La Beuvronne entre Claye-Souilly et Annet sur Marne
Pour aller plus loin ce qui se fait ailleurs :
http://idf.ffrandonnee.fr/749/html/parcs-naturels-regionaux.aspx
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
La Beuvronne entre Claye-Souilly et Annet sur Marne
Pour aller plus loin ce qui se fait ailleurs :
http://idf.ffrandonnee.fr/749/html/parcs-naturels-regionaux.aspx
Paru sur le site les eaux glacées du calcul égoïste :
REMOUS
QUALITÉ DE L’EAU (1) : UN MENSONGE D’ÉTAT ?
PAR MARC LAIMÉ, 22 JUILLET 2011
Un nouveau site internet citoyen, « Eau Evolution », dédié à l’analyse de la qualité de l’eau, révèle une vérité qui dérange. La réglementation et les protocoles de mesure de la qualité de l’eau, profondément modifiés depuis une dizaine d’années, sont entachés de biais innombrables, qui conduisent à minorer très gravement l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques françaises.
Trois problèmes majeurs sont à l’origine d’une surveillance biaisée des eaux superficielles et souterraines :
- La dramatique insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées dans l’eau.
La faiblesse des protocoles de mesure, en particulier pour les micropolluants chimiques.
Des méthodes d’évaluation impropres à décrire l’état réel des eaux superficielles et souterraines.
On peut dès lors déclarer que l’état chimique de certaines rivières est « en bon état », alors qu’elles sont contaminées par des substances non prises en compte pour qualifier leur état – les PCB par exemple – et qu’une contamination importante menace la santé des espèces aquatiques et concourt à la perte de la biodiversité.
Conformément aux prescriptions de la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE), la France a mis en œuvre une surveillance de la qualité des eaux qu’on peut qualifier de « réglementaire », ou plutôt « réglementaire à minima », et non de « patrimoniale », c’est-à-dire permettant de connaître l’état réel de la ressource.
Par exemple, la DCE laissant la liberté aux Etats-membres de choisir la liste des substances dangereuses qu’ils souhaitent surveiller, la liste des substances – tels les pesticides – recherchées dans l’eau a constamment été minorée par la France.
La France a donc mis en place une surveillance biaisée de la qualité des eaux souterraines et superficielles, dont la qualité est donc beaucoup plus dégradée que ne l’affirment les pouvoirs publics.
La pertinence d’une évaluation de la qualité se mesure à sa capacité à refléter la réalité. Or, quand on évacue la prise en compte de la majorité des substances toxiques, en particulier les micropolluants émergents, quand on néglige l’impact des faibles doses de substances dangereuses sur le long terme, quand on évacue la prise en compte des cocktails de substances, quand on se contente de moyennes avec de surcroît trop peu de mesures, quand on mesure avec des limites de détection trop élevées, etc., on biaise donc systématiquement la pertinence des évaluations.
Voir sur le site "Eau évolution :
- Un diaporama présentant le site.
- Sur la désinformation :
-"Une information officielle indigente sur l’état chimique des eaux jusqu’en 2009"
-Sur la nécessité et la possibilité d’un nouveau paradigme pour l’eau potable et l’assainissement
http://www.eauxglacees.com/Qualite-de-l-eau-1-un-mensonge-d
Pour aller plus loin :
http://yonne.lautre.net/spip.php?article3786
Paru sur le site de Nature Environnement 77 :
Mercredi 29 février 2012
Alors que la Seine-et-Marne sert depuis des années, en silence et dans l'indifférence, avec le Val-d'Oise, de poubelle à toute l'Ile-de-France, les voix de plus en plus nombreuses qui s'élèvent des associations environnementales et de la population ont rompu cette omerta.
Du nord, véritable zone sinistrée par les déchets où se cotoyent ordures ménagères, déchets dangereux, déchets inertes, remblaiement de carrières dans une noria de camions, au sud, qui n'est pas épargné non plus (incinérateurs, déchets plus ou moins inertes), les sujets ne manquent pas et les médias s'en emparent enfin………
Pour consulter l’article complet : http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-dechets-en-seine-et-marne-a-deborde-toujours-100427969.html
A partir de ce lundi, le 6e Forum mondial de l'eau se réunit pour une semaine à Marseille. L’objectif affiché est ambitieux. Trouver les solutions pour assurer l'accès de l'humanité à l'eau potable et à des sanitaires décents alors que les pressions sur la ressource augmentent : changement climatique, augmentation des prélèvements pour certains usages et pollutions accentuées.
Facile d’en parler, plus difficile de la partager
Les précédents forums, réunis tous les trois ans depuis 1997 à l'initiative du Conseil mondial de l'eau, une instance de coopération entre ONG, gouvernements et organisations multilatérales, étaient essentiellement consacrés à établir un diagnostic sur l'accès à l'eau dans le monde. Celui de Marseille s'intitule "Le temps des solutions" et a ouvert une plate-forme de solutions en ligne. De là à ce qu’elles s’appliquent il y a un pas que la volonté politique et des moyens financiers nouveaux devront aider à franchir.
20.000 participants de 140 pays sont annoncés : institutions, entreprises, associations, élus locaux. L'ouverture a été assurée par le Premier ministre. Le président de la République ayant finalement renoncé à se rendre dans la cité phocéenne. C’est dire l’importance accordée à l’événement…
La "puissance du progrès technologique" ne suffira pas
Le Premier ministre a souligné la nécessité de fonder l’économie sur le respect de l’environnement mais FNE regrette l’insistance avec laquelle il a présenté l’innovation et les « technologies vertes » comme la solution aux problèmes posés par la gestion de la ressource en eau. La « puissance du progrès technologique » prônée par François Fillon, sera inopérante sans l’avènement d’un nouveau modèle agricole, réduisant considérablement ses prélèvements et ne contribuant plus à la dégradation de la qualité de l’eau.
Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE en charge de l’agriculture : « seule une agriculture de haute valeur environnementale, diversifiée, adaptée aux sols et aux climats est à même de rétablir un bon état des eaux souterraines et des rivières.»
L’or bleu aiguise les appétits et assoiffe les peuples
Pour les représentants de la société civile, le Forum de Marseille est l'occasion de rappeler que « l'or bleu n'a pas de prix ». Leur Forum alternatif mondial de l'eau (FAME) qui se tient en parallèle du 14 au 17 mars avec plus de 2.000 représentants vise à dénoncer la tendance à la marchandisation de l'eau par les multinationales et plaide pour une distribution équitable.
Le partage des ressources d'eau est un sujet d'inquiétude et un enjeu de souveraineté des Etats quand 15% des pays dépendent à 50% d'une eau venue de l'extérieur. Les représentants de ces 140 pays, réunis mardi, devaient adopter une déclaration commune appelant à accélérer les efforts sur l'ensemble de ces problèmes. 2,5 milliards de terriens ne disposent pas encore de réseau d’assainissement efficace. La question de l’assainissement reste une question vitale, et pas seulement de confort ou de dignité. Les pathologies liées à l’eau insalubre restent une cause majeure de morbidité mondiale et leur coût social est gigantesque. Reste à savoir comment assurer de l'eau saine et une alimentation suffisante aux plus de 9 milliards d'habitants prévus en 2050 si les autres pressions ne cessent d’augmenter.
Bientôt, plus un verre pour la soif ?
La ressource abondante et de bonne qualité bientôt au rang des souvenirs ? La crise est à notre porte. En Europe, malgré les efforts de dépollution engagés, notamment grâce aux directives européennes (ERU, DCE…) nous constatons encore une lente dégradation de la qualité de l’eau ainsi qu’une réduction dramatique de la qualité biologique des milieux aquatiques. En France, les dégradations physiques infligées aux cours d’eau au fil du temps, ainsi que les prélèvements d’eau de plus en plus pressants aboutissent à une perte de qualité de l’eau. La pollution par les nitrates, phosphates, pesticides et divers produits chimiques aggrave encore cette situation. En conséquence, la potabilisation de l’eau demande toujours plus de traitements et parfois, des captages doivent être abandonnés. Ainsi, le paysage aquatique se banalise et devient le dépotoir de notre inconscience collective, qui se déverse ensuite dans les mers et océans.
Pour Bruno Genty, président de France Nature Environnement : « il devient urgent de prioriser les usages. Il faut réserver l’eau douce à ceux qui ne peuvent s’en passer. Si l’agriculture et l’industrie peuvent substituer aux techniques gourmandes en eau d’autres techniques plus durables, les humains ne peuvent décider de boire moins pour pouvoir garantir l’approvisionnement de ceux qui en font un usage commercial. Avant d’être une ressource géostratégique, l’eau reste une ressource vitale».
Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE et José Cambou, secrétaire nationale de FNE, assureront la représentation de France Nature Environnement au forum mondial de l’eau.
Paru sur le site Environnement 2B :
Publié par Rédaction le 21/10/11 dans la catégorie Eau. Surveiller les réactions RSS 2.0. Les réactions sont closes.
Dans une étude réalisée par Anne Spiteri, polytechnicienne et ingénieure du génie rural des eaux et des forêts, le WWF France dresse un bilan accablant de la qualité réelle des eaux en France. Pour l’ONG, très insuffisantes, les mesures rassurantes actuelles conduisent à sous-estimer gravement l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques françaises.
Dans une étude documentée, le WWF France soulève 3 problèmes majeurs à l’origine d’une « surveillance biaisée » des eaux superficielles et souterraines. L’ONG relève tout d’abord la « dramatique insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées dans l’eau ». Elle souligne des protocoles de mesure inadaptés, en particulier pour les micropolluants chimiques. Enfin, l’étude d’Anne Spiteri révèle « des méthodes d’analyse des données impropres à décrire l’état réel des eaux superficielles et souterraines ».
L’étude évoque notamment « des données officielles souvent incohérentes et peu pertinentes » et un état des eaux brutes « très préoccupant », même sous-évalué. Parmi les nombreuses inquiétudes de l’auteur de cette recherche, l’étude évoque la question de l’atrazine (A), largement utilisée de 1960 à 2003, sa dégradation produisant essentiellement du déséthylatrazine (DEA), du déisopropylatrazine (DIA), du déséthyldéisopropylatrazine (DEDIA) et de l’hydroxyatrazine (HA). Très solubles et mobiles, ces 5 substances contamineraient les eaux souterraines « pour plusieurs décennies et avec des teneurs qui peuvent être élevées » relève Anne Spiteri.
Défaut d’information ou désinformation ?
Le WWF France demande des réponses précises de l’Etat sur les dysfonctionnements mis à jour en matière de production des données publiques sur la qualité de l’eau. Par ailleurs, l’ONG réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ces dysfonctionnements et sur l’état réel des eaux brutes en France.
L’association demande par ailleurs la révision des protocoles de surveillance des eaux de façon à acquérir les données brutes de qualité nécessaires à l’élaboration d’une information pertinente et une information indépendante sur la qualité de l’eau, qui réponde aux enjeux environnementaux liés à cette ressource. Le WWF France réclame également l’application de la Convention d’Aarhus et de la Charte de l’Environnement en matière d’accès du citoyen aux données brutes sur la qualité de l’eau.
Enfin, l’ONG demande une profonde réforme de la gouvernance de l’eau en France avec la création, dans toutes les instances de gestion de l’eau, d’un quatrième collège représentant la société civile (usagers domestiques, associations de protection de l’environnement et associations de consommateurs…) et ayant le même « poids » que les autres collèges. Le WWF France appelle à la création d’un Observatoire indépendant de la qualité de l’eau par tous les acteurs et organisations intéressés de la société civile, sur le modèle du CNIID (déchets) et de la CRIIRAD (nucléaire).
Réduction urgente de l’utilisation des pesticides
Le WWF France rappelle l’urgence du respect des engagements du Grenelle concernant la diminution par deux de l’usage des pesticides en 2018, la protection des aires d’alimentation des 500 captages prioritaires d’eau potable, et les 20% de surface agricole utile française en agriculture biologique en 2020. L’ONG réclame une réforme de la Politique Agricole Commune ambitieuse sur la réorientation des systèmes de production intensifs vers une agriculture durable (écologisation du premier pilier) et la mise en place de véritables moyens (financiers, humains, expertise…) pour faire appliquer strictement le code de l’environnement, notamment pour la police de l’eau.
Le WWF France publie ces données via un site internet dédié Eau Evolution, qui se proposer de rassembler l’ensemble des chiffres, analyses et cartes disponibles sur la qualité des eaux en France.
http://www.enviro2b.com/2011/10/21/le-bilan-inquietant-et-sous-estime-de-la-pollution-des-eaux/
Pour aller plus loin :
Claye-Souilly Environnement :
un permis de construire délivré par la mairie de Claye-Souilly
annulé par le tribunal administratif
C'est dans un terrain situé au bout de ce chemin classé Espace Naturel Sensible
que le permis avait été délivré par la mairie de Claye-Souilly
Suite au recours déposé par
Nature Environnement 77
fédération d’associations environnementales de Seine et Marne,
http://nature.environnement.77.over-blog.com/
le tribunal administratif de Melun a annulé
en date du 22 décembre 2011
le permis de construire
délivré par la mairie de Claye-Souilly
à la commune de Claye-Souilly le 14.11.2008
concernant la construction d'une plateforme de stockage boues à Souilly .
(boues en provenance des centres d’épuration de Voisins et de Souilly)
C'est au bord de ce lotissement fraîchement construit
que devaient circuler les camions amenant les boues sur la plateforme de stockage
Une pétition avait été déposée en date du 17/12/2008 à la mairie de Claye-Souilly par les habitants de Souilly pour demander l’organisation d’une réunion publique afin de connaître l’impact sur la santé humaine d’une telle installation au centre d’une agglomération.
Les élus de Claye-Souilly n’avaient pas souhaité donner suite à cette demande.
Canton qui compte actuellement : 810 habitants/km², 6 décharges pour 6 communes, 2 carrières à ciel ouvert dont une remblayée par des déchets de bâtiment et 19 ICPE (installations qui peut présenter des dangers pour la santé, la salubrité, l’environnement...) (1)
(1) http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Questions-Reponses-sur-les-ICPE-.html
C’est dans ce canton que la multinationale Veolia souhaiterait implanter un projet de stockage de déchets de gaz carbonique CO2 sur la plus importante décharge de France de déchets ultimes (ordures ménagères et déchets industriels..) de Claye-Souilly. Cette même décharge qui vient de recevoir une partie des déchets de Limeil Brévannes (94) et qui reçoit près de 70 % de déchets en provenance d’autres départements.
C’est dans ce même canton
- qu’un site remarquable est menacé : la butte d’Aulnaye.
- qu’un patrimoine historique et une trame verte sont menacés : l’aqueduc de la Dhuis.
En effet la multinationale St Gobain souhaiterait y exploiter une nouvelle carrière à ciel ouvert.
Le tribunal administratif de Pau a rendu aujourd’hui sa décision dans l’affaire qui oppose quatre associations de protection de l’environnement à l’Etat et à Total, concernant le premier stockage souterrain de CO2 en France. Le tribunal a considéré que toutes les procédures légales avaient été respectées.
En revanche, le débat n’a toujours pas eu lieu concernant le fond du dossier : l’utilité contestée de l’enfouissement du CO2, les risques associés à la technique et au site choisi en zone sismique, la consommation supplémentaire d’énergie (40%), le transfert des responsabilités de l’exploitant au contribuable, la transmission de ces sites à risques aux générations futures. Il n’y a en effet jamais eu de débat public en France sur ces projets, ni par la Commission du débat public ni par le Parlement (le gouvernement a directement légiféré par ordonnance).
Dans d’autres pays, les décisions récentes conduisent à l’abandon des projets de CSC (captage et stockage du CO2) les uns après les autres (Allemagne, Pays-Bas, Angleterre…) Sur 13 projets européens annoncés, 6 sont déjà abandonnés. La France semble, comme en d’autres temps avec le nucléaire, partir la fleur au fusil vers de nouvelles chimères technologiques, potentiellement dangereuses et inutiles pour l’environnement mais rentables pour les pétroliers.
Ainsi le récent rapport de l’institut Négawatt d’octobre 2011, qui ne fait aucune référence au CSC, estime que, pour atténuer le changement climatique, nous devrions diminuer nos émissions de CO2 en faisant porter les efforts sur la sobriété et l’efficacité énergétique, et le développement des énergies renouvelables. Or les sommes colossales injectées dans la mise au point du CSC (26 millions d’euros d’aides publiques pour 2009) auraient été plus utiles dans la recherche concernant ces énergies d’avenir.
Bruno Genty, président de FNE : « Nous sommes déçus de la décision du Tribunal administratif de Pau. Nous sommes surtout surpris d’avoir été condamnés à verser 1000 € de frais de justice à Total, contrainte d’amputer ses 12 milliards de bénéfices annuels pour payer ses deux cabinets d’avocats. »
Surprises mais pas effondrées, elles ne se laisseront pas intimider et envisagent de faire appel. Car derrière le CSC de Total, d’autres projets attendent, à Claye-Souilly, Florange, Le Havre. D’autres associations sont mobilisées. Même si les projets industriels avancent en catimini et dans l’opacité, les associations citoyennes ne resteront pas silencieuses.
Aqueduc de la Dhuis 16/10/2011 Villevaudé
Sauver l’aqueduc de la Dhuis,
c’est aussi protéger le massif d’Aulnaye
Dans ce département de Seine et Marne envahi par les prospecteurs, fracturé, éventré à l’explosif, pollué par les ordures, les produits chimiques…. où on ne parle que d’argent : l’intérêt économique avant tout.
En effet sous prétexte de créations d’une poignée d’emplois, les multinationales s’approprient nos terres agricoles et détruisent par là même les emplois qui s’y rapportent.
Si un maire est quelque peu réticent et souhaite bloquer un projet l’Etat dispose d’un outil pour faire prévaloir des intérêts qui dépassent l’intérêt communal : le Plan d'Intérêt Général (PIG).
Ce Plan d'Intérêt Général (PIG) peut être imposé par le Préfet du département.
Mais au fait Plan d’intérêt général pour qui ?
Certainement pas pour les populations riveraines de ces projets.
Consulte-t-on ces minorités invisibles ?
Il semblerait que ce ne soit pas à l’ordre du jour.
Un exemple concret :
Le canton de Claye-Souilly :
Canton qui compte actuellement : 810 habitants/km², 6 décharges pour 6 communes, 2 carrières à ciel ouvert dont une remblayée par des déchets de bâtiment et 19 ICPE (installations qui peut présenter des dangers pour la santé, la salubrité, l’environnement...) (1)
C’est dans ce canton
- qu’un site remarquable est menacé : la butte d’Aulnaye.
- qu’un patrimoine historique et une trame verte sont menacés : l’aqueduc de la Dhuis.
En effet la multinationale St Gobain souhaiterait y exploiter une nouvelle carrière à ciel ouvert.
Les communes concernées par la future exploitation de ce gypse, Annet sur Marne, Le Pin, Villevaudé et Claye-Souilly vont-elles organiser un référendum pour demander l’avis de leur population ?
Pas à notre connaissance.
Si ce nouveau projet devait voir le jour les plus aisés pourront fuir et s’installer ailleurs, quant à ceux qui enracinés dans ce territoire ne voudront pas le quitter ou les plus modestes qui n’auront pas les moyens de partir
ils devront « subir et se taire ».
(1) http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Questions-Reponses-sur-les-ICPE-.html
Décharge déchets inertes ECT Annet sur Marne
Predec Ile de France
Plan Régional
d’Elimination des Déchets de Chantiers
La mise à l’écart d’ADENCA dans les réunions Predec depuis plusieurs mois, c’est la mise à l’écart des plus faibles, ces minorités invisibles que sont les riverains des décharges.
Pourquoi les services de Madame Gassin (vice présidente du Conseil Régional chargée de l’Environnement EELV), n’ont pas donné suite à nos demandes de participer aux réunions PREDEC organisées depuis le début de l’année 2012 alors que les industriels du déchet sont invités généreusement à ces réunions ?
La démocratie aurait voulu que les plus faibles soient accueillis les bras ouverts, mais il en a été décidé autrement et nous le regrettons d’autant plus que le déséquilibre territorial continue à se creuser en défaveur de la Seine et Marne, en effet :
- 3 nouvelles autorisations d’implantation de décharges de déchets de bâtiment (déchets inertes) ont été données en moins de 6 mois (Montgé-en-Goële, Combs la Ville, La Chapelle la Reine)
- une décharge de déchets ultimes (ordures ménagères et déchets industriels) va fermer dans les Yvelines à Brueil en Vexin, les 150 000 tonnes de déchets vont être redirigé probablement en grande partie vers notre département (Soignolles, Claye-Souilly…).