Article paru dans le
journal liaison d’Octobre 2013 (n° 155)
édité par la fédération d’associations environnementales d’Ile de France
IDFE
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Article paru dans le
journal liaison d’Octobre 2013 (n° 155)
édité par la fédération d’associations environnementales d’Ile de France
IDFE
PROTECTION DU CAPTAGE D'EAU
D'ANNET SUR MARNE
POLLUTION CLAMENS
Villeparisis
ru des Grues
affluent de la Beuvronne
Pourquoi les services de l'ETAT
ne répondent pas au courrier d'Adenca ?
L’eau du robinet distribuée par le SIAEP Thérouanne
sur les communes de
Gressy, Charny, Messy, Villeroy, Plessis-aux-bois, Iverny
ne respectait pas les références de qualité
Les 8/3/2013,10/4/2013,19/7/2013, 24/7/2013
et pas même lors des prélèvements suivants
12/8/2013 et 24/9/2013 (1)

Pour plus d’informations rapprochez-vous de vos élus, de l’ARS ou du ministère de la santé.
(1) source http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html
Pour aller plus loin :
Paru sur le site FNE :
Le 30 septembre dernier, des agents de l’office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) ont été victimes d’une manifestation très agressive organisée par un syndicat d’agriculteurs. Deux cents d’entre eux sont venus manifester devant les locaux de l’ONEMA à Saint-Pourçain sur Sioule dans l’Allier en déversant un camion épandeur de fumier et en saccageant les locaux du service départemental.
Rappelons que les agents de l’ONEMA veillent sur le terrain au respect de la règlementation qui concerne les milieux aquatiques et participent aussi au contrôle des usages de la ressource en eau. Ils sont garants du respect de la loi sur le terrain où ils sont souvent bien seuls et du respect du principe pollueur-payeur. Ce sont des agents assermentés et ils peuvent de ce fait verbaliser des contrevenants en constatant des infractions. Les infractions constatées se traduisent par des sanctions administratives ou pénales comme tout délit puni par la loi. Mais visiblement certains usagers se considèrent au-dessus des lois.
Des lobbies au-dessus des lois
FNE et la Fédération nationale de Pêche (FNPF) condamnent fermement ces actions d’intimidation envers des agents chargés de faire respecter la loi. En effet, cette dernière manifestation d’agriculteurs faisait suite à un rappel à la loi à l’encontre de l’un d’entre eux, verbalisé par l’ONEMA suite à une pollution relevée.
Les forces de l’ordre, présentes sur les lieux des manifestations, restent spectatrices. Pire, les préfets semblent céder à la pression des lobbies agricoles puisque dans l’Allier ce sont les agents de l’ONEMA qui ont dû s’expliquer sur les modalités de leurs contrôles. Que dirait-on si on demandait à un policier de justifier l’emploi des menottes ? Cette attitude est d’autant plus incompréhensible que Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, dans un courrier adressé au Syndicat National de l’Environnement, a rappelé que l’action de la FDSEA « constitue une incitation à l’incivilité qui ne peut rester sans réponse ».
L’application du droit ne souffre aucune exception
« Malgré la réglementation française, les directives européennes, la police des eaux, les Agences de l’eau et leurs Comités de Bassin, les responsables, clairement identifiés, de la dégradation de la qualité des eaux et des milieux aquatiques restent hors d’atteinte» rappelle Bernard Rousseau responsable des politiques de l’eau à FNE.
« Dans le contexte actuel de réflexion sur la simplification du droit de l’environnement, et d’évaluation de la politique de l’eau, quelques acteurs se sentent plus légitimes à nier les règles de protection des milieux aquatiques. Derrière ces règles, il y a l’intérêt général de l’ensemble des autres usagers de l’eau et la protection des milieux. Face au symbole que constitue cet événement, il convient d’apporter notre soutien à l’ONEMA» déclare, pour sa part, Claude Roustan, Président de la Fédération nationale de pêche et de protection de milieux aquatiques.
Il est inadmissible de voir des contrevenants s’en prendre physiquement aux agents en charge de la défense des milieux aquatiques sans qu’aucune poursuite ne soit engagée. L’application du droit ne souffre aucune exception.
FNE et la FNPF demandent au ministre de l’intérieur en charge de la sécurité publique, à Madame la garde des sceaux, ministre de la justice ainsi qu’au ministre de l’écologie, tutelle de l’ONEMA de prendre toutes les mesures pour que de pareilles agressions ne se reproduisent plus et que les coupables de voies de faits soient poursuivis par la justice et réprimés selon la loi.
1http://www.sne-fsu.org/sne/IMG/pdf/Flah_18_Reponse_ministere_Ecologie_09-10-13-2.pdf
Quelles surveillance et fréquence des contrôles
de radioactivité de l’eau du robinet
(teneur en tritium et radon)
distribuée par l’usine d’eau potable d’Annet sur Marne ?
Pour le savoir contactez vos élus : maire, conseillers municipaux, conseillers généraux , conseillers régionaux, députés, sénateurs.
Extrait article paru sur le site Mediaterre :
Une directive établissant des exigences sanitaires concernant les substances radioactives se trouvant dans les eaux destinées à la consommation humaine, a été adoptée par le Conseil de l'Union européenne le 22 octobre 2013.
……
Le Conseil, rappelant que "l'ingestion d'eau est l'une des voies d'incorporation des substances radioactives dans le corps humain", y fixe de nouvelles valeurs, ainsi que de nouvelles méthodes de surveillance et leur fréquence. Les États devront surveiller les teneurs en radon et en tritium, et s'assurer que les eaux destinées à la consommation humaine respectent les exigences posées par la directive. Des mesures correctives et des notifications devront être mises en place afin que le public soit convenablement informé du niveau de qualité de l'eau qu'il est amené à consommer.
L'entrée en vigueur de la directive interviendra le vingtième jour suivant sa publication au Journal Officiel de l'Union Européenne. Les États membres auront dès lors deux ans pour la transposer dans leur ordre juridique interne. [VEILEGI]
·
http://www.mediaterre.org/actu,20131023235700,3.html
Protection de la ressource en eau du captage d’Annet sur Marne :
le cas de l’ancienne décharge de Carnetin ?
CARNETIN
Commune riveraine d’Annet sur Marne
« La société UCLAF avait été autorisée, par arrêté préfectoral du 18 décembre 1958, à
exploiter au lieu dit « Les Bois » à Carnetin, une ancienne carrière de gypse à ciel ouvert
pour y déposer des résidus industriels et d’ordures ménagères :
- produits chimiques imprégnant des terres filtrantes et des charbons actifs,
- mycéliums issus de l’extraction des antibiotiques,
- déchets divers s’apparentant à des ordures ménagères »
« Le 21 janvier 2002, suite aux nombreux projets de remblais, aux conséquences environnementales importantes (mouvements de terres polluées), portés à sa connaissance, le
préfet de Seine et Marne a ordonné à la société ROUSSEL UCLAF (aujourd'hui appartenant au
groupe Sanofi Aventis) la remise du site en état, pour que celui-ci ne présente plus aucun danger. Depuis, aucune démarche n’a encore été engagée sur le dossier,
actuellement suivi par la DRIRE »(1)
Quels risques
pour le captage d’eau d’Annet sur Marne ?
Pour tous renseignements concernant ce dossier contactez
la DRIEE 77 à Savigny le Temple.
Extrait Etat initial environnement SCoT Marne Brosse Gondoire :
(1) P 41 http://www.scot-marne-brosse-gondoire.fr/77_SCoT_MBG_RP_2_partie.1.pdf
Alors que de la radioactivité a été détectée dans l’eau aux refoulements de l’usine d’eau potable d’Annet sur Marne en
2009 (1), bientôt des déchets radioactifs (2) vont-ils pourvoir être
stockés dans la décharge Rep Veolia de Claye-Souilly dont les
eaux de ruissellement se déversent dans le périmètre de protection rapproché du captage d’eau d’Annet sur Marne ?
En effet pourquoi Monsieur Philippe Martin, ministre de l’écologie
ne répond pas à la question posée depuis près de 5 mois par
Mme la sénatrice Evelyne Didier à la demande de
Mme Hélène Lipietz, sénatrice de Seine et Marne (3), concernant
le stockage de DRNR (2) dans les décharges d’ordures
ménagères ?
(3) http://helene.lipietz.net/spip.php?article347
Mme Évelyne Didier attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la question de l'admission des déchets à radioactivité naturelle renforcée dans les décharges ISDND (installations de stockage des déchets non dangereux). En effet, suite à la circulaire du 25 juillet 2006 relative aux installations classées et à l'acceptation de déchets à radioactivité naturelle renforcée ou concentrée dans les centres de stockage, il est prévu qu'un arrêté ministériel soit pris en ce sens dans le courant de l'année. Elle souhaite donc, en premier lieu, savoir si cette mesure est toujours d'actualité.
Ensuite, la définition de ce type de déchets (DRNR) restant encore très subjective, nous pouvons nous interroger sur les risques potentiels qu'ils représentent non seulement pour les personnes qui les manipulent, mais aussi pour les riverains, à court, moyen et long terme. La question est simple : les ISDND peuvent-elles garantir la sécurité nécessaire et une traçabilité suffisante pour accueillir de tels déchets ? L'ADENCA (association de défense de l'environnement de Claye-Souilly et ses alentours) nous alerte cependant sur le fait que certains DRNR seraient trop radioactifs pour être acceptés dans la décharge de déchets radioactifs de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Morvilliers dans l'Aube ; dans ce contexte, comment alors être pris en charge par les ISDND ? De plus, si cet arrêté voit le jour, ne court-on pas le risque d'ouvrir la voie à l'acceptation d'autres déchets radioactifs de niveaux de radioactivité équivalents dans ces ISDND ? C'est pourquoi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de réorienter ce type de déchets vers des installations spécialisées dans le traitement des déchets faiblement radioactifs et les décharges de classe 1.
Transmise au Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
En attente de réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
http://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ130506494.html
Entrée de la décharge Terralia Villevaudé 31/5/2012
Protection de la ressource en eau du captage d’Annet sur Marne :
le cas de la décharge Terralia Villevaudé
groupe Paprec
http://www.paprec.com/fr/groupe-paprec-environnement/valeurs
fermée depuis 3 ans
à la suite d’une suspicion de pollution ?
A maintes reprises les associations environnementales ont demandé aux services de l’Etat de leur faire connaître les résultats des analyses suite à une suspicion de pollution.
3 ans après la fermeture de cette décharge ces associations n’ont toujours pas pu obtenir ces résultats.
Pourquoi ?
Que nous cache t-on ?
Pour mémoire les eaux de ruissellements de cette décharge se déversent dans un affluent de la Beuvronne, rivière qui se rejette dans la Marne en amont proche du captage d’Annet sur Marne.
Pour tous renseignements sur ce dossier contactez M. Gilles Berroir, chef de service DDT/SEPR Vaux le Penil.
L’eau du robinet distribuée par le SEDIF Seine et Marne
sur les communes de
Brou sur Chantereine, Chelles, Vaires sur Marne et Villeparisis
ne respectait pas la conformité bactériologique le 18/9/2013 et les références de qualité le 21/8/2013

http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html
Pour plus d’informations rapprochez-vous de vos élus municipaux
ou de l’ARS, ou du ministère de la santé.
D’où venait
la radioactivité détectée dans l’eau
aux refoulements de l’usine d’Annet sur Marne en 2009 ?
Les syndicats de gestion des eaux qui se fournissent en eau potable dans cette usine ont-ils demandé à l’Agence Régionale de Santé de faire une étude sur l’origine de cette radioactivité ?
Extrait SEDIF :
BILAN DE LA QUALITE DES EAUX BRUTES, PRODUITES ET DISTRIBUEES
EN 2009 (page 15)
Indicateurs de radioactivité
Deux paramètres ont été fixés pour estimer la qualité radiologique des eaux. Il s'agit de la dose totale
indicative (DTI, référence de qualité de 0,1 mS/an) et du tritium (référence de qualité de 100 Bq/l). Le
calcul de la DTI correspondant à des analyses lourdes, cette dernière n'est déterminée que si l'activité
alpha globale ou bêta globale résiduelle dépasse respectivement 0,1 Bq/l et 1 Bq/l. En dessous de ces
valeurs, le seuil de la DTI est considéré comme respecté
De légers dépassements du niveau guide pour l'activité alpha globale ont été signalés sur l'eau
produite par l'usine d'Aulnay-sous-Bois (0,13 μg/Bq), aux refoulements des usines d’Annet-sur-Marne
(0,11 Bq/l) et de la Plaine-Saint-Denis (0,13 Bq/l).
Dans tous les cas, l'identification et la quantification des radionucléides spécifiques comme le
préconise l'arrêté du 12 mai 2004, en cas de dépassement de la valeur guide de 0,1 Bq/l, ont
confirmé l'origine naturelle de l'activité radiologique détectée.
http://www.sedif.com/iso_album/bilan_qualite_des_eaux_brutes_produites_et_distribuees_2009.pdf
Pour mémoire la décharge de déchets dangereux de Villeparisis, classé
Seveso à hauts risques, dont les eaux de ruissellement se dirigent pour
partie vers le bassin versant de la Beuvronne, a stocké entre 2008
et 2009 plus de 12 000 tonnes de DRNR déchets à radioactivité naturelle renforcée.
Pour plus amples informations contactez vos mairies.