Faute de points de contrôles permanents des hauteurs d'eau sur ce bassin versant la situation au regard de la sécheresse et les prélèvements d’eau ne peuvent pas être évalués correctement.
Pas de contrôles permanents = pas de problèmes
Une aubaine pour les agriculteurs/producteurs de cultures non alimentaires CIVE d’été
qui servent à nourrir les méthaniseurs.
La méthode de la Culture Intermédiaire à Vocation Energétique CIVE d'été est simple, les agriculteurs sèment des graines l’été en pleine période de sécheresse (juin/juillet), en général du maïs, qu’ils doivent arroser une partie de l’été pour obtenir une récolte immature à l’automne.
Depuis plusieurs années on constate que la préfecture du 77 donne un nombre important d’autorisation de forages d’eau ànombre d’agriculteurs associés de méthaniseurs qui produisent de la CIVE d’été sans leur imposer une étude environnementale.
Une situation inacceptable !
Nous notons que 5 méthaniseurs ont été implantés sur ce bassin versant Beuvronne : Thieux, Vinantes, Messy, Charny, Charmentray.
Le Préfet Lionel Beffre vient d’autoriser l’extension de ceux de Messy et de Thieux ce qui leur permettra de consommer encore plus de Cive d’Eté, d’où d’irriguer plus, la demande d’extension de celui de Charny est en cours d’instruction à la préfecture.
Une partie de la population de ce bassin versant Beuvronne est alimentée en eau potable par 8 captages souterrains, ces habitants vont-ils devoir restreindre drastiquement leur consommation d’eau pour permettre aux agriculteurs/méthaniseurs de continuer à arroser leurs cultures non alimentaires ?
Le Président de la République indique :
« Je crois en notre agriculture, mais il est évident qu’il y aura des territoires qu’il faudra amener vers d’autres types de culture ».
Le Préfet du 77 va-t-il imposer en conséquence des mesures de restriction de la consommation d’eau aux agriculteurs qui cultivent des cultures non alimentaires (CIVE d'été) dont le seul but est d’alimenter leurs méthaniseurs de déchets ?
EugèneDerveloy est l’un des députés qui protestacontre la dérivation des eaux de certaines rivières de Seineet Marnepour l’alimentation de la capitale, il habita jusqu’à 1892 à Villevaudé et fut conseiller général du canton de Claye-Souilly.
Château de Bisy à Villevaudé où vécut Eugène Derveloy
Le département de Seineet Marne
dépossédé de ses rivières(1)
Extrait article paru dans le bulletin :
Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.
La question devant le Sénat séance du 1/3/1917
Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)
Pour la protection des rivières de Seineet Marne
La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.
Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.
La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.
La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.
Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.
En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble, assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.
Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.
Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.
Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.
De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.
Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.
Mars 1917
(1) Source : Médiathèque de Meaux
Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
Nord 77 : la colère gronde , en pleine sécheresse les agriculteurs arrosent des cultures non alimentaires pour nourrir leurs méthaniseurs de déchets !
Pendant ce temps le Préfet Lionel Beffre va organiser la 2ème réunion sécheresse au sud 77.
Et pour le nord, une réunion sera-t-elle organisée ? Adenca la réclame mais pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour.
Pourtant au nord 77 nous constatons, depuis une bonne quinzaine de jours, que des agriculteurs font la moisson, mais ne croyez pas que c’est pour récolter des cultures pour vous nourrir ou nourrir le bétail, non ce sont des cultures immatures, dénommées « CIVE d’hiver », de l’orge immature en particulier, qui servent à alimenter en déchets leurs méthaniseurs pour produire du gaz.
A la suite de quoi ils sèment des graines, en pleine période de sécheresse, pour produire ladite « CIVE d’été », toujours pour nourrir leurs méthaniseurs de déchets.
Pour faire germer et pousser les petites graines qu’ils viennent de semer, en général du maïs, une plante qui demande beaucoup d’eau en période de sécheresse, ils doivent arroser assez abondamment.
Il est vrai que l’eau qu’ils pompent dans la nappe phréatique ne leur coûte pas très chère, alors pourquoi s’en priver ?
C’est aux élus du secteur et aux associations environnementales qu’ADP a présenté aujourd’hui ses micro tunneliers qui vont forer sous le Canal de l’Ourcq pour faire passer la canalisation qui doit acheminer une partie des eaux pluviales de l’aéroport de Roissy directement à la Marne à Annet sur Marne, en aval de la station de pompage d’eau potable. Les travaux de forage devraient commencer d’ici un mois.
En juin 2013 ADP avait proposé 4 tracés pour rejoindre Annet sur Marne, le tracé choisit impacte les zones humides, ce n’est pas celui que les associations environnementales préfèrent, mais ce ne sont pas elles qui ont décidé.
Cette canalisation aura l’avantage de détourner une partie des eaux de la Reneuse, affluent de la Beuvronne et par-delà de réduire les importantes inondations que connaît régulièrement le centre ville de Claye-Souilly.
Les associations environnementales souhaiteraient qu’ADP finance l’implantation d’une voie douce au-dessus de la canalisation, sur tout le linéaire pouvant être utilisé à cet effet.
Cette liaison douce pourrait être basée sur le même principe que la promenade de Dhuis.
Pour l’instant l’industriel ne dit ni oui, ni non mais les associations environnementales espèrent le convaincre, rappelons que c’est l’ETAT français qui est l’actionnaire majoritaire d’ADP.
Ce sont deux exploitants agricoles de céréales, associés des méthaniseurs de Beautheil-Saints et St Martin du Boschet, qui sollicitent la création d’un ou deux forages d’eau à Beautheil-Saints pour irriguer leurs cultures, mais quelles cultures ? Ils ne le disent pas.
Pourquoi après 12 ans d’exploitation Karine et Bertrand Fahy ont-ils besoin de 175 000 m3 d’eau supplémentaire pour irriguer leurs céréales ?
Mais en regardant de plus près on s’aperçoit que ces 2 exploitants sont associés dans les méthaniseurs de Beautheil-Saints et St Martin du Boschet, méthaniseurs qui utilisent en majorité de la CiVE (Culture intermédiaire à vocation énergétique) pour nourrir leurs méthaniseurs.
La méthode de la CIVE d'été est simple, les agriculteurs sèment des graines en pleine période de sécheresse fin juin/début juillet, en général du maïs, qu’ils doivent arroser abondamment tout l’été pour obtenir une récolte immature à l’automne, pas pour nourrir la population,mais pour nourrir leur méthaniseur.
Beautheil-Saints se trouve dans le bassin versant du Grand Morin pour lequel le Préfet a pris différents arrêtés sécheresse en 2022, dont un d’alerte renforcée, pour réduire la consommation d’eau. En mars 2023, suite à un déficit de pluviométrie de près de 4 mois, un nouvel arrêté préfectoral de vigilance a été pris sur ce bassin versant. L’état de la nappe souterraine dans ce secteur était encore très basse en février 2023 (Signy-Signets).
Ironie du sort on vient même d’apprendre que les associés du méthaniseur de St Martin du Boschet , dont Karine et Bertrand Fahy , demande l’extension de leur méthaniseur et pour le nourrir ils prévoient d’utiliser beaucoup plus de CIVE.
A Coupvray, les riverains s'inquiètent d'une fuite du canal : "personne ne réagit"
D'où vient cette fuite mystérieuse ? De l'eau coule à flots dans le bassin d'eau de pluie de Coupvray. Le canal de Chalifert, voisin, fuit-il ? Des riverains s'inquiètent.
Cela fait plus d’un an que ces riverains ont constaté la fuite. Plus d’un an que l’eau du canal coule dans ce bassin de rétention aménagé il y a quelques années par Val d’Europe Agglomération. Inondations, pollution, dégradation des lieux, les habitants ont de nombreuses craintes. Pourquoi n’a-t-elle toujours pas été réparée ? Malgré de nombreuses sollicitations, ils n’ont obtenu aucune réponse.
Près du lac de la réserve naturelle des Prés de Coupvray, l’eau est calme, immobile. Pourtant, on entend comme le bruit d’une rivière. « Voilà, c’est de là que ça coule », pointe Myriam. Avec d’autres riverains, cela fait des mois qu’elle tente d’alerter la mairie, Val d’Europe Agglomération et les Voies navigables de France (VNF). « Moi j’appelle, et elle, elle fait des mails (rires). Le canal fuit, mais personne ne réagit », explique Chantale.
L’eau coule à flot dans le bassin
Ce jeudi 2 février, ils sont cinq pour nous montrer l’origine de leur inquiétude : une fuite, depuis le canal de Chalifert qui longe la réserve naturelle. « Il y en a une deuxième un peu plus loin », montre Myriam. Les deux ruisseaux coulent à flots, jusque dans le bassin. Pour eux pas de doute, un renard (tuyau) du canal est percé.
« C’est déjà arrivé il y a une quinzaine d’années », explique René, qui à l’époque, y avait ses chevaux. Quand ses canassons ont commencé à avoir les sabots dans l’eau, il a été voir VNF. « Il y avait eu une intervention pour récurer le canal. Ils avaient amené leur pelleteuse, qu’ils doivent poser sur une plateforme et c’est un des pieds de cette plateforme qui avait percé le tuyau ». Des plongeurs étaient intervenus pour colmater la fuite.
La crainte d’inondations futures
Mais cette fois, personne ne semble les entendre. Alors leur inquiétude, qu’ils partagent avec d’autres riverains, Chantale (une autre) et William, grandit. Comme le niveau d’eau dans le bassin. « Et encore, il n’a pas plu depuis longtemps », souligne René.
« Le bassin est prévu pour absorber des pluies décennales, mais s’il y a un gros orage et que le niveau est plus haut que prévu, ça va déborder dans nos jardins. Et il nous arrive déjà d’être inondés parfois », explique Chantale. De fait, une partie du chemin qui serpente entre le canal et le bassin est déjà inondée et dégradée.
Des hydrocarbures dans l’eau
Depuis l’apparition de la fuite, ils constatent par ailleurs des traces d’hydrocarbures dans les eaux calmes du bassin. « Ça provient sûrement des péniches, dont les moteurs peuvent fuir. Et là, ça finit ici ». Myriam s’inquiète pour la faune : « Les grenouilles pataugent dedans et les hérons aussi… Les fuites sont de plus en plus importantes, le débit augmente et en plus d’un an, personne n’a rien fait. Ça va s’arrêter quand ? », interroge-t-elle.
À force, ils redoutent même de voir la berge qui les sépare du canal, céder sous la pression de l’eau.
« Ça va s’arrêter quand ? »
La mairie, saisie de cette problématique par ses habitants, a fait remonter leur signalement à Val d’Europe Agglomération, qui gère les bassins de rétention. L’agglo aurait elle-même fait remonter l’information à VNF, propriétaire du canal.
Une fuite mystérieuse
Sollicité l’établissement public VNF a reconnu avoir été averti de la fuite. Mais « l’inaction » constatée par les riverains vient en réalité d’un doute sur l’origine de la fuite. Or il n’appartient pas à VNF de « déterminer l’origine de fuites provenant d’autres réseaux que le sien, comme un réseau d’eau potable ». Quant aux hydrocarbures, ils pourraient venir de dépôts sauvages, selon VNF.
L’établissement a bien été alerté par Val d’Europe Agglomération en mai 2022. À la suite de quoi, elle a entamé des démarches, sans aboutir. VNF a d’abord vérifié si cette fuite pouvait être liée à l’opération de dragage (extraire les matériaux situés sur le fond d’un plan d’eau) qui a eu lieu début 2022.
La réalisation d’une inspection subaquatique avec fluorescéine n’a pas permis de constater que l’eau sortant des résurgences provient du canal.
VNF
De plus, selon VNF, « l’entreprise qui s’était chargée de draguer le canal n’a déclaré aucun incident lors de la réalisation ».
Des travaux prévus
De fait, l’origine de la fuite reste inconnue, malgré un second diagnostic établi par un maître d’œuvre spécialisé en sécurité des ouvrages hydrauliques effectué en octobre 2022. Une visite a donc été organisée entre VNF et VEA. Objectif : convenir du principe de travaux à mener pour trouver la fuite. Un planning a donc été validé.
À partir du 13 mars, VNF prévoit une étape préparatoire de débroussaillage pour accéder à la tête de l’aqueduc et « la sortie pour évacuer les eaux », mais aussi de créer un fossé provisoire pour permettre « d’écouler les eaux en prenant toutes les dispositions nécessaires pour éviter l’érosion et le transfert des matériaux dans le bassin ».
Si cette intervention porte ses fruits, ensuite, des travaux pourront être engagés pour la colmater. Pas de quoi rassurer les riverains.
Pouvez-vous boire de l’eau de votre robinet ? C’est la question soulevée par la préfecture de Seine-et-Marne. Depuis plusieurs années, « et plus particulièrement de manière systématique à compter de mars 2021 », l’eau distribuée aux habitants des communes de l’UDI « Lizy-sur-Ourcq – CDC PDO » n’est pas jugée de bonne qualité.
En effet, la communauté de commune soulève des problèmes dans deux forages différents à Lizy-sur-Ourcq : celui de Tambourin, captant les nappes des alluvions (Dépôts provenant d’un transport par les eaux courantes) et celui de Le Bouchi, captant les nappes du Lutétien (calcaires) et de l’Yprésien (sables).
Les villes concernées sont Cocherel, Jaignes, Lizy-sur-Ourcq, Mary-sur-Marne, Ocquerre, Tancrou et Vendrest, soit environ 7 000 habitants.
Des teneurs en pesticides supérieures à la norme
Après de multiples analyses, les résultats sont tombés. Dans ces deux forages, les teneurs en déséthylatrazine-déisopropyl, un des métabolites pertinents de l’atrazine (pesticides), de l’eau dépassent périodiquement la limite de qualité à 0,10 microgramme par litre, définie par le Code de la santé publique.
Au cours des cinq dernières années, la teneur maximale observée dans les communes du Pays de l’Ourcq est de 0,198 microgramme par litre.
Derrière ce nom scientifique se cache un dérivé de l’atrazine, un pesticide interdit à l’utilisation depuis 2003 dans l’Union européenne. Il était notamment utilisé depuis les années 1960 dans les cultures de maïs ou encore de blé, apprécié pour son faible coût et son efficacité.
Depuis, il a été démontré, à travers plusieurs études françaises et internationales, qu’il pouvait avoir des effets néfastes sur la santé, au-dessus d’une certaine dose : moindre développement neuro-cognitif lors de la grossesse, cause de cancers de la prostate, de cancers du sein…
Ce dérivé de pesticide est encore présent dans l’eau, 20 ans après son interdiction, car l’atrazine se désagrège très lentement en de nombreuses molécules différentes.
Votre eau peut toujours se consommer
Mais pas de raison de paniquer. Si la quantité de déséthylatrazine-déisopropyl venant de Lizy-sur-Ourcq est supérieure à la limite de conformité, elle ne dépasse pas pour autant les seuils de dangerosité.
« Les teneurs de l’eau distribuée en déséthylatrazine-déisopropyl peuvent être supérieures à la limite de qualité de 0,10 microgramme par litre », rassure la préfecture. Le plus important : qu’elles restent inférieures ou égales à 0,24 microgramme par litre.
Pour la santé et l’environnement, la teneur en pesticides totaux ne doit pas dépasser 0,50 microgramme par litre. À ce stade, consommer l’eau du robinet n’est donc pas un danger pour la santé.
Des solutions à trouver
Aujourd’hui, la communauté de communes « ne dispose, dans l’immédiat, d’aucun moyen pour maintenir la distribution de l’eau conforme dans le respect des limites de qualité définies pour les pesticides », précise la préfecture de Seine-et-Marne dans un arrêté en date du 6 février 2023.
Le Pays de l’Ourcq a donc demandé une dérogation temporaire aux limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine. La préfecture de Seine-et-Marne a autorisé la communauté de communes à « déroger provisoirement aux limites de qualité des eaux » pour une durée de trois ans.
Entre-temps, le Pays de l’Ourcq doit trouver des solutions pour respecter les normes en vigueur. Face à la préfecture de Seine-et-Marne, il s’est engagé à « mettre en place un suivi analytique des eaux brutes des deux forages et de l’eau distribuée au réservoir de Lizy-sur-Ourcq Beauval », « régénérer le puits de l’Yprésien afin d’augmenter le taux de dilution entre les ressources ».
Le début des travaux de régénération est prévu pour ce début d’année 2023. Enfin, la communauté de communes doit, à moyen terme, « modifier hydrauliquement l’alimentation du réseau au niveau de Lizy-sur-Ourcq centre ».
L’objectif : assurer un meilleur mélange des eaux des deux forages actuels. Les travaux consisteront en la pose d’un stabilisateur de pression et à la mise en place de sondes de niveau ou vannes altimétriques.
Si d’ici trois ans, la quantité de déséthylatrazine-déisopropy dans l’eau potable est supérieure à la norme, le Pays de l’Ourcq devra faire une nouvelle demande de dérogation auprès de la préfecture de Seine-et-Marne.