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26 octobre 2021 2 26 /10 /octobre /2021 17:49

 

C’est suite à une visite d’inspection de la DRIEE du 15 mars dernier que le préfet vient de prendre une mise en demeure à l’encontre de la coopérative agricole Valfrance de St Mard qui stocke, entre autres, du nitrate d’ammonium.

 

Un arrêté ministériel, datant de 15 ans, du 6 juillet 2006, obligeait l’industriel à respecter certaines normes de sécurité.

 

Mais ni le sinistre d’AZF, ni celui de Beyrouth n’avait, semble-t-il, inquiété l’industriel qui ne respecte toujours pas plusieurs articles de cet arrêté comme vous pourrez le constater au vu de l’extrait de l’AP de mise en demeure :

ST MARD : La coopérative agricole Valfrance qui stocke du nitrate d’ammonium mise en demeure par la préfecture !

Pour mémoire ce site se trouve au bord de la gare de St Mard, d’une zone pavillonnaire et d’une importante zone d’activité comprenant des entrepôts logistiques de grande envergure et près de lignes électriques à haute tension.

 

 

Lien vers l’AP complet : https://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/50703/370637/file/AP%20n%C2%B02021%20DRIEAT%20UD%2077%20141%20du%2008%2010%202021%20MED.pdf

 

 

 

Paru sur le site « La Marne » :

 

Seine-et-Marne. Du nitrate d'ammonium stocké en grande quantité à Saint-Mard

En cause dans l'explosion de l'usine AZF de Toulouse en 2001 ou encore à Beyrouth en août 2020, le nitrate d'ammonium est présent en grande quantité à Saint-Mard.

 

ST MARD : La coopérative agricole Valfrance qui stocke du nitrate d’ammonium mise en demeure par la préfecture !

C’est dans cette coopérative agricole que sont stockés les engrais. (©© Adenca)

Par Rédaction MeauxPublié le 7 Oct 20 à 17:02  mis à jour le 8 Oct 20 à 12:19

 

A quoi sert le nitrate d'ammonium ?

Le nitrate d'ammonium ( NH4NO3) est principalement utilisé comme engrais azoté sous le nom d'ammonitrate. Il fournit aux plantes l'azote qu'elles ne peuvent naturellement fixer. Il est très utilisé par les agriculteurs franciliens, qui ont pour habitude de le stocker dans leur réserve. Sur les dix dernières années, six accidents ont eu lieu à cause de l'ammonitrate dans l'ensemble de la région, sans pour autant causer des dégâts humains.

A Saint-Mard, dans la coopérative agricole ValFrance située à proximité de la gare, des engrais solides contenant du nitrate d’ammonium sont stockés en grande quantité. Selon un rapport du site Georisques.fr, le site a le droit de stocker 1 249 tonnes d’engrais solides contenant cette substance explosive. 

A titre de comparaison, la quantité de substance stockée dans l’usine AZF de Toulouse avait été évaluée entre 20 et 120 tonnes, ce qui avait endommagé un grand nombre de locaux dans un rayon de 4 kilomètres. Dans le pire des scénarii, une explosion similaire à Saint-Mard provoquerait des dégâts jusqu’à Rouvres, Montgé-en-Goële, Thieux ou encore Nantouillet.

 

Faut-il s’inquiéter ?

Dans un premier temps, il est important d’indiquer que le nitrate d’ammonium n’est pas explosif tout seul. Il le devient lorsque 0,2 % de matières organiques (des poussières par exemple) entrent en contact avec, ou lorsqu’un incendie se déclenche, et que des braises atteignent l’engrais.

De par la potentielle dangerosité de la substance, les contrôles sont fréquents (au moins une fois tous les trois ans) par la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France (DRIEE).

De quoi apporter des garanties en plus de celles déjà avancées par ValFrance, qui s’est déjà engagée, dans le rapport transmis à la mairie de Saint-Mard au moment de l’installation, à prendre le moins de risques possibles. L’entreprise indique que les engrais reçoivent de la chaux ou de l’argile pour les rendre inertes. De plus, les durées de stockage sont relativement courtes, généralement de deux à quatre mois, au printemps.

 

Seul lieu de stockage du nord Seine-et-Marne

La Seine-et-Marne contient une grande partie des sites de stockage de nitrate d’ammonium de l’Ile de France (9 sur 18) dont les deux plus gros à Grandpuits et Gouaix. Les sites sont déclarés à la DRIEE seulement s’ils stockent plus de 250 tonnes d’engrais contenant la fameuse substance. En dessous de ce seuil, l’agriculteur ou l’exploitant n’est pas obligé de le déclarer.

La répartition dans le département est inégale : Saint-Mard est le seul site déclaré au nord du département qui stocke cette substance.

 

https://actu.fr/ile-de-france/saint-mard_77420/seine-et-marne-du-nitrate-d-ammonium-stocke-en-grande-quantite-a-saint-mard_36617167.html

 

 

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25 octobre 2021 1 25 /10 /octobre /2021 18:45
Le fossé de Montigny, affluent de la Beuvronne, près des Marais de Claye

Le fossé de Montigny, affluent de la Beuvronne, près des Marais de Claye

 

Dans le cadre du contrat bassin Beuvronne qui était censé, grâce à l’argent de nos impôts, financer des actions pour réduire la pollution et les inondations, la commune de Claye-Souilly a décidé d’acquérir plus de 29 hectares de terrain dans le Marais de Claye que l’industriel WABCO voulait vendre.

 

Ce projet a été financé grâce à une subvention de 80 % de l’Agence Seine Normandie.

 

Cette acquisition constituait un préalable à la création d’un Espace Naturel Sensible.

 

Le projet visait à la renaturation d’une peupleraie à l’abandon en zone humide afin de lui rendre son rôle de marais filtrant les pollutions entre la Beuvronne et la Marne et régulant la montée des eaux.

 

Dans le Plan Local d’Urbanisme actuel le Marais de Claye est identifié comme une zone paysagère devant faire l’objet de mesure de protection des biotopes et d’aménagement écologique.

 

Mais à ce jour aucune renaturation du site n’a été réalisée.

 

C’est sur ce terrain qu’ADP doit passer une partie de sa canalisation Marne, pour ce faire l’industriel  préfère acquérir les terrains concernés soit 7370 m2 que la commune de Claye-Souilly devrait lui vendre pratiquement au prix coûtant (moins d’un euro le m2).

 

Ce sont des travaux d’envergure qu’ADP va réaliser pour implanter sa canalisation, en effet la nappe phréatique à cet endroit est, semble-t-il, peu profonde. Un dispositif de pompage temporaire de cette nappe devrait être mis en place (rabattage de nappe).

L’eau récupérée sera reversée dans la Beuvronne et ses affluents, ce qui accentuera sur cette période le niveau d’eau de ces cours d’eau, souhaitons que ce ne soit pas en période de forts orages.

 

Quant aux déblais ADP ne dit pas s’ils resteront sur le site ou s’il les évacuera ?

 

 

Jean-Luc-Servières aurait pu profiter de cette opération pour demander à ADP de participer au financement de l’aménagement de ce terrain en Espace Naturel Sensible pour compenser les inconvénients que nous venons de citer, mais il ne semble pas que ce soit à l’ordre du jour et nous le regrettons.

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

90 M€ pour nettoyer l’eau de la Beuvronne

Par faustine léo 

Le 22 juin 2012 à 07h00

L’artillerie est sortie pour améliorer la qualité de l’eau de la Beuvronne, ce cours d’eau de 25 km de long qui, de Cuisy à Annet-sur-Marne, traverse quinze communes des cantons de Dammartin et de Mitry et se déverse dans la Marne, à côté de la station de pompage d’eau potable. Son affluent principal, la Biberonne, longue de 12 km, qui passe par six communes de Moussy-le-Neuf à Saint-Mesmes, est aussi concernée.

L’Agence de l’eau, la région et le département investissent 90 M€ sur cinq ans. Vingt-neuf communes s’associent à eux et signent aujourd’hui un contrat par lequel elles s’engagent à maîtriser les nuisances. Elles participeront aux actions à hauteur de 20%. Aéroports de Paris est aussi partie prenante car l’hiver il rejette, grâce à une dérogation, des eaux pluviales chargées en dégivrant, quand sa station de traitement est saturée.

Les eaux de la Beuvronne et de ses affluents sont considérées comme « mauvaises » depuis plus de dix ans, le niveau le plus élevé de pollution référencé. En cause, les rejets domestiques, industriels et agricoles mal maîtrisés sur le territoire. Les hydrocarbures du trafic routier drainés par les pluies sur l’A 104, la N2 et la N3 sont aussi en cause. Les syndicats des eaux du bassin se fédèrent donc pour agir. « Jusqu’à maintenant, tout le monde agissait dans son coin », regrette Yves Albarello, le maire de Claye-Souilly (UMP) et président du syndicat de la Basse Beuvronne.

Un meilleur réseau d'assainissement

. Nombreux sont les réseaux vieillissants qui présentent des fuites qui se déversent dans la rivière. Il s’agit donc de les refaire, ce qui est coûteux, en séparant les eaux pluviales du réseau d’eau usées, notamment à Mitry-Mory et Villeparisis. « Nous avons déjà commencé, précise la mairie de Mitry-Mory. Ce sera long, nous avons 50 km de voirie. » Il faudra aussi réhabiliter les stations d’épuration, voire en construire.

 

Créer des bassins d'orage.

Une grande partie de l’amélioration réside dans la collecte des eaux pluviales. Elle permettra aussi de lutter contre les inondations qui perturbent le secteur, comme à Villeparisis où un bassin doit récupérer les eaux et celles de la Francilienne. Il sera équipé de roseaux pour filtrer les molécules toxiques.


Protéger les sols.

Les communes ont cinq ans pour peu à peu diminuer leur consommation de produits phytosanitaires et utiliser, par exemple, des brûleurs thermiques pour désherber. « Nous devons aussi convaincre de l’intérêt de faire des parkings végétalisés, qui permettent l’écoulement des eaux, et non en bitume », insiste la chargée de mission du projet.

 Toutes ces actions permettront à l’écosystème des cours d’eau de ne pas disparaître. En plus, des aménagements spécifiques seront réalisés comme la création de mares, de noues ou de passes à poissons. « Nous sommes forcément contents que l’on veuille remédier aux pollutions, concède Jane Buisson de Nature Environnement 77. Mais nous voudrions que l’on s’attaque à elles à la source. »

https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/90-meur-pour-nettoyer-l-eau-de-la-beuvronne-22-06-2012-2059910.php

 

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 11:53
Ce serait sur la partie indiquée en gris que le PLU de St Pathus permettrait l'implantation de décharges ISDI

Ce serait sur la partie indiquée en gris que le PLU de St Pathus permettrait l'implantation de décharges ISDI

 

Après avoir appris que le maire de St Pathus venait de modifier son Plan Local d’Urbanisme et autorisait l’implantation de décharge ISDI près de Marchémoret les habitants de cette commune sont très inquiets.

 

D’autant que leur maire Jean-Louis Durand, en sa qualité de Président de la Communauté de Communes a donné son accord pour l’extension d’une décharge ISDI à Annet sur Marne. 

Dans  son courrier du 10 octobre 2019, adressé à l’exploitant de décharges ECT, Jean-Louis Durand indiquait notamment :

L'intégralité du courrier se trouve plus bas

L'intégralité du courrier se trouve plus bas

 

 

Jean-Louis Durand est-il favorable à l'implantation de décharge ISDI à St Pathus et  souhaite-t-il modifier son Plan Local d'Urbanisme pour "accueillir" également une décharge ISDI à Marchémoret ?

 

 

Pour le savoir

Nous vous conseillons de le contacter

 

 

 

 

Copie intégrale du courrier adressé par Jean-Louis Durand à l'exploitant de décharge ECT dans le cadre du projet d'extension de la décharge  ISDI d'Annet sur Marne

Projet décharge ISDI à St Pathus au bord de Marchémoret : Jean-Louis Durand doit dire s’il est favorable à ce projet ?
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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 11:39
l'écluse de Vignely sur le canal de l'Ourcq
maison éclusière

maison éclusière

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 19:46
Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

Henri Pierre DOMANGE propriétaire du CHATEAU DE CLAYE

Publié le par Mireille LOPEZ

Henri Pierre DOMANGE

               Henri Pierre Domange, 2ème en partant de la droite

                     (Photo 1ère Compagnie d'Arc d'Annet-sur-Marne)


 Né en 1884 et décédé après une courte maladie en mars1930 à Cannes (06), il a été inhumé au château d’Etry à Annet-sur-marne.

Editeur, Propriétaire du journal « Madame » et  de « La Revue de Madame », 8 rue Miromesnil à Paris.

 

 

Maire d’Annet-sur-marne de décembre 1923 au 5.5.1929.

 

Secrétaire trésorier de l’Association des maires du canton.

 Sous son mandat :

-         il  fit élever dans le cimetière communal le monument aux disparus,

-         une prime à la natalité pour les familles nombreuses fut instituée,

-         une garderie pour les enfants fut ouverte,

-         1250 peupliers furent plantés au bord des chemins,

-         il fit adopter et voter l’adduction d’eau.

 

Membre de la Première Compagnie d’Arc d’Annet-sur-Marne.

 

 Sa famille fit don du Château d’Etry à Annet-sur-marne et du Château de Claye à l’Assistance Publique.

 Le centre de la Gabrielle, la maison de retraite Agos, les pavillons et immeubles situés du côté pair de la rue du Gl Leclerc et du 18 au 34 rue de Verdun, l’école Maryse Bastié, la piscine, le gymnase, le Collège des trois Tilleuls, les immeubles et pavillons rue des Vignes, des Longues Raies, des Grands Champs et Taillevert faisaient partie de la propriété de la famille Domange.

 

 

Sources: Médiathèque de Meaux : - Publicateur 31.8.1929 - Journal le Briard 1.4.1930

 http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-6302959.html

 

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 11:53
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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 11:04

 

 

pARU SUR LE SITE eAU  iLE DE France :

 

 

AGRICULTUREINTERNATIONAL

 

LES POLITIQUES DE L’UE N’EMPÊCHENT PAS LES AGRICULTEURS DE CONSOMMER TROP D’EAU

19 OCTOBRE 2021 ADMIN LAISSER UN COMMENTAIRE

 

 

Selon un rapport publié le 28 septembre par la Cour des comptes européenne, les politiques de l’UE ne permettent pas de garantir une utilisation durable de l’eau par les agriculteurs. L’impact de l’agriculture sur les ressources en eau est indéniable. Pourtant, les dérogations à la politique de l’UE dans le domaine de l’eau accordées aux agriculteurs sont trop nombreuses et vont à l’encontre des efforts déployés pour en garantir une utilisation raisonnée. Par ailleurs, les mesures prises dans le cadre de la politique agricole commune encouragent trop souvent à consommer plus qu’à consommer mieux. Communiqué de la Cour des comptes européenne.

Les agriculteurs sont de grands consommateurs d’eau douce: un quart des captages d’eau dans l’UE provient en effet de l’agriculture. Les activités agricoles ont une incidence à la fois sur la qualité de l’eau (du fait de la pollution causée par les engrais ou les pesticides, par exemple) et sur sa quantité. L’approche actuelle de l’UE en matière de gestion de l’eau remonte à la directive cadre sur l’eau (DCE) de 2000, directive qui a mis en place des politiques portant sur l’utilisation durable de l’eau. L’objectif fixé dans la DCE était de parvenir à un bon état quantitatif pour toutes les masses d’eau dans l’ensemble de l’UE. La politique agricole commune (PAC) joue également un rôle important dans la gestion durable de l’eau. Elle propose des outils susceptibles d’aider à réduire les pressions sur les ressources en eau, par exemple en liant les paiements à des pratiques plus écologiques et en finançant des infrastructures d’irrigation plus efficaces.

«L’eau est une ressource limitée, et l’avenir de l’agriculture de l’UE dépend dans une large mesure de la capacité des agriculteurs à l’utiliser de manière rationnelle et durable», a déclaré Mme Joëlle Elvinger, la Membre de la Cour des comptes européenne responsable du rapport. «Cela dit, jusqu’à présent, les politiques de l’UE n’ont pas permis de réduire suffisamment l’impact de l’agriculture sur les ressources en eau.»

La DCE prévoit des mesures de sauvegarde contre une utilisation non durable de l’eau. Nombreuses sont cependant les dérogations pour les captages d’eau accordées par les États membres à des fins agricoles. Les auditeurs ont constaté que ces dérogations sont généreusement octroyées aux agriculteurs, y compris dans les régions en situation de stress hydrique. Par ailleurs, certaines autorités nationales ne sanctionnent que rarement les cas d’utilisation illégale de l’eau qu’elles détectent. La DCE fait également obligation aux États membres de souscrire au principe du pollueur-payeur. Mais l’eau reste moins chère lorsqu’elle est utilisée à des fins agricoles, et de nombreux États membres ne récupèrent toujours pas les coûts des services liés à l’utilisation de l’eau dans l’agriculture comme ils le font dans d’autres secteurs. Souvent, la consommation d’eau facturée aux agriculteurs ne correspond pas au volume effectivement utilisé, déplorent les auditeurs.

Dans le cadre de la PAC, le versement d’aides de l’UE aux agriculteurs n’est généralement pas subordonné au respect d’obligations qui encouragent une utilisation rationnelle de l’eau. Certains paiements permettent de soutenir des cultures nécessitant de grandes quantités d’eau telles que le riz, les fruits à coque ainsi que les fruits et légumes, sans restriction géographique, et donc également dans des zones en situation de stress hydrique. De plus, le mécanisme de conditionnalité de la PAC (qui consiste à subordonner les paiements au respect de certaines obligations environnementales) n’a que peu d’effet, constatent les auditeurs. Les exigences ne s’appliquent pas à tous les agriculteurs et, en tout état de cause, les États membres ne réalisent pas suffisamment de contrôles et de vérifications en bonne et due forme pour décourager toute consommation non durable de l’eau.

Outre les paiements directs, la PAC finance également certains investissements des agriculteurs ou des pratiques agricoles telles que les mesures de rétention d’eau. Celles-ci peuvent avoir une incidence positive sur l’utilisation de l’eau. Les agriculteurs qui ont recours à cette possibilité sont toutefois peu nombreux, et les programmes de développement rural soutiennent rarement des infrastructures de réutilisation de l’eau. Par ailleurs, la modernisation des systèmes d’irrigation existants ne se traduit pas toujours par une économie des ressources en eau, étant donné que l’eau économisée peut être réutilisée pour l’irrigation soit de cultures nécessitant de plus grandes quantités d’eau soit d’une zone plus vaste. De même, l’installation de nouvelles infrastructures qui permettent d’augmenter la superficie irriguée est susceptible d’accroître la pression sur les ressources en eau douce. Les auditeurs estiment ainsi que, de manière générale, l’UE a indubitablement financé des exploitations agricoles et des projets qui ne respectent pas le principe d’utilisation durable de l’eau.

Lire le rapport spécial n° 20/2021 intitulé «La PAC et l’utilisation durable de l’eau dans l’agriculture: des fonds davantage susceptibles d’encourager à consommer plus qu’à consommer mieux»

 

 

https://eau-iledefrance.fr/les-politiques-de-lue-nempechent-pas-les-agriculteurs-de-consommer-trop-deau/#more-13817

 

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 20:09

 

A la lecture de l’ordre du jour du conseil municipal de demain on apprend que la commune souhaite acquérir diverses parcelles cadastrales dont elle nomme le lieudit et les références cadastrales mais ironie du sort concernant les 4 parcelles qu’elle souhaite céder à l’industriel ADP la commune ne communique ni le nom du lieudit, ni même  les références cadastrales .

 

Que nous cache-t-on ?

 

Claye-Souilly : quels sont les terrains que la commune veut céder en toute discrétion à l’industriel ADP ?

 

Certaines des parcelles concernées par la vente à ADP ne seraient-elles pas situées dans le Marais de Claye (lieudit pont de la poterie), là où la précédente municipalité avait acquis un terrain de près de 30 hectares dans le but d’y implanter un espace naturel sensible pour le renaturer afin de lui rendre son rôle de marais filtrant les pollutions entre la Beuvronne et la Marne et régulant la montée des eaux ?

En bleu la canalisation ADP qui passe sur le Marais de Claye Extrait de l'Atlas géographique Enquête publique ADP  12/2019

En bleu la canalisation ADP qui passe sur le Marais de Claye Extrait de l'Atlas géographique Enquête publique ADP 12/2019

 

En effet lorsque l’on relit le dossier de l’enquête publique canalisation Marne ADP du 12/2019 on s’aperçoit que cette canalisation va traverser le terrain du Marais de Claye (lieudit du pont de la poterie) acquis par la commune.

 

Il est vrai qu’ADP semble souhaiter acquérir les parcelles où passe sa canalisation mais elle peut également signer une convention avec le propriétaire qui l'autoriserait à passer sur son terrain.

 

 

Pourquoi Jean-Luc Servières n’a pas choisi cette option ?

 

Pourquoi Jean-Luc Servières n’a pas indiqué sur la convocation du conseil municipal le lieudit et  les références cadastrales des parcelles qu’il souhaite vendre à ADP ?

 

Nous n’en savons rien

 

 

Pour le savoir, nous vous conseillons de le contacter.

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 18:24
Article paru sur le blog Claye-Souilly Découverte  
écrit par Maurice Blouzat
 qui nous a quitté depuis.

 

 

CLAYE-SOUILLY : LA DESTRUCTION DU DERNIER LAVOIR COMMUNAL

Publié le par Mireille LOPEZ


                        Site du lavoir de Voisins après sa destruction

  Maurice avait prévu d’écrire depuis de longs mois un texte sur le lavoir de Voisins, mais des problèmes de santé ne lui ont pas permis de le faire plutôt, et la semaine dernière, le lavoir communal de Voisins, laissé à l’abandon depuis de nombreuses années, a été détruit. Maurice a demandé de publier malgré tout son article.

  Beaucoup de communes décident de rénover leur lavoir comme Thieux, St Soupplets. Des projets sont en cours à Coulommes et à Boutigny.

 
La commune de Claye-Souilly a fait  le choix de la destruction

et c’est bien  dommage.

            

                                                     Le lavoir de Voisins 04/2005

Témoignage de Maurice Blouzat

LE LAVOIR DE VOISINS

J’ai connu ce lavoir dès mon plus jeune âge, ma grand-mère m’emmenait avec elle, assis sur la caisse sur laquelle elle mettait un coussin pour recevoir ses genoux.

 Dans mon dos, je sentais la lessiveuse chaude et fumante. Arrivé au lavoir il fallait que je reste assis sur les marches car elle ne voulait pas me voir sur les pavés qui étaient glissants.

Ce lavoir a été construit en pleine nature, au bout d’une allée, il était entouré de peupliers et d’arbustes sauvages ainsi que de grandes herbes, le tout dégageant une bonne odeur de verdure.

Je me souviens du brouhaha que les lavandières faisaient dans ce bâtiment où tout résonnait, c’était l’endroit où les femmes se rencontraient pour travailler mais aussi pour échanger des nouvelles, se raconter des histoires et très souvent rire.

Pourtant il y avait dans les lavoirs (et celui de Voisins en faisait partie) un esprit qui faisait ressortir certaines ambiances, lorsqu’une nouvelle femme venait pour la première fois au lavoir, elle était malgré son bonjour pas toujours bien accueillie, dès son arrivée les conciliabules cessaient, on regardait cette nouvelle du coin de l’œil en se demandant comme elle allait s’y prendre pour laver le linge, après quelques minutes de silence la conversation reprenait en ignorant la présence de la nouvelle.

Il faillait donc que cette personne revienne une ou deux fois pour que les habituées commencent à poser des questions afin de savoir qui elle était, d’où elle venait. Ce premier échange verbal détendait l’atmosphère  et à partir de ce moment là, la nouvelle faisait partie du clan et les rencontres devenaient amicales.

J’entends encore le claquement des battoirs en bois sur le linge mouillé. Je ressens l’odeur un peu âcre de la lessive « La Croix », des cristaux, de l’eau de javel sans oublier la boule bleue dans la lessiveuse.

C’était pour moi, non seulement, une sortie mais un plaisir d’être témoin de ces rencontres que l’on appellera beaucoup plus tard les relations humaines.

Lorsque mes parents se sont fixés à Voisins, c’est ma mère qui a pris le relais de la sienne et dès mes dix ans, c’est moi qui roulait la brouette jusqu’au lavoir, fier de me retrouver une fois de plus avec toutes ces femmes qui s’échinaient les reins penchées au-dessus de l’eau.

Les années avaient passées, mais rien n’avait changé, ces lavandières de tous âges continuaient à battre le linge, à le brosser, à le rincer et le balancer par-dessus leurs épaules pour le placer sur la barre en bois qui était  derrière elles, pour lui permettre de s’égoutter avant de le  remettre dans la lessiveuse et rentrer à la maison pour l’étendre, le faire sécher et le repasser avant de le ranger dans l’armoire.

Il faut se rappeler que ces pauvres femmes s’arrangeaient pour ne pas être seules à cet endroit car il y avait un risque de tomber dans l’eau, d’avoir un malaise ou d’avoir la tête qui emporte le reste du corps, en étant trop penchées, et se retrouver à l’eau. Je me souviens encore gamin, donc en 1935 ou 1936 qu’une personne a été retrouvée noyée, cela m’avait beaucoup marqué.

Il y avait les lavandières qui en faisaient leurs métiers, je me souviens d’Alice Lemoine qui, la pauvre, avait les mains rongées par la lessive en pratiquant ce dur labeur toute la journée. Son seul repos était de repasser le linge quand le client lui demandait. Pendant qu’elle était au lavoir, une autre lessive était entrain de bouillir dans le fond de la cour. Elle habitait en face de l’allée qui mène au lavoir.

Avec ma mère, j’avais connu deux générations en ce lieu, j’allais en connaître une troisième lorsque mon épouse a remplacé ma mère pendant un an, avant que je ne quitte Voisins pour toujours en tant qu’habitant.

Je n’oublierai jamais ce lavoir que je trouvai beau et vivant. J’ai souvent rêvé dans cet endroit que je trouvais poétique, c’était pourtant un lieu de dur labeur.

Dès que je peux je retourne en ce lieu, qui malgré son état reste pour moi, plein de vie et de parfum.

 Maintenant il faut que les générations à venir et surtout ceux qui ont le pouvoir fassent l’impossible pour sauvegarder ce lieu où la sueur de ces femmes a marqué pour l’éternité le sol  des lavoirs car contrairement aux machines à laver : 

                                            « LES LAVOIRS ONT UNE AME ».

      

 

  LA SOURCE

A noter qu’à côté du lavoir il y avait une source, ce qui fait que l’endroit était très fréquenté, surtout au moment des fortes chaleurs.

 Je me souviens que pendant ces périodes nous allions les uns, les autres déposer des bouteilles de boisson dans cette source. Nous accrochions nos récipients avec une ficelle, sans mettre notre nom. Chacun retrouvait sa boisson bien fraîche sans penser à voler ce qui appartenait à son voisin.  

Moi qui habitais au 24 rue Eugène Varlin, pas loin de la place de Voisins, cela me faisait du chemin pour me rendre à la source. Il fallait vite revenir pour éviter le réchauffement de la boisson. Maintenant avec les réfrigérateurs ce trafic a cessé.

Adieu la Source.

          

                    Rivière qui passe le long du lavoir et se jette dans la Beuvronne

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-21982699.html

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 13:45

Sur cette commune de moins de 600 âmes 2 méthaniseurs de déchets se sont installés et une station de rebours GRDF pour renvoyer le gaz chez les autres, dans d’autres départements français si besoin.

 

En effet Marchémoret n’a pas besoin d’autant de gaz pour sa consommation personnelle et les villages voisins de Montgé en Goële, Cuisy, Rouvres…. ne sont pas raccordés au réseau du gaz de ville.

 

 

Nous nous pencherons aujourd’hui sur le cas du méthaniseur Plaines de France Energie.

Carte présentée à la préfecture dans le dossier cas par cas, complétée par Adenca aux endroits marqués d'une flèche

Carte présentée à la préfecture dans le dossier cas par cas, complétée par Adenca aux endroits marqués d'une flèche

 

Plaine de France Energie est un groupement de 3 associés qui vont exploiter un méthaniseur de déchets sur le territoire de Marchémoret, au lieudit La Crouillère, en face du hameau de Lessart.

Guillaume Thierry le président de cette société exploite la ferme de Chantemerle à Lagny le Sec dans l’Oise, les autres associés exploitent des fermes à Moussy le Vieux et Villeneuve sous Dammartin.

Avant de donner son autorisation la préfecture avait sollicité l’avis du conseil municipal de Marchémoret mais celui-ci n’a pas souhaité répondre, les populations apprécieront.

 

L’autorisation qui vient d’être accordée par le préfet Lionel Beffre porte sur un méthaniseur qui devrait utiliser 3 fois plus de déchets que le projet initial.

 

Pour nourrir le méthaniseur les déchets de cultures agricoles CIVE produites aux alentours ne suffiront pas. Les agriculteurs feront venir par camions des déchets de l’Oise et même de l’Aube, mais pas seulement des déchets de glycérine viendront des Yvelines.

 

Il faut bien comprendre que le département des Yvelines possède peu de méthaniseurs, il faut bien qu’ils envoient leurs déchets quelque part, pourquoi pas chez vous ?

 

Pour faire court l’entreprise chimique des Yvelines « Ecogras Service Dielix Sas », récupère des huiles de fritures alimentaires usagées pour les transformer en carburant dit « biodiesel » mais le processus produit aussi des déchets de glycérine dont l’industriel souhaite se séparer.

 

Une « opportunité » pour les exploitants de méthaniseur car la glycérine aurait, semble-t-il,  un impact favorable sur la production du biogaz.

 

Quant aux risques pour la population et l'environnement de l'épandage sur les terres agricoles des déchets de méthanisation (digestats) contenant éventuellement des résidus de ce produit,  pour l’instant il semblerait que peu d’études  se soient penchées sur le sujet ?

 

Lien vers l’arrêté préfectoral :

https://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/ICPE-carrieres/Enregistrement/MARCHEMORET-77230-societe-SAS-PLAINES-DE-FRANCE-ENERGIE-AP-ENREGISTREMENT-du-24-septembre-2021

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2021/04/marchemoret-des-dechets-d-une-industrie-chimique-des-yvelines-pour-nourrir-en-partie-le-methaniseur-de-plaine-de-france-energie-qu-e

 

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