Extrait de l'arrêté préfectoral :
Lien vers l'AP complet :
http://www.val-doise.gouv.fr/content/download/22478/142511/file/AP%20ABROGATION%20IC-22-015.pdf
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Extrait de l'arrêté préfectoral :
Lien vers l'AP complet :
http://www.val-doise.gouv.fr/content/download/22478/142511/file/AP%20ABROGATION%20IC-22-015.pdf
Pour « nourrir » leurs méthaniseurs un certain nombre d’agriculteurs utilisent des CIVE cultures intermédiaires à vocation énergétique.
Ils sèment des graines, en général de maïs, fin juin/ mi-juillet, une aberration quand on sait que cette plante est forte consommatrice d’eau.
Si l’été est particulièrement sec, pour faire pousser leurs graines, en période de sécheresse, ils utilisent abondamment l’eau des nappes souterraines et comme on peut le constater ne se gênent pas pour arroser, en pleine journée, sous un soleil de plomb des cultures destinées à produire du gaz.
L’eau
va-t-elle devenir
une denrée rare
pour les habitants de ce département ?
Le réchauffement climatique et l’augmentation de la population en 77 devrait réduire la quantité d’eau destinée à chaque habitant de ce département, si en surcroît l’ETAT et le Conseil Régional d’IDF subventionnent largement près de 60 nouveaux projets de méthanisation à base de CIVE, forts consommateurs d’eau, l’eau va-t-elle devenir une denrée rare pour les habitants ce département ?
Paru dans Bio Energie :
CapMétha77, charte pour développer encore plus le biométhane en Seine-et-Marne.
PAR FRÉDÉRIC DOUARD · 2 JUILLET 2020
Le 22 juin 2020, le Département de Seine-et-Marne, la Préfecture de Seine-et-Marne, la Région Ile-de-France, l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie, l’Union des Maires et des EPCI de Seine-et-Marne, le syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne, GRDF et GRTGaz, ont co-signé la charte CapMétha77 pour favoriser le développement de la production de biométhane en Seine-et-Marne.
Les objectifs de cet accord sont de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter la production locale d’énergie renouvelable pour les usages résidentiels et une mobilité décarbonée au bioGNV, de mettre en œuvre le traitement des déchets organiques et de diversifier les activités économiques dont celles en lien avec l’activité agricole.
La production de biogaz via la méthanisation est un atout pour la transition énergétique et écologique de la Seine-et-Marne. Avec plus de douze unités de biométhane en service et une soixantaine de projets à différents stades d’avancement, ce département est l’un des plus dynamiques de France pour la production de biométhane et le premier en Ile-de-France.
Les unités d’injection de biométhane en service en Seine-et-Marne début 2020 :
.......
La charte, accompagnée de son plan d’actions, est signée pour une durée de cinq ans soit jusqu’en 2025 et pourra être renouvelée pour une durée supplémentaire de cinq ans, après évaluation au regard des indicateurs du plan d’actions.
Frédéric Douard
En Ile de France l’argent de vos impôts sert, entre autres, à subventionner largement les exploitants de méthaniseurs agricoles, ces gros agriculteurs perçoivent des subventions du Conseil Régional d’IDF et de l’ETAT (Ademe) environ 800 000€ par méthaniseur et parfois plus, mais ce que vous ne savez peut-être pas c’est que la majorité de ces exploitants de méthaniseurs sont exonérés des impôts suivants :
(voir plus bas)
Deux poids, deux mesures
Pour mémoire cette exonération d’impôts fonciers ne concerne ni les artisans, ni les petits commerçants des villages ruraux, quand aux subventions perçues par ces 2 catégories professionnelles elles sont infimes et parfois même inexistantes.
Paru sur le site de l’assemblée nationale :
s Assemblée nationale ’ 15ème législature
Question N° 38298
de M. Jean-Luc Warsmann (UDI et Indépendants - Ardennes )
Question écrite
Titre > Interprétation de l'article D. 311-18 du code rural
Question publiée au JO le : 20/04/2021 page : 3387
Réponse publiée au JO le : 12/10/2021 page : 7561
Texte de la question
M. Jean-Luc Warsmann attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la relance sur l'interprétation de l'article D. 311-18 du code rural qui autorise plusieurs exploitants agricoles inscrits au registre des actifs agricoles à détenir ensemble au moins 50 % des parts d'une société interposée de méthanisation permettant de bénéficier des exonérations fiscales prévues par la loi. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le sujet.
Texte de la réponse
Les articles 1451 et 1382 du code général des impôts (CGI) prévoient respectivement des exonérations de cotisation foncière des entreprises (CFE) et de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), au profit, d'une part, des entreprises exerçant une activité de production de biogaz, électricité ou chaleur par la méthanisation agricole, et d'autre part, des installations et bâtiments de toute nature affectés à cette production. En matière de CFE, le 5° de l'article 1451 du CGI précise que cette exonértion est accordée aux entreprises pour leur activité de production de biogaz, électricité et de chaleur par la méthanisation, réalisée dans les conditions de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Au sens de ces dispositions, l'activité de production de biogaz, d'électricité ou de chaleur est réputée agricole lorsque cette production répond aux conditions suivantes :
- elle est réalisée par un ou plusieurs exploitants agricoles ;
- elle est issue pour au moins 50 % de matières provenant d'exploitations agricoles. L'article D. 311-18 du CRPM, pris pour l'application de l'article L. 311-1 du même code, précise qu'il est nécessaire, pour que cette activité soit regardée comme agricole, que l'unité de méthanisation soit exploitée et l'énergie commercialisée par un exploitant agricole ou une structure détenue majoritairement par des exploitants agricoles. Les exploitants agricoles s'entendent, soit des personnes physiques inscrites au registre des actifs agricoles mentionné à l'article L. 311-2 du même code, soit des personnes morales dont au moins l'un des associés, détenant au moins 50 % des parts de la société, est un exploitant agricole inscrit à ce registre. S'agissant des structures détenues majoritairement par des exploitants agricoles, le bulletin officiel des finances publiques (BOI-IF-CFE-10-30-10-25, § 120) précise que la condition de détention du capital social s'entend d'une détention, directe ou indirecte, à plus de 50 % par des exploitants agricoles.
Ainsi, pour que l'activité d'une société de méthanisation soit considérée comme agricole au sens de l'article D. 311-18 du CRPM, le capital de l'entreprise doit être majoritairement détenu :
1° soit directement par des personnes physiques ayant la qualité d'exploitants agricoles ;
2° soit indirectement, par une ou plusieurs sociétés dont l'objet social est l'exercice d'activités agricoles au sens de l'article L. 311-1 du CRPM et dont le ou lesdits associés sont des exploitants agricoles et détiennent plus de 50 % des parts représentatives de la structure de méthanisation. En conséquence, dans le cas d'une détention indirecte, la société qui s'interpose entre celle qui réalise l'activité de méthanisation et les exploitants agricoles personnes physiques doit elle-même exercer une activité agricole. En matière de TFPB, l'exonération prévue au 14° de l'article 1382 du CGI s'applique aux installations et bâtiments de toute nature affectés à la production de biogaz, d'électricité et de chaleur par la méthanisation, réalisée dans les conditions fixées à l'article L. 311-1 précité. La doctrine applicable (BOI-IF-TFB-10-50-25, § 40) renvoie aux dispositions du BOI précité en matière de CFE. Par conséquent, les mêmes conditions qu'en matière d'exonération de CFE sont nécessaires pour le bénéfice de l'exonération de TFPB. Dès lors, les sociétés de méthanisations détenues majoritairement par des sociétés non agricoles ne peuvent pas bénéficier des exonérations de CFE et TFPB prévues respectivement par les articles 1451 et 1382 du CGI, dans la mesure où elles ne satisfont pas aux conditions mentionnées aux articles L. 311-1 et D. 311-18 du CRPM. Étendre ces exonérations à la méthanisation non agricole irait très au-delà de l'objectif initial d'incitation au développement de la méthanisation agricole et conduirait à accorder une subvention injustifiée à des entreprises, souvent industrielles, et a priori rentables.
Paru sur le site FR3 Bourgogne Franche-Comté :
Yonne : pas rentable, le projet d'usine de méthanisation à Serbonnes mis en suspens
Publié le 23/02/2021 à 15h43 • Mis à jour le 23/02/2021 à 15h46
Écrit par Martin Fort
Six betteraviers de l'Yonne souhaitent implanter une usine de méthanisation à Serbonnes, pour recycler leurs déchets agricoles. Le projet, qui avait déclenché l'ire des habitants de la commune, a été jugé pas rentable. Il est pour l'instant suspendu.
C'est un tournant dans le projet d'implantation d'une usine de méthanisation à Serbonnes, porté par des betteraviers de l'Yonne. "Le projet est suspendu puisque pour l'instant il n'est pas rentable", explique Sébastien Roger, l'un des six agriculteurs associés ce mardi 23 février.
Six betteraviers du territoire planchaient jusqu'à présent sur la création d'une usine de méthanisation. Celle-ci devait récupérer une partie des betteraves qu'ils livrent à la sucrerie, sous forme de pulpe de betterave déshydratée. Associé à d'autres produits végétaux cultivés sur place, le mélange devait être chauffé dans une grande cuve.
Du gaz, le méthane, aurait alors été produit, et une fois purifié, vendu à Engie pour de l'utilisation en ville. Le projet ne prévoyait pas de transformer le gaz en électricité, comme d'autres le font dans ce genre d'usine. La chaleur produite par cette étape ne trouvait pas de débouchés.
Pas de subventions mais du plastique
Les agriculteurs, pour nourrir la grande cuve, avaient fait le choix d'utiliser uniquement des matières issues de leur production.
Pourtant, financièrement, cela aurait pu être intéressant de diversifier l'origine de la matière consommée par le méthaniseur. Les bettraviers auraient pu être rétribués pour prendre en charge des déchets organiques locaux. Problème, "les centres de tri ne peuvent pas garantir l'absence de plastique", affirme Sébastien Roger. Or, une fois le gaz généré, le mélange restant, appelé digestat, doit être utilisé comme engrais pour les champs des betteraviers, qui n'avaient aucune envie de voir leur champ pollué par d'éventuels plastiques.
Ce manque à gagner n'était pas la seule entrave financière pour les agriculteurs. Contrairement à d'autres régions, la Bourgogne-Franche-Comté ne subventionne pas la création de ce genre d'usine. "Si la Région avait mis 10 à 15% de l'investissement total, le projet aurait pu aboutir", regrette l'agriculteur.
Si la Région avait mis 10 à 15% de l'investissement total, le projet aurait pu aboutir.
Sébastien Roger, un des agriculteurs porteurs du projet.
Enfin, l'emplacement géographique du site avait changé en cours de route. Initialement, l'usine devait être construite à 600 mètres des premières habitations. Une poche d'argile, découverte sur le terrain, a rendu impossible son implantation. Le choix du nouveau site, situé à 2,5 kilomètres des maisons, entraînait "un surcoût de 350 000 euros", calcule Sébastien Roger, lié aux réseaux de gaz et d'eau, plus lointains, qu'il aurait fallu raccorder.
Une tache sur un village bucolique ?
L'arrêt du projet a fait des heureux : les habitants de Serbonnes. Prévenus durant l'été 2020 de l'éventualité de la construction de l'usine, ils s'étaient immédiatement mobilisés, d'abord visuellement, en affichant des pancartes dans le village, puis en montant différentes pétitions.
Les opposants au projet multipliaient les griefs contre la méthanisation : "l'odeur liée à l'usine dérange et aurait également impacté d'autres villages autour, notamment Sergines et Michery", estime Jérôme Hanover, habitant de Serbonnes et bénévole de l'association "Contre vent sur les terres coulonnaises" (CVTCA) en lutte contre le projet. Faux, selon l'un des porteurs du projet, Sébastien Roger : "les méthaniseurs qui engendrent des odeurs sont ceux qui fonctionnent mal ou qui sont nourris avec du fumier". Ce qui n'était pas prévu ici, seules des matières fraîches et végétales devaient être intégrées au mélange.
Aussi, les habitants estiment que l'usine aurait fait baisser les prix de l'immobilier de ce village de plus de 600 habitants. L'image peu glamour du projet de méthanisation ne collait pas au cadre bucolique que souhaite vendre la municipalité de Serbonnes pour attirer les touristes et les urbains en quête de ruralité.
L'odeur liée à l'usine dérange et aurait également impacté d'autres villages autour, notamment Sergines et Michery.
Jérôme Hanover, bénévole de l'association "Contre vent sur les terres coulonnaises"
L'usine aurait amené également son lot de dépenses inconvenantes, notamment pour les routes, peu adaptées aux passages des camions venus apporter de quoi nourrir le méthaniseur. "Le projet aurait nécessité que la commune dépense plus pour l'entretien des routes. C'est un coût supplémentaire inutile pour le village", continue le bénévole. "Seul un des six agriculteurs aurait dû emprunter des petites routes de la commune, les autres auraient roulé sur les grands axes", se défend l'autre partie.
Même si le projet n'est pas encore définitivement abandonné, "c'est quelque part une officialisation", se réjouit Jérôme Hanover. Selon lui, "la lutte a fédéré le village et a créée une solidarité intergénérationnelle. Sur les 635 habitants, 634 étaient contre", estime-t-il à la louche en précisant : "95% des habitants majeurs du village avaient signé une pétition contre le projet". "On ne s'interdit pas de regarder une éventuelle lumière qui arrive", préfère espérer Sébastien Roger.
Paru sur le site ARIA
la référence du retour d’expérience sur accidents technologiques
Arrachage de la bâche d’un méthaniseur
N° 56356 - 29/03/2020 - FRANCE - 29 - QUIMPER
D35.11 - Production d'électricité
Des vents de secteur Nord/Nord-Est endommagent la bâche de protection d’une cuve de stockage contenant 5 292 m³ de digestat liquide d’une unité de méthanisation. Les contraintes mécaniques exercées sur cette bâche et ses dispositifs d’ancrage provoquent l’arrachement du mât de soutènement central et l’effondrement de la bâche qui recouvre moins de 50 % de la surface du digestat stocké dans cette cuve. Le prestataire pour la réparation de la bâche signale qu’il ne peut intervenir car il a suspendu les opérations de ses équipes en raison des mesures de confinement liées à l’épidémie de Covid-19. L’exploitant met en place une protection provisoire, prenant en compte le risque d’accumulation de biogaz, sur la cuve pour prévenir l’introduction d’eaux pluviales. Ce dispositif, équipé d’une collecte raccordé aux traitements de biogaz présents sur le site, est maintenu en place au moins jusqu’à la vidange complète de la cuve.
Selon l’exploitant, les coups de vent successifs de l’hiver auraient fragilisé le mât central en métal qui repose sur un pilier en béton placé au centre de la cuve.
Un mois et demi plus tôt, la bâche de la cuve de stockage avait été arrachée lors de la tempête Dennis (ARIA 55332).
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/56356/
N° 55332 - 16/02/2020 - FRANCE - 29 - QUIMPER
D35.11 - Production d'électricité
Lors d’un vent de Nord-Est particulièrement fort suite au passage de la tempête Dennis, la bâche d’un méthaniseur contenant 5 292 m³ de digestat est rabattue sur le bord de la cuve. Le digestat liquide est découvert.
L’inspection des installations classées constate que le système d’attache de la bâche semblerait être réalisé par des sangles et non par des boudins comme prévu.
La réparation de la bâche est effectuée 3 jours plus tard grâce à un colmatage des brèches et un renforcement de leurs ancrages à la structure béton des cuves. Les renforcements sont réalisés à l’aide de sangles additionnelles. Une deuxième intervention était prévue par l’exploitant mais n’a pas pu être réalisée par le prestataire en raison des mesures liées à la lutte contre la Covid-19. Un mois et demi plus tard, des vents endommagent à nouveau la bâche de la cuve de stockage (ARIA 56356).
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/55332/
Ce panneau accroché au grillage de clôture du méthaniseur n’encourage pas particulièrement les randonneurs à poursuivre leur chemin.
Quelques dizaines de mètres plus loin on découvre la torchère.
Qu’est-ce qu’une torchère ?
C’est une installation qui permet aux exploitants de se débarrasser du biogaz qu’ils ne peuvent pas utiliser :
En cas de panne de l’installation
En cas de surproduction de gaz
En cas de qualité de gaz non conforme refusé par le client.
Mais cette opération n’est pas anodine, elle renvoie des gaz à effet de serre (méthane, CO2) dans l’air mais également des gaz toxiques pour la santé des populations.
Pour en revenir au chemin des Virots qui longe le méthaniseur, c’est un chemin commun à Marchémoret et Montgé en Goële, il est inscrit au Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et Randonnées PDIPR, il est fort emprunté aux beaux jours par des familles avec enfants en bas âge qui fréquentent la forêt régionale de Montgé en Goële et encore plus depuis la levée du confinement « Covid ».
Le but du classement en PDIPR est de favoriser la découverte des sites naturels et des paysages ruraux par la pratique de la randonnée, en garantissant la continuité des itinéraires de randonnée (circulaire de 1988), tout en assurant la conservation du patrimoine que constitue les chemins ruraux.
Implanter une usine à gaz au bord de tels chemins
ne va-t-il pas à contresens de ce qu’attendent les randonneurs :
la sécurité, la qualité de l’air et la tranquillité ?
Pour protéger ce type de chemin, d’après l’article L 2213-4 du CGCT « Le maire peut, par arrêté motivé, interdire l'accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité publique, soit la qualité de l'air, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la protection des espaces naturels, des paysages ou des sites… »
Difficile de comprendre pourquoi les maires de Marchémoret et Montgé en Goële n'ont pas pris cette décision et ont permis l'implantation de ce méthaniseur en autorisant le goudronnage de ce chemin jusqu’à l’entrée de l’installation, alors que le conseil municipal de Marchémoret avait donné le 18/12/2019 un avis défavorable à l’implantation de cette installation sur sa commune.
Pour toutes informations complémentaires
nous vous conseillons
de vous rapprocher de
Jean-Louis Durand maire de Marchémoret
Et
Pascal Hiraux maire de Montgé en Goële
Il faut savoir que la route départementale 404 entre Messy et St Mesmes est très anxiogène, elle ne possède pas de piste cyclable en bordure et pas de trottoir, difficile dans ces conditions de l’emprunter à vélo ou à pied.
Le chemin rural des Cerisiers est la seule voie douce qui permettait de relier St Mesmes à Messy à vélo ou à pied en toute sécurité mais aujourd’hui ce chemin est beaucoup plus emprunté qu’autrefois par les camions et les matériels agricoles qui viennent ravitailler le méthaniseur de déchets, ce qui donne un sentiment d’insécurité pour les populations qui l’empruntent.
Le maire de Messy Jean-Lou Syska n’autorise que la circulation des engins agricoles sur la voie qui mène au méthaniseur, ce qui oblige les camions qui ravitaillent le méthaniseur à passer par St Mesmes puisque le maire de cette commune, Alfred Stadler, n’interdit pas la circulation des camions et autres véhicules à moteur sur le chemin rural des Cerisiers. Peut-être ne veut-il pas contrarier son 1er adjoint Nicolas Charpentier qui est l’un des exploitants de ce méthaniseur ?
Quant à l’implantation d’une piste cyclable et d’un trottoir au bord de la départementale 404 entre Messy et St Mesmes il ne semble pas que ce soit à l’ordre du jour mais vous pouvez toutefois contacter votre conseillère départementale Véronique Pasquier pour lui demander qu’elle soutienne ce projet auprès du conseil départemental du 77.
Paru sur le site France nATURE eNVIRONNEMENT :
Condamnation exemplaire des méthaniseurs de Salers : 200 000 € d’amende pour pollution
Lundi 24 janvier 2022 Juridique Pollution
Le tribunal judiciaire d’Aurillac a donné le ton : pas de complaisance avec les pollueurs. Il a condamné ce 20 janvier la société de méthanisation implantée dans le Cantal SALERS BIOGAZ à 200 000 € d’amende et ses dirigeants à plusieurs mois de prison avec sursis pour les multiples pollutions et dysfonctionnements d’exploitation de ces usines. Une décision forte saluée par FNE Cantal, FNE AURA et FNE qui se sont constituées parties civiles pour dénoncer un projet de méthanisation à la gestion désastreuse et aux impacts environnementaux catastrophiques.
Cela durait depuis 2017. Deux sites de méthanisation gérés par la SAS SALERS BIOGAZ responsables de pollutions à répétition des eaux des ruisseaux et rivières environnants. En cause, des fuites récurrentes de plusieurs centaines de mètres cubes de purin dues à de sévères négligences dans l’exploitation des usines : défauts des aires de stockage, sous-dimensionnement des bassins de rétention, perméabilité des systèmes de sécurité, etc. L’Administration avait pourtant largement alerté l’exploitant sur ces graves dysfonctionnements, prononçant même la suspension d’exploitation de l’un des sites en 2020. Mais qu’importe, l’exploitant a fait fi des injonctions de l’État et a continué à exploiter… et à polluer.
C’était donc un procès largement attendu par les associations de protection de l’environnement, mais également par un très grand nombre d’agriculteurs et de riverains impactés directement par ces pollutions depuis si longtemps. Après plus de neuf heures d’audience en novembre dernier, le procureur de la République avait requis la plus grande sévérité contre ces délinquants environnementaux et leur sentiment d’impunité. Le juge a entendu et prononcé une condamnation exemplaire : 200 000 € d’amende pour les délits commis pour la SAS SALERS BIOGAZ et plusieurs mois de prison avec sursis pour ses dirigeants. Des peines qui, espérons-le, mettront les prévenus au pas pour une exploitation enfin sérieuse de ces installations dangereuses pour l’environnement.
Car l’interdiction d’exploiter l’usine souhaitée par les associations environnementales n’a pas été prononcée. Une dernière chance laissée par le juge à l’exploitant de se racheter une conduite. Mais pas de paix pour les délinquants environnementaux qui dévoient des projets d’énergie supposément verte. Nos associations seront particulièrement vigilantes aux activités de l’usine et ne laisseront pas passer le moindre écart. Pour nos cours d’eaux, pour sa biodiversité et pour la crédibilité d’une filière de la méthanisation qui doit encore faire ses preuves.
Paru sur le site ARIA
la référence du retour d’expérience sur accidents technologiques
N° 55950 - 06/07/2020 - FRANCE - 28 - MARBOUE
D35.21 - Production de combustibles gazeux
IVers 14 h, suite au dernier passage du véhicule de manipulation des matières, le responsable d’exploitation d’une centrale à biogaz constate un départ de feu dans le tas de paille broyée présent sur la plateforme de stockage des intrants végétaux de l’installation de méthanisation. L’exploitant appelle les secours et attaque, sans succès, l’incendie avec des extincteurs. Le trafic ferroviaire est perturbé. Les pompiers circonscrivent l’incendie vers 20 h. Deux reprises de sinistres, 2 et 3 jours plus tard vers 17 h, nécessitent l’intervention des pompiers pendant 3 h. Suite à ces 2 reprises, les pompiers mettent en place une visite toutes les 6 heures avec un arrosage une fois par jour en début d’après-midi du tas en combustion lente pendant une semaine. Par la suite, le personnel du site étale les matières avec arrosage systématique pour accélérer leur refroidissement. Deux semaines après le premier incendie, le feu est déclaré éteint. Les eaux d’extinction sont collectées dans un bassin dédié.
Impropres à la méthanisation, 100 t de matières végétales sont transférées dans un centre compostage.
Le sinistre est probablement dû :
Afin d’éliminer le risque d’étincelle au niveau du godet, la lame de frottement en acier est remplacée par une lame composite. Pour le risque d’émission de particule incandescente au niveau de l’échappement du chargeur, un pare flamme rendant le chargeur conforme à la norme ATEX poussière sera installé. Le stockage des matières sur la plateforme est revu pour réduire l’effet domino. Une solution technique pour réduire le volume de stockage de paille broyée sur le site est étudiée. L’étude de dangers est mise à jour pour intégrer le REX de cet accident.
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/55950/