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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 15:56
Voulton, la méthanisation un sujet qui fâche : le conseil régional IDF alloue 600 000 € pour 2 projets de méthaniseurs privés mais seulement 148 000 € à la commune pour rénover 2 routes !

 

La commune de Voulton (312 habitants) projetait en 2019 un aménagement de voirie : voie communale n°3 (route de Bohaire)" et la réfection de la voirie, de la sortie du hameau de Saint-Martin-des-Champs jusqu'à la voie communale n°2 menant au centre-bourg de Voulton, coût de l’opération 202 180 € HT(1)

L'état de la chaussée était de mauvaise qualité. La route comporte des affaissements et ponctuellement des nids de poule. La chaussée, d'une largeur variant de 3m à 3,20m, est empruntée par les bus scolaires.

 

La commune bénéficiera de 2 subventions dont 148 000 € du Conseil Régional IDF.

 

 

Il restera à charge de cette petite commune rurale la somme de 60 000 €.

 

 

 

Mais pendant ce temps Valérie Pécresse distribue à la pelle des subventions pour aider les agriculteurs/exploitants de méthaniseurs.

 

A Voulton, c’est « la modique » somme de 600 000 € que Valérie Pécresse a alloué à 2 groupes d’agriculteurs pour les « aider » à financer 2 méthaniseurs Metha Vaudrets, Bertrand Michel président et Sas Avigaz Hameau de Gimbrois, Directeur Général Nicolas Noël (2)

 

Les habitants apprécieront !

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que l’argent de vos impôts est bien utilisé par le Conseil Régional IDF ?

 

 

 

 

  1. Recueils des actes administratifs CP 2019- 040 du 24/1/2019  p 25 https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2019-040DEL.pdf
  2. Recueils des actes administratifs CR IDF 2020-190 du 27/5/2020 et2020-276 du 1/7/2020

 

 

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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 10:29
St Martin du Boschet, la méthanisation un sujet qui fâche : le CR  IDF alloue 591 043 € pour 1 projet de méthaniseur mais seulement 135 000 € à la commune pour rendre accessible la mairie et la salle polyvalente  !

 

La commune de St Martin du Boschet 77 (296 habitants) projetait la mise en accessibilité du rez-de-chaussée de la mairie, des abords de la mairie, de la salle polyvalente,  coût de l’opération  300 000 € (1)

La commune bénéficiera de 2 subventions dont 135 000 € du Conseil Régional IDF.

 

 

Il restera à charge de cette petite commune rurale la somme de 60 000 €.

 

 

Mais pendant ce temps Valérie Pécresse distribue à la pelle des subventions pour aider les agriculteurs/exploitants de méthaniseurs.

 

A St Martin du Boschet 77 , c’est « la modique » somme de 591 043 € que Valérie Pécresse a alloué en 2021 à 1 groupe d’agriculteurs pour les « aider » à financer 1 méthaniseur Baleine Biogaz LD La Fontaine au Couvreur, directeur général Bertrand Fahy  (2). Un agriculteur que l'on retrouve comme président d'Agri Metha Energy Le Pain Blanc Beautheil-Saints 77 une entreprise qui avait  bénéficié de 853 000 € de subvention du CR IDF en 2018  pour son méthaniseur de Beautheil-Saints 77.

 

Les habitants apprécieront !

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que l’argent de vos impôts est bien utilisé par le Conseil Régional IDF ?

 

(1) Recueils des actes administratifs CR IDF : CP 2020-340 DU 23/9/2020 et CR 200-16 du 17/11/2016

 

(2)Recueils des actes administratifs CR IDF : CP 2021-035 du 21/1/2021 page 48

 

 

 

Article du Pays Briard :

Agriculture : le méthaniseur installé à Saints inauguré

Il est installé depuis plusieurs mois, et vient d'être inauguré : il s'agit du méthaniseur crée par des agriculteurs de la commune de Saints.

Trois ans ont été nécessaire à deux couples d’agriculteurs de Saints pour installer leur méthaniseur. (©DR)

Par David LeducPublié le 21 Avr 18 à 13:01 

Le Pays Briard

Quand Agathe et Arnaud Maury ainsi que Karine et Bertrand Fahy ont décidé d’installer un méthaniseur pour leurs exploitations agricoles, ils faisaient figure de précurseurs en pays briard. Plusieurs mois après son installation, « Agri Metha Energy », c’est son nom, vient d’être officiellement inauguré. Le méthaniseur installé à Saints a pour but de valoriser la matière organique pour produire du biogaz. Ce dernier est ensuite transformé en énergie sous forme d’électricité.

Pour les quatre agriculteurs, l’installation d’un méthaniseur est un projet de longue date : ils se sont en effet lancés il y a trois ans dans cette initiative. Deux ans d’études ont été nécessaire avant la création du site, qui a duré un an.

1.100 foyers alimentés

« Près de 10 000 tonnes d’intrants, sous-produits issus de l’agriculture (poussière de chanvre, pulpes de betteraves, mais, seigle et résidus de silos à céréales) seront introduits chaque année dans ce méthaniseur. Le site injecte depuis octobre 140 Nm3/h de biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel exploité par GRDF. Cette production de 13,5 GWh/an équivaut à la consommation en gaz de 1 100 foyers ou 60 bus alimentés en bioGNV1. En période estivale, la production de biométhane devrait couvrir près de 50 % des besoins en gaz de la zone », souligne GRDF (Gaz Réseau Distribution de France).

La méthanisation agricole est en pleine expansion en Seine-et-Marne : selon GRDF, ce sont 8 unités de méthanisation en injonction qui sont désormais implantées dans le département. Les quatre agriculteurs ont par ailleurs eu le soutien de la Région Ile-de-France dans l’élaboration de leur projet : la collectivité leur a accordé une subvention de 853.000 euros.

https://actu.fr/ile-de-france/beautheil-saints_77433/agriculture-methaniseur-installe-saints-inaugure_16451366.html

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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 12:13
Châtres, la méthanisation un sujet qui fâche : le conseil régional IDF alloue 800 000 € pour un projet privé de méthaniseur mais devrait allouer seulement 148 000 € pour la salle polyvalente !

 

Pour construire sa salle polyvalente de 1 495 000 €, la commune va devoir faire un emprunt de 401 000 € et ne devrait recevoir que 148 000 € de subvention du Conseil Régional IDF. (1)

 

Mais pendant ce temps Valérie Pécresse distribue à la pelle des subventions pour aider les agriculteurs/exploitants de méthaniseurs.

 

A Châtres, c’est « la modique » somme de 800 000 € que Valérie Pécresse alloue à une exploitation agricole  de méthaniseur Champs Energie Ferme du Gd Loribeau, président François Saussier.(2)

 

Les habitants apprécieront !

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que l’argent de vos impôts est bien utilisé par le Conseil Régional IDF ?

 

 

(1)http://cdn2_3.reseaudesvilles.fr/cities/191/documents/zx3v2395gg07bt.pdf

(2) Recueils des actes administratifs CR IDF 2022-0100 28/1/2022

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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 12:38
Chevry Cossigny, méthanisation un sujet qui fâche  : l’utilisation d’un effaroucheur pour effrayer, déranger et repousser les mammifères et oiseaux susceptibles d’être devant la machine agricole lors de la récolte de la CIVE !

La majorité de la "nourriture" des méthaniseurs provient de la CIVE (culture intermédiaire à vocation énergétique).  Le méthaniseur a "très faim" ce qui oblige les agriculteurs à modifier leur pratique agricole pour le satisfaire.

 

Pour faire court certains champs sont  réservés  toute l'année à la culture énergétique  pour "nourrir" les méthaniseurs et d'autres alternent les cultures nourricières et les cultures énergétiques.

 

Pour ne pas ennuyer 

les agriculteurs

mammifères et oiseaux

si vous pouviez faire vos nids ailleurs

que dans les champs ?

 

La récolte de la culture énergétique CIVE du printemps qui se situe en pleine période de reproduction pour la faune sauvage n’est pas sans conséquence. Elle peut provoquer une augmentation inéluctable de la mortalité des mammifères et oiseaux juvéniles ainsi que des adultes qui font leurs nids dans les champs, c'est pourquoi la Fédération de Chasse du 77 va implanter un effaroucheur à ultrasons à Chevry Cossigny  pour effrayer, déranger et repousser les mammifères et oiseaux susceptibles d’être devant la machine agricole lors de la récolte de la CIVE  culture destinée à "nourrir" le méthaniseur.

 

Mais ce n'est ni l'agriculteur, ni la Fédération de Chasse qui va financer ce matériel  mais vous au travers de subvention allouée par Valérie Pécresse.

 

 

la question du jour :

 

Dans les années à venir la Seine et Marne devrait compter

environ 60 méthaniseurs 

 

Souhaitez-vous que l'argent de vos Impôts

soit utilisé pour financer

des effaroucheurs pour chaque méthaniseur ?

 

A vous de répondre

 

 

 

Recueils des actes administratifs CR IDF 419 de novembre 2021 page 3618

Chevry Cossigny, méthanisation un sujet qui fâche  : l’utilisation d’un effaroucheur pour effrayer, déranger et repousser les mammifères et oiseaux susceptibles d’être devant la machine agricole lors de la récolte de la CIVE !
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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 14:28
Subventions Méthaniseurs : Valérie Pécresse accorde une dérogation à 2 entreprises qui n’ont pas respecté leur engagement concernant le recrutement de stagiaires !

 

L’ EARL PELLETIER FOURCHAULT à Vinantes et AAP 6 - CHARNY ENERGIES ont perçu respectivement 500 000 € et 460 200 € de subvention du Conseil Régional IDF pour les aider à financer leurs méthaniseurs.

 

Des subventions qui étaient versées sous certaines conditions, l’une d’elles étaient de recruter des stagiaires, pendant une période de 2 mois,  dans le cadre de la mesure « 100.000 nouveaux stages pour les jeunes franciliens ».

 

L’ EARL PELLETIER FOURCHAULT à Vinantes qui  s’était engagé à recruter 2 stagiaires,  

n’en a accueilli aucun.

AAP 6 - CHARNY ENERGIES qui s’était engagé à recruter 3 stagiaires,  n’en a accueilli qu’un.

 

En 2021 les exploitants justifient une difficulté de recrutement dans ces communes rurales très peu desservies par les transports en commun, sans possibilité de restauration sur place.

 

L’opération de Valérie Pécresse « 100.000 nouveaux stages pour les jeunes franciliens » n’était-elle qu’un affichage pour justifier ces subventions importantes, versées à des entreprises privées,  situées dans des villages qu'elle savait peu desservis par les transports en commun ?

 

Mais il est vrai qu’aujourd'hui le Conseil Régional IDF ne demande pas aux agriculteurs concernés une partie du remboursement de la subvention accordée mais leur accorde une dérogation.

 

 

 

La question du jour :

 

 Valérie Pécresse utilise-t-elle a bon escient l’argent de vos impôts ?

 

A vous de répondre.

 

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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 09:54

Paru sur VONEWS :

 

Mesnil-Aubry : coup de frein pour le projet de méthaniseur

PAR RAYANE BEYLY LE 19 AVRIL 2022LE MESNIL-AUBRY  ENVIRONNEMENT

La préfecture du Val-d’Oise a pris un arrêté concernant le projet d’usine de méthanisation au Mesnil-Aubry, jugé incompatible avec le plan local d’urbanisme. La société Biogaz du Pays de France a deux mois pour faire un recours au tribunal administratif. 

 

Nouveau rebondissement pour le projet de méthanisation. Alors qu’une consultation publique devait débuter le 14 avril jusqu’au 18 mai pour permettre aux Mesnilois de s’exprimer sur le sujet, un arrêté préfectoral publié le 13 avril considère finalement que le plan local d’urbanisme (PLU) de la commune n’autorise pas ce type d’implantation. « Je suis ravie. Au moins, le préfet respecte la loi » confie la maire (Dvd) du Mesnil-Aubry, Martine Bidel, précisant toutefois « rester prudente car la décision n’est pas définitive »

 

Déposé au mois de février 2022 en mairie du Mesnil-Aubry, le permis de construire de l’unité de méthanisation agricole a été vivement contesté par le village d’environ 900 habitants, mais aussi par les communes voisines. Prévu sur une superficie de trois hectares avec un éloignement de 1.3km des habitations, le projet a rencontré jusqu’ici l’opposition de plusieurs maires comme Yves Citerne (Dvd) à Attainville, Véronique Ribout (Dvd) à Moisselles, Catherine Delprat (PS) à Ecouen, ou encore Eric Battaglia (Dvd) à Ezanville. Des réunions publiques avaient notamment été organisées pour en discuter. 

 

« On est déjà un village sacrifié »

« On a la REP Veolia avec 325 hectares d’enfouissement de déchets à proximité, la départementale, la francilienne, les avions de Roissy. Le Mesnil-Aubry est déjà un village sacrifié », déplore Martine Bidel. « L’unité de méthanisation impliquait une multitude de nuisances, et les agriculteurs à l’origine du projet ne vivent même pas dans la commune », ajoute-t-elle.

 

La méthanisation, qui permet de produire à partir de matières organiques issues de la production agricole une énergie renouvelable et un engrais organique, est souvent contestée pour plusieurs raisons. Parmi elles, des craintes d’appauvrissement des sols, d’une perte de la valeur du patrimoine immobilier, ou de passages quotidiens de camions et tracteurs, démentis par la société Biogaz du Pays de France. Cette dernière affirme sur son site Internet qu’aucun village ne serait traversé pour alimenter le méthaniseur. 

 

 « Il faut qu’on apprenne à faire les énergies nous-mêmes »

Selon Florian Dezobry, agriculteur et président de la société, le projet pourrait répondre à la crise énergétique. « Ça fait huit ans que le gouvernement nous dit qu’il faut qu’on apprenne à faire les énergies nous-mêmes. Demain, grâce à la méthanisation, je n’aurai plus besoin de phosphore et de potassium venus de l’extérieur sur mon exploitation », assure-t-il. Il rappelle également que la méthanisation « diminuerait de 80% le recours aux engrais de synthèse, notamment l’azote ».

 

Même si les méthaniseurs restent des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), susceptibles de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, Florian Dezobry ne perd pas espoir pour que l’installation soit possible au Mesnil-Aubry : « Nous avons répondu à toutes les contraintes et nous allons continuer à fournir des réponses. Beaucoup de gens nous soutiennent », garantit l’intéressé. 

 

La société Biogaz du Pays de France a la possibilité de déposer un recours devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois. 

 

https://vonews.fr/2022/04/19/mesnil-aubry-coup-de-frein-pour-le-projet-de-methaniseur/

 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 09:49
Méthanisation  agricole : des subventions versées à la pelle par le Conseil Régional IDF et l’ETAT pour la création d’un ou 2 emplois par méthaniseurs !

 

Depuis plusieurs années on constate que nos élus utilisent l’argent de nos impôts pour verser à la pelle des subventions aux agriculteurs pour des projets privés peu créateurs d’emplois.

 

C’est le cas notamment de la méthanisation agricole, la subvention moyenne en Seine et Marne tourne autour de 800 000 € par méthaniseur pour créer 1 emploi, parfois 2 et recevoir des stagiaires.

 

Pour fournir du gaz aux autres !

 

Certains élus se vantent que les méthaniseurs seraient implantés en Seine et Marne pour obtenir l’autonomie en gaz dans ce département, ils oublient de citer que des dizaines de communes du 77  n’ont jamais été raccordées au gaz de ville comme Beautheil, Charmentray, St Mesmes, Vinantes, Le Plessis Aux Bois, Le Plessis l’Evêque, Montgé en Goële, Nantouillet, Cuisy, Forfry, Gesvres le Chapitre, Marcilly, Maisoncelles en Brie, Hautefeuille, May en Multien…..

 

Les subventions pour les agriculteurs méthaniseurs.

 

L’augmentation des impôts locaux pour les habitants des villages ruraux.

 

 

 

Difficile à comprendre que des millions d'euros de subventions soient réservés aux agriculteurs alors que les villages ruraux recherchent désespérément des subventions pour boucler leur budget, les habitants découvrent des augmentations importantes de leurs impôts locaux ou de leur facture d’eau, eux qui doivent également faire face à l’augmentation du prix de l’essence, la voiture est pratiquement le seul moyen pour se rendre à leur travail, pour aller consulter un médecin ou pour se ravitailler.

 

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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 14:00

Paru sur le site « Coulisses TV » :

 

“Sur le front” « Biocarburants, biogaz : le grand enfumage ? »

lundi 2 mai sur France 5 avec Hugo Clément (vidéo)

Mis en ligne par Jean-Marc VERDREL  samedi 30 avril 2022  1571

“Sur le front” « Biocarburants, biogaz : le grand enfumage ? »

 

Lundi 2 mai  à 21:00 sur France 5, “Sur le front” proposera une nouvelle enquête d'Hugo Clément qui dévoile la face cachée des biocarburants et des biogaz.

Est-ce bien raisonnable de cultiver des plantes pour faire rouler nos voitures ? Et que penser de ces méthaniseurs, de plus en plus nombreux, dans lesquels fermentent nos déchets organiques pour produire du gaz ?

Hugo Clément dévoile la face cachée de cette industrie florissante : la France importe du colza d’Australie et des huiles de friture usagées de Chine pour les transformer en biocarburants.

 

Éditorial d'Hugo Clément, journaliste

Alors que nous voulons arrêter d’acheter du gaz et du pétrole de Russie, et plus globalement de réduire notre recours aux énergies fossiles, je me suis demandé si les biocarburants pouvaient être la solution miracle. Sur le papier, ça paraît une excellente idée. C’est fabriqué en France et moins polluant que le pétrole à la sortie du pot d’échappement.

Je pensais donc que cette industrie « verte » nous ouvrirait ses portes à bras ouverts pour nous montrer leurs innovations plus écologiques les unes que les autres. Mais, à ma grande surprise, ils ont tous refusé de nous recevoir. Filmer la production de bioéthanol à partir de betteraves produites en France : impossible. Filmer la production de biodiesel à partir de colza ? Impossible aussi. Quant à la fabrication de carburant à base d’huiles usagées à La Mède, près de Marseille… pareil : nous n’avons pas pu entrer. Qu’ont-ils donc à cacher ?

Nous avons découvert que nous importons du colza du Canada et d’Australie et qu’il s’agit très souvent de colza transgénique : il est interdit d’en planter en France, mais il est possible de l’importer sous prétexte qu’on le transformera en biodiesel. Pour fabriquer nos carburants « verts », nous faisons même venir de l’huile de friture usagée des restaurants de Chine. Elles traversent la planète sur des bateaux-citernes, extrêmement polluants, de manière totalement opaque.

Nous avons également enquêté sur les méthaniseurs qui fleurissent un peu partout en France. Là aussi l’idée semble excellente : arriver à produire de l’énergie en récupérant le méthane issu de la bouse des vaches de nos élevages. Mais j’ai découvert les effets pervers de cette industrie. Les résidus de la maturation sont répandus comme engrais sur les champs, avec parfois des conséquences dramatiques sur l’eau potable. Beaucoup de vaches laitières ne sortent plus à l’air libre : elles restent toute leur vie dans des hangars pour que les éleveurs puissent récolter la totalité de leurs excréments, ce qui n’est pas possible dans une prairie. Certains agriculteurs font aussi pousser des céréales uniquement pour alimenter les méthaniseurs : on utilise donc une partie de nos terres agricoles pour produire de l’énergie et non pour nourrir les hommes, alors que le prix des matières premières atteint des sommets.

Cela nous concerne tous : quand on fait le plein, que ce soit du sans plomb ou du diesel, il y a forcément une part de biocarburant dans notre essence. J’ai rencontré des combattants qui se mobilisent partout en France. Ils réclament plus de régulation et veulent que les méthaniseurs ne soient alimentés qu’avec des déchets (et non plus des céréales spécialement cultivées ou des denrées consommables).

Un espoir se profile : en 2025, tous les Français auront une nouvelle poubelle chez eux, celle des déchets alimentaires, où l’on mettra les restes de légumes, de viande, de poisson, de coquilles d’œufs… Tout cela servira à produire du gaz en ayant un moindre impact sur l'environnement.

Séquences fortes

Du colza arrive d’Australie par bateau en France pour être transformé en biodiesel

Nous avons identifié un vraquier amarré à Rouen (Normandie). Ses cales sont remplies de colza pour fabriquer du biocarburant en France. Il a fallu brûler près d’un million de litres de fioul lourd pour faire venir cette matière première de l’autre bout de la planète.

Exclusif : nous avons la preuve que du colza OGM est importé en France et qu’il se répand dans la nature

Il est interdit de faire pousser du colza OGM en France et il est autorisé d’en faire venir pour la production de biocarburants. Problème : des graines s’échappent des camions qui les transportent. Nous avons fait analyser quelques brins de colza trouvés en bord de route et découvert avec stupéfaction qu’il s’agit bien de colza OGM : ces plantes génétiquement modifiées sont donc disséminées dans l’environnement.

Le marché des huiles de cuisine usagées : la nouvelle ruée vers l’or

Il y a encore peu de temps, les restaurateurs payaient pour se débarrasser de leurs huiles de friture. Aujourd’hui, ils vendent leurs huiles sales car c’est devenu une matière première pour faire du biodiesel. Plongée dans ce nouveau business où certains en viennent à voler des bidons d’huile sale à la sortie des cuisines.

On importe des huiles de friture usagées de l’étranger

Nous avons pu filmer au large de Marseille des bateaux huiliers remplis d’huile usagée et de graisse animale. Nous importons ces matières premières pour les transformer en biodiésel.

Méthaniseur : on fait fermenter des denrées alimentaires pour en faire du biogaz

Un lanceur d’alerte nous révèle que dans le méthaniseur où il travaille, il reçoit des palettes entières de pizzas, de plats préparés, de bières et de conserves de sardines. Pour de simples questions d’erreurs d'étiquetage ou de changement de packaging, des denrées alimentaires parfaitement comestibles sont détruites pour faire… du biogaz !

Eau du robinet contaminée : les habitants mettent en cause un méthaniseur

Un jour de novembre 2021 à Rarécourt, petit village de 250 habitants dans la Meuse, les habitants ont été pris de coliques soudaines. Pendant un mois, les riverains ont dû consommer uniquement de l’eau en bouteille : l’eau du robinet était contaminée à la bactérie E. coli… Tous les regards se tournent vers la nouvelle usine de méthanisation à proximité.

 

 

https://www.coulisses-tv.fr/index.php/documentaires/item/22424-%E2%80%9Csur-le-front%E2%80%9D-%C2%AB-biocarburants,-biogaz-le-grand-enfumage-%C2%BB-lundi-2-mai-sur-france-5-avec-hugo-cl%C3%A9ment-vid%C3%A9o

 

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 14:29

 

 

Paru sur le site de la Confédération Paysanne :

 

MOBILISATIONS

 

METHANISATION :stop au développement effréné

 

La région Île-de-France est très loin d'être autonome pour couvrir les besoins alimentaires de sa population. Alors qu'il y a tant à innover pour répondre à la demande de nos concitoyens en produits sains et locaux, nous nous insurgeons face au développement effréné dans nos territoires, dénués d'élevages, d'unités de méthanisation valorisant des cultures nobles qui pourraient être dédiées à l'alimentation humaine ou animale.
 

Pas moins de 39 unités sont en projet dans notre région ou déjà en fonctionnement, 33 pour la seule Seine-et-Marne !

 

Les pouvoirs publics applaudissent et subventionnent largement cette industrie censée produire localement une énergie renouvelable , répondant aux enjeux écologiques, certes mais tout dépend du modèle développé ...


Le modèle prôné par l'industrie énergétique dans la région consiste à faire pousser des cultures nobles, à grands renforts d'engrais et de produits de synthèses néfastes pour l'environnement et la santé, et à jeter directement la récolte dans les méthaniseurs pour produire du gaz. L'apport en cultures dites principales est, certes, limité à 15 % du tonnage brut par an mais ni les cultures intermédiaires ni les prairies permanentes ne sont comprises dans ces 15 % ; maïs en culture intermédiaire et prairies ensilées servent donc à alimenter des méthaniseurs.

 

Ces projets sont une insulte faite à la vocation première des agriculteurs qui est de nourrir leurs concitoyens. Insulte d'autant plus forte que ces projets leurs sont vendus comme une source de revenus complémentaire à leur maigre rémunération. Autrement dit, on ne gagne plus suffisamment sa vie en nourrissant la population, il faut produire toujours plus et jeter la récolte directement.


De même, il faut investir et emprunter toujours plus pour prétendre à une réelle rémunération.

 

Dans un contexte ou la pression foncière est très forte et où nombre de personnes voulant revenir à l'agriculture se découragent faute d'accès à du terrain agricole, l'accaparement de terres pour ces orientations énergétiques doit tout simplement être dénoncé.

 

Il faut aussi dénoncer les risques de pollution des sites (eau, air) et les risques et nuisances pour les riverains de plus en plus répertoriés : augmentation des accidents dus aux méthaniseurs agricoles, diffusion d'hydrogène sulfuré, circulation d'engins, bruit, odeurs, impacts de l'épandages des digestats.

 

Sachant que chacun de ces projets demande des investissements de plusieurs millions d'euros et la bétonnisation de dizaines d'hectares de terres agricoles, les franciliens doivent s'emparer de ce sujet.

 

Nous, membres de la Confédération paysanne Île-de-France, demandons la mise en place imminente d'un moratoire sur ces projets.

http://ile-de-france.confederationpaysanne.fr/mobilisations.php?id=11388&PHPSESSID=h89hl37p10i8ngamkmone6tfk1

 

 

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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 10:22
Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !

 

 

Extrait de l'arrêté préfectoral :

Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !
Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !
Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !
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