Suite à l’inspection réactive du 17/7/2024 de la DRIEAT 77 le Préfet impose des mesures d’urgence à l’exploitant du méthaniseur SAS 77320 Biogaz de la Ferté Gaucher.
Extraits de l’arrêté préfectoral
lien vers l'arrêté préfectoral
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Suite à l’inspection réactive du 17/7/2024 de la DRIEAT 77 le Préfet impose des mesures d’urgence à l’exploitant du méthaniseur SAS 77320 Biogaz de la Ferté Gaucher.
Extraits de l’arrêté préfectoral
lien vers l'arrêté préfectoral
Site de la mairie de Favières
Extraits de l'arrêté préfectoral de mesures d'urgence
C’est suite à une inspection du 23/2/2024 de la DRIEAT 77, récemment mise en ligne, que nous apprenons qu’un départ de feu s’est déclaré dans la nuit du 4 au 5/2/2024 sur le chantier du méthaniseur SAS CHAMP ENERGIE de Châtres.
C’est, comme le précise l’exploitant, suite à l’effondrement partiel du tas de fumier sur 2 cuves de 25m3 en PEHD entreposées à proximité.
La DRIEAT 77 indique :
« L’intervention du SDIS engagée à 8 h du matin le 4/2/2024 s’est terminée vers 14 h le même jour ».
L’inspection du 23/2/2024 de la DRIEAT 77 a constaté :
Lien vers l’inspection complète
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006524563
Paru dans la Liberté Le Bonhomme Libre :
Méthanisation : de nouvelles règles du jeu pour contrer les dérives en Normandie
Parce que des dérives ont été observées, la Région Normandie a décidé de revoir sa copie pour les subventions aux agriculteurs désirant mettre en place des unités de méthanisation.
La Région Normandie veut poursuivre le développement de la méthanisation pour l'inscrire dans la transition énergétique normande, mais de façon « raisonnée et raisonnable », c'est-à-dire en limitant l'utilisation de cultures alimentaires pour produire du biogaz. Illustration. ©Jean-Philippe MASSIEU
Par Maxence GorreguesPublié le 19 Mar 24 à 19:50
Financeurs publics et acteurs de terrain ont trouvé un accord. Et les termes en ont été dévoilés à Caen (Calvados), ce lundi 18 mars 2024, au sujet du développement des unités de méthanisation en Normandie.
Près de 200 unités de méthanisation en 2024 en Normandie
Ces unités qui produisent du biogaz sont en plein développement dans la région. La Normandie en comptait 77 en 2019, pour en dénombrer près de 200 cinq ans plus tard. Alors qu’une vingtaine de projets supplémentaires était à l’arrêt depuis plusieurs mois, leur instruction ayant été suspendue par le Conseil régional de Normandie, le feu vert vient d’être de nouveau activé.
Des mesures pour contrer les dérives
« Nous avons observé des dérives, explique Hervé Morin, le président de la Région. Il nous a donc fallu réviser les conditions de développement des unités de méthanisation, afin que cette activité développée dans les exploitations agricoles n’ait pas d’impact négatif sur les autres activités agricoles, et en partie sur l’élevage. »
En d’autres termes, il fallait trouver un meilleur équilibre pour que la rémunération issue de la production de biogaz ne vienne pas concurrencer les sommes perçues par les activités traditionnelles, au risque de les voir se réduire, ou pire, de les voir disparaître.
25 contrôles par an
Pour fonctionner, une unité de méthanisation respecte deux grandes étapes : le stockage des matières organiques, puis le transfert dans le digesteur dans lequel le biogaz est produit par fermentation.
Certaines installations enfreignaient les règles liées aux intrants dans les digesteurs. En clair : des surfaces agricoles, particulièrement de maïs, se trouvaient détournées de leur destination de production alimentaire animale, en faveur d’une destination énergétique.
Hubert Dejean de la Bâtie, vice-président du Conseil régional en charge de la transition environnementale
Résultat : les services de l’État contrôleront 25 unités de méthanisation par an sur site, pour s’assurer de la conformité de l’installation, et vérifier que les cultures alimentaires ne dépassent pas 15% de l’approvisionnement des méthaniseurs.
« Une régulation nécessaire »
« Cette régulation est acceptable, et même souhaitable, confie Sébastien Windsor, président de la Chambre d’agriculture de Normandie. Il fallait trouver un équilibre pour que les revenus de la méthanisation ne soient pas supérieurs à ceux de l’agriculture, mais qu’ils apparaissent bien comme un complément de revenus pour les agriculteurs. Elle reste un complément à l’élevage. »
Pour monter une unité de méthanisation, il est courant que des agriculteurs se regroupent à trois ou quatre. Le coût avoisine généralement les 10 millions d’euros, et l’aide directe de la Région, via des fonds européens, peut avoisiner le million d’euros.
Il est normal qu’avec des aides aussi significatives, les règles soient bien claires, et que les contrôles soient bien organisés.
Hervé Morin
Des manquements aux obligations règlementaires entraîneront le remboursement des aides accordées.
« La production agricole doit d’abord nourrir les hommes et les animaux, conclut le président de Région. La méthanisation est au service de l’agriculture et non l’inverse. » Ces nouvelles règles doivent être validées lors de la prochaine commission permanente du Conseil régional de Normandie, le 15 avril 2024.
Extraits du rapport d'inspection
Est-ce de ce type de « tracasseries administratives »
dont se plaint la FNSEA ?
Lors de l’inspection de la DRIEAT 77 en date du 27 septembre dernier il a été découvert que l’exploitant du méthaniseur avait épandu à plusieurs reprises depuis 2022 des déchets de méthaniseur sans disposer des autorisations nécessaires.
Mais pas que, il a été découvert également que :
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006523458
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006523358
Extraits du rapport d'inspection
Est-ce de ce type de « tracasseries administratives »
dont se plaint la FNSEA ?
Lors de l’inspection de la DRIEAT 77 en date du 20 décembre dernier il a été découvert que l’exploitant du méthaniseur avait épandu à 2 reprises (en février et octobre 2023) les déchets de son méthaniseur sans disposer des autorisations nécessaires.
Mais pas que, il a été découvert également que :
Extrait de l’inspection du 7/2/2023
Lien vers l'inspection complète
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006522424
Arnaud Rousseau, un homme très discret quand il s’agit d’encaisser de monstrueuses subventions payées par nos impôts.
Pour exemple, pour ce méthaniseur Biogaz du Multien de May en Multien dont il est copropriétaire, les subventions de la Région Ile de France et de l’Etat se sont élevées à près de 1.3 million d’euros soit plus de 20 % du montant HT du méthaniseur.
Beaucoup moins discret lorsqu’il pointe du doigt les « tracasseries administratives ».
Il est vrai qu’il y a quelque mois le méthaniseur Biogaz du Multien dont il est directeur a reçu la visite des inspecteurs de la Préfecture (DRIEAT77) qui ont constaté de nombreuses non conformités.
Un méthaniseur est un site industriel « une usine à gaz » qui oblige l’exploitant à se conformer à la législation en vigueur pour protéger les riverains et la ressource en eau.
Qu’à cela ne tienne lors de l’inspection du 12/7/2023 les services de l’Etat ont relevé 16 non conformités, à savoir :
Ces non conformités ont-elles été régularisées depuis ?
Nous n’en savons rien.
Ce que nous constatons seulement c’est qu’à la suite de cette inspection le Préfet n’a pas dressé d’arrêté préfectoral de mise en demeure.
Lien vers l’inspection complète de la Préfecture :
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006522382
Extraits du rapport d'inspection