ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Les déchets des autres il faut bien les mettre quelque part
et bien cela continuera à être au nord 77
On ferme les décharges dans les Yvelines comme à Brueil en Vexin en 2014 et pendant ce temps on concentre les déchets au nord 77.
Le Préfet Lionel Beffre prolonge-t-il l’exploitation de la décharge Veolia Claye-Souilly jusqu'en 2027 pour permettre à l’exploitant de préparer un nouveau dossier de demande de prolongation pour une vingtaine ou trentaine d’années comme à Isles les Meldeuses ?
L’avenir nous le dira ….
Car ce que nous savons c’est que le Préfet Lionel Beffre a prolongé l’exploitation de la décharge Suez d’Isles les Meldeuses en 2022 de 24 mois et qu’aujourd’hui l’exploitant demande la prolongation d’exploitation de cette décharge pour 28 années supplémentaires, ce qui pourrait amener à une exploitation de près d’un siècle puisque cette décharge a été ouverte en 1951.
Yves Albarello
n’a jamais osé priver les enfants de Souilly de leur terrain de jeu
Jean-Luc Servières
osera-t-il le faire ?
L’avenir nous le dira…..
Depuis que les propriétaires et riverains de l’entreprise Hellin et environs ont appris, semble-t-il, par notre blog que Jean-Luc Servières projetait de détruire les bâtiments de cette entreprise pour les remplacer par des immeubles sociaux, la tension est montée d’un cran dans ce secteur et la confiance s’est quelque peu fissurée avec le maire qui n’avait, semble-t-il, pas jugé nécessaire de les prévenir.
Les propriétaires, salariés de l’entreprise et riverains ont adressé au maire une pétition pour l’informer qu’ils n’étaient pas favorables à ce projet.
Ce projet de PLU inquiètent les habitants d’autant plus que Jean-Luc Servières n’impose pour les constructions de logements sociaux qu’une place de parking par logement, alors que c’est 2 places pour les autres logements.
Pour combler le nombre de place de parkings « manquants » pour les locataires de logements sociaux, Jean-Luc Servières va-t-il priver les enfants de Souilly de ce terrain de jeu que nombre générations ont foulé avec leur ballon depuis des décennies ?
En effet nous nous sommes aperçus que le maire a fait goudronner une partie de la place, la mairie dit que ce sera provisoire, mais ne l'écrit pas, ce serait uniquement pour y stocker de gros engins pendant les travaux d’assainissement.
Pour faire baisser la tension il serait plus que nécessaire que Jean-Luc-Servières tienne ses promesses de campagne et organise, au plus tôt, une réunion de quartier à Souilly.
Dans le cadre d’une mesure compensatoire suite à la destruction d’une zone humide lors des travaux de contournement est de Roissy ce seraient 300 batraciens (grenouilles, crapauds) que la direction des routes DRIEA IF auraient transférés dans une mare « dite en eau permanente » dans les prairies de Souilly le 30/3/2021.
Le projet consistait à créer plusieurs mares sur le site de Souilly dont la majorité devaient être alimentées par les eaux du ru des Grues, un affluent de la Beuvronne pollué, suite notamment aux rejets d’eaux non traitées de la station d’épuration de Villeparisis, en cours de reconstruction.
Seule dans la mare « dite en eau permanente », alimentée par la nappe phréatique, quelques batraciens ont résisté au transfert, mais cette mare est bien fragile et peu parfois s’assécher.
Pour voir plus de batraciens sur ce site il faudra attendre notamment la remise en état complète de la station d’épuration de Villeparisis pour permettre au ru des Grues de retrouver son eau non polluée du siècle dernier.
Quant aux moutons qui devaient venir brouter sur le site, cette perspective a été abandonnée, 2 plantes rares ayant été découvertes sur le site.
C’est Julien Boussange, président du syndicat de la Beuvronne, qui est en charge du suivi et de la gestion du site.
Ne prenez pas de photos
c’est interdit
Cela a déjà jeté un froid au début de la visite, d’autant plus que lors d’une précédente visite on y était autorisé et qu’un journaliste a pu récemment faire quelques prises de vues. Il est vrai que montrer des photos sur lesquelles on voit des mouettes, goélands et autres se restaurer dans les ordures de la décharge n'aurait pas présenté une image positive de cette décharge.
L’arrêté préfectoral permet à Veolia d’enterrer chaque année 1 100 000 tonnes de déchets dans sa décharge ISDND, mais cette activité s’étant réduite depuis quelques années, il est probable que tous les casiers ne seront pas remplis fin 2026 et que l’industriel pourrait obtenir une prolongation de quelques années pour exploiter cette décharge.
La surface des casiers où sont enterrés les déchets est d’environ 5 hectares, c’est là où les mouettes, goëlands et autres viennent s’y restaurer en journée.
Un point qui nous inquiète depuis qu’il a été retrouvé des mouettes rieuses mortes atteintes de la grippe aviaire à Claye-Souilly, Fresnes sur Marne et Annet sur Marne et que le Préfet a mis l’ensemble du département en zone de contrôle temporaire.
A notre connaissance depuis le Préfet n’a imposé à Veolia aucunes mesures particulières pour éviter que ces oiseaux ne viennent se restaurer dans cette décharge.
En 2021 le Préfet a autorisé Veolia à exercer deux autres activités connexes :
Les éboueurs apportent directement les ordures ménagères brutes collectées en majorité dans une partie de la petite couronne afin que Veolia les stocke dans une fosse sous un hangar non fermé, pour une durée maximum de 48 heures, des ordures qui repartent ensuite par camions vers la petite couronne pour y être incinérées.
Cela consiste à emballer dans du plastique les ordures ménagères, acheminées par camions, en provenance en majorité de la petite couronne parisienne et de les renvoyer, par camions, à la demande vers les incinérateurs de la petite couronne, 1000 tonnes d’ordures ménagères peuvent rester stockées 72 heures maximum sous un hangar non fermé, en attente de conditionnement.
A Claye-Souilly les ordures « enrubannées » sont stockées à l’air libre, pendant 1 an maximum le Préfet l’autorise, alors que dans certaines installations elles sont stockées sous des hangars ce qui permet d’éviter la détérioration des balles à cause des conditions climatiques (gel, pluies…) et des oiseaux qui fréquentent le site (mouettes, goélands….)
Quant à l’activité de « maturation des mâchefers » d’usines d’incinérations, elle consiste dans un premier temps à retirer des mâchefers les déchets de ferrailles et autres contenus puis à les mettre en tas pendant un certain temps pour leur permettre d’évacuer une partie de leurs polluants. A Claye-Souilly la manutention des mâchefers ainsi que le stockage se font à l’air libre, le Préfet l’autorise, alors que dans certaines installations ces opérations sont effectuées sous des hangars, ce qui permet de réduire l’envol de poussières.
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers l’AP complet :
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006511344