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13 septembre 2023 3 13 /09 /septembre /2023 18:11

 

Un exemple à suivre :

 

Paru dans le journal « La Marne »:

 

Écologie : cette ville de Seine-et-Marne installe des récupérateurs d'eau

La commune de Montgé-en-Goële souhaite s'inscrire dans une démarche écologique, et installe des récupérateurs d'eau aux abords de son école maternelle.

Protection de la ressource en eau : Montgé en Goële, un exemple à suivre

 

 

La commune de Montgé-en-Goële met en place des récupérateurs d’eau pour irriguer son city stade. ©Sophie Schorderet

Par Sophie SchorderetPublié le 12 Sep 23 à 14:33 

 

La commune de Montgé-en-Goële a mis en place trois récupérateurs d’eau reliés au toit de son école maternelle. Les trois cuves de 2 000 litres chacune ont été installées au printemps. L’objectif est simple : irriguer, en période de grande sécheresse, le city stade à côté et sa cinquantaine de pommiers.

 

« La protection de l’environnement est notre principale motivation, et les récupérateurs d’eau nous permettent aussi de diminuer les coûts », déclare Sébastien Géral, adjoint à l’environnement. C’est lui qui est à l’origine du projet : « C’était une évidence pour moi, j’ai proposé à la mairie puis à la Région, qui s’est montrée très intéressée ».

 

La Région Île-de-France a subventionné les cuves à hauteur de 30%, avec une participation de 1 758 € pour un coût total de 4 919 €. « C’était un peu compliqué parce qu’on a dû installer des dalles en plus », précise Sébastien Géral. Les récupérateurs d’eau sont dissimulés derrière les buissons à gauche de l’école, pour éviter les jeunes curieux. 

 

Selon l’adjoint à l’environnement, les cuves n’ont pas eu beaucoup l’occasion de se remplir cet été, mais le système reste efficace.

 

Avec un orage, les 6 000 litres sont très vite remplis. Le reste d’eau s’évacue avec les eaux usées

Sébastien Géral, adjoint à l’environnement

 

L’adjoint à l’environnement souligne un autre avantage : « l’eau récupérée n’aura pas à être traitée par le service des eaux usées ».

 

La mairie prévoit aussi d’installer un plus petit récupérateur d’eau dans la cour d’école, pour permettre aux enseignants d’arroser leur jardin pédagogique.

 

Par ailleurs, le plan d’urbanisme de la ville exige la mise en place de récupérateurs d’eau pour toutes les nouvelles constructions aux abords du centre-ville.

 

Initiatives écologiques communales

« Nous sommes une petite commune rurale, mais on essaie de protéger la nature », déclare Sébastien Géral. Parmi les dernières initiatives : la diminution de l’éclairage public et le passage aux lampes LED, l’entretien des terrains de tennis par des produits bio, ou encore la mise en place de petit terrain de permaculture en centre-ville.

 

Sébastien Géral souligne : « dernièrement on a beaucoup travaillé au niveau du cimetière pour limiter les phytosanitaires. On ne fait que du désherbage manuel ou mécanique ». La ville a aussi réaménagé certaines parties de la commune pour faciliter l’évacuation de l’eau en période de forts orages. Sébastien Géral déclare : « Les dérèglements climatiques sont des problématiques réelles dont nous sommes conscients, on essaie d’investir pour nos enfants ».

15 Rte de Juilly, 77230 Montgé-en-Goële

 

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11 septembre 2023 1 11 /09 /septembre /2023 11:06

 

 

Sur le Bassin Versant Beuvronne près de 3.8 millions d’euros ont été alloués par l’ETAT et le Conseil Régional IDF aux exploitants de 4 méthaniseurs de déchets.

 

Mais pour implanter des points de contrôles des hauteurs d’eau des rivières et de la nappe phréatique sur le bassin Beuvronne il n’y a pas d’argent, comme nous le précisait vendredi dernier la police de l’eau.

 

Comme nous y sommes habitués le problème ici est toujours l’argent, vous payez vos impôts comme les autres mais au moment de redistribuer l’argent, il n’y en a plus pour vous.

 

En effet la pose d’un point de contrôle coûte environ 10 000 € et puis il faut financer ensuite les différents intervenants qui effectueront ces contrôles.

 

arrosage de CIVE d'été sous 31°

arrosage de CIVE d'été sous 31°

Pourtant ici le problème est grave « c’est la question du partage de l’eau » car nous constatons depuis plusieurs années que le Préfet autorise l’implantation de méthaniseurs de déchets qui ont besoin pour se nourrir de CIVE et notamment de beaucoup d’eau pour irriguer leur CIVE d’été.

 

Qu’est-ce que la CIVE c’est une culture non alimentaire qui sert à nourrir le méthaniseur.

Le problème particulier est la CIVE d’été, cette petite graine (en général du maïs) que les agriculteurs sèment en pleine période de sécheresse mai/juin et qui a besoin de beaucoup d’eau pour lever et pour grandir.

 

Qu’à cela ne tienne depuis plusieurs années on constate que des agriculteurs-associés de méthaniseurs demandent et obtiennent de la préfecture de plus en plus d’autorisation de forer dans la nappe phréatique pour pomper jusqu’à parfois plus de 150 000 m3 d'eau par an (soit la consommation annuelle de 1000 ménages de 4 personnes).

 

Car il faut savoir qu’en Seine et Marne tous les agriculteurs ne sont pas traités à la même enseigne, au centre 77 dans la nappe de Champigny et au sud 77 dans la nappe de Beauce, les agriculteurs doivent partagés l’eau avec les autres utilisateurs c’est la zone de répartition des eaux ZRE régie par l’article R211-71 du code de l'environnement.

 

7ème circonscription 77 : pas d’argent pour implanter des points de contrôles des hauteurs d’eau dans le bassin versant Beuvronne mais de l’argent pour subventionner des méthaniseurs de déchets !

Les agriculteurs/irrigants

implantés dans les zones en blanc

ne sont pas concernées par la ZRE Zone de Répartition des Eaux 

 

 

Ces zones ZRE ne peuvent être implantées que dans les secteurs où l’on a des données sur l’état de la nappe phréatique.

 

Pas de données = pas de répartition des eaux

 

Une aubaine pour les agriculteurs du bassin versant Beuvronne qui vont pouvoir continuer à irriguer des cultures non alimentaires pour « nourrir » leur méthaniseur, mais pour combien de temps encore ?

 

 

Pour information nous sommes rendus la semaine dernière à l’assemblée nationale pour attirer l’attention de la députée de la 7ème circonscription, Ersilia Soudais, qui est très attentive à ce sujet puisqu’elle a signé le 20/6/2023 une proposition de loi visant à protéger la ressource en eau, en planifiant l’arrêt de l’irrigation de la culture de maïs. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b1422_proposition-loi

 

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31 août 2023 4 31 /08 /août /2023 15:58
La Beuvronne donne ses eaux au canal de l'Ourcq à Gressy

La Beuvronne donne ses eaux au canal de l'Ourcq à Gressy

 

Pour nettoyer ses trottoirs, ses rues,  arroser ses pelouses et remplir ses lacs Paris utilise entre autres l’eau du canal de l’Ourcq.

 

Les 1ères rivières qui ont alimenté le canal de l’Ourcq en 1809 sont la Beuvronne et ses affluents La Biberonne, la Reneuse, ce qui eut pour conséquence de faire fermer 5 moulins utilisant la force hydraulique de la rivière : 3 à Claye-Souilly et 2 à Fresnes sur Marne.

 

Peu importait de priver de leur outil de travail les meuniers et de mettre au chômage leurs salariés, il fallait donner de l’eau potable à Paris.

 

Ce sont ensuite vers la fin du 19ème siècle que les aqueducs de la Dhuis et de la Vanne furent construits  pour fournir en eau potable Paris.

 

Le canal de l’Ourcq fut utilisé alors pour acheminer les marchandises dont Paris avait besoin et son eau pour nettoyer les trottoirs, les rues de la capitale, arroser ses pelouses et remplir ses lacs….

 

En 1835 Paris considérant que les eaux en provenance de la Reneuse étaient de mauvaise qualité demandera au préfet de la Seine l’autorisation de supprimer l’introduction de ces eaux dans le canal de l’Ourcq, le préfet acceptera.

 

A partir de 1841 après travaux les eaux de la Reneuse n’alimenteront plus le canal de l’Ourcq.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Paris prend à la Beuvronne ses eaux les moins polluées provenant de la Haute Beuvronne, quant aux eaux les plus polluées  de la Reneuse, Paris n’en veut pas.

 

Pour mémoire la Reneuse reçoit entre autres  les eaux d’Aéroport de Roissy et de la zone industrielle de Mitry-Compans,  ses eaux se dirigent par la Beuvronne vers la Marne en amont proche du plus important captage d’eau  d’Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 550 000 habitants.

 

 

Au regard des contrôles effectués sur la rivière Beuvronne, on s’aperçoit que l’Agence Seine Normandie et l’ETAT (Drieat)  gèrent des réseaux qui contrôlent les eaux de la Haute Beuvronne qui se jettent dans le canal de l’Ourcq mais ces 2 entités ne gèrent aucuns réseaux sur la Reneuse et son aflluent le ru des Cerceaux, faute d’argent, semble-t-il.

 

Il y a quelques années le Conseil Départemental du 77 a mis en place 3 points de contrôles sur la Reneuse et son affluent le ru des Cerceaux, mais faute d’argent, il semblerait que  les contrôles  soient différents et moins fréquents que ceux effectués sur la Haute Beuvronne par l'Agence Seine Normandie et l'ETAT (Drieat).

 

Sources :

- Registre des délibérations de la Compagnie des Canaux 3.2.1835

- Site internet AFLO http://www.aufildelourcq.org/histoire/index.php

 

 

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9 août 2023 3 09 /08 /août /2023 16:03
CHARNY 7.7.2023 : eau non conforme aux références de qualité
CHARNY 7.7.2023 : eau non conforme aux références de qualité
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2 août 2023 3 02 /08 /août /2023 15:25

 

 

 

Il est recommandé  de limiter l’utilisation de l’eau dont la teneur en ions de perchlorate dépasse 4 ug/l pour la préparation des biberons des nourrissons de moins de 6 mois.

 

 

 

Charny : 5.27 ug/l de Perchlorate trouvé dans l’eau du robinet, ce réseau alimente également Messy, Gressy, Iverny, Plessis au Bois, Villeroy 

 

Paru sur le site du Ministère de la santé :

 

 

Perchlorates dans l’eau du robinet

publié le29.04.15 mise à jour20.12.21

 

Les divers sels de perchlorates peuvent être utilisés dans de nombreuses applications industrielles, en particulier dans les domaines militaires et de l’aérospatiale (propulseurs de fusées, dispositifs pyrotechniques, poudres d’armes à feu, etc). Les perchlorates peuvent se retrouver dans l’environnement à la suite de rejets industriels, mais également dans des zones ayant fait l’objet de combats pendant la première guerre mondiale. Les ions perchlorates sont très solubles dans l’eau.

Comment les perchlorates ont-ils été mis en évidence dans l’eau du robinet ?

Les perchlorates ne sont pas recherchés en routine par les agences régionales de santé (ARS) dans le cadre du contrôle sanitaire.

Dès qu’elles ont eu connaissance de rejets de perchlorate d’ammonium dans l’environnement en provenance d’un industriel, les ARS d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées ont recherché les perchlorates dans l’eau du robinet produite à partir de captages d’eau situés en aval de ces rejets.

Les résultats d’analyses obtenus en 2011 ont conduit la Direction générale de la santé (DGS) :

 à saisir l’Anses d’une demande d’évaluation des risques sanitaires ;
 à demander au laboratoire d’hydrologie de Nancy de l’Anses de rechercher les perchlorates dans les échantillons d’eau à sa disposition, compte tenu de la réalisation en cours de campagnes d’envergure nationale sur d’autres paramètres émergents.

En parallèle, les producteurs et distributeurs d’eau (FP2E) ont également effectué des analyses sur plusieurs points de distribution.

La présence de perchlorates a ainsi été mise en évidence dans quelques captages d’eau situés dans le Nord Pas de Calais, en Picardie et en Champagne Ardennes, dont la localisation laisse présager d’un possible lien avec les zones ayant fait l’objet de combats pendant la première guerre mondiale. Cette hypothèse reste cependant à confirmer.

Quels sont les effets sanitaires liés à l’ingestion de perchlorates ?

Les perchlorates ne sont classés cancérogènes ou mutagènes par aucun organisme international.

Les perchlorates interfèrent avec le processus d’incorporation de l’iode par la thyroïde ; ils peuvent donc induire une diminution dans la synthèse des hormones thyroïdiennes (TSH). C’est un effet biologique.

Les études épidémiologiques ne permettent pas de conclure à un effet clinique sur l’homme aux niveaux d’exposition actuellement mis en évidence.

Il convient de souligner que les perchlorates ne s’accumulent pas dans l’organisme humain et que leurs effets sont réversibles.

Les fluctuations de courte durée des hormones thyroïdiennes ne sont pas un problème chez l’adulte en bonne santé.

Quelles sont les personnes les plus à risque ?

Compte tenu du mécanisme d’action des perchlorates, la vulnérabilité des personnes est liée au statut en iode de la thyroïde. C’est pourquoi, les personnes les plus à risque sont les femmes enceintes (plus sujettes aux perturbations thyroïdiennes), les fœtus et les nourrissons (compte tenu de l’immaturité de leur thyroïde).

Le Plan national nutrition santé recommande à la population générale de privilégier le sel iodé et les résultats de l’enquête nationale ENNS (2006-2007) indiquent que la population générale adulte résidant en France bénéficie d’un statut nutritionnel en iode adéquat.

Quelles sont les recommandations du ministère chargé de la santé ?

Sur la base des avis de l’Anses de 2011, 2012 et 2014, qui reposent sur des calculs de seuils extrêmement protecteurs, la DGS recommande, par principe de précaution, de :
 limiter l’utilisation d’eau dont la teneur en ions perchlorate dépasse 4 µg/L pour la préparation des biberons des nourrissons de moins de 6 mois ;
 limiter la consommation d’eau dont la teneur en ions perchlorate dépasse 15 µg/L pour les femmes enceintes et allaitantes (protégeant ainsi fœtus et nourrissons).

Pour les autres catégories de la population, il n’y a pas lieu de restreindre la consommation d’eau du robinet aux niveaux d’exposition actuellement mis en évidence. Les travaux d’expertise n’ont pas identifié d’autres populations vulnérables (par exemple, les personnes immunodéprimées ou ayant des troubles de la thyroïde).

J’ai bu de l’eau du robinet pendant ma grossesse ou/et j’ai utilisé de l’eau du robinet contenant du perchlorate pour la préparation des biberons : Quels sont les risques pour la santé de mon bébé ? Dois-je consulter un médecin ? Existe-t-il un dépistage ? Un traitement ?

L’Anses dans son avis du 20 juillet 2012 conclut qu’au vu des données disponibles à ce jour, un dépassement modéré de la valeur de 15 µg/L chez l’adulte, notamment chez la femme enceinte, et de 4 µg/L chez le nouveau-né ne semble pas associé à des effets cliniquement décelables.

Il n’y a donc pas lieu de consulter spécifiquement un médecin en dehors du suivi médical habituel dans le cadre des examens obligatoires des nourrissons et des jeunes enfants.

Existe-t-il un traitement efficace des perchlorates pour les éliminer de l’eau du robinet ?

Le traitement des perchlorates par des résines échangeuses d’ions ou des procédés membranaires peut être envisagé, afin de réduire leur teneur au robinet.

Les procédés de traitement sont encadrés par la réglementation pour vérifier leur innocuité et leur efficacité. Un procédé (résine échangeuse d’ions) est actuellement en cours d’évaluation par l’Anses ; un dossier de demande d’autorisation pour un procédé membranaire vient d’être déposé auprès du ministère chargé de la Santé.

Source :
Direction générale de la santé
14 avenue Duquesne
75007 Paris

https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/perchlorates-dans-l-eau-du-robinet

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20 juillet 2023 4 20 /07 /juillet /2023 11:23

 

Paru sur facebook nationale 2 hier

 

https://www.facebook.com/Nationale2Infos?locale=fr_FR

Arrêté sécheresse : vigilance, vous avez dit vigilance, probablement pas pour cet agriculteur qui arrose la RD 401 à Marchémoret

Alors que l'ETAT demande à la population de réduire sa consommation d'eau, après Rouvres, encore un agriculteur qui arrose une route : la RD 401 à Marchémoret.

 

Pourquoi se priver quand l'eau d'irrigation coûte si peu chère aux agriculteurs, seulement quelques centimes du m3. 

https://www.eau-seine-normandie.fr/les-aides-et-redevances/les-redevances/prelevement-pour-irrigation

 

 

Pour mieux comprendre la situation, nous vous conseillons de lire le rapport de juillet de la Cour des Comptes

https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-07/20230717-gestion-quantitative-de-l-eau.pdf

 

Dans l'extrait ci-dessous (entouré en rouge) on constate que ce ne sont pas les agriculteurs irrigants de notre secteur qui sont les plus sollicités financièrement pour leur consommation d'eau 

 

Arrêté sécheresse : vigilance, vous avez dit vigilance, probablement pas pour cet agriculteur qui arrose la RD 401 à Marchémoret
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19 juillet 2023 3 19 /07 /juillet /2023 11:38
St Mesmes 13.7.2023 vers 17h

St Mesmes 13.7.2023 vers 17h

 

 

Pour fournir du gaz aux autres

 

En effet la commune de St Mesmes n’est pas raccordée au réseau du gaz de ville, ce ne sont donc pas les habitants de cette commune qui bénéficieront de ce gaz.

 

Mais pour faire pousser cette culture non alimentaire «CIVE d’été », pour nourrir un méthaniseur de déchets, l’agriculteur utilisera la nappe phréatique de ST MESMES pour arroser.

 

En effet pour produire la CIVE d’été, les graines, en général de maïs, sont semées en pleine période de sécheresse juin/juillet, des graines qui pour pousser demandent une irrigation importante pendant une grande partie de l’été.

 

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11 juillet 2023 2 11 /07 /juillet /2023 10:11
Arrosage de la CIVE d'été

Arrosage de la CIVE d'été

 

Faute de points de contrôles permanents des hauteurs d'eau sur ce bassin versant la situation au regard de la sécheresse et les prélèvements d’eau ne peuvent pas être évalués correctement.

 

 

Pas de contrôles permanents = pas de problèmes

 

Une aubaine pour les agriculteurs/producteurs de cultures non alimentaires CIVE d’été

qui servent à nourrir les méthaniseurs.

 

La méthode de la Culture Intermédiaire à Vocation Energétique CIVE d'été est simple, les agriculteurs sèment des graines l’été en pleine période de sécheresse (juin/juillet), en général du maïs, qu’ils doivent arroser une partie de l’été pour obtenir une récolte immature à l’automne.

 

Depuis plusieurs années on constate que la préfecture du 77 donne un nombre important d’autorisation  de forages d’eau à nombre d’agriculteurs associés de méthaniseurs qui produisent de la CIVE d’été sans leur imposer une étude environnementale.

 

Une situation inacceptable !

 

Nous notons que 5 méthaniseurs ont été implantés sur ce bassin versant Beuvronne : Thieux, Vinantes, Messy, Charny, Charmentray.

 

Le Préfet Lionel Beffre vient d’autoriser l’extension de ceux de Messy et de Thieux ce qui leur permettra de consommer encore plus de Cive d’Eté, d’où d’irriguer plus, la demande d’extension de celui de Charny est en cours d’instruction à la préfecture.

 

Une partie de la population de ce bassin versant Beuvronne est alimentée en eau potable par 8 captages souterrains,  ces habitants vont-ils devoir restreindre drastiquement leur consommation d’eau pour permettre aux agriculteurs/méthaniseurs de continuer à arroser leurs cultures non alimentaires ?

 

Le Président de la République indique :

« Je crois en notre agriculture, mais il est évident qu’il y aura des territoires qu’il faudra amener vers d’autres types de culture ».

 

 

Le Préfet du 77 va-t-il imposer en conséquence des mesures de restriction de la consommation d’eau aux agriculteurs qui cultivent des cultures non alimentaires (CIVE d'été) dont le seul but est d’alimenter leurs méthaniseurs de déchets ?

 

L’avenir nous le dira…

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15 juin 2023 4 15 /06 /juin /2023 10:26

 

 

Eugène Derveloy est l’un des députés qui protesta contre la dérivation des eaux de certaines rivières de Seine et Marne pour l’alimentation de la capitale, il habita jusqu’à 1892 à Villevaudé et fut conseiller général du canton de Claye-Souilly.

 

 

Château de Bisy à Villevaudé où vécut Eugène Derveloy

Château de Bisy à Villevaudé où vécut Eugène Derveloy

 

 

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble, assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                                                  Mars 1917

 

 (1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
 

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-5299704.html

 

 

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13 juin 2023 2 13 /06 /juin /2023 14:30
Nord 77 : la colère gronde , en pleine sécheresse les agriculteurs arrosent des cultures non alimentaires pour nourrir leurs méthaniseurs de déchets !

Nord 77 : la colère gronde , en pleine sécheresse les agriculteurs arrosent des cultures non alimentaires pour nourrir leurs méthaniseurs de déchets !

 

Pendant ce temps le Préfet Lionel Beffre va organiser la 2ème réunion sécheresse au sud 77.

Et pour le nord, une réunion sera-t-elle organisée ? Adenca la réclame mais pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour.

 

Pourtant au nord 77 nous constatons, depuis une bonne quinzaine de jours, que des agriculteurs font la moisson, mais ne croyez pas que c’est pour récolter des cultures pour vous nourrir ou nourrir le bétail, non ce sont des cultures immatures, dénommées « CIVE d’hiver », de l’orge immature en particulier, qui servent à alimenter en déchets leurs méthaniseurs pour produire du gaz.

 

A la suite de quoi ils sèment des graines, en pleine période de sécheresse, pour produire ladite « CIVE d’été », toujours pour nourrir leurs méthaniseurs de déchets.

 

Pour faire germer et pousser les petites graines qu’ils viennent de semer, en général du maïs, une plante qui demande beaucoup d’eau en période de sécheresse, ils doivent arroser assez abondamment.

 

Il est vrai que l’eau qu’ils pompent dans la nappe phréatique ne leur coûte pas très chère, alors pourquoi s’en priver ?

 

 

Nord 77 : la colère gronde , en pleine sécheresse les agriculteurs arrosent des cultures non alimentaires pour nourrir leurs méthaniseurs de déchets !
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