ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Il faut savoir que la route départementale 404 entre Messy et St Mesmes est très anxiogène, elle ne possède pas de piste cyclable en bordure et pas de trottoir, difficile dans ces conditions de l’emprunter à vélo ou à pied.
Le chemin rural des Cerisiers est la seule voie douce qui permettait de relier St Mesmes à Messy à vélo ou à pied en toute sécurité mais aujourd’hui ce chemin est beaucoup plus emprunté qu’autrefois par les camions et les matériels agricoles qui viennent ravitailler le méthaniseur de déchets, ce qui donne un sentiment d’insécurité pour les populations qui l’empruntent.
Le maire de Messy Jean-Lou Syska n’autorise que la circulation des engins agricoles sur la voie qui mène au méthaniseur, ce qui oblige les camions qui ravitaillent le méthaniseur à passer par St Mesmes puisque le maire de cette commune, Alfred Stadler, n’interdit pas la circulation des camions et autres véhicules à moteur sur le chemin rural des Cerisiers. Peut-être ne veut-il pas contrarier son 1er adjoint Nicolas Charpentier qui est l’un des exploitants de ce méthaniseur ?
Quant à l’implantation d’une piste cyclable et d’un trottoir au bord de la départementale 404 entre Messy et St Mesmes il ne semble pas que ce soit à l’ordre du jour mais vous pouvez toutefois contacter votre conseillère départementale Véronique Pasquier pour lui demander qu’elle soutienne ce projet auprès du conseil départemental du 77.
Historique :
La communauté de communes Marne Chantereine a acquis, en 2011/2012, 16 hectares de cet ancien fort militaire où le CEA a effectué de 1956 à 1997 des études sur les poudres et explosifs nécessaires à la réalisation d'armes nucléaires et a réalisé des essais pyrotechniques avec utilisation de l’uranium.
Le but de l’opération était d’y installer une zone d’activités, mais très vite cette collectivité s’aperçoit que les travaux de dépollution et de démolition sont trop importants et souhaite revendre le site à Placoplatre qui ne donne pas suite.
En 2016 La communauté de communes Marne Chantereine disparaît et est remplacée par la communauté d’agglomération Paris Vallée de la Marne CAPVM qui devient propriétaire du site.
Un manque de sécurisation du site de la part de la CAPVM, permettra à l’été 2019 à une population de roms de l’investir jusqu’à juin 2020. A leur départ, la CAPVM constate l’installation d’une décharge sauvage et fait réaliser un travail de sécurisation du site par pose de barrières, de blocs de béton …..
Une situation difficilement compréhensible lorsque l’on sait que Xavier Vanderbise, maire de Courtry est également vice président de la CAPM.
Après le départ des roms la CAPM fait réaliser, par un bureau d’études, un diagnostic quantité et type de déchets présents sur le site.
La quantité de déchets serait d’environ 18 285 tonnes se décomposant comme suit :
La CAPVM promet de renforcer la mise en sécurité du site au lancement du chantier de nettoyage.
Un chantier de nettoyage évalué à 1.2 millions d’euros mais qui pourrait coûter bien plus cher puisque la Communauté d’agglomération PVM a déposé un appel d’offres pour un montant maximum de 2 millions d’euros hors taxes.
Description des prestations : La consultation concerne le tri et l'évacuation de déchets déposés sur le site du Fort de Courtry suite à une occupation illicite du site par des occupants sans droit ni titre. Outre les dépôts et déchets liés à la présence de ces occupants, un dépôt de déchets d'ampleur régionale s'est constitué durant la présence des dits occupants avec l'apport de déchets, notamment issus de bâtiment. La description des prestations et leurs spécifications techniques sont indiquées dans le CCTP.
Paru sur le site de la fédération de l’environnement du 93 :
Le journal de France 2 du 14 décembre 2021 (https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/2941817-edition-du-mardi-14-decembre-2021.html) a révélé la décharge sauvage du Fort de Vaujours en limite de Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne. A la pollution radioactive laissée sur ce site après les expérimentations du CEA en charge de la mise au point de la première bombe atomique imposée par le Général de Gaulle, s’est ainsi ajoutée une pollution qui aggrave la qualité des sols et devient préoccupante pour la qualité de l’eau et de l’air.
Dans un article du Parisien de septembre 2020, la conseillère régionale, Bénédicte de Monville (EELV) qui avait interpellé le préfet de Seine-et-Marne, juge ce dossier « assez édifiant sur l’incurie de l’Etat mais aussi la difficulté ou la mauvaise volonté d’agir d’un maire ».
On doit rappeler que c’est l’absence de sécurisation d’un site sur lequel le secret défense n’a jamais été levé, qui a permis cet amoncellement incontrôlé, alors que sur les parcelles voisines, Placoplatre a mis en place un système de protection qui interdit toute intrusion sur un espace jalousement gardé
https://www.environnement93.fr/2022/01/08/fort-de-vaujours-depots-sauvages-2-3/
Il y a les déchets qui rapportent :
Ceux qui sont déversés sur des terres agricoles avec contrepartie financière et autorisation de l’ETAT.
Certains agriculteurs ou propriétaires terriens louent ou vendent leurs terres agricoles à des exploitants de décharges pour leur permettre d’y déverser des millions de tonnes de déchets, après autorisation de l’ETAT, ce sont les déchets qui rapportent.
C'est ce que viennent de faire, entre autres, plusieurs membres de la famille Gauthier qui ont permis récemment l’extension d’une des plus importante décharge ISDI de France à Villeneuve sous Dammartin, en autorisant l’exploitant à utiliser leurs terres agricoles pour y « accueillir » des déchets.
La commune de Villeneuve sous Dammartin, dont Laurent Gauthier est le 2ème adjoint, a permis également l'extension de cette décharge en autorisant l'exploitant de décharge à remblayer un morceau de chemin rural avec des déchets.
Et il y a les déchets qui fâchent :
Ceux qui sont déversés sur des terres agricoles sans contrepartie financière et sans autorisation de l’ETAT, objet de l’article qui suit.
Extrait article paru sur le site « La Marne » :
Seine-et-Marne. Des Roms recouvrent son champ de déchets, la colère de cet agriculteur
À Thieux (Seine-et-Marne), des déchets s'amassent sur le champ d'un agriculteur. Ils proviennent d'un camp de Roms, à proximité immédiate.
La montagne de déchets déborde sur le champ de cet agriculteur de Thieux (Seine-et-Marne). (©La Marne)
Par Victor FernandezPublié le 4 Fév 22 à 18:49
En parcourant en voiture les routes menant à Thieux (Seine-et-Marne), Laurent Gautier, 2e adjoint de Villeneuve-sous-Dammartin, s’agace : « Regardez tous ces tas de déchets. La commune les enlève mais presque immédiatement, il y en a de nouveaux ».
Le problème des dépôts sauvages n’est pas nouveau dans ces communes. Mais l’un des tas de déchets a battu tous les records en termes de hauteur et de surface. À tel point qu’il déborde maintenant sur le champ d’un agriculteur.
Des morceaux de plastique partout
Sur le terrain d’Hubert Riché, s’amoncellent ainsi des morceaux de plastique. Ils proviennent d’un camp de Roms installés à Compans depuis quelques mois, à proximité immédiate d’une parcelle de terrain de cet agriculteur, à cheval entre Compans et Thieux.
« Ils déchargent leurs déchets sauf que ça déborde », explique l’agriculteur. Ces détritus tombent ainsi de l’autre côté de la clôture qui sépare le camp et le champ. Aux plantations de cet agriculteur, se mélangent ainsi plastique, caoutchouc et autres matières diverses.
Pneus et fils électriques
Quelques mètres plus loin, c’est cette fois un tas de pneu, qui fait face au champ. « Si ça se met à brûler, ça va durer longtemps » s’inquiète Laurent Gautier. L’odeur de matières calcinées emplit d’ailleurs déjà l’air. « Ils brûlent du plastique », indique Hubert Riché. Selon Laurent Gautier, ces Roms pourraient être en train de brûler les gaines de fils de cuivre, pour récupérer ce dernier et le revendre.
Les habitants de ce camp de fortune se sont reliés à un poste d’électricité, le long de la route. Un câble traverse ainsi le terrain, au milieu des plantations. « Imaginez s’il se prend dans une machine », s’agace Hubert Riché. Un avion passe dans le ciel. Quelques minutes plus tard, il aura atterri sur l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. « Nous sommes à côté d’un aéroport international. Ces déchets, c’est la première chose que voient les touristes en arrivant », maugrée Laurent Gautier.
Pas de réponse des autorités
L’élu indique avoir contacté le sous-Préfet de Meaux, sans avoir pour l’instant obtenu de réponse.
Hubert Riché a porté plainte, et déplore que l’État n’agisse pas sur ce dossier. « C’est moi qui vais devoir nettoyer tout ça, souligne-t-il. Nous les agriculteurs, on est montré du doigt comme quoi on pollue, mais là personne ne fait rien pour une situation comme celle-là ».
Contactée, la Préfecture de Seine-et-Marne n’a pas répondu à nos sollicitations.
Qui sont ces familles ?
Une centaine de familles Roms occupent ces terrains, appartenant au Ministère de la Transition Écologique. En décembre 2021, ce dernier indiquait à La Marne « qu’une saisine de la juridiction compétente [était] en cours en vue de la libération du site ».
Ces familles viendraient de Roumanie et seraient venues en France pour gagner un peu d’argent avant de retourner construire une maison dans leur pays.
Dans le camp, la situation est critique. En décembre, certaines familles expliquaient ne pas avoir d’accès à l’eau.
Alors que la préfecture doit réunir chaque année une commission de suivi de site CSS cela faisait plus de 2 ans qu’elle n’avait pas été réunie.
C’est au Raincy que cette CSS s’est réuni ce matin.
D’ordinaire les documents présentés en séance étaient envoyés aux participants 15 jours à l’avance pour qu’ils aient le temps de les consulter et de préparer leurs observations mais cette fois-ci ils les ont découverts lors de la CSS.
Placoplatre ne souhaitait pas fournir les documents demandés par les associations lors de la CSS et pour toute réponse l'industriel indiquera :
« la population les aura lors de l’enquête publique ».
A noter que le Député Rodrigue Kokouendo présent à la réunion n’est pas intervenu pour soutenir les associations dans leur demande.
Ces commissions sont censées permettre d’assurer l'information du public d’une manière objective et transparente sur les questions liées à l'environnement industriel.
A quoi servent-elles vraiment si les participants ne peuvent pas disposer avant l’enquête publique de certaines études qui leur permettrait de mieux cerner le dossier ?
Un manque de transparence ?
A vous de juger
Le dossier doit être présenté, ce mois-ci au Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques du 77.
Un membre du conseil départemental 77 donnera la position de sa collectivité.
Pour Jean-François Parigi c’est non comme l’a précisé Olivier Morin lors de la Commission CSS de la décharge de Monthyon.
Pour faire court le projet consiste à déverser des déchets de bâtiment sur des terres agricoles pendant près de 9 ans.
Les terres agricoles de Seine et Marne doivent servir à nourrir la population et non à accueillir des déchets.
Les populations du nord 77 qui n’en peuvent plus de vivre au milieu des ordures des autres remercient Jean-François Parigi de sa prise de position en faveur de la préservation des terres agricoles.
Mais c’est le préfet Lionel Beffre qui aura le dernier mot.
Souhaitons qu’il entende les arguments du président du conseil départemental.
Paru sur le site France nATURE eNVIRONNEMENT :
Condamnation exemplaire des méthaniseurs de Salers : 200 000 € d’amende pour pollution
Lundi 24 janvier 2022 Juridique Pollution
Le tribunal judiciaire d’Aurillac a donné le ton : pas de complaisance avec les pollueurs. Il a condamné ce 20 janvier la société de méthanisation implantée dans le Cantal SALERS BIOGAZ à 200 000 € d’amende et ses dirigeants à plusieurs mois de prison avec sursis pour les multiples pollutions et dysfonctionnements d’exploitation de ces usines. Une décision forte saluée par FNE Cantal, FNE AURA et FNE qui se sont constituées parties civiles pour dénoncer un projet de méthanisation à la gestion désastreuse et aux impacts environnementaux catastrophiques.
Cela durait depuis 2017. Deux sites de méthanisation gérés par la SAS SALERS BIOGAZ responsables de pollutions à répétition des eaux des ruisseaux et rivières environnants. En cause, des fuites récurrentes de plusieurs centaines de mètres cubes de purin dues à de sévères négligences dans l’exploitation des usines : défauts des aires de stockage, sous-dimensionnement des bassins de rétention, perméabilité des systèmes de sécurité, etc. L’Administration avait pourtant largement alerté l’exploitant sur ces graves dysfonctionnements, prononçant même la suspension d’exploitation de l’un des sites en 2020. Mais qu’importe, l’exploitant a fait fi des injonctions de l’État et a continué à exploiter… et à polluer.
C’était donc un procès largement attendu par les associations de protection de l’environnement, mais également par un très grand nombre d’agriculteurs et de riverains impactés directement par ces pollutions depuis si longtemps. Après plus de neuf heures d’audience en novembre dernier, le procureur de la République avait requis la plus grande sévérité contre ces délinquants environnementaux et leur sentiment d’impunité. Le juge a entendu et prononcé une condamnation exemplaire : 200 000 € d’amende pour les délits commis pour la SAS SALERS BIOGAZ et plusieurs mois de prison avec sursis pour ses dirigeants. Des peines qui, espérons-le, mettront les prévenus au pas pour une exploitation enfin sérieuse de ces installations dangereuses pour l’environnement.
Car l’interdiction d’exploiter l’usine souhaitée par les associations environnementales n’a pas été prononcée. Une dernière chance laissée par le juge à l’exploitant de se racheter une conduite. Mais pas de paix pour les délinquants environnementaux qui dévoient des projets d’énergie supposément verte. Nos associations seront particulièrement vigilantes aux activités de l’usine et ne laisseront pas passer le moindre écart. Pour nos cours d’eaux, pour sa biodiversité et pour la crédibilité d’une filière de la méthanisation qui doit encore faire ses preuves.
Historique des captages de St Soupplets
Le 1er captage d’eau connu datait de 1905 et se trouvait au pied de la butte de Montgé, près de l’usine Knauf, il a été abandonné avant 1995.
Les 4 autres captages d’eau ont été forés au lieudit le Pont de Volleron près de l’actuelle station de pompage, au bord du ru d’Avernes.
De ces 4 forages il n’en reste plus qu’un en activité St Soupplets 4, autorisé vers 2010 par l’Agence Régionale de Santé Régionale de Santé, un captage insuffisant pour l’alimentation en eau potable de tout le territoire concerné, un projet consisterait à rouvrir l’ancien captage d’eau St Soupplets 3 afin de solutionner le problème.
Commission CSS de la décharge Veolia de Monthyon du 31/1/2022
Profitant de la présence à la CSS de Stéphane Devauchelle, maire de St Soupplets, les associations souhaitaient obtenir des informations au sujet du projet de réouverture de cet ancien captage, or l’élu ne leur fournira aucunes informations , renvoyant la balle vers la communauté d’agglomération du pays de Meaux.
Ironie du sort, Régis Sarrazin, vice président de cette communauté d’agglo, était également présent à cette réunion mais lui non plus ne pourra fournir aucunes informations car il s’occupe des rivières et non des captages d’eau.
Nous laissons aux usagers de l’eau potable fournit
par le captage de St Soupplets 4
le soin d’apprécier les réponses de leurs élus.
Quant à la représentante de l’Agence Régionale de Santé, elle n’était pas au courant du projet de réouverture du captage et n'était pas en mesure d'indiquer à quelle date le seul captage d’eau en fonction de St Soupplets 4 serait protégé par une déclaration d’utilité publique.
Pourtant la législation française oblige cette protection depuis plus de 30 ans.
Pour faire court la protection DUP est un outil juridique qui doit être mis en place par les élus en charge du captage, un outil concourant à la sécurité sanitaire du captage d’eau, c’est un hydrogéologue qui fait une étude et définit les différents périmètres de protection autour du captage et préconise des règles à respecter.
Comme l’indique la brochure éditée par le ministère de la santé en page 3 (1)
« Ces périmètres de protection (immédiate, rapprochée et éloignée) visent à assurer la protection de la ressource en eau, vis-à-vis des pollutions de nature à rendre l’eau impropre à la consommation (principalement ponctuelles et accidentelles). Il s’agit d’une protection de l’environnement proche du captage permettant notamment d’assurer la sécurité sanitaire de l’eau et, en cas de pollution accidentelle, de disposer du temps nécessaire pour éviter l’exposition de la population à divers polluants. »(SIC)
(1) https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/CAPTAGE_WEB.pdf