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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 14:00

Article paru sur le site bulletins-electroniques.com :

 

Energie
Etude de l'Office fédéral de l'Environ
nement : une électricité 100% renouvelable en 2050 en Allemagne

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64114.htm

L'Allemagne serait à même d'assurer 100% de son approvisionnement en électricité grâce aux seules énergies renouvelables (EnR) [1] : c'est ce qu'indique une étude que vient de publier l'Office fédéral de l'Environnement (UBA) sur la production d'énergie allemande, ayant pour titre : "Objectif énergétique 2050 : 100% d'électricité à partir de sources renouvelables". Jochen Flasbarth, président de l'UBA, assure par ailleurs que cet objectif est réalisable avec la technologie disponible actuellement, avec comme condition préalable une efficacité extrême dans la production et l'utilisation de l'énergie.

Pour atteindre ces objectifs d'ici 2050, l'UBA plaide pour des prises de position politiques rapides, afin de conserver plus de temps pour les adaptations techniques et sociétales, essentielles, associées au développement des EnR. L'UBA met aussi l'accent sur la réduction
nette de la dépendance allemande aux importations de sources énergétiques primaires (majoritairement le charbon et le nucléaire) si, parmi les trois axes de consommation de l'énergie primaire (transport, bâtiment, électricité), l'une au moins provient à 100% de sources renouvelables.

L'UBA analyse la transition vers cette électricité "verte" dans trois scénarii de base. L'étude publiée actuellement se base sur le scénario "intercon
nexion régionale", considérant une exploitation considérable de toutes les régions d'Allemagne de leur potentiel en EnR ; un échange d'électricité aurait lieu à l'échelle du pays, et l'importation d'électricité de pays voisins serait réduite. Les évaluations nécessaires pour cette estimation ont été mises à disposition de l'UBA par l'Institut Fraunhofer de recherche sur l'énergie éolienne (IWES). Les scientifiques de l'IWES ont modélisé précisément ce scénario heure par heure, sur 4 années. Selon M. Flasbarth, "les résultats de l'étude montrent que l'approvisionnement électrique peut se baser entièrement sur les EnR d'ici 2050 et que la sûreté d'approvisionnement peut être garantie d'ici là". Les différents moyens de production d'EnR, les réservoirs d'énergie et la gestion de charge seraient exactement harmonisés dans ce scénario. Même les fluctuations liées aux EnR pourraient être compensées.

Il est donc nécessaire, selon l'étude, d'aménager et de développer sensiblement les EnR, les réseaux et le système de stockage. Les possibilités d'économie d'é
nergie doivent également être exploitées. L'isolation des bâtiments doit aussi être considérablement améliorée afin de limiter la consommation d'électricité pour l'approvisionnement en chaleur des bâtiments. Les potentiels de gestion de charge doivent aussi être exploités pour mieux adapter la demande électrique à la production fluctuante provenant des énergies éolienne et solaire.

La production électrique est responsable de plus de 40% des émissions de CO2 allemandes. "Si nous souhaitons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95%, il faut asseoir l'approvision
nement électrique sur les EnR. C'est la seule manière de réduire à zéro les émissions de CO2 liées à la production électrique ", explique M. Flasbarth.

Dans u
ne étude qui sera publiée ultérieurement, l'UBA étudie actuellement deux alternatives possibles au scénario "interconnexion régionale" : le scénario "technologies à grande échelle" et le scénario "autarcie".

Lien vers l’article : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64114.htm

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:29

Article paru sur le site du journal « Le Monde » :

Climat : les négociations internationales enlisées

| 07.08.10 | 13h45  •  Mis à jour le 07.08.10 | 13h45

Les négociations sur le climat ne sont pas sorties de l'ornière où les a laissées l'échec de la conférence de Copenhague, en décembre 2009. Les délégués de 178 pays réunis à Bonn, du 2 au 6 août, pour aplanir la route vers un accord international avant la Conférence des Nations unies sur le climat, à Cancun, au Mexique, du 29 novembre au 10 décembre, se sont séparés sur un constat d'échec. Baisse des émissions, aide aux pays pauvres, protection des forêts... aucun des sujets sur la table n'a connu d'avancée.

L'annonce, fin juillet, de l'ajournement du projet de loi sur l'énergie aux Etats-Unis, interprétée par des gouvernements du Sud comme le signal que Washington ne tiendrait pas ses engagements sur le climat, a largement contribué à crisper les négociations.

Les discussions ont repris sur la base d'une nouvelle version du texte proposé au mois de juin par la diplomate zimbabwéenne Margaret Mukahanana-Sangarwe. Cette synthèse, qui reprend les termes de l'accord de Copenhague et les propositions de différentes parties, doit servir de base à un accord.

Mais loin de permettre de choisir parmi les nombreuses options entre crochets laissées à la décision des négociateurs, le travail en groupes thématiques de la semaine écoulée n'aura fait que compliquer le paysage. Des délégations, notamment celles des pays en développement et des grands émergents, qui jugent ce texte trop favorable aux pays riches, ont réintroduit certaines de leurs exigences initiales. Et de 45 pages le 2 août, le document était passé à 100 feuillets vendredi.

Les tensions restent vives entre pays riches et monde en développement. Si les discussions entre pays industrialisés ont permis d'affiner les mécanismes qui succéderont au protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012, les représentants du Sud ont rappelé que les engagements actuels des gouvernements du Nord ne suffiront pas à limiter le réchauffement à 2°C.

DÉCISIONS SECTORIELLES

La Costaricienne Christiana Figueres, qui a succédé, le 1er juillet, au Néerlandais Yvo de Boer à la tête de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a appelé les pays du Nord à honorer d'urgence l'engagement, pris à Copenhague, de verser 30 milliards de dollars aux pays du Sud d'ici à 2012. Un geste indispensable, selon elle, pour avancer vers un accord.

Une dernière réunion de préparation est prévue à Tianjin, en Chine, en octobre. Mais pour la plupart des observateurs, la conférence de Cancun permettra, dans le meilleur des cas, d'adopter des décisions sectorielles - forêts, transferts de technologies... -, renvoyant la conclusion d'un accord global et contraignant au mieux à la conférence, fin 2011, en Afrique du Sud.

Grégoire Allix

 

Lien vers l’article : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/08/07/climat-les-negociations-internationales-enlisees_1396723_3244.html

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 21:53
Article paru sur le site du  journal de l’environnement :
La mer du Nord pourrait stocker beaucoup de CO2 industriel

Le 12 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg

  Energie, Production d'énergie, Consommation d'énergie, Eau, Mer et océan, Changements climatiques, Adaptation, Politique climatique, Politique & Société, Recherche, Entreprises, Politique

Depuis que les conventions de Londres et Ospar ont autorisé l’injection de gaz carbonique dans le sous-sol sous-marin, les industriels regardent l’océan autrement. Car, au vu des difficultés que rencontrent, notamment en France, les promoteurs de la séquestration géologique du carbone, nombre d’entre eux souhaitent enterrer leur dioxyde de carbone indésirable sous la mer.


L’Allemag
ne, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont très actifs à ce sujet, la plupart de ces pays riverains possédant de nombreuses installations (centrales électriques, cimenteries, usines sidérurgiques) qui émettent d’importants volumes de gaz à effet de serre. Ils ont d’ailleurs créé la North Sea Basin Task Force (MSBTF). La mer du Nord présente, il est vrai, bien des avantages. Longuement explorés par les compagnies pétrolières, ses fonds sont aussi relativement bien connus. Et nombreux sont les gazoducs qui la parcourent. Pour toutes ces raisons, le sous-sol de la mer du Nord est tout désigné pour accueillir des millions de tonnes de CO2 des industriels européens.


Missionné par la MSBTF, Element E
nergy a quantifié le potentiel de séquestration de la mer du Nord. En conjuguant la capacité des aquifères salins, l’évolution des émissions européennes de dioxyde de carbone, la capacité d’emport des gazoducs qui seraient dédiés au transport du gaz carbonique, le consultant estime qu’en 2030, les industriels pourraient injecter jusqu’à 250 millions de tonnes de CO2 par an (MtCO2/an) dans le sous-sol marin. Sur ce total, 60 MtCO2/an seraient expédiés par le Royaume-Uni, 143 par l’Allemagne, 40 par les Pays-Bas et 5 par la Norvège.

Pour mémoire, les 12.000 installations industrielles participant au système communautaire d’échange de quotas d’émission ont émis, en 2009, 1.873 milliards de tonnes de CO2.

Lien vers l’article : http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-mer-du-nord-pourrait-stocker-beaucoup-de-co2-industriel,18574?token=40a711228fb793a059feda4cf10cd41e&xtor=EPR-9

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:00

MARCHEMORET 77

 novembre 1893

la tourbe brûle depuis plus de trois mois

 

 

Article paru sur le blog Claye-Souilly découverte :

 

La Croix de Seine et Marne 12/11/1893

Au lieudit « La Crouyère » à 20 m de la route de Dammartin à Meaux, il se trouve une mare tourbeuse dont les bords, surtout après un été si sec constituent une matière très combustible.

 Or depuis trois mois cette matière tourbeuse brûle par-dessous, sans presque dégager de fumée. A la surface, la terre est à l’état de cendre et l’on y enfonce comme dans la neige. Avant les dernières pluies qui ont un peu ralenti le feu, ont eût pu faire cuire des pommes de terre sur les berges de cette mare.

 

lien vers l'article : http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-7269034.html

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:00

 

 

 

Extrait article paru dans "Le Monde.fr"

 

 

Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

| 31.07.10 | 13h25  •  Mis à jour le 01.08.10 | 12h30

Quelle est la cause de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde, menacent la biodiversité et la sécurité alimentaire de l'humanité ? Pour répondre à cette question, les autorités anglaises et écossaises viennent de lancer un programme d'une envergure sans précédent.

 

 

Un cheptel menacé partout dans le monde 

Une perte de 10 % du cheptel par saison est considérée comme normal chez les abeilles domestiques. Aux Etats-Unis et au Canada, cette proportion atteint en moyenne 30 % et peut être beaucoup plus importante localement. En Europe, le pourcentage de perte varie de 10 % à 30 %.

 

  

......

Rassemblés sous l'intitulé "Initiative pour les insectes pollinisateurs", neuf projets de recherche, qui bénéficieront d'un financement de 12 millions d'euros sur trois ans, tenteront d'apporter des réponses. "L'enjeu est à la fois de protéger la biodiversité - de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles."

Un tiers de l'alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

IMPACT DES PESTICIDES

Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd'hui de causes "multifactorielles", et d'interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l'uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines... Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor - surnommé le "vampire de l'abeille" - dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l'environnement, fonctionnement des abeilles en ville...

L'un d'eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l'université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. "Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l'exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l'orientation, la diminution de la capacité d'apprendre et de communiquer." Jusqu'à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L'équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans.

Elle tentera de mettre en évidence les effets d'un ou de plusieurs pesticides sur l'activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. "Nous nous focaliserons sur l'impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d'effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie." Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L'évolution des capacités d'apprentissage d'abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.....

Ce programme, mené en collaboration avec des apiculteurs écossais, doit durer trois ans.

Gaëlle Dupont

 Lien vers l'article : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/31/un-programme-sans-precedent-pour-elucider-la-surmortalite-des-abeilles_1394382_3244.html

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:35

 

 

Extrait article paru sur le site « Rue 89 » :

 

A Fos-sur-Mer, « pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? »

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 25/07/2010 | 21H28

Comment vit-on dans « la zone la plus polluée de France » ? Mal. Des médecins dénoncent l'« omerta » sur la santé des habitants. ….

 

(De Fos-sur-Mer) Cette terre située entre Marseille et Camargue vit depuis quarante ans enserrée parmi les usines. Deux petites communes, Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, comptant 25 000 habitants et 17 500 emplois, étouffent plus que les autres.

Pas moins de douze sites Seveso (présentant un risque d'explosion, d'émission de gaz toxiques ou d'incendie) et quelque 62 sites industriels sont recensés à proximité des habitations à l'ouest de l'étang de Berre. ….

Industries chimique, pétrochimique, métallurgique, gazière… émettent des polluants surveillés en permanence (NOx, ozone, CO2, dioxyde de soufre notamment) et d'autres mesurés occasionnellement (dioxines, benzène, métaux, hydrocarbures aromatiques, composés organiques volatils…). L'ensemble forme un cocktail aux impacts certains sur la santé des riverains, mais d'une gravité ignorée.

En l'absence de surveillance fine de ces populations, difficile d'accéder à une vérité chiffrée. L'Agence Régionale de Santé PACA reconnaît « manquer de données précises »… les associations en réclament pourtant depuis huit ans……

Pas de débat public alors que le plafond est dépassé

……

Véronique Granier-Dolot, riveraine de Rue89, salariée de la communauté de commune, m'a invitée à venir à Fos pour comprendre :

« Pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? Pourquoi tout le monde a de l'asthme ? Pourquoi tous les couples sont comme moi suivis pour des problèmes de fertilité ? »

« Véro » est un peu « marseillaise » dans son expression mais ses questions traversent nombre d'habitants. Comme Sandrine, secrétaire de l'association, dont la fille de 16 ans a de multiples malformations. Les médecins expliquent « en rigolant » que « ça doit être les restes de Tchernobyl » et lui conseillent d'envoyer sa fille prendre l'air ailleurs.

Pour comprendre, il faut des chiffres. Jacques Carle, bijoutier, que la multiplication des cancers chez des jeunes de son entourage a fini par affoler, a essayé de s'en procurer quand il a su que les poubelles de Marseille viendraient brûler dans son « paradis ». Il a créé un collectif Citoyen santé environnement de Port-Saint-Louis-du-Rhône et a réussi à se procurer des chiffres sur la mortalité par cancer à l'échelle des communes qui sont interdits d'utilisation faute d'accord de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), car le territoire est trop réduit.

En comparant ces chiffres à la moyenne départementale, il trouve une surmortalité de 11,4% des décès par tumeur, à Port-Saint-Louis-du-Rhône par rapport aux Bouches-du-Rhône, sur les années 2000-2002 et de 59,7% sur la période 2003-2005. L'Autorité Régionale de Santé (ARS) s'est penchée, à ma demande pressante sur ces chiffres, mais est restée très prudente : on ne peut pas « dire si ces évolutions sont statistiquement significatives ».

Le préfet : « Les ouvriers boivent et fument… »

Premier progrès à venir : l'ARS admet manquer de données précises et annonce la mise en place d'une « surveillance exhaustive de certains cancers peu fréquents, mais susceptibles d'être en lien avec l'environnement et les expositions industrielles, en particulier les hémopathies et les cancers des voies urinaires ». …

Des maladies dont les causes ne sont pas identifiables

Pour l'instant, impossible d'établir officiellement un lien entre la pollution et les cancers, et si un jour c'était le cas, qui paiera ? Comme le résume Véronique Granier-Dolot, avec lucidité :

« Si au moins on avait un problème comme l'amiante, ce serait simple : une cause, une pathologie, un responsable… Nous, comment prouver d'où viennent nos maux ? »

Pourtant, le docteur Vincent Besin, arrivé à Port-Saint-Louis avec son épouse, généraliste elle aussi, il y a huit ans, en provenance de Grenoble, constate que les gens sont « malades de la pollution ». Simple praticien sans engagement militant, il décrit ce qu'il a vu :

« La différence d'état sanitaire nous a sauté aux yeux. Ici, les patients ne connaissent que rarement la “paix naso-pharyngée” : on crache, on tousse, on se mouche toute l'année……

Cardiologue à Vitrolles et président de l'Association santé environnement France, le docteur Pierre Souvet réclame à cors et à cris des « registres cancer spatialisés » précis autour des zones concernées. En vain…..

La qualité de l'air mauvaise près de la moitié de l'année

Pour savoir ce qu'il y a dans cet air, j'ai interrogé Airfobep, l'organisme qui surveille la qualité de l'air dans l'est des Bouches-du-Rhône. Son directeur, Jean-François Moreau, confirme que « les polluants que l'on mesure ont des impacts sur la santé », mais que ceux-ci, bien sûr, varient selon l'exposition des individus, leur âge, leurs prédispositions. Il précise ce qu'il mesure :

  • Les particules en suspension : on considère qu'il ne faut pas dépasser la valeur réglementaire plus de 35 jours/an, sinon l'impact sur la santé est avéré. « Port-Saint-Louis tutoie déjà ce chiffre depuis début de l'année, et va les dépasser. »
  • « C'est une des rares zones en France où on a encore des dépassements de seuil d'information pour le dioxyde de soufre. » Pour l'ozone, le seuil d'information des populations est régulièrement dépassé, comme dans tout le département.
  • L'indice de la qualité de l'air est « bon » ou « très bon » entre 49% et 60% du temps, ce qui veut dire qu'il est « médiocre » à « très mauvais » entre 40% et 51% du temps.

Le directeur d'Airfobep résume :

« La spécificité de ce territoire est de cumuler sur peu d'espace tous les polluants. Des effets de ces cocktails sur la santé on ne sait pas encore grand-chose. C'est trop récent. »….

 

Un « Institut éco-citoyen pour la connaissance des pollutions » vient d'être créé par la communauté de communes Ouest-Provence. Son but ? « établir la paix par la science en connaissant précisément ces pollutions, dire ce qu'on sait et souligner tout ce qu'on ne sait pas », selon son directeur, Philippe Chamaret.

Notre riveraine Véronique Granier-Dolot en appelle au plus haut niveau de l'Etat :

« Sarkozy a dit en présentant son plan cancer qu'il voulait mieux connaître les risques environnementaux. Nous on est des cobayes depuis 40 ans, alors que les chercheurs viennent nous observer, on ne demande que ça ! »

Photos : vue sur les usines de la zone industrielle de Fos (Daniel Moutet), l'incinérateur de Fos-sur-Mer (Sophie Verney-Caillat/Rue89) ; plage de Fos-sur-Mer (Sophie Verney-Caillat/Rue89).

article complet : http://www.rue89.com/planete89/2010/07/13/a-fos-sur-mer-pourquoi-tout-le-monde-meurt-dun-cancer-158604

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:29

Article paru dans le journal de l'environnement :

Le retour de la terre noire

Le 13 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg

Depuis des siècles, les Indiens d’Amazonie enterrent de la poudre de charbon de bois pour fertiliser les sols, pauvres, de la région. Cette terre noire, terra preta en brésilien, n’a pas que des vertus agronomiques. Car le charbon de bois a aussi la capacité de stocker du CO 2.

Comment cela ? Pour fabriquer du charbon de bois, on décompose par la chaleur de la matière organique (bois, canne à sucre, céréales). Pour être efficace, l’opération ne doit pas produire de flamme. Intérêt climatique de l’opération, la moitié du dioxyde de carbone relâché lors de la production d’énergie est finalement stockée dans le charbon. Et n’en bougera pas avant des siècles. Autre intérêt : une fois enfoui, il capte le protoxyde d’azote et le méthane des sols, deux puissants gaz à effet de serre (GES).

Enterrer la poudre de charbon dans les sols trop pauvres à cultiver peut donc tout à la fois contribuer à étendre la superficie des terres arables et éponger une partie du gaz carbonique indésirable. Publiées jeudi 12 août, deux études font état des capacités carboniques de cette solution.

Commanditée par le ministère britannique de l’alimentation, de l’environnement et des affaires rurales (Defra, selon l’acronyme britannique), la première est le fruit des travaux d’une équipe de l’université d’Edimbourg (Ecosse). Elle estime que l’utilisation du « biocar » pourrait permettre au Royaume d’abattre, à l’horizon 2020, son bilan carbone de 1 à 6 million de tonnes de carbone par an, soit 3,67 à 22 millions de tonnes équivalent CO 2. Publiée dans Nature, une autre étude, coordonnée par l’Américain James Amonette (Pacific Northwest National Laboratory), a une vision plus globale. Elle estime en effet que l’enterrement du charbon de biomasse pourrait réduire de 1,8 milliard de tonnes équivalent CO 2 par an les rejets anthropiques de GES : l’équivalent des émissions 2009 de l’industrie lourde européenne.

 Lien vers l'article : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-retour-de-la-terre-noire,18595

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:15

Paru sur le site : Bulletins electronics.com

 

BE Allemagne 492  >>  23/07/2010

>> Sommaire 

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Energie
Avancée pour la loi d'encadrement de la capture et du stockage du CO2

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64115.htm 

Le gouvernement allemand va adopter un projet de loi encadrant la capture, le transport et le stockage durable de CO2 (CSC, [1]) émis par les centrales au charbon, une technologie à ses débuts qui permettrait de réduire l'impact sur l'environnement de ce mode de production très répandu dans le pays. Norbert Röttgen et Rainer Brüderle, ministres fédéraux respectivement de l'environnement et de l'économie, ont annoncé le 14 juillet 2010 s'être accordés sur les grandes lignes d'un projet de loi pour la démonstration et la mise en oeuvre des technologies CSC, qui sera précisé et adopté plus tard en conseil des ministres. L'accord prévoit que, dans un premier temps, seules des installations tests de stockage seront autorisées, avant une évaluation des résultats en 2017. A l'heure actuelle, Vattenfall Europe opère une centrale de démonstration utilisant cette technologie, et le groupe allemand RWE possède un projet similaire [2].

Selon Norbert Röttgen, "ce projet de loi donne un cadre juridique à l'expérimentation de la technologie CSC. C'est une contribution importante à la lutte contre le changement climatique sur les sites industriels allemands". Il affirme aussi que le gouvernement, en avançant pas à pas, rend ainsi justice aux préoccupations des associations de riverains et groupes environnementalistes, qui s'inquiètent des effets du stockage de CO2. Et M. Brüderle d'ajouter : "La lutte contre le changement climatique est une exigence globale. A cause de l'augmentation de la population mondiale et de la demande énergétique, les pays émergents et en développement ne pourront pas renoncer dans un futur proche aux sources énergétiques fossiles. C'est dans ce cadre que la technologie CSC est essentielle, car plusieurs milliards de tonnes de CO2 devront être stockées durablement durant les prochaines décennies. Notre accord donne à l'industrie allemande la chance de développer rapidement cette technologie clé et d'utiliser de nouvelles chances d'exportation mondiale". Ainsi, les centrales au charbon vont continuer pendant les prochaines décennies à fournir la plus grande part de la production électrique mondiale. La technologie CSC offre également une perspective pour une production industrielle moins émettrice de CO2, car les aciéries et industries chimiques ne pourront subsister sans aucune émission de CO2.

Le projet de loi réglemente, dans un contexte de standards environnementaux très élevés, les exigences de prospection et de stockage, la responsabilité de l'exploitant, la protection des parties prenantes et le suivi à long terme. La technologie peut être éprouvée de façon globale, excluant ainsi les risques et les atteintes à l'environnement. La proposition de loi a subi un remaniement profond depuis son abandon [3] durant l'été 2009. Les innovations concrètes essentielles sont les suivantes :
- Limitation du stockage à l'expérimentation et la démonstration : les réservoirs ne peuvent être autorisés que si la demande d'agrément est posée avant la fin 2015 et que les quantités annuelles stockées ne dépassent pas 3 millions de tonnes par réservoir et 8 millions de tonnes de CO2 à l'échelle fédérale ;
- Evaluation : la loi CSC sera évaluée dans son ensemble en 2017. Le Gouvernement fédéral élaborera alors un rapport pour le Parlement allemand. En cas d'évaluation positive du rapport, la technologie CSC pourra être utilisée à plus grande échelle ;
- Elévation du standard de prévention : pour les réservoirs de démonstration, des précautions doivent être prises contre les atteintes pour l'homme et l'environnement, selon les normes scientifiques et techniques actuelles ;
- Protection efficace contre les risques potentiels à long terme liés à l'exploitant ;
- Prise en compte globale d'autres revendications d'exploitation du sous-sol, comme par exemple la géothermie et les accumulateurs d'énergie [4] ;
- Si des terrains sont foulés et exploités pour les recherches, les droits des propriétaires du terrain seront mieux protégés.
- Dans le cadre de l'autorisation constitutionnelle, les communes concernées doivent recevoir une compensation financière.

Le projet de loi fait l'objet d'une délibération au sein du Gouvernement fédéral. Les Länder et associations sont aussi impliqués dans ce processus. Puis suivra le processus de vote parlementaire. Une décision définitive est attendue pour la fin de l'année 2010.

--

[1] CSC : capture et stockage de CO2 / Carbon capture and storage (CCS) en anglais : Les procédés CSC doivent permettre de séparer le CO2 des gaz résiduels des centrales thermiques (charbon notamment) et de le stocker durablement dans des couches souterraines de roche poreuse.

 

Lien vers l'article : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64115.htm

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 14:51

Article paru sur le site Yonne Lautre :

 

« Déchets à ménager » par Cécile Couraud, produit par le CNIID :
le Jeudi 12 aout, à 21h à Joigny **
par  Administrateurs du site
- 5 août 2010

« Déchets à ménager », un documentaire dérangeant sur
l’incinération et ses alternatives. Et pourtant, les constructeurs,
gestionnaires, collecteurs, exploitants et représentants des pouvoirs
publics contactés par Cécile Couraud, la réalisatrice, ont refusé de
répondre à ses questions, à ses demandes de tournage et même de visites
sans caméra. Pas une image d’un centre de tri, d’un incinérateur dans
ce documentaire de 52 mn produit par le CNIID, les coulisses de cette
industrie restent décidément bien (...)

->  http://yonne.lautre.net/spip.php?article1898

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 14:39

Paru sur l site « Le Particulier » :

Santé

Hier - 11:30

 

Dans un arrêt du 19 juillet 2010, le Conseil d'Etat vient de juger que le principe constitutionnel de précaution est applicable aux antennes relais de téléphonie et au droit de l'urbanisme.

Dans cette affaire, l'installation d'un pylône de relais de téléphonie était contestée par une association de riverains en raison des risques sanitaires potentiels. En cassation, le Conseil d'Etat juge que le principe de précaution s'applique même sans texte au droit de l'urbanisme, et donc à l'autorisation d'installer un pylône qui avait été contestée.
Pour la Haute juridiction administrative, il ressort que ce principe de précaution, tel qu'énoncé à l'article 5 de la Charte de l'environnement à laquelle le Préambule de la Constitution, s'applique même sans texte d'application et qu'il est directement applicable à une autorisation délivrée en droit de l'urbanisme.
Pour autant, le Conseil d'Etat a très précisément jugé dans le cas présent que la preuve du principe de précaution n'était pas rapportée.
Cette affaire dépasse la notion de danger lié à la proximité des antennes-relais. Le principe de précaution vise tous les risques sur la santé générés par les "champs magnétiques". Les associations de riverains,  les opérateurs et les pouvoirs publics vont devoir contribuer à la production de connaissances scientifiques sur le sujet. Cet arrêt marque donc le lien très fort les atteintes à l'environnement et les atteintes à la santé publique. Le principe de précaution a donc aujourd'hui une dimension sanitaire.

 Stéphanie ALEXANDRE

Lien vers l’article : http://www.leparticulier.fr/jcms/c_98261/plus-de-precaution-face-aux-antennes-de-telephonie-mobile?acid=c_34630l

 

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