ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Alors que la préfecture doit réunir chaque année une commission de suivi de site CSS cela faisait plus de 2 ans qu’elle n’avait pas été réunie.
C’est au Raincy que cette CSS s’est réuni ce matin.
D’ordinaire les documents présentés en séance étaient envoyés aux participants 15 jours à l’avance pour qu’ils aient le temps de les consulter et de préparer leurs observations mais cette fois-ci ils les ont découverts lors de la CSS.
Placoplatre ne souhaitait pas fournir les documents demandés par les associations lors de la CSS et pour toute réponse l'industriel indiquera :
« la population les aura lors de l’enquête publique ».
A noter que le Député Rodrigue Kokouendo présent à la réunion n’est pas intervenu pour soutenir les associations dans leur demande.
Ces commissions sont censées permettre d’assurer l'information du public d’une manière objective et transparente sur les questions liées à l'environnement industriel.
A quoi servent-elles vraiment si les participants ne peuvent pas disposer avant l’enquête publique de certaines études qui leur permettrait de mieux cerner le dossier ?
Un manque de transparence ?
A vous de juger
Le dossier doit être présenté, ce mois-ci au Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques du 77.
Un membre du conseil départemental 77 donnera la position de sa collectivité.
Pour Jean-François Parigi c’est non comme l’a précisé Olivier Morin lors de la Commission CSS de la décharge de Monthyon.
Pour faire court le projet consiste à déverser des déchets de bâtiment sur des terres agricoles pendant près de 9 ans.
Les terres agricoles de Seine et Marne doivent servir à nourrir la population et non à accueillir des déchets.
Les populations du nord 77 qui n’en peuvent plus de vivre au milieu des ordures des autres remercient Jean-François Parigi de sa prise de position en faveur de la préservation des terres agricoles.
Mais c’est le préfet Lionel Beffre qui aura le dernier mot.
Souhaitons qu’il entende les arguments du président du conseil départemental.
Paru sur le site France nATURE eNVIRONNEMENT :
Condamnation exemplaire des méthaniseurs de Salers : 200 000 € d’amende pour pollution
Lundi 24 janvier 2022 Juridique Pollution
Le tribunal judiciaire d’Aurillac a donné le ton : pas de complaisance avec les pollueurs. Il a condamné ce 20 janvier la société de méthanisation implantée dans le Cantal SALERS BIOGAZ à 200 000 € d’amende et ses dirigeants à plusieurs mois de prison avec sursis pour les multiples pollutions et dysfonctionnements d’exploitation de ces usines. Une décision forte saluée par FNE Cantal, FNE AURA et FNE qui se sont constituées parties civiles pour dénoncer un projet de méthanisation à la gestion désastreuse et aux impacts environnementaux catastrophiques.
Cela durait depuis 2017. Deux sites de méthanisation gérés par la SAS SALERS BIOGAZ responsables de pollutions à répétition des eaux des ruisseaux et rivières environnants. En cause, des fuites récurrentes de plusieurs centaines de mètres cubes de purin dues à de sévères négligences dans l’exploitation des usines : défauts des aires de stockage, sous-dimensionnement des bassins de rétention, perméabilité des systèmes de sécurité, etc. L’Administration avait pourtant largement alerté l’exploitant sur ces graves dysfonctionnements, prononçant même la suspension d’exploitation de l’un des sites en 2020. Mais qu’importe, l’exploitant a fait fi des injonctions de l’État et a continué à exploiter… et à polluer.
C’était donc un procès largement attendu par les associations de protection de l’environnement, mais également par un très grand nombre d’agriculteurs et de riverains impactés directement par ces pollutions depuis si longtemps. Après plus de neuf heures d’audience en novembre dernier, le procureur de la République avait requis la plus grande sévérité contre ces délinquants environnementaux et leur sentiment d’impunité. Le juge a entendu et prononcé une condamnation exemplaire : 200 000 € d’amende pour les délits commis pour la SAS SALERS BIOGAZ et plusieurs mois de prison avec sursis pour ses dirigeants. Des peines qui, espérons-le, mettront les prévenus au pas pour une exploitation enfin sérieuse de ces installations dangereuses pour l’environnement.
Car l’interdiction d’exploiter l’usine souhaitée par les associations environnementales n’a pas été prononcée. Une dernière chance laissée par le juge à l’exploitant de se racheter une conduite. Mais pas de paix pour les délinquants environnementaux qui dévoient des projets d’énergie supposément verte. Nos associations seront particulièrement vigilantes aux activités de l’usine et ne laisseront pas passer le moindre écart. Pour nos cours d’eaux, pour sa biodiversité et pour la crédibilité d’une filière de la méthanisation qui doit encore faire ses preuves.
Historique des captages de St Soupplets
Le 1er captage d’eau connu datait de 1905 et se trouvait au pied de la butte de Montgé, près de l’usine Knauf, il a été abandonné avant 1995.
Les 4 autres captages d’eau ont été forés au lieudit le Pont de Volleron près de l’actuelle station de pompage, au bord du ru d’Avernes.
De ces 4 forages il n’en reste plus qu’un en activité St Soupplets 4, autorisé vers 2010 par l’Agence Régionale de Santé Régionale de Santé, un captage insuffisant pour l’alimentation en eau potable de tout le territoire concerné, un projet consisterait à rouvrir l’ancien captage d’eau St Soupplets 3 afin de solutionner le problème.
Commission CSS de la décharge Veolia de Monthyon du 31/1/2022
Profitant de la présence à la CSS de Stéphane Devauchelle, maire de St Soupplets, les associations souhaitaient obtenir des informations au sujet du projet de réouverture de cet ancien captage, or l’élu ne leur fournira aucunes informations , renvoyant la balle vers la communauté d’agglomération du pays de Meaux.
Ironie du sort, Régis Sarrazin, vice président de cette communauté d’agglo, était également présent à cette réunion mais lui non plus ne pourra fournir aucunes informations car il s’occupe des rivières et non des captages d’eau.
Nous laissons aux usagers de l’eau potable fournit
par le captage de St Soupplets 4
le soin d’apprécier les réponses de leurs élus.
Quant à la représentante de l’Agence Régionale de Santé, elle n’était pas au courant du projet de réouverture du captage et n'était pas en mesure d'indiquer à quelle date le seul captage d’eau en fonction de St Soupplets 4 serait protégé par une déclaration d’utilité publique.
Pourtant la législation française oblige cette protection depuis plus de 30 ans.
Pour faire court la protection DUP est un outil juridique qui doit être mis en place par les élus en charge du captage, un outil concourant à la sécurité sanitaire du captage d’eau, c’est un hydrogéologue qui fait une étude et définit les différents périmètres de protection autour du captage et préconise des règles à respecter.
Comme l’indique la brochure éditée par le ministère de la santé en page 3 (1)
« Ces périmètres de protection (immédiate, rapprochée et éloignée) visent à assurer la protection de la ressource en eau, vis-à-vis des pollutions de nature à rendre l’eau impropre à la consommation (principalement ponctuelles et accidentelles). Il s’agit d’une protection de l’environnement proche du captage permettant notamment d’assurer la sécurité sanitaire de l’eau et, en cas de pollution accidentelle, de disposer du temps nécessaire pour éviter l’exposition de la population à divers polluants. »(SIC)
(1) https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/CAPTAGE_WEB.pdf
Paru sur le site ARIA
la référence du retour d’expérience sur accidents technologiques
N° 55950 - 06/07/2020 - FRANCE - 28 - MARBOUE
D35.21 - Production de combustibles gazeux
IVers 14 h, suite au dernier passage du véhicule de manipulation des matières, le responsable d’exploitation d’une centrale à biogaz constate un départ de feu dans le tas de paille broyée présent sur la plateforme de stockage des intrants végétaux de l’installation de méthanisation. L’exploitant appelle les secours et attaque, sans succès, l’incendie avec des extincteurs. Le trafic ferroviaire est perturbé. Les pompiers circonscrivent l’incendie vers 20 h. Deux reprises de sinistres, 2 et 3 jours plus tard vers 17 h, nécessitent l’intervention des pompiers pendant 3 h. Suite à ces 2 reprises, les pompiers mettent en place une visite toutes les 6 heures avec un arrosage une fois par jour en début d’après-midi du tas en combustion lente pendant une semaine. Par la suite, le personnel du site étale les matières avec arrosage systématique pour accélérer leur refroidissement. Deux semaines après le premier incendie, le feu est déclaré éteint. Les eaux d’extinction sont collectées dans un bassin dédié.
Impropres à la méthanisation, 100 t de matières végétales sont transférées dans un centre compostage.
Le sinistre est probablement dû :
Afin d’éliminer le risque d’étincelle au niveau du godet, la lame de frottement en acier est remplacée par une lame composite. Pour le risque d’émission de particule incandescente au niveau de l’échappement du chargeur, un pare flamme rendant le chargeur conforme à la norme ATEX poussière sera installé. Le stockage des matières sur la plateforme est revu pour réduire l’effet domino. Une solution technique pour réduire le volume de stockage de paille broyée sur le site est étudiée. L’étude de dangers est mise à jour pour intégrer le REX de cet accident.
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/55950/
Paru sur le site ARIA
la référence du retour d’expérience sur accidents technologiques
Défaillance de torchère sur un méthaniseur
N° 56657 - 01/10/2020 - FRANCE - 67 - WISSEMBOURG
E38.21 - Traitement et élimination des déchets non dangereux
Un dégagement de biogaz est constaté, pendant 14 jours, au niveau d’une usine de méthanisation qui vient d’être mise en service. Les premiers mètres cubes de gaz issus du méthaniseur sont impropres à l’injection dans le réseau et doivent être brûlés à la torche. Cette dernière étant en panne, du méthane est rejeté à l’atmosphère. Le méthaniseur n’était pas à la moitié de sa capacité de production, l’installation venant d’être mise en service. Les riverains ressentent des odeurs.
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/56657/
Il faut bien que vous compreniez que l’argent de vos impôts n’est pas extensible et que ce sont vos élus qui font le choix de son utilisation.
Dans votre secteur l’ETAT et le Conseil Régional IDF ont fait le choix de verser 1 700 000 € de subventions à 2 groupes d’agriculteurs pour financer des projets privés de méthaniseurs de déchets à St Soupplets et Barcy.
La méthanisation
préférée
à la préservation de la ressource en eau ?
A vous de juger
En effet nous apprenons en lisant le rapport 2006-2021 schéma départemental d’alimentation en eau potable du 77 que :
Le pesticide en question est un désherbant l’Atrazine déséthyl désopropyl, couramment utilisé à partir de 1960 par les agriculteurs, en particulier sur les cultures de maïs, pour notamment sa facilité d’utilisation, son efficacité et son prix attractif, il a été interdit en France fin 2001 mais la date limite d’utilisation a elle été fixée au 30/9/2003.
Extrait Bilan 2006-2021 schéma départemental d’alimentation en eau potable du 77
(éléments importants soulignés en rouge par Adenca)