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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 15:23

Et

 

 

 

Si Paris n’avait pas la Seine et Marne…..

Les rivières de Seine et Marne qui alimentent Paris en eau

  

 


Paru sur le site : Grigny Hier
Cahiers de l'Association de L'histoire locale de "l'Orme du bout"

 

Les aqueducs des eaux de  la Vanne, du Loing et du Lunain

Arrive la guerre de 1870 et la "Commune de Paris".

Après ces évènements majeurs de notre Histoire, huit préfets vont se succéder à la tête de la Préfecture de la Seine jusqu'à l'arrivée en 1883 d'un certain Poubelle qui laissa pour la postérité son nom à la fameuse "boîte mobile" qu'il imposa aux Parisiens pour l'enlèvement des ordures ménagères par un célèbre arrêt de 1884.

Parallèlement, pendant cette période, en opposition à cette valse des préfets, c'est dans la direction des services qu'il y aura continuité. Directeur des services des Eaux et des Egouts, Belgrand obtient une priorité de fait pour ses travaux. Reprenant le chantier de la dérivation de la Vanne, il les mène à leur terme en 1874 en s'appuyant notamment sur son cadet, Edmond Huet, réalisateur du viaduc d'Arcueil. (cf annexe 1)

Belgrand meurt en 1878. Alphand lui, meurt en décembre 1891 suivant de peu Georges Haussmann auquel il avait succédé à l'Académie des Beaux Arts.
Le fameux service municipal des Travaux de Paris se restructure et est créé un service spécial des dérivations des sources de la Vig
ne et de Verneuil en 1890-91 dont la responsabilité a été confiée à un jeune ingénieur en chef récemment promu à ce grade, un certain Fulgence Bienvenüe (dont la nièce épousera en 1883 le futur Maréchal Foch, avec lequel Bienvenüe s'était lié d'amitié à l'école Polytechnique) qui mènera par la suite l'œuvre de sa vie et qui reste attachée à son nom, la réalisation du Métropolitain de Paris. Mais ceci est une autre histoire.

Une nouvelle fois Paris n'a plus assez d'eau

Depuis la mort de Belgrand, l'augmentation de la population parisienne a rendu insuffisante les apports des dérivations de la Dhuis et de la Vanne. Dès 1882 il est a nouveau fait appel en complément à de l'eau de Seine ce qui provoque une recrudescence de maladies infectieuses. De nouvelles dérivations s'avèrent nécessaires. En février 1891, Fulgence Bienvenüe reçoit la responsabilité du service des dérivations.

Annexe 1

Du côté nord du boulevard Reille, un vaste cube de pierres saisi les regards par sa masse imposante et ses grandes murailles : c'est le réservoir où aboutissent les eaux de la Vanne, petite rivière dont les sources sont captées dans les environs de Theil, dans le département de l'Yonne et amenées à Paris par un aqueduc tantôt souterrain, tantôt en arcades, long de 173 kilomètres.

Cette dérivation, autorisée par un décret impérial du 19 décembre 1866 et qui a coûté 47 millions y compris la construction du réservoir, assure à la ville de Paris, comme étiage, un volume moyen de 1100 litres par seconde ou 100 000 mètres cubes par 24 heures, d'une eau limpide et fraîche, présentant toutes les conditions de salubrité qui font l'excellente eau potable.

Le réservoir de Montsouris peut recevoir 300 000 mètres cubes, c'est à dire le produit des sources de la Vanne pendant trois jours, récemment accru par l'adjonction des sources de Cochepies, captées près de Villeneuve-sur-Yonne. Il est construit en meulière et ciment, à deux étages superposés, divisés chacun en deux parties égales, formant ainsi quatre bassins indépendants.

Il est circonscrit par l'avenue de Montsouris à l'est, par le boulevard Reille au midi, et à l'ouest par la rue de la Tombe Issoire.
in, Paris il y a cent ans vu par Auguste Vitu 1875-1975

Annexe 2

En 1871 les habitants de Grigny avaient formulé des observations quant à la réalisation de ces travaux, observations qui avaient suscité une réunion extraordinaire du Conseil municipal (séance du 18 octobre 1871) dont nous reproduisons un extrait :

Monsieur le Maire appelle l'attention du Conseil sur ce qui regarde les travaux de l'aqueduc des eaux de la Vanne. Il fait remarquer la justesse des plaintes formées par les habitants de la commune qui voient avec regret cet "immense monument" couper non seulement les pièces de terres en deux, mais aussi détruire le niveau des deux chemins principaux de Grigny qui formeront à l'avenir leurs monticules factices fort pénibles à gravir et à descendre par les nombreuses voitures qui se rendent aux marchés de Montlhéry et de Longjumeau. Le Conseil municipal après mûre délibération, considérant que la commune de Grigny est traversée par l'aqueduc des eaux de la Vanne, que cet aqueduc traverse les chemins de Grigny à Montlhéry et de Grigny à la Norville, considérant que la hauteur de l'aqueduc à ces deux points de rencontre nécessiterait la rectification de deux nouvelles routes qui passeront par dessus et nécessiteraient une pente très préjudiciable aux intérêts de l'agriculture et de l'industrie arrête :

Monsieur le Préfet de la Seine est prié de vouloir bien faire faire aux deux points de rencontre des chemins indiqués dans la présente délibération, un siphon qui permette de laisser aux chemins leur niveau actuel.

Le Conseil municipal charge Monsieur Cocheris, Conseiller général du canton de Longjumeau du suivi de cette affaire qui est des plus urgente et l'autorise à faire toutes les démarches nécessaires à l'accomplissement du désir exprimé dans la présente délibération.

Il faut préciser que cette délibération avait été prise par le Conseil municipal dans lequel siégeait à l'époque deux gros fermiers de Grigny dont M. Godefroy de la ferme Neuve. Ils prêchaient comme on dit, pour leur paroisse. Les travaux furent exécutés… mais pas les siphons.

Entrepris dès 1891, les travaux de ce qui est dit souvent dérivation de l'Avre, sont terminés deux ans plus tard. D'une longueur de 102 kilomètres, établie majoritairement en souterrain, la dérivation transporte par gravité quelques 100 000 m3 d'eau par jour.

Dès 1895, Bienvenüe entreprend une nouvelle dérivation : celle des eaux du Loing et du Lunain dont les sources, repérées par Belgrand, sont situées entre Melun et Sens. Menée sous la direction de Bienvenüe puis sous celle de Basinet, l'exécution de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain a rencontré de grandes difficultés, notamment dans la traversée des argiles instables de Fontainebleau et dans les marnes de L'Hay-les-Roses. Formé par la réunion de la branche du Loing (14 kilomètres) et de celle du Lunain (7 kilomètres), l'aqueduc principal présente une longueur de 73 kilomètres. Essentiellement souterrain, il est construit parallèlement à celui de la Vanne et conçu pour pouvoir recevoir les eaux de ce dernier en cas d'accident. Il présente dix siphons dont le plus long, qui traverse la vallée de l'Orge à la hauteur de Viry et de Savigny, mesure 3025 mètres.

Le 11 juin 1900, les premières eaux des nouvelles sources sont enfin reçues dans le réservoir de Montsouris. Cette nouvelle ressource procure à la ville de Paris 50 000 m3 d'eau supplémentaire par jour. Cette eau arrive à point nommé en pleine Exposition universelle. Quelques jours plus tard la première ligne du métro de Paris, Porte Maillot-Vincennes sera mise en service par ce radieux matin du 19 juillet 1900.

Aujourd'hui et demain ?

Le problème de l'alimentation en eau de grandes villes comme Paris est un véritable casse-tête car sitôt qu'on a réussi à le résoudre, on assiste à un transfert de population rurale, attirée par cette amélioration des conditions de vie, et le problème se repose à nouveau. On a donc décidé de recourir directement à un prélèvement des eaux de la Seine mais en utilisant des méthodes de purification qui permettent de distribuer un produit parfaitement sain. Les eaux prélevées en amont de la capitale sont décantées, filtrées, désinfectées à l'ozone et analysées en permanence avant d'être envoyées dans le réseau de distribution.

Tant qu'il y aura de l'eau dans la Seine, les Franciliens (dont nous sommes) ne seront jamais assoiffés.

Pour le second projet, le Conseil municipal avait été appelé à se prononcer sous la présidence cette fois de Monsieur Godefroy qui était devenu Maire.

Le Conseil municipal délibère le 26 août 1897 :
Le Conseil appelé a fournir son avis et ses réserves sur le projet formé par la Ville de Paris d'acquérir des terrains nécessaires à l'établissement de l'aqueduc de déviation des eaux de source du Loing et du Lunain. Après délibération, a formulé les réserves suivantes :

1 - Nature des travaux.
La nouvelle conduite de sera pas établie autrement que celle des eaux de la Van
ne, soit en maçonnerie, soit en tuyaux de fonte. Le niveau ne devra pas dépasser celui de la butte existante actuellement. L'aqueduc traversant un territoire essentiellement agricole ne devra pas être établi sur arcades sous peine de causer une grande gène à la libre circulation des ouvriers des champs ainsi que des troupeaux qui pourront toujours y paître.

2 - Refuser de planter des arbres.
Il
ne devra pas être non plus planté d'arbres tout le long de la dite conduite, plantation absolument nuisible aux terrains avoisinants qu'elle prive de tout rapport, entretenant également une multitude d'oiseaux, nouvelle cause de destruction pour les récoltes qui se trouvent a proximité.

3 - Conservation des drainages.
Les drainages qui se trouvent sur le passage de l'aqueduc ainsi que les tuyaux passant sous le dit aqueduc et les chemins vicinaux devront être conservés et aménagés pour le libre écoulement des eaux.

4 - Chemins ruraux traversés.
Les chemins ruraux qui coupent la conduite devront être établis de façon à ce que la pente
ne dépasse pas 4 centimètres par mètre et que de chaque côté de ces montés et descentes il soit posé des garde fous de façon a éviter les nombreux accidents qui se sont produits jusqu'à ce jour suite au peu de prévoyance de l'administration. Si la Ville (NDLR : celle de Paris) se croit autorisée à les traverser sans allouer aux communes aucune indemnité, elle devra les entretenir en son état d'empierrement les montées qu'elle pratique sur l'aqueduc et répondre aux demandes et réclamation de l'autorité locale.

… et les travaux furent exécutés sans qu'aucun arbre ne soit planté et d'éviter ainsi "l'énorme" consommation de grains de blé à laquelle se seraient livrées les joyeux pinsons et autres passereaux !!!

Compte rendu du conseil municipal de Grigny en date du 26 août 1897, relatif à la création de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain >>>

D'où vient l'eau qui coule dans les aqueducs qui traversent Grigny?

La source principale qui alimente l'aqueduc de la Vanne est la "Fontaine Bouillarde" située à 114 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Benoît sur Vanne à 30 kilomètres à l'ouest de Troyes. Un décret de 1866 prescrivit l'établissement d'un aqueduc de dérivation des sources de la Vanne pour amener les eaux à Paris en passant par Sens, Fontainebleau et arriver dans un réservoir à Montrouge.

En 1899, plusieurs sources captées dans les vallées du Loing et du Lunain vinrent augmenter la fourniture en eau. Elles sont de nos jours supérieures en débit à celles de la Vanne. Elles représentent 210.000 m3/jour contre 145.000 pour la Vanne et 106.000 pour la Voulzie. Le débit maximal peut atteindre 461.000 m3/jour mais la moyenne admise est de 300.000 m3/jour.

A Nemours, le captage des eaux de la Joie, en aval de l'usine de traitement, fournit un supplément de 18.000 m3/jour d'une eau pure.

Pour les sources "hautes", celles de la Vanne et de la Voulzie, l'eau circule par simple gravité, sur une pente minime de 1/10 de millimètre par mètre, à une température constante de 12°, jusqu'à la station-usine de Desquinemare située en forêt de Fontainebleau près de Veneux-les-Sablons.

Les eaux du Loing et du Lunain qui sont les sources "basses" arrivent à Sorques près de Montigny-sur-Loing où elle sont pompées pour les élever jusqu'à la station de Desquinemare. C'est là qu'elles sont brassées et chlorées. Elles arrivent à Paris 38 heures plus tard pour y être déchlorées et stockées dans les grands réservoirs souterrains de Montrouge d'une capacité de 300.000 m3.

Pour économiser la constructions d'aqueducs pour la traversée d'une vingtaine de vallées on a installé des canalisations en siphon. Par contre, des ouvrages importants ont du être réalisé comme les ponts-aqueducs de Pont-sur-Yonne, du Grand Maître en forêt de Fontainebleau et d'Arcueil sur la vallée de la Bièvres.

Eugène BELGRAND (1810-1878)

Ingénieur hydrologue, Belgrand effectue à Avallon des travaux remarqués par Haussmann, alors préfet de l'Yonne. Ce dernier, nommé à Paris, se souviendra de Belgrand lorsqu'il faudra transformer l'équipement hydraulique de la capitale (1854).

Les Parisiens ne consomment alors que les eaux de la Seine et de l'Ourcq, déjà insuffisantes et polluées. Deux aqueducs, construits par Belgrand, détournent à leur source les eaux de la Dhuis et de la Vanne, amenées respectivement à Ménilmontant et à Montsouris. A partir de ces buttes, hautes de 103 et 80 mètres, l'eau est aisément distribuée jusque dans les immeubles de plusieurs étages.

Cette eau potable sera réservée, après refonte du système des canalisations, aux seuls usages domestiques. Dans le même temps, le réseau des égouts parisiens est modifié en fonction des agrandissements de la ville : collecteurs débouchant extra muros et quatre cents kilomètres supplémentaires de conduites souterraines.


 

Lien vers l’article :  http://www.grigny91.fr/histoire/orme7b.htm

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 21:25

 

Communiqué de presse de l’association  Générations Futures :

 

 

Plus de pesticides dans votre eau !

 

Le Ministère de la Santé rend plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité !

 

Contexte. La Directive 98/83/CE (1) est claire : au-delà de 0,10 μg/L ( 0.1 microgramme

par  litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L pour le total des pesticides

quantifiés, la limite de qualité (2) réglementaire est dépassée. MAIS, car il y a un mais, cela

ne veut pas dire qu’au-delà de ces valeurs l’eau contaminée ne pouvait nécessairement 

plus être distribuée.

AVANT : Avis du CSHPF. Un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France daté

du 7 juillet 1998 prévoyait, en interprétation de la Directive 98/83, que l’eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur appelée «  valeurs sanitaires maximales », (V Max, définie par l’OMS),  pendant plus d’un mois, ou si la teneur en pesticides dépassait ne serait qu’un jour cette V Max…toujours largement supérieure au 0.1  μg/L de la limité dite ‘de qualité’.

Cette situation pouvait déjà paraître anormale puisqu’elle entérinait une situation dans laquelle on tolérait la distribution d’eau contenant des quantités de pesticides bien supérieures à la limite de qualité, au motif qu’elle ne présenterait pas de risque sanitaire au regard de la V Max.

AUJOURD’HUI :  Une  instruction récente  de la  DG Santé  augmente la tolérance !  Cette situation a encore empiré depuis la publication en catimini d’une instruction (3) de la direction Générale de la Santé le 9 décembre 2010, publiée au BO en février 2011. Cette instruction prévoit en effet que dorénavant, pour que des restrictions de distribution d’eau contenant des pesticides soit mises en place, c’est  100% de la V Max du pesticide

concerné qui devra être atteinte, quelle que soit la durée de l’exposition.

Exemple concret. Qu’est ce que cela change ? Un exemple simple permet de comprendre :

Pour l’atrazine, pesticide très fréquemment retrouvé dans les eaux en France, la V Max est de 2 μg/L. > Avant la note de 2010, dès la valeur de 20% de la V %Max pendant plus d’un mois, soit 0.4 μg/L d’atrazine, pendant plus d’un mois, une interdiction temporaire de consommation était prononcée.

> Depuis la note de 2010, c’est 100% de la V Max, soit 2 μg/L d’Atrazine, qu’il faudra dorénavant dépasser pour voir l’eau interdite à la consommation, même si le dépassement dépasse 30 jours !

 

 

« Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de

pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » déclare François

Veillerette, porte Parole de Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des

pesticides, qui s’insurge contre « une instruction du Ministère de la Santé passée inaperçue

et visant à rendre plus commode la distribution d’eau polluée par des quantités de

pesticides bien plus importantes qu’avant 2010. Ainsi pour un pesticide comme le folpet,

pourtant classé cancérigène probable aux Etats Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à

300 μg/L d’eau pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les

60 μg/L pendant la même durée ! » proteste t’il.

Une baisse artificielle ! Autre conséquence logique de cette nouvelle mesure

dénoncée par Générations Futures : la baisse artificielle du nombre de personnes

concernées par une présence excessive de pesticide nécessitant une restriction

d’utilisation de l’eau.  On  est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces

restrictions en 2009 à une estimation de 8 939 dans le bilan de la qualité des eaux 2010

(4) !

«  Cette amélioration en trompe l’œil n’est due qu’à une manipulation des valeurs de

pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation »

proteste François Veillerette qui voit là  «   la preuve que les autorités publiques ont

renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur

mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la

fièvre ! Les candidats à l’élection présidentielle doivent se positionner  et promettre de

revenir sur ce changement de système qui va conduire à une exposition grandissante du

public à des pesticides dangereux » Conclut il.

 

1 :DIRECTIVE 98/83/CE DU CONSEIL du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine

2 : Sauf pour : aldrine, dieldrine,heptachlore et heptachloroépoxyde : ou la LQ = 0,03 μg/L

3 : Instruction DGS/EA4 no 2010-424 du 9 décembre 2010 relative à la gestion des risques sanitaires en cas de dépassement des limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine pour les pesticides. NOR : ETSP1031820J. http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2011/11-01/ste_20110001_0100_0131.pdf

4 : bilan de la qualité des eaux 2010, DGS, congrès national santé environnement, 14-15 décembre 2011.

 

http://www.lesmotsontunsens.com/files/CP070212_eau-1.pdf

 

Pour aller plus loin :

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3786

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 16:20

 

 

Seine et Marne 

Après les ordures, les explorations d'huile de schiste ?

 

 

 

 

Paru sur le site "Le Monde planète":

 

 

Gaz de schiste : vers des forages "scientifiques" ?

Le rapport final de la mission gouvernementale ouvre la voie à la fracturation hydraulique.

LE MONDE | 23.03.2012 à 14h42 • Mis à jour le 23.03.2012 à 15h00

Par Marie-Béatrice Baudet

Depuis le départ du ministère de l'écologie de Nathalie Kosciusko-Morizet, devenue porte-parole du président-candidat, le dossier avait atterri à Matignon. Et à la lecture du rapport final de la mission d'inspection (issue des ministères de l'industrie et de l'écologie) sur "les hydrocarbures de roche-mère en France" - les huiles et gaz de schiste -, on comprend pourquoi les services du premier ministre n'ont fait aucune publicité à sa parution, le 22 mars. Craignant de raviver la mobilisation des collectifs des anti-gaz de schiste dans le sud-est du pays et dans le Bassin parisien.

Les experts des deux ministères se déclarent en effet favorables - sous moult conditions - à un "nombre limité" de forages par fracturation hydraulique pour mener des "expérimentations à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public".

FACTURE ÉNERGÉTIQUE

Les rapporteurs s'inscrivent dans le cadre de la loi du 13 juillet 2011. Certes, ce texte interdit en France la fracturation hydraulique, unique technique disponible à l'heure actuelle pour exploiter les gisements d'huiles et de gaz de schiste, mais dont les conséquences sur l'environnement peuvent être néfastes. Pour autant, l'article 4 de la loi laisse ouverte la porte au droit à l'expérimentation, après avis de la Commission nationale d'orientation et d'évaluation des techniques d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. Pour résumer l'argumentaire développé, il s'agit de ne pas gâcher le potentiel des richesses du sous-sol français, qui permettrait de réduire la facture énergétique de l'Hexagone.

CONTAMINATION, MINISÉISMES

Or, pour ce faire, le rapport conclut qu'à court et moyen terme la fracturation hydraulique demeure la seule technique susceptible d'être utilisée, les autres en restant au stade expérimental. Compte tenu des risques environnementaux que la fracturation hydraulique représente - contamination des nappes phréatiques, miniséismes, etc. -, les experts appellent les compagnies pétrolières à prendre le maximum de précautions techniques liées notamment à l'étanchéité des puits. Cet appel à des forages "scientifiques" reste soumis à une nouvelle loi, qui permettra de préciser le cadre exceptionnel de ces expérimentations par rapport au texte de juillet 2011, et à un vote du Parlement. Le rapport prévoit que tout ce préalable juridique pourrait être finalisé pour le second semestre 2013.

Du côté des compagnies pétrolières opposées à la loi du 13 juillet, on explique que les experts "ont fini par ouvrir leurs oreilles". ONG et élus locaux, eux, sonnent le tocsin. Conscients de leur capacité à mobiliser, les experts des deux ministères proposent de cantonner ces expérimentations dans le Bassin parisien où des permis ont été accordés pour explorer les huiles de schiste. Et où les riverains semblent moins sur le qui-vive que dans le Sud-Est, là où la rébellion anti-gaz de schiste emmenée par José Bové avait débuté à l'automne 2010. Un pari risqué.

Marie-Béatrice Baudet

Lien vers l’article :http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/23/gaz-de-schiste-vers-des-forages-scientifiques_1674719_3244.html

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:31

Que fait la ville de Paris pour réduire et réutiliser

les déchets organiques de ses collectivités

plutôt que de les envoyer

dans les décharges de Seine et Marne ?

Un exemple à suivre....

Paru sur le site compost à Paris :

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait"*

On aurait pu croire impossible de "faire du compost" dans la capitale la plus dense en Europe .... pourtant le compost est bien une réalité parisienne : dans les jardins individuels, partagés ou publics mais, plus exceptionnel encore, dans l'habitat collectif en pied d'immeuble.

Ce blog fait l'inventaire de ces expériences pionnières à Paris et met à disposition quelques clés pour donner envie de les dupliquer.

* Mark Twain

 

 

http://www.compostaparis.fr/

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 13:01

Le Conseil Général de Seine et Marne

va-t-il créer une mission de surveillance sur le pétrole de schiste

comme le Lot et Garonne et bientôt le Gers ?

 

 

 

Paru sur le site du journal Sud Ouest :

jeudi 22 mars

 

6h00 | Mise à jour : 10h56
Par Maryan Charruau et Philippe Andréoulis

3

commentaire(s)

Le Gers surveille l'exploration du gaz de schiste

Le Gers demain, après le Lot-et-Garonne hier, va créer une mission de surveillance

 «On peut penser que la loi nous protège. Mais on sait bien que les grands groupes pétroliers font feu de tout bois pour arriver à leur fin. » Sur les dangers de l'exploitation du gaz de schiste, Philippe Martin est incollable. En avril 2011, le président du Conseil général avait été corapporteur d'un rapport parlementaire sur le sujet. Et, estimant le danger grand, s'est arc-bouté contre tous les projets d'exploitation dans la région. Demain, lors de la session du Conseil général, il devrait renforcer son arsenal défensif.

Ses collègues élus du Conseil général du Lot-et-Garonne ont rejoint son combat. Hier, le Conseil général du Lot-et-Garonne a créé une mission d'information et d'évaluation sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste. Ses membres devront rendre leur rapport sur les risques encourus dans six mois.

Première en France

La création de cette mission est une première en France. Elle intervient après la demande de deux permis d'exploration qui auraient été déposés à la préfecture de Tarn-et-Garonne, coordinatrice de l'instruction. Il y a d'abord le permis dit de Beaumont-de-Lomagne, dans le Tarn-et-Garonne, qui couvre une zone de 10 405 km² dans les départements du Gers, du Lot-et-Garonne, du Lot, de la Dordogne, du Tarn-et-Garonne, de la Haute-Garonne et de l'Ariège, ce qui en fait en superficie le plus grand permis demandé en France.

La demande concernant Mirande, faite en mars 2011, complétée le 10 août 2011, n'est qu'une extension du permis de Beaumont-de-Lomagne, décrypte Philippe Martin. « Ces permis ne sont pas une surprise pour moi. » Le site de Mirande intéresse les Australiens de Gas2Grid et celui de Beaumont-de-Lomagne, les Américains de BNK Petroleum.

« Rester mobilisés »

« Des demandes de permis de ce type, il y en a plus d'une soixantaine déposée au ministère de l'Écologie », explique Philippe Martin. « Mais, normalement, depuis le vote de la loi Jacob, une réponse négative est donnée dès que la technique indiquée est la fracturation hydraulique. Or il n'existe pas d'autres méthodes actuellement. » Mais Philippe Martin sait que l'excès d'optimisme peut nuire. « Nous allons engager une procédure du même type que le Lot-et-Garonne, précise-t-il. Car, avant tout, il faut rester mobilisés. »

Dans le Lot-et-Garonne, la mission auditionnera experts, industriels, scientifiques, collectifs, services de l'État… Elle entendra en juin les sociétés américaine et australienne. Elle présentera un rapport lors d'un débat public au second semestre 2012.

D'ores et déjà, son rapporteur, Michel Esteban, souligne : « L'inquiétude est légitime car il y a conflit d'intérêts entre l'énergie et l'environnement. » Les impacts sur la nature liés à la fracturation hydraulique sont nombreux : fuite de CO2, solubilisation du sous-sol et des nappes, microséisme, pollution par les additifs, usage d'eau massif…

Comme l'a relevé une autre élue du département voisin, Catherine Pitous : « Il ne faut pas écarter les atteintes à la santé sur les populations exposées » aux 500 principes chimiques contenus dans le liquide de fracturation des roches. Aux pollutions de l'air et de l'eau s'ajoute la dégradation du cadre de vie.

Si, sous l'entremise du ministère de l'Écologie, l'exploitation par fracturation est interdite depuis le 13 juillet 2011, la recherche est autorisée, au titre de l'exploration minière conventionnelle. « Soyons prudents, car il existe des vides juridiques en ce domaine », a relaté hier matin l'un des membres de la mission.

De toute façon, Philippe Martin a prévenu : « Je suis archi-contre. » Avant de terminer, sous forme d'avertissement aux candidats aux forages : « Avec moi à la manœuvre, ça m'étonnerait qu'ils y arrivent ! »

Lien vers l’article :

http://www.sudouest.fr/2012/03/22/de-l-eau-dans-le-gaz-665874-2277.php

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 12:12

GRAND ROISSY

Encore plus de nuisances pour

Le Nord-Ouest Seine et Marne

 

 Qui pense à ces minorités invisibles que sont les riverains de cet aéroport ?

Ceux-là même qui subissent les nuisances des décharges et installations polluantes ?

 

A-t-on choisi délibérément d’accumuler tous les points noirs au même endroit et en quelque sorte de sacrifier cette population ?

 

 

 

 

Paru sur le site Nord Nature Environnement :

16/03/2012 : communiqué de France Nature Environnement

Lutte contre les nuisances sonores nocturnes : réveillons-nous !


Une journée par an pour célébrer un exploit partagé par tous : à 75 ans, nous aurons dormi 25 ans ! Mais dans quelles conditions et à quel prix ? FNE se mobilise en cette journée du 16 mars, journée nationale du sommeil, pour lutter contre les nuisances sonores et soutenir ceux qui en sont victimes, particulièrement les riverains des grands aéroports français.

Les effets silencieux du bruit sur notre santé

Les conséquences des nuisances sonores nocturnes sur la santé ne doivent plus être ignorées. Cessons de nier l’évidence en parlant de simple gêne ou trouble du sommeil : la fatigue, le stress, les troubles psychiques ou encore les maladies cardio-vasculaires sont des effets aujourd’hui avérés d’une exposition prolongée aux bruits nocturnes (trafic, bruits aériens, voisinage…). Par ailleurs, lorsqu’ils affectent, par exemple, des conducteurs routiers, des cheminots, des policiers… les troubles du sommeil peuvent avoir des conséquences désastreuses liées aux micro-endormissements. Le niveau de preuve est suffisant pour l'OMS : le droit au sommeil est un droit fondamental qui doit s’appliquer durant 8h consécutives, sans discrimination.

Les aéroports peuvent absorber la croissance du trafic…pas les riverains

En 2010, en moyenne 160 avions ont survolé chaque nuit Roissy et ses environs, soit plus de 60 000 vols par an. 350 000 riverains sont ainsi directement impactés par les nuisances sonores nocturnes autour des grands aéroports français.
Face aux difficultés de maitrise de l’urbanisation, au retard des travaux d’insonorisation des habitations (à Toulouse il faudra encore 25 ans au rythme de progression actuel pour insonoriser l’ensemble des logements concernés ), aux limites de la généralisation des performances acoustiques des avions (délai minimum de 15 ans ), le nombre de vols de nuit suivra comme ces 10 dernières années la croissance du trafic aérien global. Roissy, Toulouse, Beauvais…se préparent à l’absorption de cette croissance. Comment les riverains peuvent-ils accepter cette perspective ? Quelles trajectoires seront privilégiées ?

Pour José Cambou : « Si l’absorption de la croissance du trafic peut être aujourd’hui envisagée par les aéroports, pourquoi le report des vols de nuit en journée ne peut-il être envisagé ? »

Les associations pour une réduction du nombre de vols de nuit

Depuis longtemps, des représentants de France Nature Environnement siègent dans les commissions environnementales locales des aéroports. En septembre 2011, FNE a accepté de rejoindre le groupe « Vols de Nuit » piloté par l'Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA). Cette dernière invite associatifs, élus et professionnels à dialoguer pour trouver des solutions pour les populations.

Pour Bruno Genty, président de FNE : « les pouvoirs publics ne jouent pas leur rôle d’arbitre entre le développement économique du transport aérien et la légitime protection de la santé des populations survolées.»

Aux côtés d’autres associations, France Nature Environnement demande une réduction effective et planifiée du nombre de vols entre 22h et 6h du matin dans le ciel des aéroports proches des zones urbanisées de France. C’est une nécessité sanitaire, sociale et environnementale

http://www.nord-nature.org/info_veille/20120316.htm

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 20:40

 

 

Claye-Souilly et alentours :

plusieurs sites figurent sur le site pollution des sols Basol

http://basol.ecologie.gouv.fr/recherche.php?carte=1&dept=77

 

 

 

Un conseil :

Avant d’arroser vos légumes  et vos fruits

avec l’eau de votre puits,

 faites-le contrôler.

 

 

Coordonnées d’un organisme qui pourra le faire  :

 

CETE-IF
Avenue Georges Clémenceau
BP 505 - Vaux-le-Pénil
77 015 MELUN Cedex
tel : 01 60 56 64 00  

 

 

Extrait article paru sur le site du Sénat :

 

 

  20 mars 2012

La qualité de l'eau et l'assainissement en France (rapport)

 

B. LES POLLUTIONS HISTORIQUES

L'état des nappes dépend du contexte hydrogéologique et des activités de surface actuelles ou passées. Contrairement à l'opinion ancienne, les eaux souterraines ne sont pas durablement et fiablement protégées contre les apports de matières polluantes. C'est en particulier le cas lorsque ces apports sont massifs, durables et concentrés. Le sous-sol hérite de ce qui se passe en surface et par conséquent, les eaux souterraines héritent des pollutions du passé. Deux situations sont à prendre en compte : les sites industriels et les décharges.

1. Les eaux souterraines et l'héritage industriel

a) Les effets de l'activité industrielle sur les eaux

L'impact de l'activité industrielle sur la qualité des eaux est très différente selon que l'on considère l'activité en cours ou l'activité passée - l'héritage.

La pollution industrielle est liée à l'énergie consommée (hydrocarbures), aux matériaux transformés (minerais) et aux procédés de fabrication utilisés (solvants et autres produits toxiques).

L'impact de l'activité industrielle actuelle concerne avant tout les eaux de surface, cours d'eau et surtout mers et océans qui restent le principal exutoire des pollutions industrielles. La pollution de l'eau découle de l'usage et du rejet des eaux et prend plusieurs formes dont les principales sont le rejet des matières en suspension, et son corollaire, la demande chimique en oxygène (Voir D - La qualité des eaux de surface). Plusieurs dispositions réglementaires limitent les rejets polluants.

L'impact de l'héritage industriel est radicalement différent. Il concerne moins les eaux de surface (par l'intermédiaire des sédiments pollués) que les eaux souterraines. La pollution de l'eau prend d'autres formes et procède d'autres voies. Les dangers viennent de l'exploitation et surtout des résidus, concentrés sur des espaces réduits. Outre les terrils des résidus miniers, des substances dangereuses ou toxiques ont été manipulées et entreposées, pouvant contaminer les eaux de surface et/ou les eaux souterraines.

La voie principale est celle liée à l'infiltration des eaux de pluie. Les terrains chargés en hydrocarbures et métaux, les dépôts accumulés à proximité des exploitations (terrils miniers, dépôt goudronneux des anciennes cokeries), les vestiges de l'activité industrielle (huiles de vidange, bois traités...) offrent prise au lessivage par les eaux de pluie qui peuvent atteindre les nappes souterraines, et modifier avec le temps le fond géochimique (19(*)).

L'autre voie, moins connue, est celle de la remobilisation des polluants. Tandis que dans la première voie, la pollution était faible mais continue, et liée à la pluviométrie et aux conditions de transfert de polluants dans le sol, dans ce second cas, la pollution est plus concentrée mais surtout décalée.

Les sols pollués sont la conséquence de notre passé industriel. Pourtant, ce n'est pas tant la présence de polluants dans le sol qui pose un problème, mais le fait qu'ils puissent être mobiles, solubles et atteindre les eaux souterraines. Certains polluants, fixés au sol depuis plusieurs années, voire plusieurs dizaines d'années, peuvent être mobilisés à la suite de travaux ou d'apports de matériaux qui entrent en réaction avec les polluants et favorisent leur migration vers la nappe. Un exemple de ce phénomène est la contamination de la nappe de Louvres, dans le Val d'Oise, par des cyanures abandonnés il y a plus de 50 ans, mais rendus solubles par l'apport de chaux consécutif à des travaux de terrassement (20(*)).

……..

c) La prévention actuelle contre les pollutions des eaux souterraines

La pression politique et sociale et la réglementation des activités industrielles ont permis de réduire sensiblement les risques de pollution des eaux. Les dispositions principales du code de l'environnement sont issues de l'ancienne législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Les ICPE doivent être autorisées par arrêté préfectoral accompagné de prescriptions techniques parmi lesquelles on compte une étude d'impact, des dispositifs de prévention (capacité de stockage, cuvettes de rétention, bassins de confinement en cas de déversement accidentel...) et de surveillance régulière des eaux souterraines pour les activités où le danger potentiel est le plus élevé (deux puits en aval du site, deux relevés piézométriques annuels pour treize types d'activités). L'arrêté ministériel du 3 août 2001 étend le champ d'application de cette obligation. Entre 2.000 et 3.000 installations sont aujourd'hui concernées par cette surveillance régulière des eaux souterraines, contre 500 auparavant.

D'une façon générale, les sites industriels sont aujourd'hui beaucoup mieux surveillés qu'avant : les sites industriels appelant une action des pouvoirs publics à titre préventif ou curatif (3.000 sites) sont répertoriés dans une base de données dite BASOL. Les sites industriels sur lesquels il convient de conserver une mémoire (300.000 sites) sont répertoriés sur une base de données dite BASIAS, toutes deux accessibles par Internet.

* (19) Annexe 19 - Contribution des activités industrielles à l'état géochimique des eaux souterraines.

* (20) Annexe 20 - La pollution de la nappe de Louvres.

* (21) Annexe 21 - Impact des terrils houillers sur la qualité des eaux de la nappe de la Craie.

 

lien vers l'article :

http://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-18.html

 

 

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:23
Paru sur le site France Nature Environnement :
Condamnation d’Arkema Saint-Auban pour pollution des eaux au mercure

 

 

Le tribunal correctionnel de Nanterre, a déclaré hier, la société Arkema coupable pour des faits de pollution des eaux et d’abandon de déchets. Arkema est condamnée à une amende de 30 000 euros. La société était poursuivie pour des faits de pollution de la Durance au mercure, au chlore et aux solvants, entre 2003 et 2005, et d’abandon de déchets dans les eaux par son installation de Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence).

Une pollution chronique au mercure

Cette installation de production de chlore, constituait, au moment des faits, une source de pollution chronique de la Durance et de sa nappe d’accompagnement. Cette pollution chronique avait conduit le préfet en 2005 à prendre un arrêté réglementant la pêche, les poissons étant pollués au mercure.

A plusieurs reprises, la Direction régionale de l'Industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) avait constaté depuis 2004 des dépassements des valeurs autorisées de rejets dans la Durance de solvants chlorés et de mercure. Un premier procès-verbal de 2003 faisait état de flux de solvants chlorés vers la Durance et la nappe phréatique de 94,3 kg par jour alors que la limite est fixée à 20 kg par jour.
Un autre rapport de 2004 faisait état de rejets de mercure qui avaient pu atteindre trois fois la valeur réglementaire. En 2006, la DRIRE constatait même un accroissement des rejets de solvants chlorés.

La répétition de ces rejets a révélé l’absence de volonté de cette société de rechercher la source de la pollution et d’y remédier. Ce laisser-aller vis-à-vis des procédures de sécurité a conduit, au fil des ans, au rejet de près de 6kg de mercure dans le milieu naturel.

Une sanction enfin prononcée par le juge

Lors de l’audience du 13 janvier 2012, la substitut du Procureur a déploré le préjudice subi par la nature et demandé au tribunal de sanctionner "cette entreprise qui n'avait pas l'intention de remédier à cette pollution dont elle avait conscience". Les associations de protection de l’environnement qui s’étaient constituées parties civiles dans ce dossier, ont reçu chacune, 30 000 euros de dommages et intérêts.


Pour Raymond Léost, pilote du réseau juridique de France Nature Environnement : « la sanction tient compte de l’ancienneté des faits et de la mise en conformité des installations depuis les faits. En d’autres temps, Arkema aurait été beaucoup plus sévèrement sanctionnée. Cette déclaration de culpabilité pour des faits de pollution au mercure de la Durance pourrait laisser entrevoir la responsabilité pénale des personnes ayant rejeté du PCB dans les cours d’eau ».

Pierre Aplincourt Président de l'URVN FNE PACA : "cette pollution est d'autant plus grave que l'eau de la Durance est utilisée pour l'alimentation en eau d'une grande partie de la population de la Provence. C'est une victoire juridique mais la situation n'est toujours pas satisfaisante du fait de la pollution historique de la nappe et de la présence de terrils pollués en bord de Durance qui représentent un risque majeur de pollution des eaux en cas de crues importantes de la Durance."

Les associations saluent aujourd’hui cette décision et rappellent que d’autres sites français de la société Arkema présentent des problèmes analogues pour lesquels le travail reste encore à faire.

 

http://www.fne.asso.fr/fr/condamnation-d-arkema-saint-auban-pour-pollution-des-eaux-au-mercure.html?cmp_id=33&news_id=12679&vID=897

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:42

 

 

Paru sur le site Euroactiv.fr :

 

 

Energie & environnement Eau :

Eau : la Commission pointe 15 nouvelles substances à risque

 

L'exécutif veut allonger la liste des substances à contrôler pour préserver la qualité de l'eau. Au total, 19 d'entre elles devraient être éliminées progressivement, les 29 autres devront être réduites.

 

02/02/2012 Commission européenne, biocides, qualité de l'eau, substances prioritaires

 

 

Dans le cadre de la révision de la directive sur les normes de qualité environnementale de l'eau, la Commission européenne propose d'ajouter quinze nouvelles substances à la liste des 33 polluants qui font déjà l'objet de surveillance et de contrôles dans les eaux de surface. Cette proposition sera soumise au Conseil et au Parlement en vue de sa discussion et de son adoption. Pour rappel, les substances déjà inscrites sur la liste sont des métaux, des dérivés du pétrole, des pesticides, des solvants, des détergents ou encore des substances utilisées dans l'industrie. Elles sont classées en deux catégories : les substances prioritaires, dont la pollution doit être réduite progressivement d'ici 2015, et les substances dangereuses prioritaires (au nombre de 13), dont la pollution doit être réduite dans un premier temps avant une suppression totale de leurs émissions d'ici 2021. Lire la suite de l'article sur www.actu-environnement.com

Source :
http://www.euractiv.fr/eau-commission-pointe-nouvelles-substances-risque-article?utm_source=Newsletters&utm_campaign=7676e32077-Hebdomadaire&utm_medium=email

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:30

 

1 GVTP cOUPVRAY 6.9.2011

 

ORDURES ILE DE FRANCE

Qu’est-ce que la solidarité régionale ?

 

C’est faire porter le poids de ses ordures sur une minorité : les riverains des décharges et incinérateurs.

C’est leur faire prendre des risques sur leur bien le plus cher " leur santé".

C’est détruire leurs  paysages, polluer leur sol, leur nappe phréatique, leurs rivières, leur air…

C’est leur imposer une noria de camions de jour comme de nuit, à ceux-là même qui supportent déjà les nuisances des aéroports de Roissy et du Bourget.

C’est détruire à petit feu les terres agricoles et les emplois liés à l’agriculture.

 

 

Le cauchemar de 5 cantons de  Seine et Marne :

 

 

Bien que ce département représente la moitié de l’Ile de France  on a accumulé les décharges sur un territoire réduit :

5 cantons

sur 43

supportent

70 % des décharges de Seine et Marne

 

 

 

 

5 cantons martyres ?

 Brie Comte Robert, Claye-Souilly, Combs-la Ville,

 Dammartin en Goële, Mitry-Mory.

 

 

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