et de Monsieur le Maire de Château-Landon (2ème à droite)
Nous avons été conviés dimanche 26 avril 2009 a une petite fête organisée par l’association « AIDe Section locale de Château-Landon » à la suite du retrait du projet de décharge par l’exploitant la Société COVED.
En effet après une lutte de plusieurs années des riverains de cette future décharge (voir article du 20 avril 2009) et un avis défavorable du Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires, la Société COVED a retiré son projet de 3ème décharge.
Après une courte allocation de la présidente remerciant Monsieur le Maire de Château-Landon, la fédération d’associations Seine et marne Nature Environnement 77 et notre association pour leur soutien, nous fûmes conviés à un buffet préparé par tous les membres de l’association.
Cela a permis de conforter les liens entre les associations du nord Seine et Marne et celles du sud pour un même combat :
« Pas tous les déchets dans notre jardin,
la Seine et Marne n’est pas un dépotoir »
Les participants ont promis de nous aider dans nos combats, nous avons distribué un CD intitulé les décharges autour de Claye-Souilly, présentant des photos des différentes décharges.
Les riverains de Château-Landon
restent toutefois très vigilants :
« un projet de décharge abandonné
peut en cacher un autre ».
La présidente d'AIDe en compagnie de la présidente de NE 77 ( à gauche)
Il est certain qu’à Claye-Souilly notre situation est beaucoup plus difficile, Monsieur le Député Maire, Yves Albarello, n’a toujours pas accepté de nous recevoir, le Grenelle de l’Environnement devait permettre aux associations de se faire entendre mais dans notre commune il en est autrement.
Site de la mairie de Château-Landon :
Fin du projet de décharge (CET n°3)
le 03-04-2009 à 15:30
FIN DU PROJET DE DECHARGE Par lettre du Préfet de Seine-et-Marne reçue le 27 mars dernier, nous avons l’immense plaisir de vous informer que la Société COVED a retiré son projet d’extension du C.E.T. 3, suite à l’avis défavorable du Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires. Après toutes ces années de lutte, de démarches et d’interventions, de participations à l’enquête publique, que chacun et chacune d’entre vous soit remercié sincèrement pour sa contribution. Le Maire, Antoine DEFOIX
Communiqué de Presse de France Nature Environnement du 15/4/2009
Accès à la justice des associations :
une proposition de loi rétrograde !
……………
Sous couvert de limiter les recours « abusifs » contre les autorisations de construire, le député Roland Blum a déposé le 4 mars 2009 une proposition de loi auprès de l’Assemblée nationale.
Son objet ? Créer un nouveau régime d’agrément pour restreindre l’accès à la justice des associations et imposer le dépôt d’une consignation d’un montant ne pouvant être inférieur à 1 000 euros auprès du Tribunal administratif.
« L’accès à la justice est déjà coûteux et réglementé.En imposant ces nouvelles règles, le députéveut simplement empêcher tout recours des associations ; il s’agit d’une véritable provocation. Toutes les associations doivent se mobiliser pour protester auprès de leur député, du président du groupe UMP à l’Assemblée et du Premier ministre » explique Raymond Léost, responsable des affaires juridiques de FNE.
Benoist Busson, membre du directoire, rappelle : « Nous avons participé en 2003 à la commission « Pelletier » mise en place auprès du ministre de l’Equipement ; la question des recours « abusifs » a été abordée : ils sont en vérité très rares et le principal problème est celui du respect du droit de l’urbanisme par les collectivités locales et le niveau de formation de leurs juristes ».
Benoist BUSSON poursuit : « En réalité, certains élus locaux n’acceptent pas que leurs projets soient contestés en justice… et considèrent comme abusifs le fait de saisir le tribunal ! Grâce aux recours des associations, des espaces remarquables, des zones inondables, etc. ont pu être sauvés de l’urbanisation ; le cas marseillais est exemplaire : M. BLUM proteste contre quoi exactement ? Le fait que des riverains attaquent le permis de construire d’un musée d’Etat qui va être source de graves nuisances. Le recours engagé n’empêche pas le lancement des travaux. En définitive, le député se comporte comme s'il ne voulait pas que la loi soit respectée. C'est très grave. »
Projet pilote de stockage de déchets industriels gaz carbonique (CO2) dans les aquifères salins sur le site de la décharge Rep Veolia Claye-Souilly, Fresnes sur-marne, Charny.
ALLONS-NOUS ACCEPTER DE SERVIR DE COBAYES ?
Extrait article paru le 16.4/2009 dans actua environnement :
Stockage du CO2 : le BRGM crée une unité dédiée à la sécurité et aux impacts de la technique
Face à la multiplication des projets de recherche et d'expérimentation dédiés au stockage du CO2 dans des formations géologiques, le BRGM crée une unité spéciale qui se concentrera sur les risques liés à cette technique.
…….
Garantir la sécurité
La technique ne pourra donc être généralisée au-delà des opérations de démonstration que si des garanties suffisantes sont apportées sur la sécurité et les mesures correctives possibles- BRGM
Les caractéristiques du CO2 n'en font pas un gaz dangereux mais les quantités qui seraient stockées et la durée de stockage envisagée nécessitent des garanties. Compte tenu de la durée d'utilisation du charbon et du temps de résidence du CO2 dans l'atmosphère terrestre, le BRGM fixe à 1.000 ans environ la durée d'un stockage. La technique ne pourra donc être généralisée au-delà des opérations de démonstration que si des garanties suffisantes sont apportées sur la sécurité et les mesures correctives possibles, explique le BRGM.
Les questions clés à résoudre seront notamment la compréhension des impacts locaux du stockage notamment sur les aquifères d'eau potable situés au-dessus ou sur la stabilité géomécanique du réservoir et de la couverture.
Dirigée par Hubert Fabriol, cette nouvelle unité tachera donc d'analyser les scénarios d'évolution normale des stockages en aquifère profond et les comportements altérés (remontées de CO2), de caractériser les impacts sur l'environnement en particulier sur les autres aquifères, de proposer des critères de sécurité et de contribuer à l'élaboration des réglementations françaises et internationales en la matière.
Nous vous rappelons que BRGM est actionnaire de la Société Geogreen.
Extrait de la présentation de cette Sté sur son site :
« Geogreen est une société internationale de services d’ingénierie dédiée au transport et au stockage géologique du CO2.
Geogreen est le fruit de l’union de trois acteurs majeurs français du domaine : l’IFP, la société Géostock (stockage souterrain d’hydrocarbures), et le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière). Ils mettent en commun leurs compétences respectives afin de sepositionner sur le marché mondial du stockage géologique du CO2, et contribuer ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La parfaite complémentarité technique de ses experts permet à Geogreen de proposer aux industriels concernés un éventail très large de services sur l’ensemble de la chaîne du transport au stockage géologique du CO2, de l’expertise amont à l’ingénierie et au développement de projets. A plus long terme, elle proposera des prestations d’exploitation, de contrôle et de maintenance de sites d’injection, ainsi que des services de suivi liés à la fermeture de sites de stockage. »
et de GAZECHIM (stockage et conditionnement de gaz toxiques liquéfiés)
Pour extrait :
Arrêté préfectoral n° 08 DAIDD 1 IC 381 DU 11/12/2008 prescrivant
l'établissement d'unplan de prévention des risques technologiques
autour des établissements CCMP et GAZECHIM
sur les communes de Compans et Mitry-Mory
………
ATTENDU que tout ou partie du territoire des communes de Compans et de Mitry-Mory sont susceptibles d’être soumis aux effets de plusieurs phénomènes dangereux, générés par les établissements CCMP et GAZECHIM classés « AS » au sens du code de l’environnement, générant des risques de type toxique, thermique et de surpression et n’ayant pu être écartés pour la maîtrise de l’urbanisation selon les critères en vigueur définis au niveau national ;
Alors que les départements du Val d’Oise, de l’Essonne, et des Yvelines ne compte que 4 sites chacun couverts par des PPRT,
la Seine et et Marne en compte déjà 11.
Et peut-être bientôt un douzième ?
Le futur stockage de déchets industriels gaz carbonique (co2) sur le site de la décharge de la REP VEOLIA de Claye-Souilly, Fresnes sur marne, Charny sera-t-il couvert par un plan de prévention des risques technologiques ?
Si oui comment le périmètre sera-t-il défini ? Il y aura-t-il des expropriations ?
A ce jour aucun cadre juridique n’est encore en place.
Les essais de stockage de CO2 auront-ils lieu sans cadre juridique ?
Les riverains seront-ils mis devant le fait accompli ?
A toutes ces questions nous n’avons pas de réponses, d’autant que Veolia n’a à ce jour organisé aucune réunion publique et n’a fourni aucune information à notre association.
Nous sommes en contact permanent avec l’Association des Coteaux de Jurançon, près de Lacq, et vous tiendrons au courant au fur et à mesure des avancés de leur dossier.
Pour plus amples informations sur les PPRT consultez le site du ministère :
vient de faire paraître dans son n° 204 du 1 T 2009 un article signé par François Régis BACH concernant la convention européenne du paysage et sa mise en œuvre en France.
Pour extrait : « La convention européenne du paysage a été ratifiée par la France, par la loi du 13 octobre 2005. Elle est entrée en vigueur le 1er juillet 2006. Le décret d’application a été publié au JO le 22.12.2006. Elle fait donc force de loi en France.
Une circulaire ministérielle du 1er mars 2008 rappelle aux préfets ses éléments essentiels et précise ses consignes de mise en œuvre. »
Annet s/Marne lieu-dit "Les Carreaux" 23/3/2008 exploitant ECT
Annet s/Marne lieu-dit "Les Carreaux"11/3/2009 exploitant ECT
Il semblerait que dans notre département les services de la DDEA qui instruisent les dossiers pour la Préfecture n’est pas tenus compte de cet élément (le paysage) pour délivrer les autorisations, notamment à Annet sur Marne, au lieu-dit « Les Carreaux » où le site de la Vallée de la Beuvronne est aujourd’hui complètement occulté par un dépôt de gravats de bâtiment, voir photo 1 ci-dessus.
Au19ème siècle Annet sur/Marne était très prisé
par les peintres de l’Ecole de Barbizon :
Charles JACQUE(1813-1894)
Il a réalisé à Annet sur Marne et ses environs nombre de ses œuvres, scènes champêtres et animalières, tableaux et gravures .
Camille FLERS
Il naquit le 18.1.1802 à Paris (75)
Il décéda le 26.6.1868 Annet sur/Marne (77).
Il a peint en Normandie, sur les bords de la Seine et de l’Oise et beaucoup à Annet sur/Marne et dans ses environs.
Quelques unes de ses œuvres :
1849 La Marne, Bain de dames à Annet, 1850 arbres à Annet, 1859 saules sur la Beuvronne, Moulins à eau sur la Beuvronne, Plaine d’Annet.
Pour plus amples informations sur ces peintres , consultez le blog Claye-Souilly découverte :
La petite ville de Château-Landon ( 3500 habitants dans le sud Seine-et-Marnais ), vient d’échapper à un monstrueux projet COVED :
Enfouissement de 100.000 tonnes de déchets par an pendant plus de 8 années, soit une colline d’ordures, haute de22 mètreset étalée sur 5 terrains de foot.
Mais, pour en arriver là…. 3 années d’efforts pour faire valoir ce qui paraît être un droit élémentaire : pouvoir respirer chez soi, à l’école, au gymnase, dans les rues… de l’air « normal », sans odeurs de viandes décomposéesou d’œufs pourris !
En novembre 2005, alors que depuis 1998 la population subit bon gré, mal gré, les désagréments du centre d’enfouissement technique n°2 (CET), où COVED enfouit 70.000 T de déchets par an, le bruit circule qu’une 3ème décharge, 2 fois plus grosse, est sur le point d’ouvrir, au même endroit.
C’est la poubelle de trop : voici des décennies que les anciennes carrières se remplissent, d’abord avec les ordures des locaux, puis, depuis le CET n°1, avec les poubelles du SICTRM ( syndicat des ordures ménagères des 33 communes environnantes ).
Il apparaît très vite que cette information, peu ou pas donnée aux conseillers municipaux, était détenue par Madame le Maire, qui encourageait même ce projet en tant que présidente du SICTRM.
Début 2006 :
organisation d’une réunion publique avec près de 200 participants
création d’une association locale, rattachée à AID France, avec 150 adhérents
pétitions contre ce projet avec plus de 1600 signataires
démission de madame le Maire et de 4 autres élus.
Nous croyons pouvoir dire, avec du recul, que le refus cette 3ème décharge a été aidé par une levée de bouclier contre la façon dont Madame le Maire partageait les informations au sein de la municipalité.
Tout au long de 2006, de nombreuses actions ont montré la motivation de la population (Opération escargot à la déchèterie, manifestations dans les rues de Château-Landon, à la sous-préfecture et lors des différents meeting politiques… )
Les lettres envoyées aux politiques n’ont pas toutes été vaines : Jean Dey, vice-président du conseil général s’est déplacé personnellement sur le site et, par la suite, le conseil général a voté une motion contre les déchets issus des autres départements.
La nouvelle municipalité a organisé un referendum, en juin 2006, où 88% des votants se sont exprimés contre ce projet.
Le sous-préfet de Fontainebleau, Monsieur Chopin, areçu des représentants de l’association ce même mois.
Bilan provisoire : COVED, qui était sur le point d’ouvrir le 3ème CET « en douce » en 2006, voit ses projets contrariés et demande une rallonge à la préfecture pour continuer avec le CET n°2.
A noter :LaDRIRE ( Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Equipement ) et la préfecture acceptent complaisamment toutes les demandes de COVED car, à cette époque, il n’existe pas d’autre solution pour gérer les déchets du sud 77, même si la construction d’un incinérateur à Pithiviers est décidée.
Ce qui donne 550.000 T de déchets dans un site prévu pour 360.000 T initialement, sans aucun procès verbal adressé à l’exploitant !
Début 2007 : Clash àla CLIS ( Commission Locale d’Information et de Surveillance du site n°2).
Dans cette commission, paradoxalement, il ne siégeait aucun riverain du CET, aucun habitant pourtant placé aux premières loges….
Seule Madame le Maire, avec le parti pris qu’on lui connaît, en tant que présidente du SICTRM, pouvait s’exprimer au nom de la population.
La plupart des autres membres avaient grand intérêt à cette décharge où leurs déchets aboutissaient à moindre coût, loin de leurs prés carrés….
En janvier 2007, 2 riverains viennent siéger à la CLIS, au nom de l’ASMSN ( association Seine et Marnaise de Sauvegarde dela Nature, maintenant dénommée « Nature Environnement 77 » ) mais le sous-préfet, Monsieur Chopin, se méprend en pensant que ces 2 personnes sont là pour représenter l’association locale AID, à qui il avait refusé la présence aux CLIS.
Monsieur Chopin annonce alors qu’il ne commencera la séance que lorsque les « intrus » seront partis.
Les représentants de l’ASMSN, sûrs de leur bon droit, refusent de quitter la salle et, Monsieur le sous-préfet, n’ayant qu’une parole, rentre à Fontainebleau sans quela CLISne puisse se tenir.
Cette anecdote est loin d’être banale : Elle montre un virage, une nette détermination des habitants à ne plus vouloir subir sans se défendre.
Dès lors, COVED et les services de l’Etat comprennent que les riverains iront jusqu’au bout pour faire appliquer leurs droits, quitte à attaquer les arrêtés préfectoraux au Tribunal Administratif.
En février 2007, la CLIS se tient normalement, avec les 2 représentants de l’ASMSN, riverains de la décharge et reconnus, cette fois-ci, comme ayant droit de citer.
Les actions se poursuivent, les contacts politiques se multiplient, le dépôt du dossier par COVED est régulièrement repoussé…
En 2008 :
Election municipale d’une nouvelle équipe clairement opposée au projet COVED.
Nouveau sous-préfet à Fontainebleau. Monsieur Fétrot reçoit AIDe ( association désormais indépendante d’AID France dissoute) et accepte sa présence à la prochaine CLIS de septembre 2008.
Lors de cette CLIS, le ton est nettement différent, grâce, entre autre, à la présence de 6 habitants de notre commune, au travers de 2 associations ( AIDe et NE77 ) et de la nouvelle municipalité.
Monsieur le sous-préfet propose un vote, même s’il n’a aucune valeur décisionnelle, sur le projet présenté par COVED : seules 2 personnes ( le personnel COVED ) votent pour !
Tous les maires environnants ont compris que la coupe était pleine chez nous !
ouverture de l’incinérateur de Pithiviers en octobre 2008
Enquête publique en novembre.
Elle a constitué, sans aucun doute, le point d’orgue de ces 3 années… mais il est certain que sans tout ce qui précède, cette enquête publique ne se serait pas si bien déroulée :
Plus de 1000 dépositions, 7 registres pleins à craquer, des lettres issues de particuliers mais aussi d’institutions, de syndicats des ordures ménagères (BGV, SICTRM… ), de la municipalité, d’établissements publics, de politiques, de mairies, 80 pages de rapport envoyées par l’avocat d’AIDe, de spécialistes des sols et polluants, d’hydrologue…. expliquant l’inutilité d’un nouveau CET et sa dangerosité pour l’environnement.
Au final, le commissaire enquêteur, pourtant convaincu ouvertement du bien-fondé de ce projet au début de son enquête, donne un avis défavorable.
En février 2009, le CODERST ( Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques ) se réunit :
Chacun de ses membres a reçu, quelques jours avant, une information en provenance d’AIDe mais aussi de la mairie de Château-Landon.
Il faut savoir que le rapporteur ( DRIRE ou DDASS ) présente ses dossiers avec un avis tranché, et que les membres du CODERST suivent, en général, cette opinion.
En ce qui nous concerne, le rapporteur de la DRIRE a présenté ce dossier comme étant un mauvais projet (alors que 3 mois auparavant, avant l’enquête publique, la DRIRE n’y voyait pas grand chose à redire !!!)
Le vote du CODERST a donc été NON.
Quoi qu’il en soit, le dernier à décider, et ce, quels que soient les avis précédents ( Enquête publique, CODERST… ), c’est le préfet.
Pour notre histoire, le préfet devait donner sa réponse fin mars et, en toute logique, son intention était de dire NON au projet de COVED.
Dans une (dernière ?) pirouette, la COVED vient de retirer sa demande, afin d’éviter un refus cuisant.
Faut-il y voir une raison de se méfier ?
COVED possède-t-elle encore quelques atouts ?
Voilà peut-être une remarque qui peut en dire long :
Lors du CODERST, un représentant de la DRIRE a courageusement ( ou inconsciemment ? ) reconnu, peut-être pour soulager sa conscience, que COVED pouvait pratiquement tout se permettre, sachant qu’il n’existait pas d’autre solution pour la gestion des ordures.
Depuis l’ouverture de l’incinérateur de Pithiviers, la donne a changé, expliquant sûrement le revirement de la DRIRE, et la joie de son représentant lors du vote du CODERST…
Pour conclure, nous souhaiterions élargir le débat :
Enfouissement ou incinération, l’essentiel est ailleurs.
Nous devons absolument comprendre que nous, occidentaux, nous vivons comme si nous possédions 5 planètes.
En bref, nous consommons à crédit, sur le dos des autres populations, mais aussi sur celui des générations à venir.
Il devient indispensable de recycler, afin de limiter ces montagnes honteuses d’immondices et de faire face aux pénuries de plus en plus nombreuses.
Mais cette attitude doit aller de paire avec une nouvelle façon de consommer, le gaspillage doit cesser, malgré le discours politique qui nous pousse à toujours plus, au nom de la sacro-sainte croissance…
Le département de Seine-et-Marne ou la décharge d'Île-de-France
Le Cniid a eu le « plaisir » de visiter début avril l'une des sept décharges de classe 2 de Seine-et-Marne, celle de Claye-Souilly. Cette décharge, exploitée par la REP, filiale de Veolia, est laplus grosse décharge de France et l'une des plus grosses d'Europe avec plus d'un million detonnes de déchets enfouis annuellement. Les responsables de cette installation se sont targués d'avoir un des centres de stockage les plus performants et innovants grâce à leur centre de tri de déchets industriels banals (DIB). Pourtant, près de la moitié des déchets enfouis dans la décharge sont des DIB, véritable manne financière pour l'exploitant qui accueille les déchets des départements voisins. Mais quid de la pollution générée par cette décharge vieille de 40 ans et étendue sur près de 400 Ha ? De récentes mesures ont révélé la présence d'arsenic dans la nappe, provenant des casiers de stockage (joliment appelés « alvéoles de biodégradation des déchets » par l'exploitant).
La centrale de cogénération flambant neuve fait la fierté de l'exploitant ... mais encore au détriment de l'environnement. Devant l'impossibilité de respecter les normes de rejet, l'arrêté préfectoral modifié en février 2009 autorise désormais à dépasser les valeurs limites d'émissions initiales en SO 2 (valeur limite d'émission initialement à 100 augmentée à 650 mg/Nm 3 ).
Invité par l'association locale Adenca (membre de la Coordination), qui lutte pour limiter la prolifération des décharges et en particulier des dépôts de déchets inertes sur le canton (voir carte), le Cniid intervenait le soir même lors d'une soirée thématique sur les risques sanitaires et environnementaux du stockage. Bonne nouvelle lors de cette soirée puisqu'une élue du Conseil Général de Seine-et-Marne a annoncé la volonté de celui-ci de soutenir le mouvement associatif pour réduire le recours au stockage.
CET2 Claye-Soully REP-VEOLIA ouverte en 1972 / fermeture prévisionnelle en 2008
CET2 Château Landon COVED ouverte en 1998 / fermeture prévisionnelle en 2007 repoussée après le retrait d'un dossier d'autorisation pour une autre décharge sous l'action de Nature Environnement 77 et de l'Association Information Défense de l'environnement.
CET2 Isles-les-Meldeuses SABLIERE CAPOULADE ouverte en 1951
CET2 Fouju REP/VEOLIA ouverte en 1995
CET2 Moisenay REP/VEOLIA ouverte en 1995 / fermeture prévisionnelle en 2007
CET2 Monthyon REP/VEOLIA ouverte en 1980 / fermeture prévisionnelle en 2007
CET2 Soignolles-en-Brie 2 (Buttes Bellot) SITA ouverte en 2005
Carte : installations de traitement des déchets autour de Claye-Souilly, source : Adenca.
Lacq : opposition au projet de captage du CO2 de Total
Total se prépare à tester dans le bassin de Lacq un projet de captage et de stockage géologique du CO2 . Les enjeux sont énormes, tant du point de vue technologique, qu'économique. Mais l’acceptation locale ne va pas de soi et les riverains les plus exposés restent opposés au projet.
……
Questions sans réponses
En avril 2008, une commission locale d'information et de suivi du projet (Clis), née de la concertation, est créée par le préfet. Composée d'élus, de représentants de l'administration, d'associations, de Total et de personnalités qualifiées, elle a été présidée par le professeur Claude Miqueu, élu des Hautes-Pyrénées. De juillet à septembre 2008, une enquête publique est lancée sur le projet et donne son accord en octobre. Selon Claude Miqueu : "Le travail fait dans la CLIS a permis d'apaiser les tensions, de faire circuler l'information et d'être dans la transparence". De plus, ajoute-t-il : "N'oubliez pas que le territoire a une culture du risque, que la prospérité locale est née du sous-sol ". L'acceptation sociétale et administrative lui semble donc probable. Mais deux associations environnementales, Coteaux de Jurançon Environnement et la SEPANSO, soutenues par France Nature Environnement, écrivent au Président de la République pour demander un débat public sur la technique du CSC, et mandatent le cabinet d'avocats Huglo-Lepage, au cas où l'autorisation préfectorale était donnée, pour l'attaquer devant le tribunal administratif. Elles dénoncent en effet « l’indifférence affichée par les responsables du groupe TOTAL, le choix aberrant du puits de Rousse , région viticole et zone à forte sismicité, les incertitudes quant à la technique retenue dans ce projet-pilote, la sécurité trop aléatoire d’un tel projet, un gaspillage financier important et les faux espoirs du stockage géologique terrestre du CO2 ». Claude Miqueu reconnaît là « une inquiétude sincère et sociétale qu'il faut entendre ». En particulier, il avoue qu'il reste des questions sans réponse. Que se passera-t-il en effet dans 5 ans, quand Total se retirera du projet ? La question reste posée et n’a sans doute pas fini d’inquiéter les riverains. Marie-Laure Lambert, membre de FNE, dénonce un projet qui « méprise les risques de fuites pour les riverains et l’acidification des terrains », « protégé par un régime juridique sur mesure qui dégagera Total, en 2013, de toute responsabilité en matière de surveillance, d’entretien dusite etd’intervention en cas d’accident. » L’association demande « la suspension immédiate des travaux en cours sur ce site Total, qui relèvent du coup de force ». « En effet, toutes les autorisations n’ont pas été données » souligne l’association.
Pays-Bas : le stockage du CO2 inquiète les riverains
Pour respecter leurs engagements en matière de réduction d'émission de CO2, les Pays-Bas investissent dans deux projets-pilotes de grande envergure visant à stocker le dioxyde de carbone sous terre. Mais la population riveraine des sites s'inquiète pour sa sécurité.
« Pas de CO2 enfoui sous mon jardin ! » C'est avec ce slogan digne du phénomène « NIMBY » (« Not in my back yard ») que la population de la petite ville de Barendrecht (45 000 habitants), proche de Rotterdam, tente de se faire entendre contre le projet du pétrolier Shell et de la raffinerie Nam (Nederlandse Aardolie Maatschappij). En cause : l’enfouissement de milliers de tonnes de dioxyde de carbone sous leurs habitations. Des protestations identiques se sont fait entendre à Geleen (33 000 habitants), dans la province de Limbourg, où la GTI , filiale de GDF / Suez, étudie un projet similaire.
……..
La stupéfaction est grande, surtout à Barendrecht, où les habitants manifestent leur incompréhension et leurs inquiétudes pour leur sécurité. Barendrecht est placée sur d'anciennes réserves de gaz naturelles presque vides, situées entre 1 700 et 2 700 mètres de profondeur. L'idée est de remplir l'espace laissé par le gaz, déjà exploité, avec le dioxyde de carbone. Shell peut ainsi répondre aux craintes de la population en arguant que "Le gaz est resté dans ces champs pendant des millions d’années, il n’y a aucune raison d’admettre que le stockage de CO2 soit moins sûr". A l'exaspération d'un habitant qui demande pourquoi le projet ne se fait pas en mer du Nord, la réponse d'un représentant de la Nam est des plus pragmatiques : « Stocker le CO2 en mer du Nord n'était pas pratique pour un projet-pilote. Il n'y a pas de réservoirs que nous pouvons facilement vérifier. A Barendrecht, l'ancien champ gazier est petit et facile à étudier et à vérifier. » L'enthousiasme de la ministre de l'Environnement pour cette technologie exacerbe la rancœur des habitants, qui se sentent mis devant le fait accompli. « On ne peut donc plus rien diredans cette petite dictature ? » s'exclame une des 5 600 habitants du lotissement dans un des plus grand journaux nationaux. En plus de la peur d'une éventuelle fuite du gaz, c'est également à la valeur immobilière de leurs habitations que ces récents propriétaires pensent. Qui voudrait, en effet, investir dans un logement placé au-dessus de tonnes de CO2 ?
et la Société d’Aménagement Foncier (SAF) domiciliée 9 bis rue Jean Jaurès 77410 Claye-Souilly.
Enquête Publique pour l’aménagement de la Zac du Bois des Granges
sur la commune de CLAYE-SOUILLY
du Vendredi 17 avril 2009 au samedi 16 mai2009 inclus
Le dossier de la demande ainsi qu’un registre d’enquête seront tenus à la disposition du public à la mairie de Claye-Souilly pendant toute la durée de l’enquête afin de permettre aux personnes intéressées d’en prendre connaissance et de consigner leurs observations éventuelles sur le registre aux jours et heures normales d’ouverture des bureaux au public
Commissaire enquêteur M. Michel BOUDET se tiendra à la disposition du public à la Mairie
de Claye-Souilly pour recevoir les observations des intéressés les :