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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 16:20

 

 

Seine et Marne 

Après les ordures, les explorations d'huile de schiste ?

 

 

 

 

Paru sur le site "Le Monde planète":

 

 

Gaz de schiste : vers des forages "scientifiques" ?

Le rapport final de la mission gouvernementale ouvre la voie à la fracturation hydraulique.

LE MONDE | 23.03.2012 à 14h42 • Mis à jour le 23.03.2012 à 15h00

Par Marie-Béatrice Baudet

Depuis le départ du ministère de l'écologie de Nathalie Kosciusko-Morizet, devenue porte-parole du président-candidat, le dossier avait atterri à Matignon. Et à la lecture du rapport final de la mission d'inspection (issue des ministères de l'industrie et de l'écologie) sur "les hydrocarbures de roche-mère en France" - les huiles et gaz de schiste -, on comprend pourquoi les services du premier ministre n'ont fait aucune publicité à sa parution, le 22 mars. Craignant de raviver la mobilisation des collectifs des anti-gaz de schiste dans le sud-est du pays et dans le Bassin parisien.

Les experts des deux ministères se déclarent en effet favorables - sous moult conditions - à un "nombre limité" de forages par fracturation hydraulique pour mener des "expérimentations à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public".

FACTURE ÉNERGÉTIQUE

Les rapporteurs s'inscrivent dans le cadre de la loi du 13 juillet 2011. Certes, ce texte interdit en France la fracturation hydraulique, unique technique disponible à l'heure actuelle pour exploiter les gisements d'huiles et de gaz de schiste, mais dont les conséquences sur l'environnement peuvent être néfastes. Pour autant, l'article 4 de la loi laisse ouverte la porte au droit à l'expérimentation, après avis de la Commission nationale d'orientation et d'évaluation des techniques d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. Pour résumer l'argumentaire développé, il s'agit de ne pas gâcher le potentiel des richesses du sous-sol français, qui permettrait de réduire la facture énergétique de l'Hexagone.

CONTAMINATION, MINISÉISMES

Or, pour ce faire, le rapport conclut qu'à court et moyen terme la fracturation hydraulique demeure la seule technique susceptible d'être utilisée, les autres en restant au stade expérimental. Compte tenu des risques environnementaux que la fracturation hydraulique représente - contamination des nappes phréatiques, miniséismes, etc. -, les experts appellent les compagnies pétrolières à prendre le maximum de précautions techniques liées notamment à l'étanchéité des puits. Cet appel à des forages "scientifiques" reste soumis à une nouvelle loi, qui permettra de préciser le cadre exceptionnel de ces expérimentations par rapport au texte de juillet 2011, et à un vote du Parlement. Le rapport prévoit que tout ce préalable juridique pourrait être finalisé pour le second semestre 2013.

Du côté des compagnies pétrolières opposées à la loi du 13 juillet, on explique que les experts "ont fini par ouvrir leurs oreilles". ONG et élus locaux, eux, sonnent le tocsin. Conscients de leur capacité à mobiliser, les experts des deux ministères proposent de cantonner ces expérimentations dans le Bassin parisien où des permis ont été accordés pour explorer les huiles de schiste. Et où les riverains semblent moins sur le qui-vive que dans le Sud-Est, là où la rébellion anti-gaz de schiste emmenée par José Bové avait débuté à l'automne 2010. Un pari risqué.

Marie-Béatrice Baudet

Lien vers l’article :http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/23/gaz-de-schiste-vers-des-forages-scientifiques_1674719_3244.html

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:31

Que fait la ville de Paris pour réduire et réutiliser

les déchets organiques de ses collectivités

plutôt que de les envoyer

dans les décharges de Seine et Marne ?

Un exemple à suivre....

Paru sur le site compost à Paris :

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait"*

On aurait pu croire impossible de "faire du compost" dans la capitale la plus dense en Europe .... pourtant le compost est bien une réalité parisienne : dans les jardins individuels, partagés ou publics mais, plus exceptionnel encore, dans l'habitat collectif en pied d'immeuble.

Ce blog fait l'inventaire de ces expériences pionnières à Paris et met à disposition quelques clés pour donner envie de les dupliquer.

* Mark Twain

 

 

http://www.compostaparis.fr/

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 13:01

Le Conseil Général de Seine et Marne

va-t-il créer une mission de surveillance sur le pétrole de schiste

comme le Lot et Garonne et bientôt le Gers ?

 

 

 

Paru sur le site du journal Sud Ouest :

jeudi 22 mars

 

6h00 | Mise à jour : 10h56
Par Maryan Charruau et Philippe Andréoulis

3

commentaire(s)

Le Gers surveille l'exploration du gaz de schiste

Le Gers demain, après le Lot-et-Garonne hier, va créer une mission de surveillance

 «On peut penser que la loi nous protège. Mais on sait bien que les grands groupes pétroliers font feu de tout bois pour arriver à leur fin. » Sur les dangers de l'exploitation du gaz de schiste, Philippe Martin est incollable. En avril 2011, le président du Conseil général avait été corapporteur d'un rapport parlementaire sur le sujet. Et, estimant le danger grand, s'est arc-bouté contre tous les projets d'exploitation dans la région. Demain, lors de la session du Conseil général, il devrait renforcer son arsenal défensif.

Ses collègues élus du Conseil général du Lot-et-Garonne ont rejoint son combat. Hier, le Conseil général du Lot-et-Garonne a créé une mission d'information et d'évaluation sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste. Ses membres devront rendre leur rapport sur les risques encourus dans six mois.

Première en France

La création de cette mission est une première en France. Elle intervient après la demande de deux permis d'exploration qui auraient été déposés à la préfecture de Tarn-et-Garonne, coordinatrice de l'instruction. Il y a d'abord le permis dit de Beaumont-de-Lomagne, dans le Tarn-et-Garonne, qui couvre une zone de 10 405 km² dans les départements du Gers, du Lot-et-Garonne, du Lot, de la Dordogne, du Tarn-et-Garonne, de la Haute-Garonne et de l'Ariège, ce qui en fait en superficie le plus grand permis demandé en France.

La demande concernant Mirande, faite en mars 2011, complétée le 10 août 2011, n'est qu'une extension du permis de Beaumont-de-Lomagne, décrypte Philippe Martin. « Ces permis ne sont pas une surprise pour moi. » Le site de Mirande intéresse les Australiens de Gas2Grid et celui de Beaumont-de-Lomagne, les Américains de BNK Petroleum.

« Rester mobilisés »

« Des demandes de permis de ce type, il y en a plus d'une soixantaine déposée au ministère de l'Écologie », explique Philippe Martin. « Mais, normalement, depuis le vote de la loi Jacob, une réponse négative est donnée dès que la technique indiquée est la fracturation hydraulique. Or il n'existe pas d'autres méthodes actuellement. » Mais Philippe Martin sait que l'excès d'optimisme peut nuire. « Nous allons engager une procédure du même type que le Lot-et-Garonne, précise-t-il. Car, avant tout, il faut rester mobilisés. »

Dans le Lot-et-Garonne, la mission auditionnera experts, industriels, scientifiques, collectifs, services de l'État… Elle entendra en juin les sociétés américaine et australienne. Elle présentera un rapport lors d'un débat public au second semestre 2012.

D'ores et déjà, son rapporteur, Michel Esteban, souligne : « L'inquiétude est légitime car il y a conflit d'intérêts entre l'énergie et l'environnement. » Les impacts sur la nature liés à la fracturation hydraulique sont nombreux : fuite de CO2, solubilisation du sous-sol et des nappes, microséisme, pollution par les additifs, usage d'eau massif…

Comme l'a relevé une autre élue du département voisin, Catherine Pitous : « Il ne faut pas écarter les atteintes à la santé sur les populations exposées » aux 500 principes chimiques contenus dans le liquide de fracturation des roches. Aux pollutions de l'air et de l'eau s'ajoute la dégradation du cadre de vie.

Si, sous l'entremise du ministère de l'Écologie, l'exploitation par fracturation est interdite depuis le 13 juillet 2011, la recherche est autorisée, au titre de l'exploration minière conventionnelle. « Soyons prudents, car il existe des vides juridiques en ce domaine », a relaté hier matin l'un des membres de la mission.

De toute façon, Philippe Martin a prévenu : « Je suis archi-contre. » Avant de terminer, sous forme d'avertissement aux candidats aux forages : « Avec moi à la manœuvre, ça m'étonnerait qu'ils y arrivent ! »

Lien vers l’article :

http://www.sudouest.fr/2012/03/22/de-l-eau-dans-le-gaz-665874-2277.php

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 12:12

GRAND ROISSY

Encore plus de nuisances pour

Le Nord-Ouest Seine et Marne

 

 Qui pense à ces minorités invisibles que sont les riverains de cet aéroport ?

Ceux-là même qui subissent les nuisances des décharges et installations polluantes ?

 

A-t-on choisi délibérément d’accumuler tous les points noirs au même endroit et en quelque sorte de sacrifier cette population ?

 

 

 

 

Paru sur le site Nord Nature Environnement :

16/03/2012 : communiqué de France Nature Environnement

Lutte contre les nuisances sonores nocturnes : réveillons-nous !


Une journée par an pour célébrer un exploit partagé par tous : à 75 ans, nous aurons dormi 25 ans ! Mais dans quelles conditions et à quel prix ? FNE se mobilise en cette journée du 16 mars, journée nationale du sommeil, pour lutter contre les nuisances sonores et soutenir ceux qui en sont victimes, particulièrement les riverains des grands aéroports français.

Les effets silencieux du bruit sur notre santé

Les conséquences des nuisances sonores nocturnes sur la santé ne doivent plus être ignorées. Cessons de nier l’évidence en parlant de simple gêne ou trouble du sommeil : la fatigue, le stress, les troubles psychiques ou encore les maladies cardio-vasculaires sont des effets aujourd’hui avérés d’une exposition prolongée aux bruits nocturnes (trafic, bruits aériens, voisinage…). Par ailleurs, lorsqu’ils affectent, par exemple, des conducteurs routiers, des cheminots, des policiers… les troubles du sommeil peuvent avoir des conséquences désastreuses liées aux micro-endormissements. Le niveau de preuve est suffisant pour l'OMS : le droit au sommeil est un droit fondamental qui doit s’appliquer durant 8h consécutives, sans discrimination.

Les aéroports peuvent absorber la croissance du trafic…pas les riverains

En 2010, en moyenne 160 avions ont survolé chaque nuit Roissy et ses environs, soit plus de 60 000 vols par an. 350 000 riverains sont ainsi directement impactés par les nuisances sonores nocturnes autour des grands aéroports français.
Face aux difficultés de maitrise de l’urbanisation, au retard des travaux d’insonorisation des habitations (à Toulouse il faudra encore 25 ans au rythme de progression actuel pour insonoriser l’ensemble des logements concernés ), aux limites de la généralisation des performances acoustiques des avions (délai minimum de 15 ans ), le nombre de vols de nuit suivra comme ces 10 dernières années la croissance du trafic aérien global. Roissy, Toulouse, Beauvais…se préparent à l’absorption de cette croissance. Comment les riverains peuvent-ils accepter cette perspective ? Quelles trajectoires seront privilégiées ?

Pour José Cambou : « Si l’absorption de la croissance du trafic peut être aujourd’hui envisagée par les aéroports, pourquoi le report des vols de nuit en journée ne peut-il être envisagé ? »

Les associations pour une réduction du nombre de vols de nuit

Depuis longtemps, des représentants de France Nature Environnement siègent dans les commissions environnementales locales des aéroports. En septembre 2011, FNE a accepté de rejoindre le groupe « Vols de Nuit » piloté par l'Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA). Cette dernière invite associatifs, élus et professionnels à dialoguer pour trouver des solutions pour les populations.

Pour Bruno Genty, président de FNE : « les pouvoirs publics ne jouent pas leur rôle d’arbitre entre le développement économique du transport aérien et la légitime protection de la santé des populations survolées.»

Aux côtés d’autres associations, France Nature Environnement demande une réduction effective et planifiée du nombre de vols entre 22h et 6h du matin dans le ciel des aéroports proches des zones urbanisées de France. C’est une nécessité sanitaire, sociale et environnementale

http://www.nord-nature.org/info_veille/20120316.htm

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 20:40

 

 

Claye-Souilly et alentours :

plusieurs sites figurent sur le site pollution des sols Basol

http://basol.ecologie.gouv.fr/recherche.php?carte=1&dept=77

 

 

 

Un conseil :

Avant d’arroser vos légumes  et vos fruits

avec l’eau de votre puits,

 faites-le contrôler.

 

 

Coordonnées d’un organisme qui pourra le faire  :

 

CETE-IF
Avenue Georges Clémenceau
BP 505 - Vaux-le-Pénil
77 015 MELUN Cedex
tel : 01 60 56 64 00  

 

 

Extrait article paru sur le site du Sénat :

 

 

  20 mars 2012

La qualité de l'eau et l'assainissement en France (rapport)

 

B. LES POLLUTIONS HISTORIQUES

L'état des nappes dépend du contexte hydrogéologique et des activités de surface actuelles ou passées. Contrairement à l'opinion ancienne, les eaux souterraines ne sont pas durablement et fiablement protégées contre les apports de matières polluantes. C'est en particulier le cas lorsque ces apports sont massifs, durables et concentrés. Le sous-sol hérite de ce qui se passe en surface et par conséquent, les eaux souterraines héritent des pollutions du passé. Deux situations sont à prendre en compte : les sites industriels et les décharges.

1. Les eaux souterraines et l'héritage industriel

a) Les effets de l'activité industrielle sur les eaux

L'impact de l'activité industrielle sur la qualité des eaux est très différente selon que l'on considère l'activité en cours ou l'activité passée - l'héritage.

La pollution industrielle est liée à l'énergie consommée (hydrocarbures), aux matériaux transformés (minerais) et aux procédés de fabrication utilisés (solvants et autres produits toxiques).

L'impact de l'activité industrielle actuelle concerne avant tout les eaux de surface, cours d'eau et surtout mers et océans qui restent le principal exutoire des pollutions industrielles. La pollution de l'eau découle de l'usage et du rejet des eaux et prend plusieurs formes dont les principales sont le rejet des matières en suspension, et son corollaire, la demande chimique en oxygène (Voir D - La qualité des eaux de surface). Plusieurs dispositions réglementaires limitent les rejets polluants.

L'impact de l'héritage industriel est radicalement différent. Il concerne moins les eaux de surface (par l'intermédiaire des sédiments pollués) que les eaux souterraines. La pollution de l'eau prend d'autres formes et procède d'autres voies. Les dangers viennent de l'exploitation et surtout des résidus, concentrés sur des espaces réduits. Outre les terrils des résidus miniers, des substances dangereuses ou toxiques ont été manipulées et entreposées, pouvant contaminer les eaux de surface et/ou les eaux souterraines.

La voie principale est celle liée à l'infiltration des eaux de pluie. Les terrains chargés en hydrocarbures et métaux, les dépôts accumulés à proximité des exploitations (terrils miniers, dépôt goudronneux des anciennes cokeries), les vestiges de l'activité industrielle (huiles de vidange, bois traités...) offrent prise au lessivage par les eaux de pluie qui peuvent atteindre les nappes souterraines, et modifier avec le temps le fond géochimique (19(*)).

L'autre voie, moins connue, est celle de la remobilisation des polluants. Tandis que dans la première voie, la pollution était faible mais continue, et liée à la pluviométrie et aux conditions de transfert de polluants dans le sol, dans ce second cas, la pollution est plus concentrée mais surtout décalée.

Les sols pollués sont la conséquence de notre passé industriel. Pourtant, ce n'est pas tant la présence de polluants dans le sol qui pose un problème, mais le fait qu'ils puissent être mobiles, solubles et atteindre les eaux souterraines. Certains polluants, fixés au sol depuis plusieurs années, voire plusieurs dizaines d'années, peuvent être mobilisés à la suite de travaux ou d'apports de matériaux qui entrent en réaction avec les polluants et favorisent leur migration vers la nappe. Un exemple de ce phénomène est la contamination de la nappe de Louvres, dans le Val d'Oise, par des cyanures abandonnés il y a plus de 50 ans, mais rendus solubles par l'apport de chaux consécutif à des travaux de terrassement (20(*)).

……..

c) La prévention actuelle contre les pollutions des eaux souterraines

La pression politique et sociale et la réglementation des activités industrielles ont permis de réduire sensiblement les risques de pollution des eaux. Les dispositions principales du code de l'environnement sont issues de l'ancienne législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Les ICPE doivent être autorisées par arrêté préfectoral accompagné de prescriptions techniques parmi lesquelles on compte une étude d'impact, des dispositifs de prévention (capacité de stockage, cuvettes de rétention, bassins de confinement en cas de déversement accidentel...) et de surveillance régulière des eaux souterraines pour les activités où le danger potentiel est le plus élevé (deux puits en aval du site, deux relevés piézométriques annuels pour treize types d'activités). L'arrêté ministériel du 3 août 2001 étend le champ d'application de cette obligation. Entre 2.000 et 3.000 installations sont aujourd'hui concernées par cette surveillance régulière des eaux souterraines, contre 500 auparavant.

D'une façon générale, les sites industriels sont aujourd'hui beaucoup mieux surveillés qu'avant : les sites industriels appelant une action des pouvoirs publics à titre préventif ou curatif (3.000 sites) sont répertoriés dans une base de données dite BASOL. Les sites industriels sur lesquels il convient de conserver une mémoire (300.000 sites) sont répertoriés sur une base de données dite BASIAS, toutes deux accessibles par Internet.

* (19) Annexe 19 - Contribution des activités industrielles à l'état géochimique des eaux souterraines.

* (20) Annexe 20 - La pollution de la nappe de Louvres.

* (21) Annexe 21 - Impact des terrils houillers sur la qualité des eaux de la nappe de la Craie.

 

lien vers l'article :

http://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-18.html

 

 

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:23
Paru sur le site France Nature Environnement :
Condamnation d’Arkema Saint-Auban pour pollution des eaux au mercure

 

 

Le tribunal correctionnel de Nanterre, a déclaré hier, la société Arkema coupable pour des faits de pollution des eaux et d’abandon de déchets. Arkema est condamnée à une amende de 30 000 euros. La société était poursuivie pour des faits de pollution de la Durance au mercure, au chlore et aux solvants, entre 2003 et 2005, et d’abandon de déchets dans les eaux par son installation de Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence).

Une pollution chronique au mercure

Cette installation de production de chlore, constituait, au moment des faits, une source de pollution chronique de la Durance et de sa nappe d’accompagnement. Cette pollution chronique avait conduit le préfet en 2005 à prendre un arrêté réglementant la pêche, les poissons étant pollués au mercure.

A plusieurs reprises, la Direction régionale de l'Industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) avait constaté depuis 2004 des dépassements des valeurs autorisées de rejets dans la Durance de solvants chlorés et de mercure. Un premier procès-verbal de 2003 faisait état de flux de solvants chlorés vers la Durance et la nappe phréatique de 94,3 kg par jour alors que la limite est fixée à 20 kg par jour.
Un autre rapport de 2004 faisait état de rejets de mercure qui avaient pu atteindre trois fois la valeur réglementaire. En 2006, la DRIRE constatait même un accroissement des rejets de solvants chlorés.

La répétition de ces rejets a révélé l’absence de volonté de cette société de rechercher la source de la pollution et d’y remédier. Ce laisser-aller vis-à-vis des procédures de sécurité a conduit, au fil des ans, au rejet de près de 6kg de mercure dans le milieu naturel.

Une sanction enfin prononcée par le juge

Lors de l’audience du 13 janvier 2012, la substitut du Procureur a déploré le préjudice subi par la nature et demandé au tribunal de sanctionner "cette entreprise qui n'avait pas l'intention de remédier à cette pollution dont elle avait conscience". Les associations de protection de l’environnement qui s’étaient constituées parties civiles dans ce dossier, ont reçu chacune, 30 000 euros de dommages et intérêts.


Pour Raymond Léost, pilote du réseau juridique de France Nature Environnement : « la sanction tient compte de l’ancienneté des faits et de la mise en conformité des installations depuis les faits. En d’autres temps, Arkema aurait été beaucoup plus sévèrement sanctionnée. Cette déclaration de culpabilité pour des faits de pollution au mercure de la Durance pourrait laisser entrevoir la responsabilité pénale des personnes ayant rejeté du PCB dans les cours d’eau ».

Pierre Aplincourt Président de l'URVN FNE PACA : "cette pollution est d'autant plus grave que l'eau de la Durance est utilisée pour l'alimentation en eau d'une grande partie de la population de la Provence. C'est une victoire juridique mais la situation n'est toujours pas satisfaisante du fait de la pollution historique de la nappe et de la présence de terrils pollués en bord de Durance qui représentent un risque majeur de pollution des eaux en cas de crues importantes de la Durance."

Les associations saluent aujourd’hui cette décision et rappellent que d’autres sites français de la société Arkema présentent des problèmes analogues pour lesquels le travail reste encore à faire.

 

http://www.fne.asso.fr/fr/condamnation-d-arkema-saint-auban-pour-pollution-des-eaux-au-mercure.html?cmp_id=33&news_id=12679&vID=897

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:42

 

 

Paru sur le site Euroactiv.fr :

 

 

Energie & environnement Eau :

Eau : la Commission pointe 15 nouvelles substances à risque

 

L'exécutif veut allonger la liste des substances à contrôler pour préserver la qualité de l'eau. Au total, 19 d'entre elles devraient être éliminées progressivement, les 29 autres devront être réduites.

 

02/02/2012 Commission européenne, biocides, qualité de l'eau, substances prioritaires

 

 

Dans le cadre de la révision de la directive sur les normes de qualité environnementale de l'eau, la Commission européenne propose d'ajouter quinze nouvelles substances à la liste des 33 polluants qui font déjà l'objet de surveillance et de contrôles dans les eaux de surface. Cette proposition sera soumise au Conseil et au Parlement en vue de sa discussion et de son adoption. Pour rappel, les substances déjà inscrites sur la liste sont des métaux, des dérivés du pétrole, des pesticides, des solvants, des détergents ou encore des substances utilisées dans l'industrie. Elles sont classées en deux catégories : les substances prioritaires, dont la pollution doit être réduite progressivement d'ici 2015, et les substances dangereuses prioritaires (au nombre de 13), dont la pollution doit être réduite dans un premier temps avant une suppression totale de leurs émissions d'ici 2021. Lire la suite de l'article sur www.actu-environnement.com

Source :
http://www.euractiv.fr/eau-commission-pointe-nouvelles-substances-risque-article?utm_source=Newsletters&utm_campaign=7676e32077-Hebdomadaire&utm_medium=email

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:30

 

1 GVTP cOUPVRAY 6.9.2011

 

ORDURES ILE DE FRANCE

Qu’est-ce que la solidarité régionale ?

 

C’est faire porter le poids de ses ordures sur une minorité : les riverains des décharges et incinérateurs.

C’est leur faire prendre des risques sur leur bien le plus cher " leur santé".

C’est détruire leurs  paysages, polluer leur sol, leur nappe phréatique, leurs rivières, leur air…

C’est leur imposer une noria de camions de jour comme de nuit, à ceux-là même qui supportent déjà les nuisances des aéroports de Roissy et du Bourget.

C’est détruire à petit feu les terres agricoles et les emplois liés à l’agriculture.

 

 

Le cauchemar de 5 cantons de  Seine et Marne :

 

 

Bien que ce département représente la moitié de l’Ile de France  on a accumulé les décharges sur un territoire réduit :

5 cantons

sur 43

supportent

70 % des décharges de Seine et Marne

 

 

 

 

5 cantons martyres ?

 Brie Comte Robert, Claye-Souilly, Combs-la Ville,

 Dammartin en Goële, Mitry-Mory.

 

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 18:28

 

 

Le stockage de CO2

comparable à l'enfouissement

 des déchets nucléaires à long terme ?

 

 

 

 

 

Extrait article paru sur le site France Inter :

Ulcos, l'espoir de l'acier propre pour Florange

 

par Marion Douet

 

PARIS (Reuters) - Capter le carbone qui se dégage de l'aciérie de Florange et le stocker sous terre pour réduire les émissions de CO2: cette première mondiale pourrait assurer l'avenir des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal, à l'arrêt depuis des mois.

 

Les candidats à l'élection présidentielle qui ont visité Florange se sont tous prononcés en faveur de ce projet mais les salariés craignent que l'arrêt des hauts-fourneaux ne mette un terme à cet espoir de voir 600 millions d'euros investis sur le site.

 

"Evidemment c'est un bon projet, à la fois économique, social et environnemental mais si les hauts-fourneaux ne redémarrent pas, Ulcos n'a plus de sens", déclare Edouard Martin, représentant de la CFDT au comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal.

 

Au-delà de l'expérience scientifique, Ulcos impliquerait le maintien en activité des hauts-fourneaux et ferait de Florange le premier site sidérurgique au monde à produire de l'acier propre grâce au captage et stockage de CO2 (CSC).

 

Depuis 2004, un programme de recherche européen réunissant 48 entreprises et dirigé par ArcelorMittal, travaille sur les technologies permettant de réduire de 50% les émissions de gaz à effets de serre (GES) issus de la production d'acier, industrie très polluante.

 

Afin de concrétiser ces recherches, les hauts-fourneaux de Florange ont été choisis pour servir de démonstrateur grandeur nature. Le projet comportera une étape de modification du haut- fourneau pour capturer le CO2 avant de le transporter jusqu'à un site de stockage géologique.

 

"Du fait de la taille de son haut-fourneau, c'est le site de Florange qui a été retenu. La zone de stockage se situerait dans le nord-ouest de la Lorraine", a expliqué à Reuters Jean-Pierre Birat, coordinateur du projet Ulcos au niveau européen et expert chez ArcelorMittal.

 

CHOC THERMIQUE

 

D'après les premières informations dont dispose la société indienne, qui a obtenu en octobre 2011 un permis de recherche, le site de stockage permettrait d'injecter le carbone issu de la production pendant dix ans…….

 

UNE SEULE EXPÉRIENCE EN FRANCE

 

Les associations de protection de l'environnement estiment que cette technologie coûteuse ne va pas favoriser l'effort de réduction des émissions en amont de la chaîne industrielle et soulignent le manque de connaissances scientifiques, notamment concernant les risques de fuites.

 

Elles rappellent qu'au lac Nyos (Cameroun) une remontée de CO2 stocké naturellement au fond du lac avait asphyxié environ 1.700 habitants et des milliers d'animaux en 1986.

 

"On va dépenser beaucoup d'énergie pour capter, comprimer et injecter le CO2. Et si de surcroît ce carbone est relargué par des fuites, on aura une double peine", estime Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement (FNE).

 

Il ajoute que pour cette fédération d'associations environnementales le stockage de CO2 est comparable à l'enfouissement des déchets nucléaires à long terme.

 

En France, la seule expérimentation de CSC en cours est située à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, où Total a commencé en 2010 à injecter du CO2 à 4.500 mètres de profondeur dans un ancien réservoir de gaz.

 

Le 6 mars dernier, le tribunal de Pau a rejeté la demande d'un groupement d'associations environnementales qui souhaitait un retrait de l'arrêté préfectoral autorisant l'exploration.

 

Edité par Yves Clarisse

Lien vers l’article complet :

http://www.franceinter.fr/depeche-ulcos-l-espoir-de-l-acier-propre-pour-florange

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 18:41
L’Ile de France compte 4 parcs naturels
(Yvelines, Val d’Oise,  Sud Seine et Marne et Essonne)
 Un  5ème projet projet devra voir le jour au Nord Est Seine et Marne
Mais au fait  au Nord Ouest Seine et Marne  quels sont les projets ?
- Une carrière à ciel ouvert sur plusieurs communes du canton de Claye-Souilly ?
- Un captage et stockage de CO2 sur la décharge Véolia de Claye-Souilly ?
- L’exploration du pétrole de schiste ?
- L’implantation de nouvelles décharges sur Claye-Souilly, Annet sur Marne et Fresnes sur Marne ?
Y-a-t-il un projet de Parc Naturel Régional ? pas à notre connaissance
Pourtant ici les populations qui vivent depuis de nombreuses années au milieu des ordures des autres mériteraient à titre de compensation  ou plutôt de réparation  que leurs élus se penchent avec les industriels sur un tel projet.
Réparation  ou  réhabilitation de la rivière Beuvronne, l’une des rivières les plus polluées de notre département.

La Beuvronne entre Claye-Souilly et Annet sur Marne

On pourrait l’appeler
«  Parc Naturel Régional de la vallée de la Beuvronne
et de l’Aqueduc de la Dhuis »

 

 

      Aqueduc  de la Dhuis Villevaudé
En fermant les yeux on aurait pu y croire, mais quand on les rouvre :
les décharges sont toujours là autour de nous,
 malheureusement ce n’était qu’un rêve.
Décharge ECT Annet sur Marne

 

 

 

Pour aller plus loin ce qui se fait ailleurs : 

http://idf.ffrandonnee.fr/749/html/parcs-naturels-regionaux.aspx

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