gestion équilibrée, concertée et durable de la ressource en eau.
Bien que nos rivières soient polluées comme notamment La Beuvronne (considérée par certains comme un égout à ciel ouvert) il semblerait qu’aucun Sage ne soit en projet sur notre secteur.
Qui se préoccupe de l’environnement dans notre secteur ?
Demandons à nos élus de se pencher sur ce dossier.
Article paru le 23/7/2009 sur le blog NE77
Et où en est votre SAGE
(Schéma de Gestion et d’Aménagement de l’Eau)
Il n'existe en Seine-et-Marne que quatre SAGE, en cours d'élaboration ou de mise en oeuvre : SAGE "Yerres" 121 communes dont 98 en Seine-et-Marne SAGE "Nappe de Beauce" 747 communes dont 80 en Seine-et-Marne SAGE "Deux Morin" 175 communes dont 103 en Seine-et-Marne SAGE "Nonette" 33 communes dont 1 en Seine-et-Marne
Ils comptent 282 communes en Seine-et-Marne. Ils sont donc loin de couvrir les 514 communes que compte ce département !
Certes l'élaboration d'un SAGE est facultative. Et pourtant, instauré par la loi sur l'eau de 1992, le SAGE est un document de planification à l'échelle d'un bassin versant qui va permettre de décliner au niveau local le SDAGE (schéma directeur d'aménagement et de gestion de l'eau du bassin Seine-Normandie par exemple) et d'élaborer de façon décentralisée et concertée des outils ayant pour objectif la recherche d’une gestion équilibrée, concertée et durable de la ressource en eau.
On nous refait le coup de la vignette automobile !
Les propositions de la commission Rocard, dévoilées ce jour dans la presse, suggèrent la mise en place d'une taxe carbone accompagnée de compensations très partielles pour les consommateurs et qui reviennent à prendre de l'argent aux ménages pour le donner aux entreprises. Adopté tel quel, ce dispositif installera un prélèvement de plus en plus lourd sur les particuliers et heurtera durement le pouvoir d'achat.
……
Pour l'UFC-Que Choisir, ce dispositif présente deux carences rédhibitoires :
- Un hold-up fiscal sur le mode de la vignette automobile des années 1960-1970 : le caractère partiel et conditionné des compensations a une conséquence indiscutable : l'Etat va prélever plusieurs milliards d'euros sur les consommateurs, leur restituera une partie et en gardera une part substantielle pour son budget général ou pour baisser les taxes sur les entreprises. Il ne fait nul doute que plus la taxe augmentera, car c'est sa vocation, plus l'Etat captera la recette fiscale au détriment des consommateurs.
Ce choix de politique publique est analogue à celui de la vignette automobile. La création de la vignette était initialement motivée par la volonté de garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans via un fonds national de solidarité. On sait ce qu'il en est advenu dans les années 1970 : ce fonds national a été de moins en moins abondé et la vignette ne finançait plus ce pourquoi elle avait été créée.
- On prend de l'argent aux particuliers pour le donner aux entreprises: la commission Rocard veut limiter les compensations accordées aux ménages et d'abord utiliser la recettefiscale pour financer la suppression de la taxe professionnelle. De fait, il s'agit de taxer lesconsommateurs pour baisser les coûts des entreprises. Comme le craignait l'UFC Que Choisir depuis plusieurs mois, cette taxe carbone n'est rien d'autre qu'une mesure de TVA sociale déguisée sous un apparat écologique.
L'UFC-Que Choisir combattra ces propositions qui, si elles étaient adoptées par le gouvernement, constitueraient le pire des scénarios pour le pouvoir d'achat des consommateurs.
Pour l'UFC-Que Choisir, la seule voie de passage acceptable est le dispositif du chèque vert où l'ensemble des recettes fiscales est restitué aux consommateurs, sous la forme d'une allocation qui maintient une incitation individuelle tout en tenant compte des disparités des ménages….
Comment les générations futures vont-elles se nourrir ?
Paru sur le site de l’Association Ensemble Agir pour mieux vivre Villeneuve le Comte
Comme en témoigne l’article du Parisien (voir article ci-dessous), contrairement à ce que certains pouvaient penser, le projet d’accueillir une épreuve de Formule 1 n’est pas entièrement abandonné sur le secteur.
En effet, des quatre projets initiaux il n’en resterait plus que deux aujourd’hui : celui de “Sarcelles Val de France” porté par J.P.Beltoise et celui du Val d’Europe porté par Alain Prost.
D’un point de vue écologique, le projet du Val d’Europe est, du fait des infrastructures déjà existantes (hôtel, routes …), classé en pole position, alors que celui de Sarcelles aurait pour conséquence directe la disparition d’une coulée verte.
En revanche, celui de Sarcelles bénéficie déjà d’un soutien affirmé du conseil général et surtout de son Député-maire, alors que celui du Val d’Europe souffre des contradictions de ses élus dont le cœur balance entre économie et électoralisme, le tout sur fond de velléités politiques et de conquête de pouvoirs locaux.
Bref, à ceux qui croyaient pouvoir crier victoire, il leur faut aujourd’hui savoir qu’il est des créatures à deux têtes, qui, tel le phénix, renaissent toujours de leurs cendres et pour qui, seul compte, le doux bruit des royalties.
N’oublions pas que notre territoire sera de plus en plus en proie aux projets de constructions de toutes sortes qui, « pour notre bien », veulent nous bétonner à outrance et repousser les limites de Marne la Vallée en direction de Coulommiers (projet initial des années 80).
Alors, à l’instar de l’association Court-circuit du Val d’Europe (voir courrier ci-dessous), sachons rester vigilants !
Article paru sur le site Court Circuit Val d'Europe
Association des 3 collectifs "Val d'oise sans F1","Flins sans F1" et "CCVDE"
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les 3 collectifs d’Ile de France « Val d’Oise sans F1 », « Court Circuit Val d’Europe » et « Flins sans F1 », se sont réunis mardi 21 juillet à Domont (95).
Ils ont réaffirmé leur opposition catégorique à toute implantation d’un nouveau circuit de Formule 1 en Ile de France totalement contraire à l’esprit duGrenelle de l’Environnement. Plusieurs actions communes sont envisagées dans les prochaines semaines. D’ores et déjà, un rendez-vous est demandé au Préfet de Région Ile de France par les 3 collectifs.
Pour de plus amples informations sur les différents projets combattus, les 3 collectifs invitent les Franciliens à consulter leurs sites internet :
Ce jour marque l'échéance pour la mise en conformité avec les règles communautaires des décharges implantées dans l'Union européenne qui ne répondent pas aux normes. Les États membres ont eu huit ans pour faire en sorte que les sites existant avant que la législation européenne sur les décharges ne soit applicable soient mis aux normes ou simplement fermés. La Commission a écrit à tous les États membres pour leur rappeler les obligations qui leur incombent et pour recueillir des données sur la mise en conformité. Ceux qui sont en infraction avec la législation pourront faire l'objet d'une action en justice. Les décharges ne répondant pas aux normes constituent un danger pour la santé publique et pour l'environnement. Elles peuvent être à l'origine d'émissions dans l'atmosphère et d'odeurs, polluer le sol et l'eau et contaminer les eaux souterraines. À partir d'aujourd'hui, les États membres sont également tenus de réduire de moitié par rapport aux niveaux de 1995 les quantités de déchets municipaux biodégradables mis en décharge.
M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «les décharges mal gérées et incontrôlées constituent un danger pour la santé publique et pour l'environnement. À compter de ce jour, on ne devrait plus en parler qu'au passé. Les États membres ont eu huit ans pour faire en sorte que leurs décharges répondent aux normes de l'UE. Il leur appartient de garantir les niveaux les plus élevés de protection des citoyens et de l'environnement.»
Délai pour la mise en conformité avec les règles de l'UE des décharges ne répondant pas aux normes
À partir du 16 juillet 2009, tous les États membres de l'UE n'ayant pas bénéficié de prorogations doivent veiller à ce que les décharges ne répondant pas aux normes et exploitées avant l'introduction de la directive relative aux décharges1répondent aux exigences de cette directive.
La directive vise à éviter ou à atténuer les effets nuisibles de la mise en décharge des déchets pour l'environnement, et notamment pour les eaux de surface, les eaux souterraines, le sol, l'air et la santé publique, et fixe des lignes directrices strictes pour la gestion des sites.
….Les statistiques les plus récentes, réunies en 2008, concernent les 12 nouveaux États membres et ont révélé l'existence d'environ 1 600 décharges ne répondant pas aux normes. Une image plus précise de la situation dans tous les États membres devrait émerger vers la fin de l'année, lorsque les données complètes auront été reçues. La Commission procède maintenant au contrôle de la conformité dans l'ensemble de l'UE. Si des sites nationaux non-conformes aux normes européennes continuent à être exploités, la Commission envisagera une action en justice contre les États membres concernés.
Récemment, la Commission a intenté une action enjustice contrel'Espagne,la France, l'Italie, l'Irlande et la Grèce.La Cour de justice des Communautés européennes a estimé que ces pays n'avaient pas respecté les obligations qui leur incombent en matière d'élimination des déchets. La Commission suit attentivement les efforts mis en œuvre en vue d'appliquer la législation de l'UE en matière d'environnement.
Nécessité de disposer de décharges gérées et contrôlées correctement
Les sites de décharge qui ne sont pas gérés correctement peuvent présenter des risques graves pour la santé publique et pour l'environnement.
Les décharges sont des sources de lixiviats et de méthane.Les lixiviats, c'est-à-dire le liquide qui s'écoule d'un site de décharge, peuvent contaminer les eaux souterraines et les rendre impropres à la consommation humaine. Les déchets biodégradables, dont font partie les déchets de jardin et de cuisine, ainsi que les déchets alimentaires, peuvent produire du méthane, gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone qui contribue fortement au changement climatique. Le gaz des décharges est responsable de plus de 2 % des émissions de gaz à effet de serredans l'UE. La directive relative aux décharges a fixé des exigences sévères pour les lixiviats et les émissions de gaz des décharges.
Objectifs de réduction pour la mise en décharge des déchets municipaux biodégradables
À partir d'aujourd'hui, les États membres doivent également réduire de moitié, par rapport aux niveaux de 1995, la quantité de déchets municipaux biodégradables qui est mise en décharge.….
Les déchets biodégradables représentent environ 40 % des déchets municipaux dans l'ensemble de l'Europe.La mise en décharge reste la méthode la plus courante pour éliminer les déchets municipaux dans l'Union européenne élargie. L'incidence négative potentielle de cette méthode d'élimination pourl'environnement est bien connue. En décembre 2008, la Commission a publié un Livre vert (voirIP/08/1879) en vue d'examiner la nécessité d'une nouvelle législation qui pourrait contribuer à transférer davantage de déchets biodégradables des décharges vers le recyclage et la valorisation énergétique.
Un certain nombre d'États membres qui avaient essentiellement recours à la mise en décharge en 1995 (mise en décharge de plus de 80 % des déchets municipaux) ont bénéficié d'une prorogation de quatre ans de l'échéance, qualifiée de dérogation. Ils doivent réduire cette quantité de 25 % d'ici à 2010, puis atteindre l'objectif de 50 % d'ici à 2013. Les États membres concernés sont les suivants: Bulgarie, Chypre, République tchèque, Estonie, Grèce, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Royaume‑Uni.
Article paru sur le site de la DRASS Ile de France
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SURvol, une étude pour les populations riveraines des 3 plate-formes aéroportuaires d’Ile-de-France
Le 3ème comité de pilotage de l’étude SURVOL destinée à la surveillance sanitaire et environnementale des plates-formes aéroportuaires de Roissy, Orly et le Bourget s’est réuni le 9 juillet 2009 sous l’égide du Préfet de région. A cette occasion, il a donné son feu vert pour une mise en œuvre immédiate de l’étude, pour une période de 4 ans. L’étude s’inscrit dans le cadre du Plan Régional Santé-Environnement.
La problématique de l’eau : les objectifs de la directive cadre européenne risquant de n’être atteints qu’en 2027 au lieu de 2015
Illustration par le cas de la situation du bassin versant de l'Yerres. Des mares et des zones humides disparues ; des eaux de surface et de la nappe de Champigny gorgées de nitrates et de pesticides ; des stations d'épuration déficientes ;des rivières et rus pollués ; leurs zones d'expension des crues et la végétation de leurs berges supprimées ; ces rus et ces rivières qui ne seront pas à même, avant longtemps, de jouer leur rôle d'auto-épuration tel qu'il serait nécessaire avec les nouvelles stations d'épuration écologiques... on le savait, mais c'est encore pire qu'on ne le pensait.
Lire à ce propos l'article détaillé publié par l'association Villages Solidaires de Lumigny-Nesles-Ormeaux, en se basant sur le diagnostic rendu par la Commission Locale de l'Eau (CLE) dans le cadre de l'élaboration du Schéma d'Amenagement et de Gestion de l'Eau (SAGE) du bassin versant de l'Yerres :
TOUTES NOS ACTIONS POUR RECONSTITUER AUTANT QUE POSSIBLE LES MILIEUX AQUATIQUES NATURELS AU LIEU DE POURSUIVRE LEUR DESTRUCTION SONT DONC PLUS QUE JAMAIS URGENTES ET LEGITIMES.
ON PEUT TOUJOURS RECYCLER LES ORDURES [2002] , 240 pages sous couv. ill., 125 x 190 mm. Collection Série Noire (No 2639), Gallimard -rom. ISBN 2070499715.
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À Hoellic, Morbihan, le boulot de maire ne sent pas la rose : dans une campagne où les agriculteurs cherchent désespérément des débouchés honorables pour les déjections de leurs bestiaux, Solenn Triquenot préside le syndicat pour la collecte et l’élimination des ordures. Les comptes sont louches, les décharges fuient, l’incinérateur égare ses cendres toxiques. Quand l’homme de la présidente périt dans son poulailler industriel, c’est signe que les entreprises contractantes ont cessé d’opérer en douceur.
15 personnes étaient présentes, dont 1 seul Maire ( Mr Soudar), 1 représentante de la SEPANSO et1 représentante de Coteaux de Jurançon Environnement.
….
-Article des Echos du 18 juin 2009 sur l’enfouissement du CO2 que les 2 associations pour la protection de l’Environnement avaient souhaité porter à l’ordre du jour .
Mr AIMARD ( TOTAL ) le trouve « correct ». Outre le projet pilote de Jurançon, il présente les quatre autres projets français : ALSTOM, VEOLIA, ARCELOR ( qui attend 400 millions d’euros d’aides publiques) et un gros projet TOTAL, GDF, SUEZ, au large des côtes normandes, pour enfouir le CO2 de tout le site du bassin du Havre.
TOTAL est associé à la Faculté de Pau pour des recherches sur la géothermie. C’est une technologie connue, maîtrisée, à laquelle TOTAL ne se consacre pas car occupé par d’autres énergies ( le pétrole en particulier)
I)Arrêté préfectoral
- Phase de post-autorisation ; elle est caractérisée par la récapitulation des travaux suivants :
·à Lacq, la chaudière a été mise au point avec AIR LIQUIDE qui fournira l’oxygène au 1er juillet 2009
·à Jurançon, la canalisation amenant le gaz de Lacq a été testée et séchée. L’oxycombustion du CO2 est prévue le 30 juin 2009 et durera 3 semaines.
·Les gaz naturels émanant du sol ont été répertoriés
-La SEPANSO demande que les résultats de ces travaux soient communiqués aux membres de la CLIS.
Le 20 juillet 2009 serait la date d’une possible injection de CO2 à Jurançon mais elle dépend des inspections et de leurs résultats. Il est donc plus probable que cette injection se fasse durant la 2ème quinzaine du mois d’Août.
La SEPANSO dénonce l’inadaptation entre la non-connaissance actuelle des bio-indicateurs des études environnementales et de l’injection envisagée quand même !
II)Mesures et dispositions réglementaires préalables à l’injection :
-Les garanties financières données par TOTAL à l’Etat ont été adressées au Préfet soit 7 millions d’euros
-La liste des dispositifs permettant d’assurer la sécurité est faite
-Exercices de Sécurité sur le Site Rousse1 : un exercice d’alerte devait se dérouler le 1er Juillet 2009 à 9h ;il n’a pas eu lieu !!!
- Information des populations
III) Information des populations, au moyen d’une plaquette accompagnée d’informations de secours, présentant :
·les risques pressentis pour le pilote CO2
·les conclusions des différents scénarios d’accidents
·les mesures prises en cas d’accident
Nous demandons que cette plaquette soit soumise à examen à la CLIS.
Nous demandons que l’information du public soit faite par les Mairies mais aussi par voie de presse car les riverains ne sont pas les seuls concernés par un danger ; les touristes et les promeneurs le sont aussi.
-Dispositions préalables :
Un dossier a été remis à l’Administration sur les canalisations ( raclage et réfection). Nous signalons la fragilité du pipe-line : les sites de Lacq et Rousse1 sont sécurisés par une clôture, alors que le pipe, sur 27 km, est de l’emprise industrielle puisqu’il n’est pas clôturé, simplement signalé, seules les parties aériennes sont protégées par un grillage.
-Plan de surveillance remis la 1ère quinzaine de Juillet
·suivi sismique
·gaz du sol
·suivi des eaux, de la faune et de la flore.
La SEPANSO demande à connaître les résultats de ces études.
CJE remarque que le long terme n’est pas traité ; TOTAL avoue ne pas l’avoirenvisagé ; le Président de la CLIS propose qu’on le traite dans les années à venir…
-Communication externe
·Sur le site de Jurançon, un local sera réservé aux visites des riverains, avec boîte aux lettres pour recevoir leurs observations, accompagné d’un site internet pour les réponses aux questions.
·L’inauguration officielle du site est prévue à l’automne, date indéterminée.
·Marie Laure LAMBERT lit le texte de l’INERIS et demande que cette pièce soit versée au dossier. Elle dénonce, une fois de plus, le choix du BRGM, comme seul expert.
Mr AIMARD promet que l’INERIS sera invité au Comité de Suivi scientifique en septembre/octobre 2009.
·L’association dénonce l’absence, à cette réunion, du Maire de Jurançon qui devait nous expliquer le partenariat avec TOTAL qui a rapporté à sa commune 1.500.000 euros. Elle réclame la présence de Mr BERNOS à la prochaine CLIS de Novembre 2009.
·Coteaux de Jurançon Environnement demande à TOTAL de ne plus dire et écrire que l’enfouissement du CO2 se fera à Lacq ou à Rousse1 mais bien à Jurançon. L’industriel répond qu’il ne cite pas Jurançon pour ne pas nuire à la réputation du vignoble. La Présidente de CJE relève que l’injection du CO2 est donc reconnue par TOTAL, lui même, comme néfaste à la production viticole d’AOC Jurançon et à l’économie jurançonnaise.
Après visite des sites de l’usine de Lacq et de Rousse1, la réunion est terminée à 18h
Article paru le 20 juillet 2009 sur le site de Terraeco
Rédacteur Karine Le Loët journaliste à Terra eco (Paris)
Séquestration carbone : le point sur les projets
La France, comme d’autres pays, s’est engagée dans la course à la séquestration carbone, notamment en soutenant l’expérience de Total à Lacq, dans les Pyrénées Atlantiques. Petit tour d’horizon des projets en cours, alors que les discussions vont toujours bon train sur le bien fondé et les dangers éventuels de ce procédé technique.
………
La séquestration et le stockage de carbone (CSC) part d’une idée simple. Si le dérèglement climatique est dû – entre autres - au relâchement de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, pourquoi ne pas pomper le gaz fautif à la base plutôt que de le relâcher ? En captant par exemple le CO2 directement à la cheminée de l’usine avant d’aller l’enfouir loin sous la terre ou la mer, là où il ne pourra plus s’échapper. Simple oui. Du moins, a priori... Car la technique est plus complexe qu’elle n’en a l’air. Coûteuse, elle demande une consommation de combustibles fossiles accrue (il faut de l’énergie pour capter, transporter et stocker le carbone). Pis, pour les associations de protection de l’environnement, elle détourne les financements des énergies renouvelables, vraie solution à la crise énergétique.
Mais la CSC est surtout loin d’être au point. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), la technologie ne sera disponible à grande échelle qu’en 2030 et fiable... qu’en 2050. En attendant, la France s’est lancée dans la recherche. A renforts de gros sous. En 2008, suite au Grenelle de l’environnement, le gouvernement a lancé un fonds de recherche de 400 millions d’euros réservé au développement des nouvelles technologies de l’énergie. Au cœur de cette cagnotte, 100 millions d’euros ont été affectés à la CSC.Trois projets sont sur les starting blocks.
- Total à Lacq (Pyrénées Atlantiques)
C’est le premier projet pilote français à tester la chaîne complète du processus CSC. Depuis le captage sur la cheminée d’usine jusqu’au sol de stockage. Autorisation du préfet en poche depuis fin mai, Total devrait mettre en route la machine dans les mois qui viennent. Le projet doit tester la méthode dite d’oxycombustion. En clair, il s’agit de remplacer l’air circulant dans la chaudière par de l’oxygène pur. Au bout du conduit, on obtient alors moins de fumée mais une fumée très concentrée en CO2 et plus facile à capter. Le CO2 est alors acheminé par pipeline. Direction : le puits de Rousse, à 27 kilomètres de là. Le CO2 sera alors injecté à 4 500 mètres en lieu et place du gaz naturel qui occupait autrefois les alvéoles de la roche poreuse. Garantie de sécurité, assure Total, cette roche est située sous 2 000 mètres d’argile et de marne qui ont "déjà résisté à la formation des Pyrénées". Ce projet dans lequel Total a investi 60 millions d’euros, est destiné à capter et à séquestrer 150 000 tonnes de CO2 pendant les deux ans que durera l’expérience. Mais l’objectif ultime du pétrolier est d’acquérir un savoir-faire unique en matière de captage de CO2... et d’exporter cette compétence.
Deux associations, Coteaux de Jurançon Environnement et la Sepanso soutenue par France Nature Environnement, s’opposent à ce "projet inutile, coûteux, et à risques pour les riverains". Elles dénoncent le choix aberrant du puits de Rousse comme lieu de stockage. "Nous sommes sur la faille pyrénéenne, sur une zone sismique, souligne Marie-Laure Lambert, membre du réseau juridique de FNE. On ne sait pas si, à long terme, les failles ne vont pas se rouvrir. S’il y a un accident et une évacuation brutale de gaz, le CO2 peut devenir mortel à partir d’une concentration de 20% dans l’atmosphère. Et c’est un gaz indolore et indétectable. Quelqu’un peut le respirer sans s’en rendre compte." L’association souligne aussi le risque pour les sols, dans cette région viticole. "Par les micro-fissures du sol, il peut y avoir des remontées de CO2 et une acidification des sols."Les associations ont attaqué l’autorisation préfectorale le 13 juillet pour demander l’annulation du projet.
Veolia Environnement à Claye Souilly (Seine et Marne)
Annoncé en mars 2008, le pilote de captage et de stockage géologique de CO2 est toujours dans les tuyaux. Il doit voir le jour à Claye Souilly, en région parisienne. Là, la branche "Propreté" du groupe s’occupe déjà du stockage de déchets non dangereux. D’une pierre deux coups. Veolia s’attèlera désormais à capter le CO2 issu de la valorisation de ces déchets. En effet, lorsque les déchets se décomposent, ils émettent du biogaz. Chauffé, celui-ci produit de la vapeur qui, en entraînant une turbine, fabrique de l’électricité. Sauf que la combustion dubiogaz émet aussi du CO2. Veolia s’est donc promis de le récupérer avant de l’injecter dans un aquifère salin. "A 1 500 ou 2 000 mètres de profondeur dans le cas du bassin parisien, [ils] présentent des caractéristiques optimales pour le retenir", souligne le service de communication de l’entreprise. Actuellement, l’entreprise achève de mesurer la faisabilité(technique, environnement, santé, économique, juridique…) du projet et mène notamment des études géologiques pour s’assurer de l’étanchéité du réservoir. L’entreprise promet de capter et stocker ainsi 200 000 tonnes de CO2 par an et de devenir ainsi le site français le plus important dans le secteur. "Si ce programme est concluant, ses applications serontdéveloppées au niveau mondial", souligne Veolia.
Là aussi les riverains se rebiffent. L’association de défense de l’environnement de Claye Souilly et ses Alentours (Adenca) soutenue par France Nature Environnement demande notamment une explication publique et des renseignements sur les risques encourus. "Nous n’avons aucune information, ni de Veolia, ni de la DRIR, ni des élus. C’est une véritable Omerta, souligne Mireille Lopez, présidente d’Adenca. On va servir de cobayes et on n’aura pas notre avis à donner." L’association ne cache pas son inquiétude. "Ça va être le premier projet français dans des aquifères salins. Il y a eu quelques essais fait en Norvège mais dans la mer et pas dans un secteur aussi densément peuplé. La couche dans laquelle le CO2 va être injecté couvre tout le bassin parisien, et c’est un véritable gruyère. On ne sait pas où le CO2 risque de ressortir", s’alarme Mireille Lopez.
les projets de plan régionaux d’élimination des déchets
vous avez jusqu'au :
- samedi 18 juillet pour le PLAN REGIONAL D’ELIMINATION DES DECHETS MENAGERS ET ASSIMILIES
- vendredi 31 juillet pour le PLAN REGIONAL D’ELIMINATION DES DECHETS DANGEREUX et PLAN REGIONAL D’ELIMINATION DES DECHETS D’ACTIVITE
DE SOINS A RISQUES INFECTIEUX
(pour plus d’informations voir article qui précède)
En quelques mots le plan d’élimination des déchets ménagers et assimilés a des objectifs très modestes quant à la réduction des déchets en Ile de France
Par habitant et par an :
2005 : 490 kgs, 2014 : 465 kgs, 2019 : 440 kgs
soit réduction de 10 % en 10 ans
Nous tenons également à vous informer de notre grande inquiétude quant :
- Au risque de prolongation de la durée d’exploitation de la décharge de déchets dangereux deVilleparisisau-delà de 2020, cette décharge fonctionnant déjà depuis plus de 30 ans.
- Au risque de prolongation de la durée d’exploitation de la décharge de déchets ultimes d’Isles les Meldeuses en particulier mais également de toutes autres décharges de Seine et Marne. - Aux autorisations de dépassement des tonnages dans les décharges de Seine et Marne qui pourront être données par Monsieur le Préfet de Seine et Marne
Il est plus facile d’agrandir ou de prolonger la durée d’exploitation d’une décharge existante que d’en créer une nouvelle.
Pour rappel :
- La fermeture de l’incinérateur d’Ivry pour travaux : où iront les 730 000 tonnes de déchets ?
- Le projet du Grand Paris doit faire augmenter considérablement la population en Région Parisienne, où iront les déchets ?
Nul n’a le droit de sacrifier le droit fondamental de chaque être humain de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé et son bien-être.
La Seine et Marne ne pourra pas continuer à servir de
dépotoir à l’Ile de France
chaque département devra se donner les moyens de réduire ses déchets à la source de façon significative afin d’éviter de faire monter la tension entre les populations qui créent les déchets et les seine et marnais qui les reçoivent sur leur territoire.