Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 22:04

 




Alors qu’une décharge de déchets inertes (gravats de bâtiment…),  est en cours d’aménagement près de la future école maternelle de Fresnes sur Marne, que cette école va se trouver également à proximité de la plus importante décharge de France  de déchets ultimes Rep Veolia, est-ce qu’une surveillance précoce afin de détecter un signal sanitaire potentiellement lié à cette exposition environnementale va être mise en place par l’Institut de Veille Sanitaire ? Pas à notre connaissance.

 

 

Qui se préoccupe des risques sur la santé

des futurs petits écoliers

qui fréquenteront la future  école maternelle

de  Fresnes sur Marne ?

 

A cette question nous n’avons pas de réponse.

 

***

Communiqué de presse

La surveillance en santé environnementale
au coeur des priorités de l’InVS
 

Saint-Maurice, le 22 juin 2009

La surveillance en santé environnementale* reste au coeur des préoccupations de l’Institut de veille sanitaire (InVS). Plus de 10 ans après sa création et l’existence de son département santé environnement (70 personnes), l’InVS organise un colloque intitulé

« surveillance en santé environnementale :

pourquoi et comment ? »

 

(ministère de la Santé et des Sports, salle Laroque).

Les relations entre la santé et l’environnement occupent une place majeure dans les préoccupations de la société. Pour y répondre, il existe différentes approches de santé publique associant de nombreux acteurs. Peu connue du grand public, la surveillance en santé environnementale permet de répondre à un ensemble de questions relatives à la santé en lien avec une exposition environnementale, quelle qu’en soit l’origine (eau, air, sols…).

Cette surveillance repose sur des systèmes de surveillance dédiés et/ou sur la réalisation d’études spécifiques. Les questions que pose la relation entre la santé et l’environnement sont complexes et les réponses apportées peuvent parfois sembler partielles. Les connaissances évoluent. Cependant, la surveillance en santé environnementale se heurte aujourd’hui à des difficultés (méthodologiques, juridiques, éthiques, financières).

Le colloque qui se tient aujourd’hui tentera de faire le point sur ces difficultés et sur les enjeux de la surveillance en santé environnementale, au travers d’exemples concrets :
- ce qu’est la surveillance en santé environnementale aujourd’hui
- ce à quoi elle permet de répondre et a contrario ce à quoi elle ne permet pas de répondre
- les difficultés rencontrées actuellement et les moyens qui permettraient de dépasser ces difficultés.

Parmi les exemples abordés, figureront la pollution atmosphérique, le saturnisme infantile, les fortes chaleurs (canicule et santé), les cas de réaction cutanée liée au diméthylfumarate, une application de la biosurveillance liant les thématiques de la nutrition et de l’environnement, et une réflexion sur la pertinence d’une surveillance sanitaire autour d’un site nucléaire. Les résultats d’une enquête sur le croisement de données dans le champ de la santé environnementale seront présentés.

* On entend par « surveillance en santé environnementale », la « surveillance en santé publique de la santé liée à l’environnement ».

L’Institut de veille sanitaire (InVS) est chargé de surveiller l’état de santé la population et d’alerter les pouvoirs publics en cas de menace pour la santé. L’Institut met en oeuvre cette mission dans tous les domaines de la santé publique (notamment maladies infectieuses, maladies chroniques, traumatismes, santé environnement, santé travail).

 

 

Pour plus amples informations consultez : http://www.invs.sante.fr/presse/2009/communiques/surveillance_sante_environnementale/dpcolloquesurvse.pdf

 

 

Partager cet article
Repost0
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 15:49

 

 

Paru dans la lettre Industrie-Déchets n° 47 Mai Juin 2009

de France Nature Environnement


Retour sur la plénière des

plans régionaux d’élimination des déchets de la région Ile de France

du vendredi 15 mai 2009

par Nicolas Slakmon

……

Durant la plénière, la région a présenté les projets de plan (approuvés en assemblée régionale début mai) et leurs objectifs à l’ensemble des acteurs concernés par les trois plans de la planification. Cependant, comme le fait remarquer Mireille Lopez, administratrice de Nature Environnement 77, " Présence de peu d’associations environnementales. Une seule personne avait été autorisée à représenter la fédération départementale Nature Environnement 77 ( NE 77), département représentant près de la moitié de l’Ile de France et le plus fortement impacté par les décharges "

….

Néanmoins, comme le souligne Mireille Lopez de NE77Bien que le conseil régional reconnaisse que la Seine et Marne est fortement impactée par les déchets, on continue à l’impacter dans le nord du département…. Chaque département d’Ile de France doit faire un effort important pour encourager la réduction des déchets, installer des ressourceries, recycleries au plus près des sites de production de déchets, permettant la création d’emplois "

…….

Pour plus amples informations consultez l’article en page 15 :

http://www.fne.asso.fr/fr/themes/question.html?View=file&CategoryID=221&EntryID=274

 

Partager cet article
Repost0
21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 20:07
*
Article paru dans "La Voix du Nord"samedi 20.06.2009
*
Flamoval : le PDG du groupe Bonduelle monte au créneau

 

|  INCINÉRATEUR |

Christophe Bonduelle, PDG du groupe Bonduelle qui englobe trente-cinq usines dans dix-huit pays, est un opposant naturel au projet Flamoval. L'incinérateur d'ordures ménagères construit à quelques kilomètres du site historique du groupe, à Renescure, n'est pas le bienvenu. En cas de pollution, le PDG n'exclut d'ailleurs pas de transférer la production.

 

Deux jours après la signature, par le préfet du Pas-de-Calais, de l'autorisation d'exploiter l'incinérateur de déchets ménagers Flamoval à Arques (notre édition d'hier), la fronde s'organise. Des collectifs se concertent pour mener une action commune devant la justice, des élus se mobilisent. Et tous se tournent vers le géant de l'agroalimentaire, le groupe Bonduelle, dont l'une des plus grosses usines se trouve à Renescure, sur un site historique. Car c'est en 1926, dans ce village entre la Flandre et l'Audomarois, que l'aventure Bonduelle commençait quand Pierre et Benoît Bonduelle créaient une petite conserverie familiale...

Exploitants écartés

Aujourd'hui, l'avenir de l'usine Bonduelle à Renescure est-il remis en question ? « Si un jour il y a un risque, si des mesures ne sont pas conformes, je devrai en tirer les conclusions, commente, amer, le PDG du groupe Christophe Bonduelle. Peut-être faudra-t-il aller produire ailleurs ? Je ne peux pas l'exclure dans la mesure où, en cas de pollution suivie logiquement d'une médiatisation, le capital confiance des clients sera touché. Je ne peux pas mettre en péril un réseau de trente-cinq usines à travers le monde à cause d'un incinérateur. » ….


 Déjà, l'annonce de la construction de Flamoval sera fatale à une quinzaine d'exploitations. « Elles se situent dans un périmètre à risques, dans un rayon de 2 km autour de l'incinérateur. Dès que Flamoval sera en service, on s'interdira de travailler avec ces exploitants », poursuit Christophe Bonduelle

…..

pour plus amples informations consultez : http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2009/06/20/article_flamoval-le-pdg-du-groupe-bonduelle-mont.shtml

Partager cet article
Repost0
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 14:04

 

Nous avons assisté hier à une réunion avec un groupe de scientifiques qui étudie

les risques sur le stockage, captage et transport de déchets industriels Gaz Carbonique

CO2 (aquifères salins comme à Claye-Souilly, réservoirs  gaziers comme à Jurançon….)

 

Beaucoup d’incertitudes demeurent, nous faisons un court résumé des points essentiels que nous avons retenu :

 

Comment seront acheminés les déchets industriels Gaz carbonique CO2 ?

Probablement par canalisation souterraine.

 

Les déchets  industriels Gaz carbonique CO2 pourront-ils venir de l’étranger ?

Probablement par navire de type GPL, puis acheminement par canalisation souterraine.

 

Maîtrise du risque stockage CO2 ?

Encore énormément d’incertitudes.

 

Pourquoi implante-t-on des sites pilotes dans des régions à forte densité de population ?

(Jurançon près de Pau 50 000 habitants et Claye-Souilly dans le Bassin Parisien).

A cette question nous n’avons pas obtenu de réponse.

 

Dans le monde y-a-t-il des projets pilotes comme en France dans des zones à forte densité de population ?

A cette question non plus nous n’avons pas obtenu  de réponse.

 

Si après stockage de 200 000 tonnes de CO2 dans les aquifères salins à Claye-Souilly,  les scientifiques constataient un danger pour la population comment ces 200 000 tonnes de CO2 seraient-elles retirées des aquifères salins ?

A cette question non plus nous n’avons pas obtenu non plus de réponse.

 

Comment les nouvelles  technologies (et notamment de stockage CO2) pourront être acceptées par la population et notamment les riverains ?

Un débat public national devrait être organisé sur l’opportunité des projets concernant les nouvelles technologies (comme le demande notamment l’Association des Côteaux de Jurançon sur le captage CO2), il faudra tenir compte des avis de la population quant au choix des nouvelles technologies.

 

***

RIVERAINS VOUS N’AVEZ PAS LA PAROLE

 

Aujourd’hui nous sommes bien loin du débat public, l’avis des riverains du projet Veolia de stockage CO2 à Claye-Souilly, Fresnes sur/Marne, Charny, ne semble intéresser personne,  pour mémoire :

-      Monsieur Jean-Louis Borloo n’a pas invité lors de sa visite du 16.2.2009, sur le site Veolia de Claye-Souilly, les représentants des associations environnementales nommées à la Commission Locale d’Information et de Surveillance de la décharge Rep Veolia.

 

-      Madame Chantal Jouanno n’a pas accepté de recevoir notre association.

 

-      Monsieur le Sous-Préfet de Meaux n’a pas accepté de mettre à l’ordre du jour

de la Commission Locale d’Information et de Surveillance  du 5/3/2009 de la décharge Rep Veolia Claye-Souilly « le projet de stockage CO2 par Veolia ».

 

      -        Messieurs Yves Albarello Député-Maire de Claye-Souilly et Jean-François

               Coppé Député-Maire de Meaux  n’ont pas accepté de nous recevoir.


-      La Sté Veolia n’a pas accepté de participer à la réunion publique de Juin 2008 et

               depuis nous n’avons pu obtenir aucuns renseignements sur le projet.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 22:21

 

A  LA REQUETE DE LA FEDERATION DE SEINE ET MARNE
 NATURE ENVIRONNEMENT 77
6. rue Platrière
77 000 MELUN


 

LE PLAN LOCAL D'URBANISME
DE LA COMMUNE DE SAINT AUGUSTIN
 EST ANNULE
PAR JUGEMENT DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF
DE MELUN DU 22/5/2009

(délibéré après audience)

Consultez le site de NE77 :   http://www.asmsn.org/

 





Partager cet article
Repost0
17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 08:11




Comment sacrifier la vie des autres

par l’accumulation  de toutes les nuisances dans un même secteur

 


Alors que la région de  Claye-Souilly compte déjà trois incinérateurs dans un rayon d’environ 15 kms (Mitry-Mory, St Thibault des Vignes, Monthyon ),

 

les députés  ont demandé un rapport gouvernemental sur la possibilité d'alléger la TGAP(1) s'appliquant aux entreprises gérant des centres de stockage si ces dernières construisent des incinérateurs (cf. art.41).


D’autres incinérateurs verront-ils le jour sur les décharges de la Rep Veolia Claye-Souilly, Fresnes sur/Marne , Charny et de Villeparisis ???


Notre région sera-t-il inscrite dans le livre des records pour le plus grand nombre d’incinérateurs au kilomètre carré ?


***

 

Le Cniid dénonce l'adoption de dispositions fiscales favorisant l'incinération lors de la deuxième lecture du Grenelle 1 par l'Assemblée nationale. 

 COMMUNIQUE DE PRESSE DU MARDI 16 JUIN 2009 –

 

L'échec du Grenelle 1 déchets :

vote d'une fiscalité incitative à l'incinération

 

 PARIS - 16 juin 2009 - Le Cniid, membre de l'Alliance pour la Planète, dénonce aujourd'hui l'adoption de dispositions fiscales favorisant l'incinération lors de la deuxième lecture du Grenelle 1 par l'Assemblée nationale.

« En dépit de quelques timides avancées, notamment concernant la gestion séparée des biodéchets, l'Assemblée nationale vient d'apporter son soutien à la technologie de l'incinération et a ainsi raté l'occasion de donner une réelle impulsion vers une politique de prévention des déchets et une gestion écologique basée sur le réemploi, la réutilisation et le recyclage. » explique Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid. « Le texte voté hier, de façon expéditive, illustre la récupération du processus du Grenelle par les lobbies de l'incinération » poursuit Sébastien Lapeyre.

Pourtant refusé par le Sénat, l'article 41bis réintégré au texte constitue pour les collectivités une incitation forte à incinérer leurs déchets afin de devenir attractives aux yeux d'entreprises à la recherche d'une fiscalité réduite. Il institue en effet la possibilité d'exonération de taxe foncière pour les entreprises qui se connecteraient à un incinérateur pour utiliser sa chaleur. Les députés ont en outre demandé un rapport gouvernemental sur la possibilité d'alléger la TGAP(1) s'appliquant aux entreprises gérant des centres de stockage si ces dernières construisent des incinérateurs (cf. art.41). La priorité donnée à l'incinération est dorénavant assumée.

« L'adoption d'un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs d'ordures ménagères, proposée par les ONG au début du Grenelle, aurait pourtant permis d'éviter dès le départ que de telles dérives n'apparaissent » rappelle Sébastien Lapeyre.

Pour le Cniid, les articles 41 et 41bis adoptés le 15 juin 2009 en deuxième lecture par l'Assemblée nationale constituent un recul par rapport au texte voté par le Sénat en février dernier. Le Cniid appelle aujourd'hui les sénateurs à corriger ce mauvais tir lors de la deuxième lecture du Grenelle 1 prévue pour début juillet afin de stopper cette promotion de l'incinération et d'honorer les engagements de l'alinéa 1 de l'article 41 priorisant réduction, réemploi/réutilisation et recyclage, seules alternatives véritablement écologiques.

 

(1)Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP)  

http://www.environnement.ccip.fr/icpe-sites/aides-taxes/tgap.htm

 

Pour plus amples informations : http://www.cniid.org/index.php?option=com_content&view=article&id=46&Itemid=19

 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 13:49
*

 

 

Décharge Rep Veolia

Claye-Souilly, Charny, Fresnes sur Marne

 

 

Alors qu’en 2008 le tonnage de déchets  autorisé avait été dépassé de

22 618 tonnes à la suite de l’arrêt d’un four de l’incinérateur d’ Ivry et

du retard de la mise en service de l’Installation d’Issy les Moulineaux,

 

 

où vont aller les 730 000 tonnes de déchets 

pendant l’arrêt de l’incinérateur d’Ivry ?


 

Combien de tonnes de déchets viendront à la décharge

Rep Veolia

Claye-Souilly, Charny, Fresnes sur Marne ???


 

Pour connaître la réponse nous demandons l'organisation d'une

réunion publique

à Claye-Souilly  ou  ses alentours proches

dans le cadre du débat public organisé par :

 

La Commission nationale du débat public (CNDP),

 autorité administrative indépendante.

 

 

 

« Le centre de valorisation énergétique des déchets ménagers d'Ivry/Paris XIII (capacité :

 730 000 tonnes par an) a été construit il y a 40 ans et arrivera en fin de vie à l'horizon 2010.

Le syndicat de traitement des déchets ménagers de l'agglomération parisienne (Syctom) a engagé des études et participé à une concertation locale pour son remplacement par un centre de valorisation énergétique et biologique d'une capacité globale de 600 000 tonnes par an

(350 000 tonnes maximum incinérées pour la production de chaleur, 100 000 tonnes minimum méthanisées pour la production de compost et de biogaz). »

 

Proposez des thèmes sur le site :

http://www.debatpublic-traitement-dechets-ivry.org/

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:12

*

*

L'ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais) est le fruit d'un collectif de riverains motivés pour lutter contre l'implantation d'une mine de charbon à ciel ouvert et la création d'une centrale thermique au charbon sur les communes de Cossaye, Lucenay-les-Aix et Toury-Lurcy.


Consultez le communiqué de presse :
 http://www.adsn58.fr/communique-06-2009.pdf

 


Partager cet article
Repost0
12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 08:32
Un nouveau gazoduc va traverser la Seine et Marne.

Vous êtes invités à apporter votre contribution à l'étude d'impact, c'est à dire signaler les espaces naturels fragiles que vous connaissez et qui se trouvent sur son trajet. Pour voir les cartes de situation: Si vous connaissez bien l'un des secteurs traversés, merci de contacter Nature Environnement 77 : ne77@orange.fr
3 cartes du Nord au Sud :
1°) La Ferté Millon à la Ferté sous Jouarre
2°) La Ferté sous Jouarre à la Ferté Gaucher
3°) La Ferté Gaucher à Villeneuve le Grand

 

Pour plus amples informations consultez le blog de Nature Environnement 77 :

http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-32497934.html

 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 21:36

Article paru sur le site de RUE 89


Total et le stockage de carbone : halte aux Shadoks climatiques

Par Arnaud Gossement et Marie-Laure Lambert

8 juin 2009


Pourquoi ne pas tirer tout de suite la leçon de la volonté des Français et des Européens de placer l'urgence écologique au cœur de la politique ? Pourquoi ne pas abandonner tout de suite quelques projets absurdes, dangereux et qui ne sont que de fausses solutions ? Pourquoi ne pas commencer par interdire tout de suite à la société Total ce qu'elle s'apprête à faire à Jurançon [1] dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Pomper pour lutter contre le dérèglement climatique ? Pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le dérèglement climatique, la société Total affirme en effet avoir trouvé la parade : pomper, pomper et encore pomper le dioxyde de carbone avant de l'enfouir sous terre, dans une zone sismique, dans un grand trou. Cette stratégie du Shadok climatique est en passe de devenir réalité ces jours-ci sur le site de Jurançon [2] dans les Pyrénées-Atlantiques.

Une fausse solution à un vrai problème

Total s'apprête à capturer [3] et enfouir sous nos pieds 120 000 tonnes de CO2 en deux ans. Peu importe qu'aucune loi n'autorise ces opérations, peu importe qu'aucune expertise indépendante n'ait eu lieu, peu importe qu'aucun débat public n'ait été organisé ni au Parlement ni ailleurs… on fonce tête baissée dans une fausse solution à un vrai problème. Beau cadeau pour les générations futures…

Un mensonge climatique. Cette technologie ne permet pas de réduire efficacement nos émissions de gaz à effet de serre. A l'inverse, elle consomme beaucoup : il faut gaspiller 40% d'énergie supplémentaire [4] pour mettre du CO2 sous le tapis ! Pire, les opérations de capture et de stockage de carbone sont destinées à accompagner le développement des centrales thermique à charbon [5] qui sont particulièrement polluantes et émettrices de gaz à effet de serre.

……

Le principe contribuable-payeur au fond du trou

Cette technologie n'a pas qu'un intérêt commercial pour les industriels, elle permet aussi de percevoir des fonds publics. Au nom de la recherche, plusieurs projets industriels recevront ainsi des subventions de l'Etat pour procéder à des opérations dont ils seront les seuls bénéficiaires. De plus, les industriels qui utiliseront cette technique recevront des permis d'émissions supplémentaires… pour émettre à l'atmosphère l'équivalent des tonnes enfouies. Une absurdité écologique, mais un vrai gain spéculatif.

La feuille de route énergétique pour 2020 [7] présentée par le Gouvernement la semaine dernière prévoit en effet une enveloppe de 450 millions d'euros pour financer des fonds démonstrateurs de recherche dont certains seront consacrés aux « bio » carburants ou aux projets de capture et de stockage de carbone. Mieux, Total a obtenu la garantie que c'est l'Etat qui assurera la surveillance et l'entretien du site après enfouissement du carbone. En cas de problème, c'est donc le contribuable qui recevra la facture : le principe pollueur payeur est lui aussi enfoui, et pour longtemps, dans un grand trou !

Nous proposons pourtant une chose toute simple : un débat démocratique sur l'intérêt de la capture et le stockage de carbone, que la Commission nationale du débat public pourrait tout à fait organiser. Est-ce trop demander ? En attendant, le débat aura malheureusement lieu devant le juge qui sera saisi par les associations [8] opposées au projet dont nous assurerons la défense.

…………

Pour plus amples informations consultez : http://www.rue89.com/print/106373

 

Partager cet article
Repost0

Recherche