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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:00

 

 

 

Extrait article paru dans "Le Monde.fr"

 

 

Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

| 31.07.10 | 13h25  •  Mis à jour le 01.08.10 | 12h30

Quelle est la cause de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde, menacent la biodiversité et la sécurité alimentaire de l'humanité ? Pour répondre à cette question, les autorités anglaises et écossaises viennent de lancer un programme d'une envergure sans précédent.

 

 

Un cheptel menacé partout dans le monde 

Une perte de 10 % du cheptel par saison est considérée comme normal chez les abeilles domestiques. Aux Etats-Unis et au Canada, cette proportion atteint en moyenne 30 % et peut être beaucoup plus importante localement. En Europe, le pourcentage de perte varie de 10 % à 30 %.

 

  

......

Rassemblés sous l'intitulé "Initiative pour les insectes pollinisateurs", neuf projets de recherche, qui bénéficieront d'un financement de 12 millions d'euros sur trois ans, tenteront d'apporter des réponses. "L'enjeu est à la fois de protéger la biodiversité - de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles."

Un tiers de l'alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

IMPACT DES PESTICIDES

Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd'hui de causes "multifactorielles", et d'interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l'uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines... Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor - surnommé le "vampire de l'abeille" - dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l'environnement, fonctionnement des abeilles en ville...

L'un d'eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l'université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. "Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l'exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l'orientation, la diminution de la capacité d'apprendre et de communiquer." Jusqu'à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L'équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans.

Elle tentera de mettre en évidence les effets d'un ou de plusieurs pesticides sur l'activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. "Nous nous focaliserons sur l'impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d'effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie." Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L'évolution des capacités d'apprentissage d'abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.....

Ce programme, mené en collaboration avec des apiculteurs écossais, doit durer trois ans.

Gaëlle Dupont

 Lien vers l'article : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/31/un-programme-sans-precedent-pour-elucider-la-surmortalite-des-abeilles_1394382_3244.html

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:35

 

 

Extrait article paru sur le site « Rue 89 » :

 

A Fos-sur-Mer, « pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? »

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 25/07/2010 | 21H28

Comment vit-on dans « la zone la plus polluée de France » ? Mal. Des médecins dénoncent l'« omerta » sur la santé des habitants. ….

 

(De Fos-sur-Mer) Cette terre située entre Marseille et Camargue vit depuis quarante ans enserrée parmi les usines. Deux petites communes, Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, comptant 25 000 habitants et 17 500 emplois, étouffent plus que les autres.

Pas moins de douze sites Seveso (présentant un risque d'explosion, d'émission de gaz toxiques ou d'incendie) et quelque 62 sites industriels sont recensés à proximité des habitations à l'ouest de l'étang de Berre. ….

Industries chimique, pétrochimique, métallurgique, gazière… émettent des polluants surveillés en permanence (NOx, ozone, CO2, dioxyde de soufre notamment) et d'autres mesurés occasionnellement (dioxines, benzène, métaux, hydrocarbures aromatiques, composés organiques volatils…). L'ensemble forme un cocktail aux impacts certains sur la santé des riverains, mais d'une gravité ignorée.

En l'absence de surveillance fine de ces populations, difficile d'accéder à une vérité chiffrée. L'Agence Régionale de Santé PACA reconnaît « manquer de données précises »… les associations en réclament pourtant depuis huit ans……

Pas de débat public alors que le plafond est dépassé

……

Véronique Granier-Dolot, riveraine de Rue89, salariée de la communauté de commune, m'a invitée à venir à Fos pour comprendre :

« Pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? Pourquoi tout le monde a de l'asthme ? Pourquoi tous les couples sont comme moi suivis pour des problèmes de fertilité ? »

« Véro » est un peu « marseillaise » dans son expression mais ses questions traversent nombre d'habitants. Comme Sandrine, secrétaire de l'association, dont la fille de 16 ans a de multiples malformations. Les médecins expliquent « en rigolant » que « ça doit être les restes de Tchernobyl » et lui conseillent d'envoyer sa fille prendre l'air ailleurs.

Pour comprendre, il faut des chiffres. Jacques Carle, bijoutier, que la multiplication des cancers chez des jeunes de son entourage a fini par affoler, a essayé de s'en procurer quand il a su que les poubelles de Marseille viendraient brûler dans son « paradis ». Il a créé un collectif Citoyen santé environnement de Port-Saint-Louis-du-Rhône et a réussi à se procurer des chiffres sur la mortalité par cancer à l'échelle des communes qui sont interdits d'utilisation faute d'accord de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), car le territoire est trop réduit.

En comparant ces chiffres à la moyenne départementale, il trouve une surmortalité de 11,4% des décès par tumeur, à Port-Saint-Louis-du-Rhône par rapport aux Bouches-du-Rhône, sur les années 2000-2002 et de 59,7% sur la période 2003-2005. L'Autorité Régionale de Santé (ARS) s'est penchée, à ma demande pressante sur ces chiffres, mais est restée très prudente : on ne peut pas « dire si ces évolutions sont statistiquement significatives ».

Le préfet : « Les ouvriers boivent et fument… »

Premier progrès à venir : l'ARS admet manquer de données précises et annonce la mise en place d'une « surveillance exhaustive de certains cancers peu fréquents, mais susceptibles d'être en lien avec l'environnement et les expositions industrielles, en particulier les hémopathies et les cancers des voies urinaires ». …

Des maladies dont les causes ne sont pas identifiables

Pour l'instant, impossible d'établir officiellement un lien entre la pollution et les cancers, et si un jour c'était le cas, qui paiera ? Comme le résume Véronique Granier-Dolot, avec lucidité :

« Si au moins on avait un problème comme l'amiante, ce serait simple : une cause, une pathologie, un responsable… Nous, comment prouver d'où viennent nos maux ? »

Pourtant, le docteur Vincent Besin, arrivé à Port-Saint-Louis avec son épouse, généraliste elle aussi, il y a huit ans, en provenance de Grenoble, constate que les gens sont « malades de la pollution ». Simple praticien sans engagement militant, il décrit ce qu'il a vu :

« La différence d'état sanitaire nous a sauté aux yeux. Ici, les patients ne connaissent que rarement la “paix naso-pharyngée” : on crache, on tousse, on se mouche toute l'année……

Cardiologue à Vitrolles et président de l'Association santé environnement France, le docteur Pierre Souvet réclame à cors et à cris des « registres cancer spatialisés » précis autour des zones concernées. En vain…..

La qualité de l'air mauvaise près de la moitié de l'année

Pour savoir ce qu'il y a dans cet air, j'ai interrogé Airfobep, l'organisme qui surveille la qualité de l'air dans l'est des Bouches-du-Rhône. Son directeur, Jean-François Moreau, confirme que « les polluants que l'on mesure ont des impacts sur la santé », mais que ceux-ci, bien sûr, varient selon l'exposition des individus, leur âge, leurs prédispositions. Il précise ce qu'il mesure :

  • Les particules en suspension : on considère qu'il ne faut pas dépasser la valeur réglementaire plus de 35 jours/an, sinon l'impact sur la santé est avéré. « Port-Saint-Louis tutoie déjà ce chiffre depuis début de l'année, et va les dépasser. »
  • « C'est une des rares zones en France où on a encore des dépassements de seuil d'information pour le dioxyde de soufre. » Pour l'ozone, le seuil d'information des populations est régulièrement dépassé, comme dans tout le département.
  • L'indice de la qualité de l'air est « bon » ou « très bon » entre 49% et 60% du temps, ce qui veut dire qu'il est « médiocre » à « très mauvais » entre 40% et 51% du temps.

Le directeur d'Airfobep résume :

« La spécificité de ce territoire est de cumuler sur peu d'espace tous les polluants. Des effets de ces cocktails sur la santé on ne sait pas encore grand-chose. C'est trop récent. »….

 

Un « Institut éco-citoyen pour la connaissance des pollutions » vient d'être créé par la communauté de communes Ouest-Provence. Son but ? « établir la paix par la science en connaissant précisément ces pollutions, dire ce qu'on sait et souligner tout ce qu'on ne sait pas », selon son directeur, Philippe Chamaret.

Notre riveraine Véronique Granier-Dolot en appelle au plus haut niveau de l'Etat :

« Sarkozy a dit en présentant son plan cancer qu'il voulait mieux connaître les risques environnementaux. Nous on est des cobayes depuis 40 ans, alors que les chercheurs viennent nous observer, on ne demande que ça ! »

Photos : vue sur les usines de la zone industrielle de Fos (Daniel Moutet), l'incinérateur de Fos-sur-Mer (Sophie Verney-Caillat/Rue89) ; plage de Fos-sur-Mer (Sophie Verney-Caillat/Rue89).

article complet : http://www.rue89.com/planete89/2010/07/13/a-fos-sur-mer-pourquoi-tout-le-monde-meurt-dun-cancer-158604

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:29

Article paru dans le journal de l'environnement :

Le retour de la terre noire

Le 13 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg

Depuis des siècles, les Indiens d’Amazonie enterrent de la poudre de charbon de bois pour fertiliser les sols, pauvres, de la région. Cette terre noire, terra preta en brésilien, n’a pas que des vertus agronomiques. Car le charbon de bois a aussi la capacité de stocker du CO 2.

Comment cela ? Pour fabriquer du charbon de bois, on décompose par la chaleur de la matière organique (bois, canne à sucre, céréales). Pour être efficace, l’opération ne doit pas produire de flamme. Intérêt climatique de l’opération, la moitié du dioxyde de carbone relâché lors de la production d’énergie est finalement stockée dans le charbon. Et n’en bougera pas avant des siècles. Autre intérêt : une fois enfoui, il capte le protoxyde d’azote et le méthane des sols, deux puissants gaz à effet de serre (GES).

Enterrer la poudre de charbon dans les sols trop pauvres à cultiver peut donc tout à la fois contribuer à étendre la superficie des terres arables et éponger une partie du gaz carbonique indésirable. Publiées jeudi 12 août, deux études font état des capacités carboniques de cette solution.

Commanditée par le ministère britannique de l’alimentation, de l’environnement et des affaires rurales (Defra, selon l’acronyme britannique), la première est le fruit des travaux d’une équipe de l’université d’Edimbourg (Ecosse). Elle estime que l’utilisation du « biocar » pourrait permettre au Royaume d’abattre, à l’horizon 2020, son bilan carbone de 1 à 6 million de tonnes de carbone par an, soit 3,67 à 22 millions de tonnes équivalent CO 2. Publiée dans Nature, une autre étude, coordonnée par l’Américain James Amonette (Pacific Northwest National Laboratory), a une vision plus globale. Elle estime en effet que l’enterrement du charbon de biomasse pourrait réduire de 1,8 milliard de tonnes équivalent CO 2 par an les rejets anthropiques de GES : l’équivalent des émissions 2009 de l’industrie lourde européenne.

 Lien vers l'article : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-retour-de-la-terre-noire,18595

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:15

Paru sur le site : Bulletins electronics.com

 

BE Allemagne 492  >>  23/07/2010

>> Sommaire 

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Energie
Avancée pour la loi d'encadrement de la capture et du stockage du CO2

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64115.htm 

Le gouvernement allemand va adopter un projet de loi encadrant la capture, le transport et le stockage durable de CO2 (CSC, [1]) émis par les centrales au charbon, une technologie à ses débuts qui permettrait de réduire l'impact sur l'environnement de ce mode de production très répandu dans le pays. Norbert Röttgen et Rainer Brüderle, ministres fédéraux respectivement de l'environnement et de l'économie, ont annoncé le 14 juillet 2010 s'être accordés sur les grandes lignes d'un projet de loi pour la démonstration et la mise en oeuvre des technologies CSC, qui sera précisé et adopté plus tard en conseil des ministres. L'accord prévoit que, dans un premier temps, seules des installations tests de stockage seront autorisées, avant une évaluation des résultats en 2017. A l'heure actuelle, Vattenfall Europe opère une centrale de démonstration utilisant cette technologie, et le groupe allemand RWE possède un projet similaire [2].

Selon Norbert Röttgen, "ce projet de loi donne un cadre juridique à l'expérimentation de la technologie CSC. C'est une contribution importante à la lutte contre le changement climatique sur les sites industriels allemands". Il affirme aussi que le gouvernement, en avançant pas à pas, rend ainsi justice aux préoccupations des associations de riverains et groupes environnementalistes, qui s'inquiètent des effets du stockage de CO2. Et M. Brüderle d'ajouter : "La lutte contre le changement climatique est une exigence globale. A cause de l'augmentation de la population mondiale et de la demande énergétique, les pays émergents et en développement ne pourront pas renoncer dans un futur proche aux sources énergétiques fossiles. C'est dans ce cadre que la technologie CSC est essentielle, car plusieurs milliards de tonnes de CO2 devront être stockées durablement durant les prochaines décennies. Notre accord donne à l'industrie allemande la chance de développer rapidement cette technologie clé et d'utiliser de nouvelles chances d'exportation mondiale". Ainsi, les centrales au charbon vont continuer pendant les prochaines décennies à fournir la plus grande part de la production électrique mondiale. La technologie CSC offre également une perspective pour une production industrielle moins émettrice de CO2, car les aciéries et industries chimiques ne pourront subsister sans aucune émission de CO2.

Le projet de loi réglemente, dans un contexte de standards environnementaux très élevés, les exigences de prospection et de stockage, la responsabilité de l'exploitant, la protection des parties prenantes et le suivi à long terme. La technologie peut être éprouvée de façon globale, excluant ainsi les risques et les atteintes à l'environnement. La proposition de loi a subi un remaniement profond depuis son abandon [3] durant l'été 2009. Les innovations concrètes essentielles sont les suivantes :
- Limitation du stockage à l'expérimentation et la démonstration : les réservoirs ne peuvent être autorisés que si la demande d'agrément est posée avant la fin 2015 et que les quantités annuelles stockées ne dépassent pas 3 millions de tonnes par réservoir et 8 millions de tonnes de CO2 à l'échelle fédérale ;
- Evaluation : la loi CSC sera évaluée dans son ensemble en 2017. Le Gouvernement fédéral élaborera alors un rapport pour le Parlement allemand. En cas d'évaluation positive du rapport, la technologie CSC pourra être utilisée à plus grande échelle ;
- Elévation du standard de prévention : pour les réservoirs de démonstration, des précautions doivent être prises contre les atteintes pour l'homme et l'environnement, selon les normes scientifiques et techniques actuelles ;
- Protection efficace contre les risques potentiels à long terme liés à l'exploitant ;
- Prise en compte globale d'autres revendications d'exploitation du sous-sol, comme par exemple la géothermie et les accumulateurs d'énergie [4] ;
- Si des terrains sont foulés et exploités pour les recherches, les droits des propriétaires du terrain seront mieux protégés.
- Dans le cadre de l'autorisation constitutionnelle, les communes concernées doivent recevoir une compensation financière.

Le projet de loi fait l'objet d'une délibération au sein du Gouvernement fédéral. Les Länder et associations sont aussi impliqués dans ce processus. Puis suivra le processus de vote parlementaire. Une décision définitive est attendue pour la fin de l'année 2010.

--

[1] CSC : capture et stockage de CO2 / Carbon capture and storage (CCS) en anglais : Les procédés CSC doivent permettre de séparer le CO2 des gaz résiduels des centrales thermiques (charbon notamment) et de le stocker durablement dans des couches souterraines de roche poreuse.

 

Lien vers l'article : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64115.htm

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 14:51

Article paru sur le site Yonne Lautre :

 

« Déchets à ménager » par Cécile Couraud, produit par le CNIID :
le Jeudi 12 aout, à 21h à Joigny **
par  Administrateurs du site
- 5 août 2010

« Déchets à ménager », un documentaire dérangeant sur
l’incinération et ses alternatives. Et pourtant, les constructeurs,
gestionnaires, collecteurs, exploitants et représentants des pouvoirs
publics contactés par Cécile Couraud, la réalisatrice, ont refusé de
répondre à ses questions, à ses demandes de tournage et même de visites
sans caméra. Pas une image d’un centre de tri, d’un incinérateur dans
ce documentaire de 52 mn produit par le CNIID, les coulisses de cette
industrie restent décidément bien (...)

->  http://yonne.lautre.net/spip.php?article1898

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 14:39

Paru sur l site « Le Particulier » :

Santé

Hier - 11:30

 

Dans un arrêt du 19 juillet 2010, le Conseil d'Etat vient de juger que le principe constitutionnel de précaution est applicable aux antennes relais de téléphonie et au droit de l'urbanisme.

Dans cette affaire, l'installation d'un pylône de relais de téléphonie était contestée par une association de riverains en raison des risques sanitaires potentiels. En cassation, le Conseil d'Etat juge que le principe de précaution s'applique même sans texte au droit de l'urbanisme, et donc à l'autorisation d'installer un pylône qui avait été contestée.
Pour la Haute juridiction administrative, il ressort que ce principe de précaution, tel qu'énoncé à l'article 5 de la Charte de l'environnement à laquelle le Préambule de la Constitution, s'applique même sans texte d'application et qu'il est directement applicable à une autorisation délivrée en droit de l'urbanisme.
Pour autant, le Conseil d'Etat a très précisément jugé dans le cas présent que la preuve du principe de précaution n'était pas rapportée.
Cette affaire dépasse la notion de danger lié à la proximité des antennes-relais. Le principe de précaution vise tous les risques sur la santé générés par les "champs magnétiques". Les associations de riverains,  les opérateurs et les pouvoirs publics vont devoir contribuer à la production de connaissances scientifiques sur le sujet. Cet arrêt marque donc le lien très fort les atteintes à l'environnement et les atteintes à la santé publique. Le principe de précaution a donc aujourd'hui une dimension sanitaire.

 Stéphanie ALEXANDRE

Lien vers l’article : http://www.leparticulier.fr/jcms/c_98261/plus-de-precaution-face-aux-antennes-de-telephonie-mobile?acid=c_34630l

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 11:10

paru sur le site journal de l'environnement

http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-eaux-francaises-saturees-en-pesticides,18386?token=40a711228fb793a059feda4cf10cd41e&xtor=EPR-9

Les eaux françaises saturées en pesticides

Le 29 juillet 2010 par Célia Fontaine

Le service de l’observatoire des statistiques du commissariat général au développement durable a publié, le 29 juillet, une étude sur les pesticides dans les milieux aquatiques. Il dresse un état de la contamination des cours d’eau et des eaux souterraines par les pesticides en 2007, en France métropolitaine. Les données proviennent des services de l’État, des établissements publics et de certaines collectivités locales, sous la responsabilité des agences de l’Eau.

Le document révèle qu’en 2007, les pesticides étaient présents dans 91 % des points suivis dans les cours d’eau et dans 59 % des points en eaux souterraines. Si les teneurs mesurées sont parfois faibles, elles traduisent très clairement une dispersion quasi-généralisée des pesticides dans les milieux aquatiques.

Il apparaît que le niveau de contamination est plus important dans les rivières (où la concentration totale en pesticides est supérieure à 0,5 μg/l sur 18 % des points de mesure) que dans les eaux souterraines (3,8 %). Les régions les plus touchées restent les zones de grande culture céréalière et viticoles. Les substances les plus fréquemment rencontrées sont des herbicides.

Les normes de qualité environnementales (NQE)[1] définies à ce jour ne sont pas respectées sur 11 % des points en cours d’eau et sur 18 % des points en eaux souterraines. « Deux tiers des quinze substances les plus rencontrées dans les cours d’eau – toutes des herbicides – ne sont pas, à ce jour, couvertes par une norme », rappelle l’étude. C’est le cas notamment du glyphosate et de son métabolite l’AmPA[2] qui sont respectivement les troisième et première substances les plus fréquemment quantifiées dans les rivières. Il peut y avoir des spécificités locales. Par exemple,

40 % des points de mesure situés dans la région Île-de-France ne respectent pas les normes à cause du diuron, qui est depuis 2008 interdit à la vente et moyennement soluble dans l’eau.

Dans le cas des eaux souterraines, près de 18 % des points suivis ne respectent pas les normes de qualité, dont près de 4 % au titre de la concentration totale en pesticides. L’ensemble du territoire métropolitain est concerné (sauf quelques zones en Bretagne, Massif central, Pyrénées, Alpes et Corse). L’essentiel de ces dépassements de normes est dû à l’atrazine déséthyl, principal métabolite de l’atrazine et dans une moindre mesure de l’atrazine elle-même, pourtant interdite d’usage depuis octobre 2003. « Sur les quinze pesticides les plus quantifiés en 2007, sept sont des métabolites et cinq sont interdits d’usage en 2007 », précise le rapport.

Les autres molécules frappées d’interdiction (comme le lindane, pesticide qui était utilisé en agriculture et dans les produits pharmaceutiques pour le traitement de la gale et l’élimination des poux) sont en baisse sensible, mais elles ne disparaissent pas totalement des milieux aquatiques. Cela peut s’expliquer par le fait que les produits restent longtemps dans les nappes dont les eaux ne sont renouvelées qu’au bout de plusieurs voire plusieurs dizaines années.



[1] NQE fixées par les autorités européennes ou nationales afin de prendre en compte les pesticides dans l’évaluation de l’état des eaux au regard de la directive cadre sur l’eau 2000/60/CE

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:01
Réduction des déchets en Seine et Marne.
Qu’en est-il de la pesée embarquée ?
Exemple en Bourgogne
Article paru sur le site Yonne Lautre :
Pesée embarquée Déchets 89 & Bourgogne Brèves

jeudi 29 juillet 2010 par Administrateurs du site

Forum

  • Pesée embarquée Déchets 89 & Bourgogne Brèves : des poubelles à puces dans 19 communes

29 juillet 2010, par Administrateurs du site

9500 habitants seront concernés par la tarification incitative au tri des déchets, à partir de septembre 2010.

C’est la communauté de commune de l’Aillantais qui a signé ce contrat pour 4 ans avec plastic Omnium Environnement. Le phénomène est en pleine expansion ; 3 autres groupements de communes ont fait le même choix, dans l’Ain, dans le Territoire de Belfort et en Haute-Loire. Au total, 400.000 Français sont concernés par ce type de dispositif.

http://bourgogne-franche-comte.fran...

 Lien vers l’article : http://yonne.lautre.net/spip.php?article4370

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 11:09
Article paru dans le journal Le Parisien :
La sécheresse gagne du terrain

 FLORE MABILLEAU | 21.07.2010, 07h00

Exit l’arrosage des pelouses, le lavage de la voiture ou la vidange de la piscine. Une partie des habitants de la Seine-et-Marne doit respecter de nombreuses restrictions de l’usage de l’eau. Les autres doivent faire très attention. « Pour le moment, l’été est plus sec que l’année dernière. Les seuils de crise renforcée ont été franchis avec un mois d’avance, commente Cécile Rousseau, chef du service environnement et prévention des risques de la Direction départementale du territoire.

Il faut donc limiter les consommations d’eau dès maintenant sur l’ensemble du département. Si les conditions pluviométriques ne s’arrangent pas, les restrictions d’eau seront plus fortes d’ici à août. »

La petite rivière du Fusain, dans le sud du département, vient de franchir le « seuil de crise renforcée », rejoignant ainsi la nappe de Champigny, dans une situation identique depuis le 30 avril. Les habitants, collectivités et entreprises de 180 communes sont concernés par des restrictions drastiques : plus d’alimentation des fontaines publiques, de lavage des voiries, d’arrosage des massifs de fleurs, de remplissage de la piscine privée, etc.*

Quant aux cours d’eau du Grand Morin, du Petit Morin et de l’Orvanne, ils ont dépassé « les seuils d’alerte ». Les habitants des 105 communes sont donc eux aussi appelés à limiter leur consommation d’eau (lavage des véhicules et des voiries interdits, etc.). Attention, les contrevenants s’exposent à 1500 € d’amende, montant multiplié par deux en cas de récidive. Car la situation, sans être dramatique, exige beaucoup de vigilance.

« Pour les cours d’eau, il existe un risque naturel, celui de dégrader la faune et la flore, explique Cécile Rousseau. Par ailleurs, la nappe de Champigny alimente en eau potable de nombreuses communes. Si la situation se détériore, certains forages peuvent être amenés à avoir des difficultés. » Cette nappe, qui représente l’or de la Seine-et-Marne, est en restrictions régulières depuis 2005 « pour des raisons structurelles — les prélèvements sont trop importants — et des problèmes conjoncturels liés à la pluviométrie. Les recharges hivernales ont été trop faibles », détaille la Direction départementale du territoire. Cette nappe phréatique, surexploitée, alimente en effet en eau potable un million de Franciliens, dont la moitié de Seine-et-Marnais mais aussi des Parisiens, des Essonniens et des Val-de-Marnais. Des actions de sensibilisation auprès des agriculteurs, collectivités ou entreprises sont menées pour limiter la consommation d’eau. Pour aller plus loin, une réflexion est actuellement en cours au niveau régional pour repenser la place stratégique de la nappe de Champigny dans l’alimentation en eau potable des Franciliens.

* Pour connaître l’ensemble des restrictions d’eau des communes concernées, sur le Web au www.seine-et-marne.equipement-agriculture.gouv.fr ou par téléphone au 01.60.56.71.71.

Lien vers l’article : http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/la-secheresse-gagne-du-terrain-21-07-2010-1007586.php

 

Articles sur le même sujet :

http://adenca.over-blog.com/article-seine-et-marne-nappe-du-champigny-toujours-pas-assez-d-eau-47942062.html

http://adenca.over-blog.com/article-34155312.html

 

 

 

 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 15:58

Article paru sur le site : « Que Choisir » :

20/4/2010

Quelle eau boire ?

Eau du robinet, eau en bouteille ou eau filtrée à domicile, quelle eau boire ? Le choix n'est pas toujours facile, tant les informations sont multiples et contradictoires, les publicités influentes et les intérêts économiques puissants.

L'eau du robinet

C'est un paradoxe. L'eau du robinet suscite de la méfiance bien qu'elle soit très contrôlée. Sauf cas particuliers peu fréquents, c'est une eau potable, c'est-à-dire conforme aux exigences sanitaires définies par décret. Cinquante-quatre paramètres différents font l'objet d'une surveillance et sont régulièrement contrôlés. Ce sont les services Santé et Environnement des DDASS, les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales, qui en sont chargés. Localement, les services responsables des usines de traitement pour la potabilisation et des réseaux de distribution font également leur propre suivi. Il est quasi permanent sur les grands réseaux qui alimentent de grandes villes ou les communautés de communes, moins fréquent sur les petits réseaux qu'on peut trouver en zone rurale. Mais les grandes alertes sur la dégradation de la qualité de l'eau du robinet lancées dans les années 1990 par « Que Choisir », dès 1990 d'ailleurs pour les nitrates, puis pour les pesticides, ne sont plus d'actualité. Depuis, les stations de traitement se sont multipliées, les captages d'eau potable pollués par les nitrates et/ou les pesticides sont régulièrement abandonnés. Si les rivières et les nappes souterraines sont toujours très contaminées, la pollution de l'eau du robinet par les nitrates devient rare, et les dépassements de normes sur les pesticides peu fréquents. Concernant le plomb au robinet, un problème soulevé en 1999 par « Que Choisir », la réglementation s'est durcie. La limite réglementaire a été abaissée de 50 à 25 µg/l (microgrammes par litre) pour l'eau potable, et les branchements publics en plomb doivent être remplacés au plus tard en 2013 (le programme est d'ailleurs bien avancé). Le problème peut encore concerner des immeubles anciens, quand des conduites intérieures en plomb desservent des cuisines. En cas de doute, il faut éviter de consommer le premier jet du matin. C'est en effet quand l'eau stagne dans les canalisations qu'elle peut se charger en plomb, il faut donc la laisser couler quelques instants avant la première utilisation de la journée. Sauf cas particuliers, l'eau du robinet est donc potable et de qualité……

Article complet : http://www.quechoisir.org/guides-d-achat/Quelle-eau-boire/69B6DE7E121D573CC125770A005392A6.htm

 

 

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