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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:57

 

 

« Petit peuple » du bassin versant Beuvronne Mme Marisol Touraine finance une étude épidémiologique à Chamonix mais pas chez vous.

 

Pour toute réponse à la demande de notre association Mme Touraine signale notre demande à l’Agence Régionale de Santé pour examen de la situation.

 

Vous avez bien lu «pour examen de la situation » car l’ETAT connaît le bassin Beuvronne pour y accumuler les sites polluants et dangereux depuis plus de 50 ans mais ne connaît pas la situation de santé des populations.

 

Mme Touraine n’a même pas pris le temps de signer le courrier c’est Grégory Guillaume dont les fonctions ne sont mêmes pas précisées au sein du ministère de la Santé qui a signé ce courrier.

 

« Petit peuple » du bassin versant Beuvronne vous n’êtes bons qu’à recevoir les ordures de la France entière et boire l’eau puisée au pied des décharges pendant que l’élite parisienne qui vous dirige se baigne dans l’eau des meilleures sources du sud de la Seine et Marne.

 

 

Pour aller plus loin :

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2015/04/01/sophie-dion-obtient-un-fonds-air-pur-et-une-etude-epidemiologique

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:56

Paru dans la revue Nature Actualités de Septembre 2015

éditée par

la fédération d'associations environnementales

Nature Environnement 77

Présidente Jane Buisson

http://www.environnement77.fr/

PREDEC
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 12:15

 

Comment a-t-on pu construire un aéroport aussi important qui a l’un des plus petits exutoires du monde : la rivière Beuvronne ?

 

En effet la majorité des eaux de ruissellements d’ADP Roissy se déversent en direction de la Reneuse affluent de la Beuvronne.

 

La Beuvronne une rivière qui coule dans le centre ville de Claye-Souilly situé dans une cuvette.

 

Un autre problème se pose : l’état et le dimensionnement  du bassin de rétention d’eau ADP des Renardières ?

 

 

Depuis 2001 où des inondations importantes ont touché Claye-Souilly et Mitry-Mory des études ont-elles été menées par le ministère de l’Ecologie pour réduire les inondations sur le bassin versant Beuvronne?

 

Pas à notre connaissance

 

 

 

 

M. Hollande, M. Valls et Mme Royal

attendent-t-il

qu’un désastre comme dans le sud de la France

se produise

pour traiter ce dossier sensible ?

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Une journée sans répit sur le front des crues

Valentine Rousseau et Eric Hacquemand | 23 Mars 2001, 00h00

4 HEURES Stupeur pour l'équipe de nuit de l'entreprise Motul située dans la zone industrielle de Chelles-Vaires, chemin du Corps-de-Garde, en bordure de la Marne. Après les pluies diluviennes, l'eau monte de quatre-vingts centimètres environ. Même phénomène chez Lescot, l'entreprise située à côté.

 

Les pompiers, en état d'alerte, interviennent afin de procéder à l'évacuation et pour éviter notamment tout risque de pollution. A 11 heures, les salariés n'avaient toujours pas réintégré l'entreprise, l'accès à la zone industrielle étant barré à la circulation. 8 HEURES La Direction départementale de l'équipement neutralise une voie de chaque côté de la N 3 à Claye-Souilly, au niveau de l'échangeur de Carrefour, jusqu'à 15 h 30. La route n'est pas coupée, mais réduite à la circulation. Les champs limitrophes dégorgent de gros débits. Toute cette nuit, les équipes de la DDE prévues sur les travaux d'entretien de la A 104 sont restées en alerte pour assurer la sécurité des usagers. 11 H 30 L'hélicoptère de la gendarmerie équipé d'un treuil pour secourir d'éventuelles victimes survole les secteurs inondés d'Esbly, Condé et Isles-lès-Villenoy. Dans la journée, trois habitations sont évacuées en canot pneumatique. Quatre-vingts maisons sont noyées sur ce secteur. La salle des fêtes d'Esbly est prête à accueillir les personnes sans toit. A Précy-sur-Marne, les pompiers et gendarmes répertorient entre 60 et 80 maisons inondées ou coupées d'accès. MIDI Les pompiers pompent dans le gymnase Ostermeyer de Mitry-Mory, avenue des Martyrs-de-Châteaubriant, victime du débordement des champs. Environ dix centimètres d'eau s'étalent sur toute sa superficie. Le gymnase, utilisé par les écoles, le collège, le lycée et les associations sportives, est fermé jusqu'à nouvel ordre. Le CD 9 entre Mitry-Bourg et la Villette-aux-Aulnes est coupé. 13 HEURES La principale du collège des Tourelles de Claye-Souilly décide d'évacuer les élèves, qui n'ont pas cours non plus aujourd'hui. L'établissement de 490 élèves, planté tout près de la Beuveronne, voit l'eau monter à une trentaine de centimètres autour de ses bâtiments. Les sous-sols sont inondés, le chauffage et l'électricité sont coupés. Les pompiers interviennent tout au long de la journée auprès des habitants de Claye inondés. Une cinquantaine de maisons au moins sont touchées. 17 HEURES La DDE de Meaux coupe la première route de son secteur, la D 54a, entre Trilbardou et Charmentray. 18 HEURES Les secours se préparent à une garde particulièrement agitée. « L'hélicoptère est prêt à évacuer les personnes en cas de besoin. On visite chaque maison inondée », assurent les gendarmes. Aujourd'hui, ils seront accompagnés d'un médecin pour assister les personnes âgées.

 

 

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne/une-journee-sans-repit-sur-le-front-des-crues-23-03-2001-2002049947.php

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:16

 

Dans ce département où l’espérance de vie est le plus faible d’Ile de France, la qualité de l’air aurait dû être une priorité du nouveau conseil départemental.

 

Il n’en ait rien, en effet par un courrier en date du 14 septembre Jean Jacques Barbaux, nouveau président du Conseil Départemental, nous informe qu’il ne  versera pas de subvention à Airparif.

 

Un mauvais signe envoyé par le nouveau Conseil Départemental qui semble vouloir recevoir encore plus de déchets en provenance d’autres départements, en encourageant 12 projets de méthanisation, bien plus que la Seine et Marne en a besoin.

 

Parmi ces projets il y en a 2 dans la bassin versant Beuvronne, un méga projet Veolia Claye-Souilly et un second projet à Moussy le Neuf, comme-ci « le petit peuple »  de ce bassin versant ne supportait déjà pas assez d’ordures.

 

 

Jean-Jacques Barbaux

va-t-il favoriser les subventions

 vers l’agriculture intensive et les industries

qui polluent notre eau et notre air ?

 

Pour le savoir contactez-le.

 

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:12
 
 
 
Avis à tous ceux qui subissent les effets d’incinérateurs, de TMB-méthanisation ou de décharges
Avis aux associations des 3R (réduire, réutiliser, recycler) 
 
Manifestons pour une politique ambitieuse de réduction des déchets, de réutilisation, et de recyclage.
Notre scénario alternatif  www.planbom.org montre que reconstruire l’incinérateur d’Ivry-Paris 13 est inutile, coûteux et polluant!
Diffusez l’info autour de vous
et venez nombreux 
Samedi prochain 10 octobre à 14h30 
Parvis de la BNF Paris 13ème, devant le MK2!
 
 
 
Le Collectif 3R
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 17:10

 

Pollution rivière Beuvronne 

 Le « petit peuple »

du bassin versant Beuvronne

ne veut plus de promesses mais des actes.

 

 

L’étude approfondie de l’état de  l’assainissement de la zone industrielle de Mitry-Compans  promise en 1995 n’est toujours pas réalisée 20 ans après.

 

Dans le cadre du contrat Beuvronne 2012-2016 une étude a été lancée en 2013 mais semble piétiner, en effet seulement 20 % du budget prévisionnel a été engagé pour cette étude en 2014 (1) page 19).

 

 

            « Le petit peuple »

du bassin versant Beuvronne

  ne veut plus que l’argent de ses impôts

soit utilisé pour les autres

 mais ici

pour dépolluer sa rivière  Beuvronne

 

 

(1) Contrat bassin Beuvronne bilan des actions 2014

Article paru  dans le journal Libération en 1995 :
La zone industrielle de Mitry-Compans sous haute surveillance

Par Cécile PLET — 

                                

 

La zone industrielle de Mitry-Compans sous haute surveillance

Suite à la commission locale d'information qui se tenait jeudi au sujet de la zone industrielle de Mitry-Compans, le sous-préfet, Jacques Gerault, le maire de Mitry-Mory, Jean-Pierre Bontoux (PCF), et la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) ont pris des engagements afin d'améliorer la sécurité (lire Libéra tion du 2 février).

Au cours de cette réunion, l'eau s'est révélée être le problème majeur: «Il est ressorti clairement que personne ne maîtrise le plan des réseaux d'assainissement sur la zone», déclare Christine Gilloire, membre du comité départemental d'hygiène et de l'ASMSN (association seine-et-marnaise de sauvegarde de la nature). «On ne sait pas où vont les eaux usées, ni les eaux pluviales, qui dépassent des normes de pollution.» Aussi, une étude approfondie du plan d'assainissement doit être effectuée cette année et un programme de 100 millions de francs est lancé pour le retraitement des eaux de ruissellement et le raccordement des entreprises au réseau d'assainissement. La qualité de l'air était également à l'ordre du jour, suite à la pollution du 2 janvier dans l'entreprise de matériels informatiques Inmac. Le sous-préfet compte faciliter et multiplier les contrôles de l'air inopinés sur l'ensemble de la zone industrielle. D'autre part, un PIG (plan d'intérêt général) des Raffineries du Midi a été annoncé pour le mois de juin prochain. Ce plan rendrait inconstructibles les terrains vacants dans un périmètre encore indéterminé autour de l'entreprise. Pour Christine Gilloire, le mal est déjà fait puisque des entreprises sont déjà installées près des raffineries. Quant à l'absence d'information destinée à la population sur les mesures à prendre en cas de pollution, la mairie et les entreprises vont mettre au point des actions et les Raffineries du midi doivent, d'ici la fin du mois, publier une plaquette d'information sur ses activités et ses dangers.

«Cette rencontre a été satisfaisante, conclut Christine Gilloire, on sent une honnêteté dans la reconnaissance des problèmes. J'espère simplement qu'elle n'est pas de surface.» La commission se réunira à nouveau au cours du second semestre 95.

Cécile PLET 

 

http://www.liberation.fr/libe-3-metro/1995/02/07/la-zone-industrielle-de-mitry-compans-sous-haute-surveillance_124279

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:46
Paru dans le Journal de l’Environnement :
Agriculture: «défaire ce qui a été fait»

Le 30 septembre 2015 par Romain Loury

 

Pesticides, mécanisation, désertification rurale, mais aussi FNSEA, Inra, FAO… sous forme d’une lettre adressée à un agriculteur retraité, le journaliste Fabrice Nicolino s’en prend dans son nouvel ouvrage [1] au «vaste merdier qu’est devenue l’agriculture». Et pense qu’il n’est pas trop tard pour s’en détourner. Entretien avec le JDLE.

 

 

JDLE: Vous estimez que l’agriculture française telle que nous la connaissons est née des deux guerres mondiales. En quoi et comment ces conflits l’ont-ils transformée?

Fabrice Nicolino: Les deux guerres mondiales ont été un accélérateur. Pas tellement la première: malgré l’arrivée de quelques tracteurs Renault, cela n’a pas dépassé le stade préindustriel. En revanche, les Etats-Unis étaient déjà très en pointe sur la mécanisation, on ne s’en rendait alors pas bien compte en France. Le vrai changement c’est la deuxième guerre mondiale, dont le pays sort exsangue. C’est alors qu’une nouvelle génération d’agronomes et de zootechniciens rencontre de jeunes agriculteurs, tous ayant en commun la volonté de dynamiter la vieille agriculture. Et ce en accord avec les autorités politiques, dont Jean Monnet, commissaire au Plan de 1945 à 1952, épaulé par Jean Fourastié, inventeur du terme «Trente Glorieuses» et qui a introduit celui de «productivité».

Cette coalition informelle reçoit en cadeau le Plan Marshall, dont l’un des objectifs pour les Etats-Unis était de reconvertir l’industrie de guerre à des fins civiles: en échange de prêts très importants, les pays bénéficiaires devaient s’équiper de produits américains. Un véritable cheval de Troie, qui a permis l’arrivée en masse des tracteurs et des pesticides. De plus, de nombreux zootechniciens, agronomes et technocrates ont fait le voyage des Etats-Unis entre 1945 et 1955, où ils ont vu, en matière de nouvelles techniques, des choses qui leur paraissaient merveilleuses. Pourtant, ce processus d’industrialisation ne va pas encore jusqu’au bout. Pour cela, il faut attendre l’arrivée de De Gaulle, en 1958, et son envie de grandeur française et de centralisation, portée par des technocrates très actifs.

JDLE: Face à cette industrialisation qui s’accélère, de quand datent les premiers doutes, les premières remises en cause ?

Fabrice Nicolino: 1962 constitue une date-clé, avec la publication aux Etats-Unis du livre de Rachel Carson, «Printemps silencieux» [paru en France en 1963, l’ouvrage révèle les ravages du DDT, insecticide alors tout-puissant, sur l’environnement, notamment les oiseaux, ndlr]. Le livre va s’attirer beaucoup de critiques, notamment d’ingénieurs de l’Inra. C’est la fin de l’époque d’innocence: l’industrie est devenue tellement puissante qu’au lieu de reconnaître qu’elle fait fausse route, elle lance des campagnes de désinformation. On entre alors dans une période de mystification, qui dure toujours.

Outre la dégradation généralisée de l’environnement, cette agriculture va remplacer le monde «arriéré» des campagnes par des machines. Le tout au nom de l’idéologie du progrès: la disparition des paysans était perçue comme positive, c’était l’arriération qui disparaissait. Avec l’arrivée de De Gaulle, on a donc vidé les campagnes de leurs paysans pour remplir les banlieues, engendrant par la suite un chômage de masse qui n’a jamais disparu. Alors que le nombre d’agriculteurs est passé de 10 millions en 1945 à 450.000 de nos jours [2], on a rempli les banlieues d’ouvriers qui n’ont plus de boulot. C’est un mouvement qui a complètement changé la face de la France.

JDLE: Parmi les promoteurs de ce mouvement, vous citez la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)…

Fabrice Nicolino: C’est un syndicat que je trouve détestable, il est incroyable de penser qu’il agisse de manière à ce que les personnes qu’ils représentent disparaissent à la vitesse du feu. Tous les ministres de l’agriculture, aussi bien de gauche comme de droite, ont cogéré les dossiers avec la FNSEA, l’agriculture actuelle est donc aussi son bilan. Son actuel président, Xavier Beulin, est le PDG d’une holding céréalière [le groupe Avril, ex-Sofiprotéol] qui pèse 7,5 milliards d’euros par an: il pousse le plus qu’il peut l’industrialisation agricole.

Citons aussi Luc Guyau, président de la FNSEA [de 1992 à 2001], qui est devenu en 2009 président du conseil de la FAO [l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture], grâce à ses liens étroits avec Nicolas Sarkozy. Ces gens font carrière, ce sont des bureaucrates qui ne défendent pas leur profession, qui ont décidé que l’agriculture devait aller jusqu’à la ferme des 1.000 vaches. Il n’y a pas de limite à cette folie, il faut aller toujours plus loin. On ne peut plus parler de paysans lorsqu’on évoque ces gens-là: pour ma part je soutiens les paysans, mais d’aucune manière ceux qu’on appelle les «exploitants agricoles».

JDLE: Autre motif de cette marche forcée, la domination des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts (Igref), remplacés par les ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (Ipef) en 2009. Vous les accusez d’avoir ruiné le paysage rural, sous couvert de productivité, au détriment de l’environnement.

Fabrice Nicolino: Dans le domaine agricole, ces personnes tiennent toutes les Draaf [directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt], les structures publiques et parapubliques. Ils font montre d’une arrogance technique extravagante, et sont dans l’impunité la plus totale: au nom de la productivité, ils ont détruit des centaines de milliers de kilomètres de haies, ont recalibré des ruisseaux, des petites rivières. D’un point de vue écologique, ce remembrement des terres agricoles a été une immense folie.

Jean-Claude Le Feuvre, un grand connaisseur français des problèmes d’eau [professeur au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)], m’a raconté un jour qu’il avait procédé en 1970 à des prélèvements dans le bassin de la Vilaine. Il y avait trouvé un peu de nitrates, et avait alerté la direction régionale de l’agriculture de Bretagne, leur disant qu’on allait vers la catastrophe, que le problème allait grossir. Tous ont éclaté de rire, en lui disant que les ingénieurs s’en occuperaient, qu’il n’y avait pas à s’en faire. Désormais, la question des nitrates nécessite des milliards d’euros en matière de restauration des milieux aquatiques.

JDLE: Dans votre livre, vous affirmez que «ce qui a été fait peut être défait», et qu’«il n’est pas interdit d’imaginer une France de 2050 qui compterait un, deux ou trois millions de paysans en plus de ceux qui croupissent dans les hangars industriels ou les fermes concentrationnaires pour animaux-esclaves». La France urbaine a-t-elle vraiment envie de revenir travailler la terre?

Fabrice Nicolino: Il ne s’agit pas de recréer la campagne d’antan. C’était un monde difficile, pas idyllique. Mais les gens des campagnes n’ont aucune raison de se priver d’internet, ils pourraient être mieux reliés à la ville. On peut tout à fait imaginer que les villages et les petites villes revivent, plutôt que de voir des villages sinistrés, vidés de leurs habitants. Pour cela, il faudrait signer un pacte avec les paysans, susceptible d’entraîner les gens, de les accompagner. Des millions de Français souhaitent manger mieux: ce pacte devrait assurer aux paysans, en échange de produits de qualité, des débouchés, de la considération. Selon moi, il faut un plan de sortie de l’agriculture industrielle, au même titre qu’un plan de sortie du nucléaire, sur 20, 30 ou 40 ans. Il n’y a pas d’obstacles techniques à cela, et plein de gens feraient le saut. Il y a une urgence écologique et démocratique à se bouger.

JDLE: Si l’agriculture industrielle fait l’objet d’un tel consensus gauche-droite, d’où peut venir un tel mouvement?

Fabrice Nicolino: Il faut que ce soit la société qui se bouge. Je rêve que naisse en France un mouvement de défense des consommateurs qui se battrait sur le domaine de la santé et de l’écologie, au besoin en organisant des boycotts. Si on attend un mouvement politique, on est sûr qu’il ne se passera rien.

[1] «Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture», aux éditions « Les Echappés»

[2] Selon le ministère de l’agriculture, «il y a en France 604 000 chefs d’exploitations et co-exploitants agricoles», d’après un recensement effectué en 2010. «Un peu plus d’1 million de personnes participent régulièrement à l’activité des 514 800 exploitations agricoles françaises, DOM inclus. Entre 2000 et 2010, les exploitations se sont agrandies et leur nombre a diminué de 26%. Le nombre d’exploitants a diminué de 21%», ajoute le ministère.

 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/agriculture-defaire-ce-qui-a-ete-fait,62430?xtor=EPR-9

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:06
La Seine et Marne n’a pas besoin de 15 usines de méthanisation pour traiter ses propres déchets organiques, mais la capitale, l’ouest parisien et l’Oise ne veulent pas de ces usines polluantes chez eux alors si l’on venait déverser ces ordures en Seine et Marne :
Par exemple le crottin de chevaux de Chantilly, Rambouillet, Longchamp…., les boues de station d’épuration parisienne comme Achères, les déchets organiques de Paris ….

 

 

Quant à la station-service de Gaz naturel pour véhicules (GNV) à partir de biométhane au Val Bréon, nous conseillons à M. Barbaux, avant d’engager l'argent des contribuables du  département dans un projet coûteux, de s’informer de la viabilité de ce type de projet, en effet la station service biométhane Veolia Claye-Souilly, créée en 2009 n’a pas fourni de biométhane en 2013.

 

( Voir page 3

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/15734/111414/file/CR%20R%C3%A9union%20du%20mardi%2016%20d%C3%A9cembre%202014.pdf )

Paru dans le Parisien 77 :
Biogaz : quinze usines en projet et trois en fonction dans le département

Sophie Bordier | 02 Oct. 2015, 17h00 | MAJ : 02 Oct. 2015, 17h00

Quinze projets de production de biogaz par méthanisation sont en coursdans le département. Trois d’entre eux pourraient entrer en fonction dès 2016, notamment à Lieusaint, à l’écopôle de Sénart. Cette technique consiste à produire du gaz alimentant le réseau GRDF à partir de la fermentation de produits organiques comme des produits végétaux -paille, légumes impropres à la consommation, etc.

- ou effluents d’élevage -fumiers bovins et équins. Lundi, la communauté d’agglomération Melun Val de Seine a décidé de lancer la construction d’un méthaniseur à double filière, accueillant intrants agricoles et industriels issus des boues des stations d’épuration (lire l’encadré).

Selon la Chambre d’agriculture de Seine-et-Marne, « si tous les coproduits issus de l’agriculture du département étaient méthanisés, ils pourraient assurer 39 % de la consommation de gaz du département qui représente autotal 791 kilotonnes équivalent pétrole ».

Trois des quatorze unités de méthanisation à injection directe de gaz dans le réseau déjà en exploitation en France se trouvent en Seine-et-Marne, à Chaumes-en-Brie, Ussy-sur-Marne et Sourdun, dans la ferme des frères Létang, Thibault et François-Xavier (notre photo).

 

Claye-Souilly, décembre 2009. Jean-Jacques Barbaux souhaite créer une station-service de gaz naturel pour véhicules (GNV) au Val-Bréon comme il en existe déjà une au centre d’enfouissement de déchets REP-Veolia. (LP/Christel Brigaudeau.)

Chacune produit l’équivalent de la consommation de gaz de 1 000 logements. « Nous avons l’immense fierté d’être leaders français dans la méthanisation ! », se réjouit Jean-Jacques Barbaux (LR), président du conseil départemental, qui souhaite créer au Val-Bréon une station-service de Gaz naturel pour véhicules (GNV) à partir de biométhane.

Melun Val de Seine va produire du gaz à partir de boues d’épuration

 

Un grand pas en avant en matière de développement durable. Lundi soir, les élus de la communauté d’agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) ont voté la création de la société d’économie mixte locale Bi-Métha 77 qui porte le projet d’un méthaniseur à double filière, accueillant intrants agricoles, mais aussi industriels, issus des boues des stations d’épuration.

« Il s’agit d’une première en France ! On a la chance d’avoir un concours de circonstances très favorables », s’enthousiasme Pierre Yvroud (SE), maire de La Rochette et vice-président en charge de l’assainissement et des énergies renouvelables. « L’arrêté du 14 juin 2014 autorise l’injection de méthane issu des boues d’épuration dans le réseau GDF. Or, nous avons ici une unité d’élimination des boues à Dammarie-les-Lys, deux stations d’épuration (à Dammarie et Boissettes) ».

Dans ce projet estimé à 12,5 M€, la SEM Bi Metha 77 compte sept actionnaires dont la Sem Energie Posit’If (qui réunit la région Ile-de-France, la ville de Paris, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, la Caisse d’Epargne et la Caisse des Dépôts, le syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne et d’autres syndicats). Des demandes de subventions sont faites du côté de l’Ademe, la région et l’Agence de l’eau. « On souhaite construire le méthaniseur en 2018. Et qu’il ait le label station GNV (gaz naturel pour véhicules) et alimente les bus et les véhicules qui voudraient ».

S.B.

Agriculteur et éleveur à Chaumes-en-Brie avec son frère, Mauritz Quaak en témoigne. « Nous avons été les premiers à nous lancer en France en 2013. C’est du boulot, 24 heures sur 24 ». Mais le biométhane produit permet de chauffer cinq villages via 7 km de réseaux de GRDF. « C’est une super voie de diversification ! Les 6 000 m2 du méthaniseur et les 3 000 m2 de stockage de matière ont permis de doubler le chiffre d’affaires de l’exploitation ».

Cerise sur le gâteau : les frères Quaak divisent aussi par dix les intrants chimiques en réutilisant comme engrais le digestat (NDLR : ce qui n’est pas transformé en gaz) ». Le conseil de Mauritz Quaak : « Avant de vous lancer, il faut identifier les produits que vous utiliserez et savoir vous entourer ».

http://www.leparisien.fr/le-mee-sur-seine-77350/biogaz-quinze-usines-en-projet-et-trois-en-fonction-dans-le-departement-02-10-2015-5148637.php

 

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 10:06
Accumulation de sites polluants
dans le
Bassin versant Beuvronne
quels risques
pour les femmes enceintes et leurs futurs enfants ?

 

L’ETAT a implanté le plus gros aéroport de France Roissy près du bassin versant Beuvronne puis y a  accumulé depuis des décennies des décharges, carrières remblayées par des déchets, incinérateur de déchets, usines chimiques, usines de bitume…  sans se préoccuper des risques pour les riveraines femmes enceintes et leurs futurs enfants.
Aujourd’hui une étude épidémiologique est plus que nécessaire sur ce secteur pour connaître l'état de santé des populations, depuis plusieurs années ADENCA la demande ainsi que plusieurs élus, aujourd’hui il est temps que Mme Touraine trouve l’argent nécessaire pour effectuer cette étude dans les plus brefs délais.
Extrait de l’article paru sur le Monde Planète :
Des enfants qui naissent « prépollués »

LE MONDE | 01.10.2015 à 10h04 • Mis à jour le 01.10.2015 à 12h13 | Par Stéphane Foucart et Pascale Santi

Les substances chimiques auxquelles les populations sont quotidiennement exposées ont des effets sur la santé de plus en plus manifestes. C’est le sens de l’alerte publiée jeudi 1er octobre dans l’International Journal of Gynecology and Obstetrics par la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO). Elle met en avant la responsabilité de certains polluants de l’environnement dans les troubles de la fertilité et souligne l’urgence d’agir pour réduire l’exposition aux pesticides, aux polluants atmosphériques, aux plastiques alimentaires (bisphénol A, phtalates…), aux solvants, etc.

 

 

C’est la première fois qu’une organisation regroupant des spécialistes de santé reproductive s’exprime sur les effets délétères de ces polluants, présents dans la chaîne alimentaire et dans l’environnement professionnel ou domestique. Un appel soutenu par des ONG dont Women in Europe for a Common Future (WECF) et Health & Environment Alliance (Heal).

La prise de position de la FIGO — qui regroupe 125 sociétés nationales de gynécologie et d’obstétrique — rejoint celle, publiée deux jours plus tôt, de l’Endocrine Society. Pour cette société savante, qui rassemble 18 000 chercheurs et cliniciens spécialisés dans l’étude du système hormonal, l’exposition aux polluants de l’environnement est aussi en cause dans plusieurs maladies émergentes : diabète de type 2, obésité, cancers hormonodépendants (sein, prostate, thyroïde) et troubles neuro-comportementaux (troubles de l’attention, hyperactivité, etc.).

Constat préoccupant

Après la publication, en 2012, du rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ces deux nouvelles publications creusent un peu plus le fossé qui sépare l’état des connaissances et celui de la réglementation. Celle-ci ne reconnaît toujours pas l’existence de certaines substances – dites « perturbateurs endocriniens » – capables d’interférer avec le système hormonal et d’agir à des niveaux d’exposition très faibles, inférieurs aux seuils réglementaires. « Près de 800 substances chimiques environnementales sont connues ou suspectées d’interférer avec les récepteurs hormonaux, la synthèse ou la conversion des hormones », soulignait déjà, en 2012, le rapport de l’OMS et du PNUE.

« L’exposition à des produits chimiques toxiques au cours de la grossesse ou l’allaitement est ubiquitaire », note la FIGO, qui s’inquiète de ce qu’« aux Etats-Unis, une femme enceinte serait en moyenne contaminée par au moins 43 substances chimiques différentes ».

« On trouve la trace de polluants organiques persistants [POP]) chez des femmes enceintes et allaitantes dans le monde entier, ajoute la FIGO. L’Institut national américain du cancer se dit préoccupé par le fait que les bébés naissent en quelque sorte “prépollués”. »........


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/01/environnement-les-enfants-naissent-pre-pollues_4779381_3244.html#P9IbdkrQDxk2IDg4.99

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:50
Les riverains des sites polluants ou dangereux
populations d’aucuns intérêts ?

 

C’est ce qui semble ressortir de toutes les autorisations délivrées par l’ETAT dans ce département où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France.
Ici l’ETAT encaisse les taxes versées par les industriels et utilise cet argent ailleurs.
En effet nous ne trouvons pas trace de financement par l’ETAT d’étude épidémiologique  récente dans ce département pour connaître l’impact sur la santé des riverains de ces installations polluantes ou dangereuses.
Extrait article paru sur le site Reporterre
Gaz et pétrole de schiste : Royal et Macron accordent des autorisations... à deux mois de la COP 21 !

 

1er octobre 2015 / Isabelle Lévy

 

À quelques semaines du lancement de la COP 21, la ministre de l’Ecologie et celui de l’Economie ont autorisé de nouvelles concessions de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux en métropole.

Isabelle Levy est membre Collectif du Pays fertois, qui s’oppose à l’exploration du pétrole de schiste (Doue, Jouarre, Signy-Signets - Seine-et-Marne / Permis de Chateau-Thierry)

Le 29 septembre 2015, le Journal officiel publiait trois arrêtés ministériels signés par Ségolène Royal octroyant trois nouveaux permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux.

Il s’agit des permis de Champfolie (Seine-et-Marne), d’Esthéria (Marne) et d’Herbsheim (Bas-Rhin). Les bénéficiaires de ces permis sont respectivement les entreprises Vermilion, Lundin et Bluebach.

Le permis de Champfolie avait été demandé par Vermilion en 2009, à une époque où la fracturation hydraulique n’était pas remise en question. Il est accordé aujourd’hui. La géologie a-t-elle changé entre temps ? Quel est l’intérêt d’un permis de recherche de 120 km2 pour une entreprise qui détient déjà 13 permis ? Pourquoi Vermilion dépose-t-il régulièrement de nouvelles demandes de permis (26 à ce jour) ? Comment expliquer la nouvelle autorisation faite à Vermilion par le préfet de Seine-et-Marne de procéder à 30 nouveaux forages sur une concession (Champotran) ne faisant que 90 km2 ? Comment expliquer la demande d’autorisation faite par Vermilion de 10 nouveaux forages sur la concession de Vert-le-Grand ? Comment expliquer l’autorisation de deux nouveaux forages sur le permis de Saint-Just-en-Brie malgré les oppositions exprimées des membres du conseil municipal sur les registres de l’enquête publique au printemps dernier ?

Vermilion, premier producteur d’hydrocarbures sur le sol français, a les moyens d’attendre que « les temps changent » en produisant quelques milliers de barils par jour ! Cela lui permet surtout de dire haut et fort qu’il respecte la loi (c’est bien le minimum qu’on puisse attendre d’une entreprise) mais que si la loi change… il suivra encore et toujours la loi, quelle qu’elle soit !

……

Rappelons que le Code minier actuel ne permet pas à un gouvernement de revenir sur un permis de recherche préalablement octroyé. Ce même code minier rend quasi-automatique la transformation d’un permis de recherche en une concession (exploitation). Obtenir un permis de recherche, pour une entreprise pétrolière, revient à« mettre le pied dans la porte ». Or, le Code minier ne fait pas la distinction entre hydrocarbures conventionnels (sans fracturation) et non conventionnels. Tout permis obtenu aujourd’hui sera valide encore dans quatre ou cinq ans. Le prix du pétrole, bas aujourd’hui, remontera un jour ; la fracturation hydraulique, interdite aujourd’hui…

 

Un gouvernement qui prétend refuser l’exploration et l’exploitation des ressources non conventionnelles ne devrait pas accepter que les gaz de couche soient exploités en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais en entretenant une confusion entre gaz de houille (le grisou) et gaz de couche (CBM) qui fait des ravages en Australie.

Vue la précipitation avec laquelle Ségolène Royal signe des prolongations et des octrois de permis, va-t-on voir dans les jours prochains de nouveaux arrêtés ministériels concernant les permis de Dicy, Gastins, et une dizaine d’autres dossiers propulsés dans les tuyaux il y a un an par la ministre ? Permis, rappelons-le, dont l’objectif initial était le pétrole de schiste ?

Enfin, une question plus générale, la seule action réelle d’un gouvernement qui prétend vouloir participer à la lutte contre le réchauffement climatique ne serait-elle pas de refuser systématiquement l’octroi de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures (une énergie du passé) ?

http://www.reporterre.net/Gaz-et-petrole-de-schiste-Royal-et-Macron-accordent-des-autorisations-a-deux

 

 

 

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