ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Extrait arrêté préfectoral du 18/9/2020
En 2010 SOFRAT avait fait une déclaration en préfecture pour exploiter une installation de concassage et criblage mais la DRIEE 77 vient de constater lors d’une inspection que SOFRAT exploitait également une installation de transit de déchets non dangereux inertes sur plus de 10 000 m2 sans autorisation.
SOFRAT aurait dû avant d’exploiter ce type d’installation, déposer un dossier de demande d’autorisation en préfecture, mais l’industriel ne l’a pas fait et se trouve aujourd’hui dans l’illégalité pour ce type d’activité.
Difficile de comprendre d’ailleurs comment Christian Marchandeau et Stéphanie Auzias les maires qui se sont succédés à Annet sur Marne ne se soient pas, semble-t-il, penchés sur ce problème, pourtant les montagnes de déchets auraient dû les alerter ainsi que la circulation importante de camions sur ce site.
Le préfet Thierry Coudert demande à SOFRAT de déposer un dossier d’enregistrement, en vue de la régularisation de son activité de transit de déchets non dangereux inertes, sous 3 mois, mais à notre connaissance, dans l’attente de cette régularisation le préfet ne lui interdit pas, entre temps, d’exploiter cette installation illégale de transit de déchets non dangereux inertes.
Que nous cache-t-on ?
Une commission CSS que le sous préfet de Meaux Nicolas Honoré n’a pas réuni en 2019, alors que la législation l’oblige.
Celui va bientôt faire 2 ans que cette commission ne s’est pas réuni, ce qui n’est pas acceptable pour les riverains qui doivent supporter ces odeurs nauséabondes.
Les parisiens ne vont tout de même pas supporter
les odeurs nauséabondes de leurs ordures,
vous n’y pensez pas ?
Ce n’est pas mieux de faire supporter
ces odeurs nauséabondes
aux habitants des villages ruraux du 77 ?
Site de la mairie de Fresnes sur Marne :
Info Veolia
Dégagement d'odeurs - septembre 2020
Odeurs gênantes en septembre : la réponse de la direction technique du site Veolia
Actuellement, la situation est stabilisée. Le réglage des équipements en cours vise un retour à la normale très rapide. Cette succession d'événements a malheureusement allongé la période de nuisances.
Les équipes techniques Veolia sont mobilisées et restent en vigilance sur tous ces désagréments.
Jean Lefort et ses adjoints maintiennent les réunions mensuelles de point avec la direction. L’objectif est de trouver en permanence les solutions techniques pérennes et d’anticiper le plu
http://www.fresnes-sur-marne.fr/index.php?id=65
Préserver l'environnement et les riverains qui côtoient leurs sites devrait être la préoccupation principale des entreprises.
Or nous avons découvert cette semaine que la coopérative agricole Valfrance stockait à l’air libre sur ces sites d’Esbly et Villenoy des amas de poudre dans des conditions présentant un risque pour les populations avoisinantes et l’environnement (risques d’envols de poussières ......).
Pour mémoire la circulaire du 23/2/2007 a classé les silos d’Esbly et de Villenoy de cette coopérative à enjeux très importants.
trèshttps://aida.ineris.fr/consultation_document/files/aida/file/text4599.pdf
Nous remercions les agents de la DRIEE 77 qui sont intervenus en urgence auprès de Valfrance qui a, sans délai, évacué ses déchets illégalement stockés à l’air libre.
Jusqu’à octobre dernier ECT ne pouvait pas étendre cette décharge le plan déchets PREDEC voté par les précédents conseillers régionaux ne le permettait pas, mais depuis novembre 2019, c’est possible, car Valérie Pécresse a fait voter un Plan déchets PRPDG en novembre 2019 qui peut le permettre, la décision définitive étant bien entendu entre les mains du préfet.
C’est lors d’une demande d’extension de la décharge, consultable sur le site de la préfecture, en pleine période de congés, que les élus de Mitry-Mory ont découvert ce projet, car le préfet Thierry Coudert n’a pas jugé bon de les en informer, ni même la régie communal des eaux, alors que 2 captages d’eau potable se trouvent sur la commune de Mitry-Mory.
Dans l’urgence, la maire de Mitry-Mory Charlotte Blandiot-Faride a adressé un courrier au préfet lui faisant part de ses inquiétudes notamment au vu du rapport de l'hydrogéologue.
Du côté du préfet Thierry Coudert, pas d’inquiétudes, il gère la situation, l’industriel ECT devra faire chaque année, à ses frais, des analyses sur les captages d’eau potable de Mitry-Mory.
extrait de l’arrêté préfectoral du 25/9/2020 page 12
Et si une pollution est avérée dans le captage d’eau, que feront les habitants de Mitry-Mory ?
Nous vous inquiétez pas
le préfet Thierry Coudert
trouvera bien une solution dans l’urgence.
On apprend également que les eaux de ruissellements de la décharge se déverseront vers la Biberonne, affluent de la Beuvronne qui se rejette dans la Marne, en amont proche du plus important captage d’eau du 77 à Annet sur Marne, qui fournit près de 550 000 habitants en eau potable.
Si l’eau pompée dans la Marne est de plus en plus polluée, que fera-t-on ?
Nous vous inquiétez pas
le préfet Thierry Coudert
trouvera bien une solution.
Vous paierez, probablement, plus chère l'eau potable, et alors ?
Mais arrêter de geindre au nord-ouest 77, vos problèmes n’intéressent personne.
Et puis les ordures des autres, il faut bien les mettre quelque part, votre territoire a été choisi pour cela.
Votre seul choix est de subir et de vous taire
Surtout vous taire
26.9.2020 Coopérative Valfrance Esbly stockage à l'air libre de poussières récoltées par les filtres des silos
Préserver l'environnement et les riverains qui côtoient leurs sites devrait être la préoccupation principale des entreprises.
Or nous apprenons que la coopérative agricole Valfrance d’Esbly stockait à l’air libre des poussières de grains récoltées par les filtres des silos, dans des conditions présentant un risque pour les populations avoisinantes et l’environnement (risques d’envols de poussières ......).
Pour mémoire la circulaire du 23/2/2007 a classé les silos de cette coopérative d'Esbly à enjeux très importants. https://aida.ineris.fr/consultation_document/files/aida/file/text4599.pdf
Pour mémoire le site Géorisques indique que cette coopérative peut stocker de l'engrais à base de nitrate d'ammonium jusqu'à 1249 tonnes.
Pour mémoire cette coopérative est située :
Les services de la DRIEE 77 suivent ce dossier avec la plus grande attention
et nous les en remercions.
Les villages ruraux savaient qu’ils étaient les oubliés de la région IDF sauf quand il s’agissait de payer leurs impôts et de venir y déverser les ordures des autres, mais ils espéraient qu’à minima la région IDF subventionnerait l’implantation de liaisons douces : pistes cyclables, trottoirs….
Paris a besoin de gaz
On ne va tout de même pas implanter une usine de méthanisation au pied de la tour Eiffel ?
C’est mieux de l’implanter dans les villages ruraux à côté des monstrueuses décharges.
On apprend que la région IDF a préféré utiliser l’argent de nos impôts pour allouer des subventions aux exploitants d’usines de méthanisation, même dans des villages non raccordés au gaz de ville comme Charmentray et Vinantes au nord-ouest 77.
Entre 2014/2019 c’est 23.7 millions d’euros qui ont été alloués à 28 usines de méthanisation
Valérie Pécresse a multiplié par 2.5 le budget alloué à la méthanisation passant de 4 millions d’euros en 2019 à 10 millions d’euros en 2020.
http://regions-france.org/wp-content/uploads/2020/02/P22-IDF-Soutien-methanisation.pdf
A titre d’exemple nous allons nous penchez sur le cas
de la 7ème circonscription du 77
Le député est Rodrigue Koukouendo, il dispose de 4 attachés parlementaires, payés par vos impôts, un député qui semble plutôt se préoccuper des affaires étrangères que des problèmes de sa circonscription. http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA721644
Sur cette circonscription, 5 communes ne sont pas raccordées au réseau de gaz de ville : Charmentray, Iverny, Nantouillet, Le Plessis aux Bois, St Mesmes.
Mais par contre 4 méthaniseurs y sont installés ou en cours d’installation, dont 1 à Charmentray sur une commune non raccordée au réseau du gaz de ville.
C’est sur ce territoire réduit que l’on a implanté les décharges parmi les plus importantes de France :
- Veolia Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Charny
- Suez Villeparisis
- ECT Villeneuve sous Dammartin et Annet sur Marne.
Quant aux pistes cyclables c’est une autre affaire
Les habitants des villages ruraux de Charny, Compans, Charmentray, St Mesmes, Messy, Thieux…. qui souhaitent rejoindre à vélo Claye-Souilly ou Mitry-Mory s’exposent à des risques importants car les petites routes de campagne, non pourvues de pistes cyclables, sont très empruntées par des véhicules à moteur, et peu ou pas éclairées la nuit.
Quant aux piétons, ils sont pratiquement condamnés à marcher sur la route car le bas côté de la route est impraticable et parfois même inexistant car accaparé par certains agriculteurs.
Du gaz pour les autres !
Charmentray, commune de moins de 300 âmes, l’une des dernières communes rurales du 77 qui n’est ni raccordée au réseau de gaz de ville, ni raccordée au réseau d’assainissement collectif.
C’est sur cette commune qu’un méthaniseur agricole est en projet qui ne méthanisera pas les résidus de producteurs de bétail (fumiers…) car les agriculteurs intéressés à ce projet sont en majorité des céréaliers.
Le méthaniseur « sera nourri » :
- pour environ 86 % avec des cultures destinées à produire du gaz CIVE (culture intermédiaire à vocation énergétique : maïs, tournesol…).
-pour environ 5% avec des pulpes de betteraves dont on ne sait pas d’où elles viendront, la sucrerie la plus proche en Seine et Marne se trouvant à Nangis (à plus de 60 kms de Charmentray).
Bernard LENFANT, président de la SAS BiOGAZ Charmentray a sollicité 800 000 € de subvention pour son projet de méthaniseur (500 000 € du conseil régional IDF accordé et 300 000 € de l’Ademe (ETAT).(1)
Ironie du sort Bernard LENFANT est également maire de Charmentray, une commune non raccordée au réseau de gaz de ville et non raccordée à un réseau d’assainissement collectif.
Subventionner un projet industriel
plutôt que d’aider des petites communes rurales
à s’équiper ?
Comment le Conseil régional d’IDF peut-il privilégier le subventionnement d’un projet industriel sur une commune qui n’est ni raccordée au réseau de gaz de ville, ni même à celui de l’assainissement collectif (2) ?
Page 18 https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2019-332DEL.pdf