes. On mélange des poudres avec de l’eau ou de l’alcool. Ça ne demande pas un niveau d’études exceptionnel. »

Quoi qu’il en soit, la Driee a transmis son rapport au parquet de Meaux « pour information ». On ignore si des poursuites seront engagées.

* Le rapport est consultable en ligne ici.

Vingt inspecteurs pour plus de 2 500 sites dangereux dans le 77

À la direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee), ils sont trois mais bientôt quatre. Oui, quatre inspecteurs pour surveiller les sept sites Seveso (trois seuil haut, quatre seuil bas) mais aussi la trentaine d’entreprises soumises à autorisation et les quatre-vingt-dix autres soumises à déclaration que compte la zone industrielle de Mitry-Compans. Ce n’est clairement pas assez. Sur l’ensemble de la Seine-et-Marne, ce n’est guère mieux. Une vingtaine d’inspecteurs de cette même Driee ont à suivre les 38 sites Seveso auxquels s’ajoutent les plus de 500 entreprises soumises à autorisation et les plus de 2 000 soumises elles à déclaration. Commentaire de Guillaume Bailly, chef de l’unité territoriale de la Driee 77 : « On ne peut pas visiter tous les sites car nous ne sommes pas assez nombreux. Nous priorisons les visites sur les sites à enjeux pour l’environnement. »

 

http://www.leparisien.fr/compans-77290/compans-des-apprentis-sorciers-a-la-tete-de-l-entreprise-de-chimie-21-12-2015-5392289.php

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