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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 19:26
Limeil Brévannes : qui va payer la note :
le contribuable ?
Paru dans le Parisien.fr :

Ces sociétés de Seine-Saint-Denis qui ont déposé des déchets à Limeil-Brévannes doivent venir chercher leurs ordures ou payer. Elles contestent et accusent la préfecture de « carence ».

AGNÈS VIVES | Publié le 05.04.2012, 08h45

limeil-brévannes, le 5 septembre 2011. La montagne de déchets ne ressemble plus aujourd’hui à cet amas vertigineux. Les débris sont en grande partie évacués. Mais le contentieux existe toujours. | (LP/yann foreix.)

 

 

Un nouveau bras de fer s’engage dans l’affaire LGD. A l’heure où la montagne de déchets, accumulée illégalement par l’ancien propriétaire du centre de traitement de Limeil-Brévannes, ne ressemble plus qu’à un vulgaire tas, la préfecture du Val-de-Marne a lancé les mises en demeure à l’encontre des entreprises qui ont déversé des ordures sur le site de venir récupérer leurs tonnages.

Une démarche qui s’appuie sur une nouvelle loi adoptée dans le cadre du Grenelle de l’environnement, stipulant que les producteurs de déchets sont responsables des détritus jusqu’à leur élimination.

Deux d’entre elles, basées en Seine-Saint-Denis — et qui préfèrent rester discrètes sur leur identité « pour éviter de perdre des clients » —, ont décidé de contre-attaquer. Dans les jours qui viennent, un recours va être déposé devant le tribunal administratif pour « carence fautive de l’Etat ». « Il existe une vraie carence des services de l’Etat qui ont laissé ces déchets s’amonceler, estime Me Lanoy, leur défenseur. Lorsqu’ils sont intervenus, il était trop tard. » Par ailleurs, pour cette spécialiste du droit de l’environnement, « depuis le Grenelle 2, la notion de détenteur de déchets a été précisée. Mais ces entreprises n’ont pas la détention de déchets. Il est très contestable aujourd’hui de rechercher leur responsabilité ». D’autres entreprises envisagent également de formuler des recours.

« Comment pouvions-nous nous douter que LGD n’était plus en règle? s’interroge ce patron de Seine-Saint-Denis, à la
tête d’une société familiale d’une dizaine d’emplois. L’Etat pourtant savait qu’il y avait des problèmes. Dès 2008, la mairie a tiré la sonnette d’alarme. Ils ont fait des contrôles. Mais LGD avait toujours l’autorisation d’exploiter. »

C’est à partir de 2009 que les deux collecteurs du 93 commencent à faire affaire avec LGD. « On ne connaissait pas ce centre de traitement. Mais le numéro 2 était un ancien commercial d’une société de bennes. Il nous a contactés. On s’est laissés tenter », raconte ce collecteur de déchets qui travaille dans toute la région. Ce n’est que lorsque les chauffeurs vont constater que les déchets ne sont plus évacués que cette entreprise va ralentir ses dépôts. LGD lui assure avoir toujours les autorisations. Finalement, à l’été 2010, cette société ne se rendra plus à Limeil.

Les deux entreprises ont fait leurs calculs. : l’une doit reprendre 4100 m3, l’autre 7000 m3 . Ce qui pourrait leur coûter 400000 et 700000 €. « On n’a pas les moyens de faire face. Et c’est la double peine : on a déjà payé pour déverser sur le site, se plaint le second patron. Nous aussi sommes victimes. »

La préfecture, qui n’a pas été informée de ce recours, se dit « sereine ». « La loi est claire. Ils sont responsables de leurs déchets, indique le secrétaire général adjoint. La préfecture a, durant 2009, pris deux arrêtés de mise en demeure. A l’époque, le tas devenait important. C’était connu. Les entreprises auraient dû vérifier que LGD était une entreprise sérieuse. »

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/limeil-brevannes-94450/montagne-de-dechets-deux-clients-de-lgd-attaquent-l-etat-05-04-2012-1940603.php

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:37

 

Paru sur le site du CNIID :

 

 

Elections 2012 : TRI [s]ÉLÉCTIF

POLITIQUE "DÉCHETS" : LES ONG FONT LEUR TRI ÉLECTIF 

 

Dans le cadre des élections présidentielles, le Cniid, Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre ainsi que le Réseau Action Climat, ont rendu récemment publiques leurs propositions sur les déchets à destination des candidats, alors même que les préoccupations environnementales ne semblent plus d’actualité dans le débat politique. 
Pourtant, la gestion des déchets se situe aujourd’hui à la croisée de plusieurs enjeux écologiques et économiques majeurs, à commencer par la raréfaction des ressources naturelles et les changements climatiques. C’est pourquoi, ce document élaboré par les associations, vise à interpeller celles et ceux qui seront amené(e)s demain à mettre en œuvre les changements nécessaires, en les encourageant à réfléchir à la manière de réorienter nos processus de production vers des produits éco-conçus, moins gourmands en énergie et en ressources naturelles, et surtout moins générateurs de déchets. Ces propositions visent aussi à améliorer la transparence d’un secteur où les intérêts privés passent avant l’intérêt collectif.

Les mesures proposées s’articulent autour de 4 axes d’amélioration :

  • L’adoption d’une loi sur la durabilité des produits afin de réduire les déchets à la source
  • Le détournement des déchets de l’incinération et de la mise en décharge
  • La réforme de la fiscalité sur le traitement des déchets
  • L’amélioration de la gouvernance et de la transparence en matière de gestion des déchets

Les 10 candidats ont été invités à exprimer leurs positions et propositions sur la politique déchets, qui seront rendues publiques avant le premier tour des élections. Nous espérons qu’ils auront bien compris l’importance de repenser la gestion des déchets pour qu’elle soit génératrice de bénéfices sociaux, économiques et environnementaux. 
Face à un Grenelle de l’environnement qui, il y a bientôt cinq ans, n’a apporté que peu de retombées concluantes, il est de notre rôle de faire que ce quinquennat débute par une refonte globale de la politique déchets. Et la marge de manœuvre est importante : si la France atteignait le taux de recyclage de son voisin allemand, elle pourrait fermer théoriquement la moitié de ses décharges et de ses incinérateurs.

Contacts : Séverine Chaix et Sébastien Lapeyre

 

Lien vers l'article : http://cniid.fr/Politique-dechets-les-ONG-font-leur-tri%2C463

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:51
Paru sur le site du journal le Parisien 77 :

S.B. | Publié le 20.03.2012, 07h00

De quoi donner du baume au cœur aux membres de l’association Mieux vivre à Blandy (MVAB). Vendredi soir, lors de leur assemblée générale, ils ont appris leur victoire face au groupe Veolia-Rep, qui exploite un centre d’enfouissement technique de déchets plus connu sous le nom de « décharge » de Fouju-Moisenay. Il s’agit d’une carrière de calcaire remblayée avec des ordures ménagères.


« Suite à notre recours et à celui de l’association Bien vivre à Moisenay, l’autorisation du 6 juillet 2007 (de poursuite d’activité) a été annulée par le tribunal administratif de Melun. Il nous a donné raison car il a estimé insuffisants les argiles et marnes vertes censées empêcher les lixiviats d’infiltrer la nappe phréatique de Champigny, explique Marc Pasquet, de l’association. L’Etat a donc été condamné. Mais il fait appel auprès de la cour administrative d’appel de Paris. »

Moins d’ordures ménagères à traiter, plus d’encombrants

L’activité de Veolia-Rep va tout de même continuer car elle repose, selon Marc Pasquet, sur des autorisations antérieures à celle de juillet 2007. Le 16 septembre 1999, un arrêté préfectoral avait imposé la création d’une paroi étanche d’isolation sur 3,5 km, pour confiner la pollution à l’intérieur de la décharge et protéger la nappe.
La Rep a présenté son rapport d’activités lors de la dernière réunion de la commission locale d’information et de surveillance, où siègent des représentants du préfet, du conseil général, des associations et le groupe Veolia. L’entreprise indique traiter entre 82 000 et 85 000 t de déchets par an depuis 2005, dont un tiers issu du département. La part des ordures ménagères diminue, celle des encombrants augmente. Le bois est valorisé à 94% et permet de produire du biogaz livré ensuite à EDF.
L’analyse des eaux souterraines, testées chaque trimestre, est conforme à la réglementation. « Dans ces réunions-là, on nous assène des chiffres qu’on n’a aucun moyen de vérifier », soupire Marc Pasquet.
Autre sujet évoqué vendredi soir, les hydrocarbures de schiste. « A Blandy, on voit que des travaux sont faits pour restaurer l’activité des puits. Quand ils auront une autorisation, ils le feront. » MVAB organisera une réunion publique sur le sujet en mai prochain.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/la-decharge-cible-des-associations-20-03-2012-1913993.php

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:51

 

 

 

NATUREPARIF

http://www.natureparif.fr/

 

Nos deniers publics versés par la Région Ile de France

 à cette association se sont élevés

pour chacune des années 2010 et 2011

à  plus de 2 300 000 €

somme qui devrait être reconduite pour 2012.

 

 

Quelles actions financées au  Nord-Ouest Seine et Marne

depuis la création de cette association ?

 

Actions à venir au Nord-Ouest Seine et Marne ?

 

 

Une fois de plus le Nord-Ouest Seine et Marne

aurait-il été oublié ?

 

Une suggestion :

 

Afin de réparer les effets destructeurs sur la biodiversité  de nos terres éventrées à l’explosif, polluées par les ordures ou  les produits chimiques…

 

Afin de protéger la trame verte  et permettre de préserver l’un des derniers poumons verts du canton de Claye-Souilly :  l’aqueduc de la Dhuis, NatureParif pourrait peut-être faire conduire et financer un inventaire naturaliste sur les 4 communes qui doivent être touchées par le projet de destruction de l'aqueduc de la Dhuis : Villevaudé, Annet sur Marne, Le Pin et Claye-Souilly ?

 

 

 

 

 

Plus d’informations sur NATUREPARIF :

Association Loi 1901

Créée à l’initiative de la région Ile-de-France.

 

 

Présidente Madame Liliane PAYS

(Conseillère régionale du 77 groupe EELV)

 

Parmi les vice présidents

  Monsieur Xavier LASCAUX, Président d’UNICEM Ile-de-France. http://www.unicem.fr/

  Monsieur Michel PLASSE, Directeur Régional de VEOLIA Environnement Ile-de-France.

 

Membres COLLEGE 7 : LES ENTREPRISES

 Madame Hélène VALADE Directrice du Développement Durable de Lyonnaise des Eaux
 Monsieur Michel PLASSE Directeur à la délégation Régionale de VEOLIA Environnement pour l’Ile de France
 Monsieur François BUTTET Délégué Régional Ile de France E.D.F.

http://www.natureparif.fr/fr/agence/qui-sommes-nous

 

 

 Citons quelques actions réalisées en Seine et Marne par Natureparif en 2011 :

- Un inventaire éclair avec 50 naturalistes sur le territoire du futur PNR 2 Morins sur 2 communes (St Ouen sur Morin et St Cyr s/Morin)

- une journée de terrain à Fontainebleau avec 90 personnes (chercheurs, écologues, naturalistes)

- un partenariat pour l'édition du bulletin ANVL (association sud Seine et Marne)

 

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 17:10
Un exemple à suivre....
Paru sur le site ANNABAC :
Cantine : haro sur le gaspillage alimentaire

 

Planète cantine

Halte au gâchis à la cantine ! Depuis six ans, l’association « De mon assiette à notre planète » intervient régulièrement dans les établissements scolaires pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Dernière visite en date : un lycée de Chailly-en-Brie (Seine-et-Marne), mardi.

L’association calcule notamment la quantité d’aliments jetés à midi. « En moyenne,
un élève jette 25 % à 30 % de son plateau. Dans u
ne cantine comptant 500 élèves, cela représente 100 kilos par jour et 14 tonnes par an ! », indique Anne Didier, sa directrice. Parmi les aliments finissant le plus souvent à la poubelle : les légumes. « Ils sont fréquemment servis mélangés : poêlée, printanière… Plutôt que de trier ceux qu’ils n’aiment pas, beaucoup d’élèves ne touchent pas du tout à leur assiette. » Les cuisiniers préparent aussi souvent de trop grandes quantités, par peur qu’il n’y en ait pas assez ou pour proposer des repas variés. Parmi les solutions : « Faire participer les élèves à la création des menus avec les cuisiniers. Plus impliqués, il font davantage attention à manger équilibré et ne choisissent d’ailleurs pas forcément frites ou pâtes. » Autre astuce : « Remplacer une assiette de crudités par un buffet. C’est un succès ! »

http://www.annabac.com/content/cantine-haro-sur-le-gaspillage-alimentaire

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 17:21

 

La Seine et Marne un département  oublié ?

Ce département possède 8 aérodromes et subit les nuisances de 3 aéroports Roissy, Orly et le Bourget.

Quand de tels campagnes de bruit seront organisés autour des aérodromes

 de Seine et Marne ?

 http://www.seine-et-marne.fr/aerodromes-et-aeroclubs-de-seine-et-marne

 

Paru sur le site de BruitParif :

Aérodrome de Toussus-le-Noble : résultats de la campagne de mesure du bruit

Aérodrome de Toussus-le-Noble : résultats de la campagne de mesure du bruit
Bruitparif - 13/03/2012
Pour permettre de disposer d’informations objectives de caractérisation des nuisances sonores générées par l’activité des aérodromes d’aviation légère en Ile-de-France, Bruitparif a mis en place un programme pluriannuel de mesure.
 
La première campagne de ce programme a permis d’étudier finement l’environnement sonore de 9 sites autour de l’aérodrome de Toussus-le-Noble (78), aérodrome qui comptabilise un trafic de l’ordre de 102 000 mouvements par an (source : ADP - 2010).
notamment lors de la phase de sélection des sites de mesure.Aérodrome de Toussus-le-Noble : Bruitparif
publie les résultats de sa campagne de
mesure du bruit
Pour permettre de disposer d’informations objectives
de caractérisation des nuisances sonores générées
par l’activité des aérodromes d’aviation légère en Ilede-
France, Bruitparif a mis en place un programme
pluriannuel de mesure.
La première campagne de ce programme a permis
d’étudier finement l’environnement sonore de 9 sites
autour de l’aérodrome de Toussus-le-Noble (78),
aérodrome qui comptabilise un trafic de l’ordre de
102 000 mouvements par an (source : ADP - 2010).
Les résultats ont été présentés le 12 mars 2012 aux représentants des différents collèges
(associations de défense des riverains, collectivités territoriales, associations des usagers
de l’aérodrome, ADP, DGAC, Préfecture…) qui constituent le comité de suivi de la charte de
l’environnement de l’aérodrome de Toussus-le-Noble et qui avaient été associés en amont
notamment lors de la phase de sélection des sites de mesure.
Les résultats ont été présentés le 12 mars 2012 aux représentants des différents collèges (associations de défense des riverains, collectivités territoriales, associations des usagers de l’aérodrome, ADP, DGAC, Préfecture…) qui constituent le comité de suivi de la charte de l’environnement de l’aérodrome de Toussus-le-Noble et qui avaient été associés en amont.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 12:27
Le contrôle de la qualité de l’air
en Seine et Marne
La Seine et Marne représente la moitié de la surface de l’Ile de France et ne possède que 6 points de contrôles fixes de la qualité de l’air sur 52 en Ile de France.
La Seine et Marne ne possède qu’un point fixe de contrôle trafic situé sur la RN 6 à Melun( aucun point au Nord).
La Seine et Marne ne possède aucuns  contrôles stations trafic temporaires, c’est le seul département d’Ile de France avec le Val d’Oise qui n’en possède pas.
Paru sur le site France Nature Environnement :
Pic de pollution : seules les mesures de restriction préventives sont utiles !

Alors que l’Ile-de-France est actuellement victime d’une pollution aux particules fines, FNE dénonce l’insuffisance du dispositif mis en place par les pouvoirs publics pour protéger les populations et réclame l’instauration de mesures de restriction en amont de ces pics de pollution. Sans quoi, elles resteront inefficaces. Explications.

Des mesures banalisées

Depuis plusieurs jours, l’Ile-de-France voit son air saturé en particules fines. Comme à chaque fois, la préfecture rappelle à la population les consignes à suivre pour se protéger : réduire sa vitesse au volant, éviter de faire du sport, surveiller les personnes asthmatiques…Malheureusement, la répétition de ces consignes conduit à leur banalisation. Leur efficacité n’en est que plus réduite.

Limiter l’impact des véhicules les plus polluants

Aujourd’hui, la France est menacée d’une amende journalière de 240 000 € pour non respect de la directive européenne sur la qualité de l’air. FNE souhaite donc une mise en œuvre rapide des Zones d’Action Prioritaires pour l’Air qui permettront d’interdire aux véhicules les plus polluants d’accéder aux centres-villes des grandes agglomérations.

Un impact sanitaire systématique

Lorsqu'il y a des pics de pollution, on constate une hausse quasi immédiate de la fréquentation des services d'urgence en pneumologie et en cardiologie pour des troubles respiratoires et cardiaques chez les personnes âgées, des crises d'asthme et des bronchiolites chez les enfants. Il convient de considérer ces pics comme la partie immergé d’une pollution dont les conséquences sanitaires se mesurent chaque jour. Il devient donc urgent de chiffrer le coût des maladies liées à cette pollution.

Anticiper les pics

Si nous en restons à un système d’alerte qui se déclenche lorsque le pic est détecté, la situation ne s’améliorera pas. Il est impératif de basculer sur un dispositif qui se met en route en amont du pic. Les prévisions météorologiques rendent possible cette approche préventive qui, si elle est correctement mise en oeuvre, permettra d’éviter l’apparition du pic.

Michel Riottot, président d’Ile De France Environnement : « notre pays ne s’applique pas ses propres lois. Il est temps que l’Etat se soucie davantage des citoyens, victimes de la pollution, que des lobbys qui la génère. Commençons déjà par faire cesser l’exonération de TIC* pour les transporteurs routiers, gros émetteurs de particules fines et commençons dès maintenant par interdire l’accès aux centres-villes pour les véhicules les plus polluants »

Bruno Genty, président de FNE : « Trop de citoyens ignorent les impacts sanitaires de la pollution. Il est donc indispensable de mettre sur pied une grande campagne de sensibilisation permettant à chacun d’entre nous de comprendre l’utilité des mesures restrictives tant pour les populations fragiles que pour le coût socio-économique de cette pollution.»

TIC : Taxe Intérieure de Consommation

 

 

Lien vers l'article :

 

 

http://www.fne.asso.fr/fr/pic-de-pollution-seules-les-mesures-de-restriction-preventives-sont-utiles.html?cmp_id=33&news_id=12695

 

 


 

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:00

 

 

 

Démantèlement des centrales nucléaires :

où iront les déchets, pourquoi pas en Seine et Marne ?

 

 

 


En Seine et Marne ils sont habitués, ils ont déjà reçu toutes sortes de déchets : dangereux, industriels, ménagers, bâtiments, radioactifs et ils ont de la place. 

 

Il faut expliquer aux français les enjeux nationaux, c’est-à-dire faire comprendre à certaines populations qu’elles doivent en quelque sorte se sacrifier.


Comme en France personne ne veut de déchets radioactifs, on proposera de l’argent aux communes ou aux départements français qui accepteront de recevoir ce type de déchets.

 

Certaines collectivités : communes et départements  sont surendettés et n’auront que le choix d’accepter pour pouvoir boucler leur budget.

Paru sur le site de l’Anccli :
Démantèlement

Comme toutes les installations industrielles, les installations nucléaires, à l’issue de leur période d’exploitation, font l’objet d’opérations de démantèlement, préalablement à une éventuelle libération du site sur lequel elles sont implantées, ou à une réutilisation de celui-ci pour une autre activité.

Dans le cadre institué par la loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire [1], la loi de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs [2] et les textes en découlant, le présent document a pour objectif de préciser la politique et les attentes de l’ASN concernant plus particulièrement :

  • les différentes stratégies de démantèlement pouvant être mises en œuvre par les exploitants;
  • les conditions dans lesquelles doit se dérouler la fin de la période d’exploitation et le démantèlement;
  • l’état final des installations nucléaires à l’issue de leur démantèlement et leur déclassement;
  • - l’information du public.

Téléchargé ci-dessous la politique de démantèlement de l'ASN.

politique_generale_ASN_demantelement[1].pdf 170,06 ko

 

 

Lien vers l’article :http://www.anccli.fr/Demantelement

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 15:23

Et

 

 

 

Si Paris n’avait pas la Seine et Marne…..

Les rivières de Seine et Marne qui alimentent Paris en eau

  

 


Paru sur le site : Grigny Hier
Cahiers de l'Association de L'histoire locale de "l'Orme du bout"

 

Les aqueducs des eaux de  la Vanne, du Loing et du Lunain

Arrive la guerre de 1870 et la "Commune de Paris".

Après ces évènements majeurs de notre Histoire, huit préfets vont se succéder à la tête de la Préfecture de la Seine jusqu'à l'arrivée en 1883 d'un certain Poubelle qui laissa pour la postérité son nom à la fameuse "boîte mobile" qu'il imposa aux Parisiens pour l'enlèvement des ordures ménagères par un célèbre arrêt de 1884.

Parallèlement, pendant cette période, en opposition à cette valse des préfets, c'est dans la direction des services qu'il y aura continuité. Directeur des services des Eaux et des Egouts, Belgrand obtient une priorité de fait pour ses travaux. Reprenant le chantier de la dérivation de la Vanne, il les mène à leur terme en 1874 en s'appuyant notamment sur son cadet, Edmond Huet, réalisateur du viaduc d'Arcueil. (cf annexe 1)

Belgrand meurt en 1878. Alphand lui, meurt en décembre 1891 suivant de peu Georges Haussmann auquel il avait succédé à l'Académie des Beaux Arts.
Le fameux service municipal des Travaux de Paris se restructure et est créé un service spécial des dérivations des sources de la Vig
ne et de Verneuil en 1890-91 dont la responsabilité a été confiée à un jeune ingénieur en chef récemment promu à ce grade, un certain Fulgence Bienvenüe (dont la nièce épousera en 1883 le futur Maréchal Foch, avec lequel Bienvenüe s'était lié d'amitié à l'école Polytechnique) qui mènera par la suite l'œuvre de sa vie et qui reste attachée à son nom, la réalisation du Métropolitain de Paris. Mais ceci est une autre histoire.

Une nouvelle fois Paris n'a plus assez d'eau

Depuis la mort de Belgrand, l'augmentation de la population parisienne a rendu insuffisante les apports des dérivations de la Dhuis et de la Vanne. Dès 1882 il est a nouveau fait appel en complément à de l'eau de Seine ce qui provoque une recrudescence de maladies infectieuses. De nouvelles dérivations s'avèrent nécessaires. En février 1891, Fulgence Bienvenüe reçoit la responsabilité du service des dérivations.

Annexe 1

Du côté nord du boulevard Reille, un vaste cube de pierres saisi les regards par sa masse imposante et ses grandes murailles : c'est le réservoir où aboutissent les eaux de la Vanne, petite rivière dont les sources sont captées dans les environs de Theil, dans le département de l'Yonne et amenées à Paris par un aqueduc tantôt souterrain, tantôt en arcades, long de 173 kilomètres.

Cette dérivation, autorisée par un décret impérial du 19 décembre 1866 et qui a coûté 47 millions y compris la construction du réservoir, assure à la ville de Paris, comme étiage, un volume moyen de 1100 litres par seconde ou 100 000 mètres cubes par 24 heures, d'une eau limpide et fraîche, présentant toutes les conditions de salubrité qui font l'excellente eau potable.

Le réservoir de Montsouris peut recevoir 300 000 mètres cubes, c'est à dire le produit des sources de la Vanne pendant trois jours, récemment accru par l'adjonction des sources de Cochepies, captées près de Villeneuve-sur-Yonne. Il est construit en meulière et ciment, à deux étages superposés, divisés chacun en deux parties égales, formant ainsi quatre bassins indépendants.

Il est circonscrit par l'avenue de Montsouris à l'est, par le boulevard Reille au midi, et à l'ouest par la rue de la Tombe Issoire.
in, Paris il y a cent ans vu par Auguste Vitu 1875-1975

Annexe 2

En 1871 les habitants de Grigny avaient formulé des observations quant à la réalisation de ces travaux, observations qui avaient suscité une réunion extraordinaire du Conseil municipal (séance du 18 octobre 1871) dont nous reproduisons un extrait :

Monsieur le Maire appelle l'attention du Conseil sur ce qui regarde les travaux de l'aqueduc des eaux de la Vanne. Il fait remarquer la justesse des plaintes formées par les habitants de la commune qui voient avec regret cet "immense monument" couper non seulement les pièces de terres en deux, mais aussi détruire le niveau des deux chemins principaux de Grigny qui formeront à l'avenir leurs monticules factices fort pénibles à gravir et à descendre par les nombreuses voitures qui se rendent aux marchés de Montlhéry et de Longjumeau. Le Conseil municipal après mûre délibération, considérant que la commune de Grigny est traversée par l'aqueduc des eaux de la Vanne, que cet aqueduc traverse les chemins de Grigny à Montlhéry et de Grigny à la Norville, considérant que la hauteur de l'aqueduc à ces deux points de rencontre nécessiterait la rectification de deux nouvelles routes qui passeront par dessus et nécessiteraient une pente très préjudiciable aux intérêts de l'agriculture et de l'industrie arrête :

Monsieur le Préfet de la Seine est prié de vouloir bien faire faire aux deux points de rencontre des chemins indiqués dans la présente délibération, un siphon qui permette de laisser aux chemins leur niveau actuel.

Le Conseil municipal charge Monsieur Cocheris, Conseiller général du canton de Longjumeau du suivi de cette affaire qui est des plus urgente et l'autorise à faire toutes les démarches nécessaires à l'accomplissement du désir exprimé dans la présente délibération.

Il faut préciser que cette délibération avait été prise par le Conseil municipal dans lequel siégeait à l'époque deux gros fermiers de Grigny dont M. Godefroy de la ferme Neuve. Ils prêchaient comme on dit, pour leur paroisse. Les travaux furent exécutés… mais pas les siphons.

Entrepris dès 1891, les travaux de ce qui est dit souvent dérivation de l'Avre, sont terminés deux ans plus tard. D'une longueur de 102 kilomètres, établie majoritairement en souterrain, la dérivation transporte par gravité quelques 100 000 m3 d'eau par jour.

Dès 1895, Bienvenüe entreprend une nouvelle dérivation : celle des eaux du Loing et du Lunain dont les sources, repérées par Belgrand, sont situées entre Melun et Sens. Menée sous la direction de Bienvenüe puis sous celle de Basinet, l'exécution de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain a rencontré de grandes difficultés, notamment dans la traversée des argiles instables de Fontainebleau et dans les marnes de L'Hay-les-Roses. Formé par la réunion de la branche du Loing (14 kilomètres) et de celle du Lunain (7 kilomètres), l'aqueduc principal présente une longueur de 73 kilomètres. Essentiellement souterrain, il est construit parallèlement à celui de la Vanne et conçu pour pouvoir recevoir les eaux de ce dernier en cas d'accident. Il présente dix siphons dont le plus long, qui traverse la vallée de l'Orge à la hauteur de Viry et de Savigny, mesure 3025 mètres.

Le 11 juin 1900, les premières eaux des nouvelles sources sont enfin reçues dans le réservoir de Montsouris. Cette nouvelle ressource procure à la ville de Paris 50 000 m3 d'eau supplémentaire par jour. Cette eau arrive à point nommé en pleine Exposition universelle. Quelques jours plus tard la première ligne du métro de Paris, Porte Maillot-Vincennes sera mise en service par ce radieux matin du 19 juillet 1900.

Aujourd'hui et demain ?

Le problème de l'alimentation en eau de grandes villes comme Paris est un véritable casse-tête car sitôt qu'on a réussi à le résoudre, on assiste à un transfert de population rurale, attirée par cette amélioration des conditions de vie, et le problème se repose à nouveau. On a donc décidé de recourir directement à un prélèvement des eaux de la Seine mais en utilisant des méthodes de purification qui permettent de distribuer un produit parfaitement sain. Les eaux prélevées en amont de la capitale sont décantées, filtrées, désinfectées à l'ozone et analysées en permanence avant d'être envoyées dans le réseau de distribution.

Tant qu'il y aura de l'eau dans la Seine, les Franciliens (dont nous sommes) ne seront jamais assoiffés.

Pour le second projet, le Conseil municipal avait été appelé à se prononcer sous la présidence cette fois de Monsieur Godefroy qui était devenu Maire.

Le Conseil municipal délibère le 26 août 1897 :
Le Conseil appelé a fournir son avis et ses réserves sur le projet formé par la Ville de Paris d'acquérir des terrains nécessaires à l'établissement de l'aqueduc de déviation des eaux de source du Loing et du Lunain. Après délibération, a formulé les réserves suivantes :

1 - Nature des travaux.
La nouvelle conduite de sera pas établie autrement que celle des eaux de la Van
ne, soit en maçonnerie, soit en tuyaux de fonte. Le niveau ne devra pas dépasser celui de la butte existante actuellement. L'aqueduc traversant un territoire essentiellement agricole ne devra pas être établi sur arcades sous peine de causer une grande gène à la libre circulation des ouvriers des champs ainsi que des troupeaux qui pourront toujours y paître.

2 - Refuser de planter des arbres.
Il
ne devra pas être non plus planté d'arbres tout le long de la dite conduite, plantation absolument nuisible aux terrains avoisinants qu'elle prive de tout rapport, entretenant également une multitude d'oiseaux, nouvelle cause de destruction pour les récoltes qui se trouvent a proximité.

3 - Conservation des drainages.
Les drainages qui se trouvent sur le passage de l'aqueduc ainsi que les tuyaux passant sous le dit aqueduc et les chemins vicinaux devront être conservés et aménagés pour le libre écoulement des eaux.

4 - Chemins ruraux traversés.
Les chemins ruraux qui coupent la conduite devront être établis de façon à ce que la pente
ne dépasse pas 4 centimètres par mètre et que de chaque côté de ces montés et descentes il soit posé des garde fous de façon a éviter les nombreux accidents qui se sont produits jusqu'à ce jour suite au peu de prévoyance de l'administration. Si la Ville (NDLR : celle de Paris) se croit autorisée à les traverser sans allouer aux communes aucune indemnité, elle devra les entretenir en son état d'empierrement les montées qu'elle pratique sur l'aqueduc et répondre aux demandes et réclamation de l'autorité locale.

… et les travaux furent exécutés sans qu'aucun arbre ne soit planté et d'éviter ainsi "l'énorme" consommation de grains de blé à laquelle se seraient livrées les joyeux pinsons et autres passereaux !!!

Compte rendu du conseil municipal de Grigny en date du 26 août 1897, relatif à la création de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain >>>

D'où vient l'eau qui coule dans les aqueducs qui traversent Grigny?

La source principale qui alimente l'aqueduc de la Vanne est la "Fontaine Bouillarde" située à 114 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Benoît sur Vanne à 30 kilomètres à l'ouest de Troyes. Un décret de 1866 prescrivit l'établissement d'un aqueduc de dérivation des sources de la Vanne pour amener les eaux à Paris en passant par Sens, Fontainebleau et arriver dans un réservoir à Montrouge.

En 1899, plusieurs sources captées dans les vallées du Loing et du Lunain vinrent augmenter la fourniture en eau. Elles sont de nos jours supérieures en débit à celles de la Vanne. Elles représentent 210.000 m3/jour contre 145.000 pour la Vanne et 106.000 pour la Voulzie. Le débit maximal peut atteindre 461.000 m3/jour mais la moyenne admise est de 300.000 m3/jour.

A Nemours, le captage des eaux de la Joie, en aval de l'usine de traitement, fournit un supplément de 18.000 m3/jour d'une eau pure.

Pour les sources "hautes", celles de la Vanne et de la Voulzie, l'eau circule par simple gravité, sur une pente minime de 1/10 de millimètre par mètre, à une température constante de 12°, jusqu'à la station-usine de Desquinemare située en forêt de Fontainebleau près de Veneux-les-Sablons.

Les eaux du Loing et du Lunain qui sont les sources "basses" arrivent à Sorques près de Montigny-sur-Loing où elle sont pompées pour les élever jusqu'à la station de Desquinemare. C'est là qu'elles sont brassées et chlorées. Elles arrivent à Paris 38 heures plus tard pour y être déchlorées et stockées dans les grands réservoirs souterrains de Montrouge d'une capacité de 300.000 m3.

Pour économiser la constructions d'aqueducs pour la traversée d'une vingtaine de vallées on a installé des canalisations en siphon. Par contre, des ouvrages importants ont du être réalisé comme les ponts-aqueducs de Pont-sur-Yonne, du Grand Maître en forêt de Fontainebleau et d'Arcueil sur la vallée de la Bièvres.

Eugène BELGRAND (1810-1878)

Ingénieur hydrologue, Belgrand effectue à Avallon des travaux remarqués par Haussmann, alors préfet de l'Yonne. Ce dernier, nommé à Paris, se souviendra de Belgrand lorsqu'il faudra transformer l'équipement hydraulique de la capitale (1854).

Les Parisiens ne consomment alors que les eaux de la Seine et de l'Ourcq, déjà insuffisantes et polluées. Deux aqueducs, construits par Belgrand, détournent à leur source les eaux de la Dhuis et de la Vanne, amenées respectivement à Ménilmontant et à Montsouris. A partir de ces buttes, hautes de 103 et 80 mètres, l'eau est aisément distribuée jusque dans les immeubles de plusieurs étages.

Cette eau potable sera réservée, après refonte du système des canalisations, aux seuls usages domestiques. Dans le même temps, le réseau des égouts parisiens est modifié en fonction des agrandissements de la ville : collecteurs débouchant extra muros et quatre cents kilomètres supplémentaires de conduites souterraines.


 

Lien vers l’article :  http://www.grigny91.fr/histoire/orme7b.htm

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 21:25

 

Communiqué de presse de l’association  Générations Futures :

 

 

Plus de pesticides dans votre eau !

 

Le Ministère de la Santé rend plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité !

 

Contexte. La Directive 98/83/CE (1) est claire : au-delà de 0,10 μg/L ( 0.1 microgramme

par  litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L pour le total des pesticides

quantifiés, la limite de qualité (2) réglementaire est dépassée. MAIS, car il y a un mais, cela

ne veut pas dire qu’au-delà de ces valeurs l’eau contaminée ne pouvait nécessairement 

plus être distribuée.

AVANT : Avis du CSHPF. Un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France daté

du 7 juillet 1998 prévoyait, en interprétation de la Directive 98/83, que l’eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur appelée «  valeurs sanitaires maximales », (V Max, définie par l’OMS),  pendant plus d’un mois, ou si la teneur en pesticides dépassait ne serait qu’un jour cette V Max…toujours largement supérieure au 0.1  μg/L de la limité dite ‘de qualité’.

Cette situation pouvait déjà paraître anormale puisqu’elle entérinait une situation dans laquelle on tolérait la distribution d’eau contenant des quantités de pesticides bien supérieures à la limite de qualité, au motif qu’elle ne présenterait pas de risque sanitaire au regard de la V Max.

AUJOURD’HUI :  Une  instruction récente  de la  DG Santé  augmente la tolérance !  Cette situation a encore empiré depuis la publication en catimini d’une instruction (3) de la direction Générale de la Santé le 9 décembre 2010, publiée au BO en février 2011. Cette instruction prévoit en effet que dorénavant, pour que des restrictions de distribution d’eau contenant des pesticides soit mises en place, c’est  100% de la V Max du pesticide

concerné qui devra être atteinte, quelle que soit la durée de l’exposition.

Exemple concret. Qu’est ce que cela change ? Un exemple simple permet de comprendre :

Pour l’atrazine, pesticide très fréquemment retrouvé dans les eaux en France, la V Max est de 2 μg/L. > Avant la note de 2010, dès la valeur de 20% de la V %Max pendant plus d’un mois, soit 0.4 μg/L d’atrazine, pendant plus d’un mois, une interdiction temporaire de consommation était prononcée.

> Depuis la note de 2010, c’est 100% de la V Max, soit 2 μg/L d’Atrazine, qu’il faudra dorénavant dépasser pour voir l’eau interdite à la consommation, même si le dépassement dépasse 30 jours !

 

 

« Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de

pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » déclare François

Veillerette, porte Parole de Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des

pesticides, qui s’insurge contre « une instruction du Ministère de la Santé passée inaperçue

et visant à rendre plus commode la distribution d’eau polluée par des quantités de

pesticides bien plus importantes qu’avant 2010. Ainsi pour un pesticide comme le folpet,

pourtant classé cancérigène probable aux Etats Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à

300 μg/L d’eau pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les

60 μg/L pendant la même durée ! » proteste t’il.

Une baisse artificielle ! Autre conséquence logique de cette nouvelle mesure

dénoncée par Générations Futures : la baisse artificielle du nombre de personnes

concernées par une présence excessive de pesticide nécessitant une restriction

d’utilisation de l’eau.  On  est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces

restrictions en 2009 à une estimation de 8 939 dans le bilan de la qualité des eaux 2010

(4) !

«  Cette amélioration en trompe l’œil n’est due qu’à une manipulation des valeurs de

pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation »

proteste François Veillerette qui voit là  «   la preuve que les autorités publiques ont

renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur

mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la

fièvre ! Les candidats à l’élection présidentielle doivent se positionner  et promettre de

revenir sur ce changement de système qui va conduire à une exposition grandissante du

public à des pesticides dangereux » Conclut il.

 

1 :DIRECTIVE 98/83/CE DU CONSEIL du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine

2 : Sauf pour : aldrine, dieldrine,heptachlore et heptachloroépoxyde : ou la LQ = 0,03 μg/L

3 : Instruction DGS/EA4 no 2010-424 du 9 décembre 2010 relative à la gestion des risques sanitaires en cas de dépassement des limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine pour les pesticides. NOR : ETSP1031820J. http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2011/11-01/ste_20110001_0100_0131.pdf

4 : bilan de la qualité des eaux 2010, DGS, congrès national santé environnement, 14-15 décembre 2011.

 

http://www.lesmotsontunsens.com/files/CP070212_eau-1.pdf

 

Pour aller plus loin :

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3786

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