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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 14:44

 

 

PAVE : Plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics

 

Le plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE) est prévu par l’article 45 de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Il fixe – au minimum – les dispositions susceptibles de rendre accessible aux personnes handicapées ou à mobilité réduite l’ensemble des circulations piétonnes et des aires de stationnement présentes sur le territoire de la commune (que ces circulations et aires relèvent de la voirie communale, intercommunale, départementale, nationale ou de voies privées ouvertes à la circulation publique).

Toutes les communes, quelle que soit leur population, devaient adopter leur PAVE au plus tard le 22 décembre 2009.

http://lesadap.fr/pave-plan-de-mise-en-accessibilite-de-la-voirie-et-des-amenagements-des-espaces-publics/

 

 

A la lecture d’une carte éditée par la préfecture de 2018 nous apprenons que la commune n’avait pas mis en place son plan d’accessibilité aux personnes handicapés alors que les petites communes voisines de Gressy, Messy et St Mesmes l'avaient elles mis en place.

 

Claye-Souilly : une accessibilité difficile pour les personnes handicapés !

 

Il est vrai qu’en parcourant Claye-Souilly on s’aperçoit que circuler en fauteuil roulant n’est pas une mince affaire.

 

 

 

Pour toutes informations complémentaires

nous vous conseillons de vous rapprocher de

 

Yves Albarello

Maire de Claye-Souilly

 

Jean-Luc Servières

Adjoint à l’environnement (jusqu’en juin 2019)

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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 18:21

 

Au Castellet dans la Var, après l'ouverture d'une information judiciaire  les gendarmes ont constitué un groupe de travail dédié à cette décharge illégale (Brigade de recherches de la compagnie de La Valette, Direction Atteinte Environnement Santé Publique de la Section de recherche de Marseille, Groupe interministériel de recherches de Marseille en faisaient partie), le 20 novembre dernier la juge d’instruction accompagnée  des gendarmes de la Section de recherches de Marseille, de la compagnie de La Valette  et des enquêteurs du groupe d’intervention régional a constaté les faits et fait apposé les scellées sur la décharge illégale.

 

 

La Seine et Marne

un département moins ferme

 à l’encontre

des exploitants de décharges illégales ?

 

A vous de juger

 

 C'est dans l'une des communes voisines du plus Grand Parc d’Attractions Européen  Disneyland, dans le charmant village de Coupvray, berceau de Louis Braille, l’inventeur du système d’écriture en relief pour aveugles que s’est implanté cette décharge illégale depuis plus de 8 ans.

 


 

 Un article de Gilles Van Kote publié le 16 Février 2012  dans le journal le Monde disait :

 «  Le gouvernement veut fermer toutes les décharges illégales d'ici à fin 2012  

Extrait : On compterait en France 500 déchetteries non conformes. A l'instar du site de Coupvray, près de Disneyland Paris, dont l'activité a été suspendue. Sur le plateau agricole qui surplombe Disneyland Paris, des centaines de mètres cubes de déchets s'entassent dans un terrain boueux situé sur la commune de Coupvray (Seine-et-Marne). Le site ne dispose pas d'autorisation pour stocker les déchets de chantier ou industriels qui s'y trouvent. Il est homologué comme plate-forme de fabrication de compost. Des installations de ce type, il en existe des centaines en France…….. »

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1183010

 

 

 

 

Qu'en est-il aujourd'hui ?

 

L’entreprise a fait l’objet depuis 2011 de 17 arrêtés préfectoraux : mises en demeure, suspension d’activité, diagnostic de pollution des sols, consignation ….sans  que l’exploitant ne cesse son activité illégale.

Les 3 derniers arrêtés préfectoraux ont été délivrés au 4ème trimestre 2019. L’un d’eux impose une amende de 61 500 € à l’exploitant.

 

Ce département préfère, semble-t-il, encaisser des amendes à l’encontre des exploitants de décharges illégales plutôt que de mettre ces installations sous scellées ?

 

 

 

 

Paru dans Ouest France :

 

Var. Une immense décharge illégale placée sous scellée par la justice au Castellet

Ce mercredi 20 novembre, une immense décharge illégale, située au Castellet dans le Var, a été scellée par la justice. Elle se trouvait au milieu des vignes de l’appellation AOC Bandol. Quatre personnes ont été interpellées, le propriétaire du terrain et les dirigeants de deux entreprises qui exploitaient la propriété pour y stocker des milliers de tonnes de déchets du BTP.

 

Ouest-FrancePublié le 22/11/2019 à 13h40

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Des milliers de tonnes de déchets du BTP y ont été déversées depuis une trentaine d’années. Une immense décharge illégale, située dans la commune du Castellet dans le Var, a été placée sous scellée par la justice ce mercredi 20 novembre, rapporte France Bleu Provence.

Quatre personnes, le propriétaire du terrain agricole et les dirigeants des deux entreprises qui exploitaient la propriété pour y stocker les déchets ont été interpellés. Le terrain était situé milieu des vignes de l’appellation AOC Bandol précisent de leur côté les associations de défense de l’environnement.

La commune du Castellet dans le Var, située au nord-ouest de Toulon. (Photo d'Illustration) | CAPTURE D'ÉCRAN / GOOGLE MAPS

Interrogés par France Bleu, des riverains affirment qu’une centaine de camions circulaient sur la départementale 87 chaque jour, menant directement à la décharge, pour y déverser leur cargaison.

Le drame de Signes dans les têtes

La décharge était située en plein milieu de vignes de l’appellation AOC Bandol. « Les vignes du propriétaire du terrain agricole ont d’ailleurs été déclassées » explique France Bleu.

Une décharge qui était décriée par la municipalité locale mais aussi par les viticulteurs depuis des années. En octobre 2017, la décharge illégale faisait l’objet d’une information judiciaire pour « infractions aux codes de l’urbanisme et de l’environnement, exhaussement de col, exploitation d’une installation classée sans autorisation et gestion irrégulière des déchets. »

Ce mercredi 20 novembre, les gendarmes de la Section de recherches de Marseille, de la compagnie de La Valette, les enquêteurs du groupe d’intervention régional accompagnés de la juge d’instruction chargée du dossier se sont rendus sur le site. En plus des quatre interpellations, un camion et un véhicule ont été saisis par la justice.

Une affaire qui n’est pas sans rappeler la mort de Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes, commune voisine du Castellet dans le Var le 6 juin dernier. L’élu avait perdu la vie, renversé par une camionnette en voulant s’opposer à un dépôt sauvage de gravats.

https://www.ouest-france.fr/environnement/pollution/var-une-immense-decharge-illegale-placee-sous-scellee-par-la-justice-au-castellet-6620433

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 11:12

 

Ce qu’attendaient  les clayois de cette maison médicale, c’était, entre autres, de pouvoir consulter en cas d’urgence, mais ce n’est pas le cas.

 

Un acompte de subvention de 66 000 €

voté en conseil municipal du 17/12/2019

A L’ASSOCIATION GROUPEMENT D’EMPLOYEURS DE LA MAISON DE SANTE DU BOIS DES GRANGES

http://www.claye-souilly.fr/documents/CR%2017-12-19.pdf  (page13)

 

En compensation de la subvention communale dont bénéficient ces professionnels de santé Yves Albarello aurait pu leur demander par exemple de se relayer pour assurer des consultations d’urgence ou sans rendez-vous (comme à Mitry-Mory), des permanences le soir et le week end, mais pour l’instant il n’en est rien.

 

« En cas d’urgence contactez le 15 »

C’est ce que l’on peut lire sur le site Doctolib de la maison médicale.

Claye-Souilly,  Yves Albarello  doit s’expliquer : pourquoi la commune verse une subvention à une maison médicale qui n’assure pas les urgences ?

https://www.doctolib.fr/maison-de-sante/claye-souilly/maison-de-sante-pluridisciplinaire-msp-bois-des-granges-claye-souilly

 

 

Paru dans le Parisien 77

 

Claye-Souilly : le cabinet Pasteur en manque de médecins généralistes

Deux des cinq généralistes du cabinet médical Pasteur prennent leur retraite cette année. Aucun remplaçant n’a été trouvé pour le moment.

 Claye-Souilly, jeudi. Le docteur Michel Monteil est un des quatre médecins du cabinet médical Pasteur. Claye-Souilly, jeudi. Le docteur Michel Monteil est un des quatre médecins du cabinet médical Pasteur. LP/Eline Wisnicki

Par Eline Wisnicki

Le 18 mars 2019 à 18h54, modifié le 18 mars 2019 à 21h00

Les médecins généralistes se font de plus en plus rares à Claye-Souilly. Au cabinet médical Pasteur, situé rue Jean-Jaurès, les praticiens ne sont plus que quatre depuis le départ à la retraite du Dr Pierre Lantuit, 72 ans, en janvier. Le Dr Daniel Husson cessera son activité à son tour en juin.

« Pierre Lantuit s'occupait d'environ 1 200 patients. C'est très difficile pour nous de les prendre en charge en plus de notre propre patientèle », déplore Michel Monteil, médecin généraliste. Actuellement, les patients doivent attendre entre huit et dix jours pour obtenir une consultation.

Pas de remplaçant en vue

Comme beaucoup de médecins généralistes en France, Pierre Lantuit n'osait pas prendre sa retraite car il ne trouvait pas de successeur. « Abandonner nos patients nous terrorise », explique Michel Monteil qui a son idée sur la cause de cette pénurie. Selon lui, « la formation ne met pas assez en avant la voie médecine générale. C'est le dernier choix pour un étudiant en médecine. »

Autre facteur, le manque de motivation des jeunes médecins. Certains abandonnent leurs études, d'autres ne pratiquent pas une fois sortis de l'université. « Pour exercer, un médecin doit s'inscrire au Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM). Or, actuellement, 10 % des étudiants qui ont terminé leurs études ne sont pas inscrits au CNNOM. »

Anticiper l'éventualité d'un désert médical

Une maison de santé sera créée au Bois-des-Granges afin d'anticiper l'éventualité d'un désert médical à Claye-Souilly. Initialement prévue pour juin 2019, l'inauguration aura finalement lieu dans le courant du mois d'octobre.

La maison médicale accueillera, entre autres, dix emplacements de médecins généralistes. « Le cabinet est déjà complet. Nous réfléchissions à y ajouter deux emplacements supplémentaires », indique le maire, Yves Albarello (LR).

Michel Monteil et les autres médecins du cabinet médical font partis de ceux qui rejoindront la maison de santé. « Il y aura très peu de nouveaux, ça ne réglera pas le problème de la sous-médicalisation », déplore-t-il. Pour le praticien, l'objectif reste le même : que ce soit pour le cabinet ou pour la future maison de santé, « il faut de nouveaux médecins à Claye-Souilly ».

«QUE DOIT-ON FAIRE QUAND ON EST MALADE ?»

Pour les patients, obtenir une consultation est un véritable casse-tête. « Nous les redirigeons à droite à gauche, sans vraiment savoir s'ils vont être pris en charge », explique Emilie Potvin, secrétaire du cabinet médical Pasteur.

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/claye-souilly-le-cabinet-pasteur-en-manque-de-medecins-generalistes-18-03-2019-8034738.php

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 11:34
 rond point de Fresnes vers 11 heures les camions qui viennent décharger  leurs ordures attendent de pouvoir accéder à la décharge Veolia sous le regard de la gendarmerie

rond point de Fresnes vers 11 heures les camions qui viennent décharger leurs ordures attendent de pouvoir accéder à la décharge Veolia sous le regard de la gendarmerie

A grand renfort de médias le Syctom indique qu'à cause de la grève des éboueurs et des salariés des incinérateurs parisiens il est obligé d'enfuir ses déchets dans les décharges d'IDF et notamment celle de Claye-Souilly mais le Syctom oublie de dire qu'à chaque arrêt ou  reconstruction d'incinérateur il en est de même.

 

Il est inadmissible de tenter de montrer du doigt des ouvriers qui ont une espérance de vie bien en dessous de la moyenne et qui font grève dans l'espoir de pouvoir bénéficier de quelques années de retraite en bonne santé.

 

C'est l'ETAT qui  a  autorisé  la  décharge  de    Claye-Souilly à enfouir    chaque  année  1 100 000 tonnes de déchets. Pour les populations environnantes que ce soit des ordures ménagères ou des déchets industriels que l'on enfouira ici c'est le même problème.

 

Pour protéger l'environnement l'ETAT doit prendre ses responsabilités et obliger la population parisienne à réduire ses déchets et à les trier plutôt que de geindre en indiquant que  leurs déchets sentent mauvais et qu'ils amènent des rats.

 

A l'occasion des futures élections municipales parisiennes on entend peu de candidats se pencher sur ce dossier qui pourrait, semble-t-il, fâcher les  parisiens, mais qui empoisonne les populations des villages ruraux du 77 à qui l'on impose de supporter les ordures des autres.

 

 

 

Paru sur France Inter :
Réforme des retraites : les chiffres à avoir en tête sur les disparités d'espérance de vie en France

par Vianney Smiarowski publié le 

Écart entre hommes et femmes, riches et pauvres, cadres et ouvriers... À l'occasion des débats autour de la réforme des retraites, focus sur l'espérance de vie, variable, des Français.

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir", écrivait Jean de la Fontaine. Et selon que vous soyez cadre ou éboueur, vous vivrez plus ou moins longtemps, pourrait-on ajouter. Les débats autour de la réforme des retraites ont remis en lumière la question de la pénibilité au travail qui, tout comme le genre et la richesse, a une incidence directe sur l’espérance de vie de Français.

Focus sur des chiffres éloquents.....

Les femmes les plus pauvres vivent moins longtemps que les hommes les plus riches

Au-delà du critère du sexe, la richesse entre aussi dans l'équation. "À partir de 1 300 euros de niveau de vie par mois, l'espérance de vie des femmes dépasse celle des hommes parmi les 5% les plus aisés. Ainsi, seules les femmes dont le niveau de vie se situe parmi les 30% les plus modestes vivent en moyenne moins longtemps que les hommes appartenant aux 5% les plus aisés", explique un rapport de l'Insee publié en 2018.

Les 5 % de Français les plus aisés ont une espérance de vie de 13 ans supérieure aux 5 % les plus pauvres

Plus on gagne de l'argent, plus on a de chances de vivre longtemps, avec ou sans diplôme, c'est l'un des autres constats de l'Insee. D'après les analyses de l'Institut de la statistiques, il y a 13 ans d'écart d'espérance de vie entre les hommes les plus aisés et les plus modestes

"Parmi les 5% les plus aisés, l'espérance de vie à la naissance des hommes est de 84,4 ans, contre 71,7 ans parmi les 5% les plus pauvres. Chez les femmes, cet écart est plus faible : huit ans séparent les plus aisées des plus pauvres. Aux alentours d'un niveau de vie à 1000 euros de salaire mensuel, 100 euros supplémentaires sont associés à 0,9 an d'espérance de vie en plus chez les hommes et 0,7 an chez les femmes, tandis que l'écart n'est plus que de 0,3 ans et 0,2 an aux alentours d'un niveau de vie de 2000 euros par mois", détaille le rapport de l'Insee.

Les cadres vivent plus longtemps que les ouvriers...

D'après les chiffres rapportés par l'Observatoire des inégalités en février 2016, il y a un écart d'espérance de vie de plus de six ans entre les hommes cadres et les ouvriers. Un cadre a une espérance de vie à 35 ans de 49 ans, contre 42,6 ans pour un ouvrier, autrement dit, les cadres peuvent espérer vivre jusqu'à 84 ans, les ouvriers jusqu'à 77,6 ans.

Chez les femmes, il y a également un écart d'espérance de vie entre les cadres et les ouvrières mais il est deux fois moins important que chez les hommes. À 35 ans, l'espérance de vie d'une femme cadre est de 53 ans et de 49,8 ans pour une ouvrière en moyenne. Les cadres peuvent donc espérer vivre jusqu'à 88 ans et les ouvrières jusqu'à 84,8 ans.

... les égoutiers et les éboueurs meurent prématurément 

Pour certaines professions, la pénibilité au travail a un impact significatif sur la durée de vie. C'est le cas des égoutiers et des éboueurs, qui vivent 17 ans de moins que la moyennerelate Le Monde diplomatique, en s'appuyant sur les chiffres de L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

"On va mourir dans les égouts"

Les deux professions, qui peuvent actuellement partir cinq à dix ans plus tôt,portent un jugement lapidaire sur la réforme des retraites : "J'ai une capacité pulmonaire qui a été amoindrie, j'ai eu les poumons et les voies nasales brûlées", témoignait jeudi sur France Inter Nicolas Joseph, égoutier à Paris depuis 20 ans. Même inquiétude de Frédéric Aubis, égoutier de la filière déchets, eau et assainissement : "Vous prenez dix égoutiers qui sont partis à la retraite à 54 ans. Vous revenez dix ans plus tard, il y en a à peu près sept ou huit qui sont décédés."

 

https://www.franceinter.fr/reforme-des-retraites-les-chiffres-a-avoir-en-tete-sur-les-disparites-d-esperance-de-vie-en-france

 

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 18:21
16h30 pont allée André Benoist près du Collège des Tourelles

16h30 pont allée André Benoist près du Collège des Tourelles

17h30 l'allée longeant le collège des Tourelles est fermée au public

17h30 l'allée longeant le collège des Tourelles est fermée au public

17h30 centre ville, près de l'opticien la Beuvronne commence à déborder

17h30 centre ville, près de l'opticien la Beuvronne commence à déborder

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 13:25

 

L'économique avant l'humain ?

A vous de juger

 

 

Extrait du débat du 30/1/2020, l'une des réponses de Mme Peyron :

"M. Jean-Christophe Lagarde. Nous parlons de 4 500 cas par an, multipliés par sept jours. Il n’y a pas de coût économique dans cette affaire !

Mme Michèle Peyron. Si ! "

 

 

Lien vers le débat complet :  http://www.assemblee-nationale.fr/15/cri/2019-2020/20200130.asp

 

 

 

Michèle Peyron est députée  LREM de la 9ème circonscription du 77 (cantons Brie Cte Robert, Combs la Ville, Pontault Combault, Tournan en Brie), elle a voté le 30 janvier dernier contre la proposition d’allongement du congé pour décès d’enfant.

 

Ses électeurs apprécieront.

 

 

 

La députée de Seine et Marne Michèle Peyron (LREM) vote contre l'allongement du congé pour décès d’un enfant

           http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/2430

 

Notre député de la 7ème circonscription du 77 Rodrigue Koukouendo  LREM n’avait lui pas fait le déplacement, il avait probablement autre chose à faire de plus intéressant que de participer à ce vote.

 

Par contre Patricia Lemoine (UDI Agir), députée de la 5ème circonscription du 77 a voté pour l’allongement du congé pour décès d’un enfant et nous l’en remercions.

Patricia Lemoine (UDI Agir) est l’ex maire de Condé Ste Libiaire, députée du secteur de Coulommiers, elle a remplacé à l’assemblée nationale Franck Riester, nommé Ministre de la Culture.

 

Liens vers le site assemblée nationale :

 

http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/liste/%28legislature%29/15

 

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 15:41

 

L’économique avant la protection

 de la santé des populations ?

A vous de juger

 

En 2016, lors de la présentation du rapport de l’assemblée nationale sur les nuisances aéroportuaires, Yves Albarello, alors député de la circonscription, intervenait afin de soutenir l’activité économique sur la plateforme aéroportuaire de Roissy et par-delà le trafic de nuit des avions.

 

Voir extrait de la présentation du rapport des députés Bénisti et Bouillon de 2016 concernant les nuisances d’aéroport de Roissy, intervention d’Yves Albarello :

« Bien sûr, l’essentiel de votre rapport porte sur les gênes sonores, et il faut travailler là-dessus. Mais je rappelle que votre proposition qui consiste à supprimer, ou du moins à réduire les vols de nuit, aboutira purement et simplement à la fermeture de FedEx. L’entreprise quittera la France pour aller en Allemagne. »

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i3580.asp

 

La  position de l’élu n’était, semble-t-il, pas le reflet des attentes de la population de sa circonscription et même de sa commune qui souhaite pouvoir dormir la nuit dans de bonnes conditions.

Les demandes des populations sur la protection de l’environnement et la santé humaine ont évolué depuis 30 ans, il serait souhaitable que l’élu se penche sérieusement sur ce dossier et revoit sa copie.

 

 

Paru sur le site La Marne :

 

Seine-et-Marne. 186 000 personnes sont trop exposées aux nuisances sonores de Roissy

Le problème du bruit à proximité de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle est récurrent. Les dégâts sur la santé sont important en attendant le terminal 4, terminé en 2037.

Publié le 30 Jan 20 à 12:22

Avec la construction du terminal 4, l'aéroport Roissy-CDG va voir le nombre de mouvements d'avions augmenter de 40 %. © La Marne

Les nuisances sonores causées par les avions sont un problème majeur à Paris. David Béliard, l’un des candidats à la municipalité parisienne, expliquait que le bruit faisait perdre environ 11 mois de bonne santé aux personnes. Le bilan est bien plus lourd dans le nord Seine-et-Marne, dans les villes à proximité de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

 

40 millions de passagers en plus en 2037

Le collectif Bruitparif, spécialisé dans les types de nuisances sonores, a réalisé de nombreuses études pour définir véritablement l’impact sonore de l’aéroport sur les habitants de la région.

Les chiffres qu’elle publie sont alarmants. L’association fait notamment état des graves dommages conséquents au bruit sur la santé des habitants de la zone de Roissy-CDG.

L’indicateur Lden a été instauré pour mesurer le niveau de bruit global pendant une journée (jour, soir et nuit) et ainsi qualifier la gêne liée à l’exposition au bruit. La valeur tolérable est de 55 décibels le jour, et moins de 40 la nuit. Dans l’agglomération autour de Roissy, 186 600 personnes endurent beaucoup plus que ces seuils, dont 300 d’entre elles sont à plus de 65, un niveau correspondant au bruit d’une autoroute fortement chargée.

Pas de couvre-feu comme à Orly

Le nombre de mouvements journaliers d’avions devrait passer de 1 300 aujourd’hui à environ 1 800 en moins de deux décennies, et le trafic va commencer à augmenter dès l’ouverture partielle de l’aérogare pour les JO 2024. On attend 500 mouvements d’avions en plus par jour, ce qui représente environ 35 à 40 millions de passagers supplémentaires annuels en 2037.

Pour ce qui est de la nuit, le seuil maximal pour un repos complet est d’un indice lden de 40 décibels. Pour se rapprocher le plus possible de ce chiffre, l’aéroport d’Orly a décrété un couvre-feu entre 23 h et 6 h du matin. Une décision qui n’est pas appliquée à Roissy. Encore aujourd’hui, 11 % de la population vit avec un bruit supérieur à la norme, considéré comme l’objectif de qualité à atteindre la nuit selon l’Organisation mondiale de la santé.

Ce problème pèse lourd dans le bilan santé des habitants du nord Seine-et-Marne. Ainsi, les communautés d’agglomération de Plaine Vallée, Roissy Pays de France et Val Parisis présentent des valeurs multipliées par deux (24,5 à 20,9 mois de vie en bonne santé perdue par individu) par rapport à la statistique de Paris intra-muros (10,7 mois). A Compans, Bruitparif estime que « les habitants perdent 38,1 mois de vie en bonne santé ».

 

Par : Justin Thttps://actu.fr/ile-de-france/mesnil-amelot_77291/seine-marne-186-000-personnes-sont-trop-exposees-nuisances-sonores-roissy_31134037.htmleste|

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 13:26

 

 

Le Plan Local d’Urbanisme de Yèbles, une pièce maîtresse dans le projet d’implantation d’une décharge de déchets dangereux sur la commune.

 

Ce soir Marlène TAMARA-VARIN, maire de Yèbles va présenter au vote du conseil municipal son projet de Plan Local d’Urbanisme.

 

Ce projet de Plan Local d'Urbanisme permet-il ou non l’implantation

d’une décharge de déchets dangereux sur la commune ?

 

Les habitants le sauront ce soir.

 

Pour mémoire,  la législation  impose au maire l'obligation d'adresser une copie des documents mis au vote, aux conseillers municipaux, quelques jours avant la réunion du conseil.

 

 

Yèbles : le Plan Local d’Urbanisme présenté ce soir au vote du Conseil Municipal permettra-t-il ou non l’implantation d’une décharge de déchets dangereux ?
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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 17:34

 

Au Castellet dans la Var, après l'ouverture d'une information judiciaire  les gendarmes ont constitué un groupe de travail dédié à cette décharge illégale (Brigade de recherches de la compagnie de La Valette, Direction Atteinte Environnement Santé Publique de la Section de recherche de Marseille, Groupe interministériel de recherches de Marseille en faisaient partie), le 20 novembre dernier la juge d’instruction accompagnée  des gendarmes de la Section de recherches de Marseille, de la compagnie de La Valette  et des enquêteurs du groupe d’intervention régional a constaté les faits et fait apposé les scellées sur la décharge illégale.

 

 

La Seine et Marne

un département moins ferme

 à l’encontre

des exploitants de décharges illégales ?

 

A vous de juger

 

Cette décharge illégale de Claye-Souilly/Fresnes sur Marne  est située au bord de la Beuvronne, à proximité du plus important captage du 77 qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

La préfecture de Seine et Marne connaît depuis plus de 3 ans l’existence de cette décharge illégale, l’exploitant a reçu quelques lettres de rappel et puis 2 mises en demeure  les 27/5/2019 et 1/8/2019 auxquelles il ne semble pas avoir donné suite.

La police municipale de Claye-Souilly a également dressé un procès-verbal en date du 3/6/2019.

Quant aux condamnations au tribunal, il semble que l’intéressé décide de faire appel des décisions, ce qui lui permet de gagner du temps.

 

Paru dans le Parisien 77 :

Claye-Souilly : les sociétés responsables du remblai illégal condamnées à 200 000 euros d’amende

Les sociétés Portela Environnement et LTDTP ont été condamnées à payer chacune 100 000 euros d’amende et à une fermeture de cinq ans.

 Pour  fermer la décharge illégale de Claye-Souilly/Fresnes sur Marne   pourquoi l’ETAT n’appose-t-il pas les scellées comme au Castellet  dans le Var ?

Claye-Souilly, mercredi 19 juin 2019. Des camions continuent à vider leur chargement sur la parcelle de la société Portela Environnement, mise en demeure pour la préfecture. LP/Hendrik Delaire
Par Hendrik Delaire   Le 28 janvier 2020 à 20h39

C'est une peine dissuasive qu'a décidé de prononcer ce mardi le tribunal correctionnel de Meaux en condamnant les sociétés Portela environnement et LTDTP, à cinq ans de fermeture et 100 000 euros d'amende chacune, ainsi qu'à remettre en état le remblai qu'elles exploitent en bordure de Beuvronne, avant le 26 août, sous peine d'une astreinte 500 euros par jour de retard.

Ces deux sociétés étaient jugées ce mardi pour l'exploitation d'une installation classée non enregistrée et la réalisation irrégulière d'affouillement et d'exhaussement du sol sur ce terrain de 74 000 m² situé à cheval sur les communes de Claye-Souilly et de Fresnes-sur-Marne.

Le gérant déjà condamné

Depuis le 19 février 2016, l'unique gérant des deux sociétés a transformé cette parcelle en remblai et en plate-forme de transit, en la terrassant et en y déversant aussi bien des déchets inertes et non inertes, comme du béton concassé de chantier ou des déchets verts.

Une activité pour laquelle il n'avait pas obtenu les autorisations nécessaires des services de l'Etat, et qui transgresse le code de l'environnement comme les plans locaux d'urbanisme de Claye-Souilly et de Fresnes-sur-Marne.

Déjà condamné à titre personnel dans le cadre de cette affaire le 26 novembre dernier, le gérant des deux sociétés, Adriano Portela n'était ni présent ni représenté à l'audience ce mardi.

En novembre dernier, l'exploitant du remblai avait déjà été condamné à 6000 euros d'amende, dont 3000 euros avec sursis et à remettre en état la parcelle que ses sociétés exploitent dans un délai de neuf mois. Un jugement dont il a fait appel le 5 décembre dernier.

« Un bras de fer avec les institutions républicaines »

L'avertissement ferme ne semble pas avoir impressionné Adriano Portela, dont les sociétés continuent à exploiter le site. Un entêtement qui a eu le don d'exaspérer les magistrats et l'avocate de la commune de Claye-Souily, Me Florence Florence Rault.

« Monsieur Portela affirme avoir commandé des études pour la remise en état mais n'a toujours fourni aucun document à la préfecture. Dans le même temps il a fait appel de la décision du tribunal et a sollicité un délai auprès de la préfecture pour cette remise en état. Il essaie de gagner du temps et a décidé de continuer son activité de décharge illégale à ciel ouvert au mépris de toutes les règles ! », a dénoncé cette dernière.

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/claye-souilly-les-societes-responsables-du-remblai-illegal-condamnees-a-200-000-euros-d-amende-28-01-2020-8246967.php

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

                Paru sur le site France Bleu Provence                                                                                                              

Décharge illégale du Castellet : 3 mises en examen, 250.000 euros saisis

Vendredi 22 novembre 2019 à 20:46 - 

Par Claire LeysSophie GlotinFrance Bleu Provence

Après le coup de filet dans une décharge illégale du Castellet (Var), trois personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire avec cautionnement. Ils ont dû verser des cautions allant de 50.000 à 100.000 €.

Après la vague d’interpellations et le placement sous scellé d’une décharge illégale du Castellet, une information que vous révélait France Bleu Provence jeudi, le propriétaire du terrain et les deux exploitants présumés de la décharge ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Ils ont dû verser des cautions allant de 50.000 à 100.000 €. L’épouse d’un des mis en cause a été libérée sans poursuite.

Les gendarmes ont constitué un groupe de travail dédié à cette décharge illégale il y a 18 mois, après l'ouverture d'une information judiciaire. Trente-cinq enquêteurs (Brigade de recherches de la compagnie de La Valette, Direction Atteinte Environnement Santé Publique de la Section de recherche de Marseille, Groupe interministériel de recherches de Marseille) en faisaient partie. Ils étaient tous présents mercredi matin au Castellet. Ils ont aperçu des camions et des véhicules particuliers en train de décharger leurs gravats.

Mercredi, des gendarmes ont interpellé le propriétaire des parcelles sur lesquelles sont entreposés des milliers de mètres cubes de déchets. - Gendarmerie

Les gendarmes ont saisi des documents relatifs au fonctionnement de la décharge, mais aussi des engins de chantiers pour un montant estimé à 150.000 €.  Par ailleurs, 100.000 € ont été saisis sur les comptes bancaires des mis en cause. L'enquête financière et patrimoniale se poursuit sur commission rogatoire.

Cette décharge, située sur des terres agricoles, en plein cœur du vignoble de l’AOC Bandol, recevait depuis de longues années les gravats et déchets du BTP. Selon les riverains, une centaine de camions empruntaient la route départementale tous les jours. Sur site, au moins un million de tonnes de gravats est stocké selon les associations de protection de l’environnement depuis une trentaine d’années.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/decharge-illegale-du-castellet-3-mises-en-examen-250-000-euros-saisis-1574452001

 

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 19:05
Article du journal Reporterre :
Le gouvernement accélère la privatisation de l’Office national des forêts

Durée de lecture : 6 minutes

23 janvier 2020 Gaspard d’Allens (Reporterre)
 

    
 

Reporterre révèle que le gouvernement entérine la privatisation de l’office public chargé des forêts : ses agents pourront de plus en plus être de droit privé. Cette mesure capitale affaiblira leur pouvoir de protection des forêts. C’est un nouveau recul, alors même que le changement climatique exige une attention accrue pour les massifs français.

C’est un nouveau coup porté au service public forestier. Mercredi 22 janvier, une rencontre a eu lieu entre la direction générale de l’Office national des forêts (ONF) et les organisations syndicales représentant les personnels de droit public. Au cours de la réunion, il a été expliqué aux syndicalistes que le gouvernement présenterait en Conseil des ministres, en février prochain, un projet de loi d’habilitation sur « la modernisation de la Fonction publique ».

Une fois cette loi votée, le gouvernement pourra prendre des mesures par ordonnance dans un délai d’un an. Selon le compte-rendu de Synergie FO, présent lors de la réunion, des modifications législatives seront prévues spécifiquement pour l’ONF« Leurs conséquences pourraient être dramatiques, disent à Reporterre les syndicalistes. Elles entérineraient le processus de privatisation en cours. »

Depuis plusieurs années, le service public forestier se fait progressivement démanteler Des 15.000 salariés que comptait l’office en 1985, il en reste moins de 9.000. La baisse des effectifs s’est couplée à « une crise de sens ». De nombreux gardes forestiers dénoncent une gestion productiviste à court terme qui transforme les forêts publiques en « usines à bois ».

Mercredi 22 janvier, une nouvelle étape a été franchie, mettant en péril les fondements mêmes de l’établissement public. Le gouvernement prépare une modification du Code forestier pour permettre aux salariés de droit privé d’effectuer des missions identiques à celles des fonctionnaires. Le nombre de fonctionnaires diminuerait alors au profit des contractuels, qui vont devenir majoritaires au sein de l’Office.

« Le statut de fonctionnaire nous permet de résister aux pressions des propriétaires et des marchands de bois »

En exclusivité, Reporterre révèle un document interne de l’ONF qui décrit et précise la stratégie du gouvernement. Dans une lettre adressée à l’ensemble des salariés, en date du 22 janvier 2020, le nouveau directeur de l’ONF, Bertrand Munch, écrit, sans ambage, que la future modification législative aura « pour principal effet de généraliser l’accès des personnels sous contrats de droit privé à l’ensemble des métiers et des fonctions de l’établissement. Les recrutements externes se feront désormais très majoritairement avec des collaborateurs salariés. Le recrutement de fonctionnaires restera possible », précise-t-il.

Extrait de la lettre envoyée le 22 janvier 2020 par Bertrand Munch, directeur général de l’ONF.

Pour les syndicalistes, la ligne rouge a été dépassée. L’exception est devenue la règle. Si la « défonctionnarisation » de l’Office était déjà à l’œuvre depuis des années — les fonctionnaires représentant aujourd’hui moins de 65 % des effectifs —, elle risque de s’accélérer avec la future modification législative. Cette évolution ne fera plus simplement l’objet d’une dérogation. Elle s’inscrira pleinement dans la loi.

Lettre du 22 janvier 2020 de Bertrand Munch, directeur général de l’ONF.

« C’est un recul sans précédent, dit Philippe Canal, du syndicat majoritaire au sein de l’Office, le Snupfen. Jusqu’à présent notre République a limité l’attribution des pouvoirs de police à des fonctionnaires assermentés. Ce n’est pas pour rien ! Le statut de fonctionnaire nous rend indépendants. Les agents publics peuvent résister aux pressions des propriétaires et des marchands de bois. On peut appliquer la loi en toute impartialité. Ce ne sera pas le cas avec des contractuels de droit privé. »

La privatisation en cours est insidieuse. « Symboliquement, le gouvernement a choisi de ne pas changer le statut de l’établissement public, mais en le vidant de ses fonctionnaires, le résultat est le même », analysent des syndicalistes de la CGT Forêt. L’objectif visé par le gouvernement est clairement financier. Du fait des cotisations sociales, l’embauche d’un fonctionnaire coûte environ 20 % plus cher qu’un contractuel. « Les autorités prônent une gestion forestière à bas coût et à court terme, au détriment de l’intérêt général », estiment les mêmes syndicalistes.

« Le service public forestier meurt à petit feu »

En parallèle des annonces de contractualisation, le gouvernement souhaiterait aussi continuer à diminuer le nombre de postes, « en ne renouvelant pas certains départs à la retraite ». Selon un autre document interne que Reporterre a pu se procurer, entre 2018 et début 2020, 611 postes, tous statuts confondus, ont été supprimés.

La substitution des fonctionnaires par les contractuels est déjà bien visible. En 2019, il y aurait eu 322 départs contre seulement 30 embauches de fonctionnaires et 40 départs contre 200 embauches de salariés. Le taux de remplacement global est de 64 %. L’embauche de contractuels ne stoppe donc pas l’hémorragie qui frappe l’établissement.

Cette politique est d‘autant plus terrible qu’elle est contraire aux nécessités induites par le changement climatique, qui commence à faire sentir ses effets sur les forêts françaises et le fera de plus en plus. Mercredi 22 janvier, au moment même où se déroulait la réunion entre la direction générale de l’ONF et les organisations syndicales, la députée La République en marche (LREM) du Nord Anne-Laure Cattelot se félicitait dans un tweet de sa récente nomination auprès du gouvernement « pour mener à bien une mission sur la forêt ».

À l’issue du 3e conseil de défense écologique, présidé par le Président de la République, le gouvernement a, en effet, souhaité engager « une réflexion d’ensemble sur les enjeux liés à la forêt ». Dans la lettre de mission, en date du 21 janvier, le Premier ministre rappelait que la forêt « joue un rôle majeur pour atténuer les effets du changement climatique. Elle constitue un réservoir de biodiversité, contribue à la protection de la ressource en eau et participe à la réduction des risques en montagne ».

Ce jeudi 23 janvier, la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, a également prévu de se rendre en Haute-Marne à l’occasion de la création du nouveau Parc national de forêts. Elle parlera notamment de « la protection des espaces forestiers ».

« Ce double discours est révoltant, s’énervent les syndicalistes. On ne peut pas défendre les forêts tout en malmenant les travailleurs qui s’en occupent. Nous sommes fatigués des effets d’annonce et de communication. Sur le terrain, le service public forestier meurt à petit feu. La réduction des effectifs est en contradiction totale avec les défis qui nous attendent à l’aune du réchauffement climatique. »

Contre la future réforme, des assemblées générales de travailleurs vont s’organiser la semaine prochaine partout en France. Les forestiers imaginent plusieurs formes d’actions et pourraient se mettre en grève. Contactés par Reporterre, la direction et le service presse de l’ONF n’ont pas répondu dans les délais impartis par cet article et l’actualité. Par contre, mercredi 22 janvier, à la même heure que la réunion, le service presse de l’ONF envoyait un communiqué pour officialiser le gagnant du concours du plus bel arbre de l’année 2019. Un bel arbre qui cache une forêt de renoncements.

https://reporterre.net/Le-gouvernement-accelere-la-privatisation-de-l-Office-national-des-forets

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