ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Pour la 21ème fois en moins de 20 mois
le 30/7/2014
l’eau potable
distribuée par l’usine d’Annet sur Marne
ne respecte
pas les références de qualité
Site du ministère de la santé
http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html
Mais le Ministère de la Santé
ne diffuse
pas tous les contrôles réalisés à Annet sur Marne
Qu’en est-il des autres contrôles ?
Nous n’en savons rien
Vos élus ont accès à tous ces contrôles.
Pour obtenir toutes les informations
sur la qualité de l'eau du robinet
que vous buvez
demandez à vos élus
qu’ils diffusent tous les résultats des contrôles
de la qualité
de l'eau du robinet
sur le site Internet de votre mairie
Plan départemental de l'eau bilan 2013 page 9
souterr
Surveillance des nappes souterraines
en Seine et Marne
sur 43 points suivis en 2013
aucun point de suivi
sur le bassin versant Beuvronne
Pourquoi ?
Un secteur abandonné
par l’ETAT et les collectivités territoriales ?
A vous de juger
Cela se passe encore en Seine et Marne
Carrière Piketti à Ecuelles
une carrière remblayée par des pneus usagés non réutilisables !
En effet M. Michel GUILLOT
Préfet de Seine et Marne
par arrêté préfectoral 08/DAIDD/M003 du 26/2/2008
a autorisé
l’entreprise Piketti
à remblayer sa carrière avec des pneus usagés non réutilisables.
C’est sur cette commune également
que le Conseil Général de Seine et Marne
a décidé de supprimer
son point de surveillance
sur la rivière Orvanne.
Paru sur le site Eau mon dieu Voyages en eaux troubles :
Que savons-nous de la qualité de notre eau ? La question est aussi brûlante que polémique, à l’heure où l’organisme chargé de collecter les données sur la pollution des eaux françaises est durement mis en cause par la Cour des Comptes.
Pratiquement pas une semaine ne passe sans que des révélations fracassantes ou des discours anxiogènes sur la qualité de nos eaux soient relayés dans les médias : résidus médicamenteux (hormones des pilules contraceptives, antibiotiques, anxiolytiques) qui contaminent la faune aquatique, rejets industriels (perchlorates, phosphates) et agricoles (pesticides, nitrates)… Au-delà des gros titres, la question se pose de savoir si les eaux destinées à la consommation sont correctement contrôlées et si ces informations sont accessibles. Cette interrogation est plus que jamais d’actualité puisqu’un rapport de la Cour des comptes remet en cause la capacité de l’Office national des eaux et des milieux aquatiques à fournir des données fiables (Onema).
Cet établissement public, créé en 2007, sous la tutelle du Ministère de l’Ecologie a notamment pour mission de collecter toutes les informations concernant l’eau, de surveiller l’évolution de la qualité, de contrôler le respect des normes françaises et européennes. Il coordonne le service d’information sur l’eau (SIE), une base de données officielle théoriquement exhaustive et fiable. Le rapport de la Cour des comptes dénonce à la fois la désorganisation, le manque de moyens et de transparence qui empêchent l’Onema d’assumer pleinement les tâches qui lui incombent.
Ces révélations mettent la lumière sur des critiques formulées par des chercheurs, et des associations de défense de l’environnement depuis plusieurs années. Une vaste enquêtepubliée par le WWF en 2011 sur la qualité des eaux souterraines et de surface soulignait notamment les points suivants : les mesures effectuées sur les polluants sont inadaptées (les micro-polluants ne sont pas assez recherchés donc leur effet potentiel sur la santé à long terme n’est pas évalué, pas plus que les risques liés à des combinaisons de substances) et les analyses portent sur un trop petit nombre de produits. L’ONG considère donc que la France ne se soumet qu’a minima aux exigences de la directive-cadre européenne sur l’eau adoptée en 2000. Elle soulève enfin une question de fond : un jeune organisme, l’Onema, placé sous l’autorité du Ministère de l’Ecologie, peut-il travailler de façon indépendante sachant que ses analyses révèlent l’impact des décisions prises par sa tutelle ?
Les messages officiels et les compagnies de distribution le répètent à l’envie : l’eau du robinet est l’« aliment le plus contrôlé » ! Ces contrôles permettent régulièrement d’identifier des substances potentiellement dangereuses pour la santé, les agences régionales de santé et les préfets peuvent alors avertir la population ou les personnes à risques (enfants, femmes enceintes, personnes âgées) qu’elles ne doivent pas consommer cette eau.
Ce fut le cas en juillet 2012 en Haute-Normandie pour une pollution aux nitrosamines, dans le Nord-Pas-Calais, après la découverte d’ions perchlorates. Mais le respect des normes légales et sanitaires est, lui aussi, mis en question par des associations. L’UFC-Que choisir et la fondation Danielle-Mitterrand France Libertés se sont penchés sur les dérogations accordées aux réseaux de distribution d’eau quand certains produits dépassent les normes de qualité sans présenter un danger pour la santé. Dans un objectif de transparence, ils publient des cartes de ces dérogations, qui peuvent concerner un ou plusieurs polluants, une ou plusieurs communes, pour 3 à 9 ans. La distribution de l’eau potable quoique très encadrée dépend de différentes normes, plus ou moins contraignantes.
Cette réalité ajoute à la confusion des consommateurs… Tel taux de telle substance est-il impératif ou conseillé ? A partir de quand présente-t-il un danger pour la santé ? Il existe de multiples données : des ministères de la santé et de l’écologie, du Centre d’information sur l’eau(une association de sociétés de distribution et d’exploitation) et des Agences régionales de santé etc., facilement consultables, mais difficiles à interpréter pour les non-spécialistes.
Enfin, la collecte de données, leur traitement, l’évaluation des risques sanitaires dépendent de divers organismes publics et autorités administratives ce qui n’aide certainement pas les citoyens, pourtant en attente d’une information claire et durablement fiable, à s’y retrouver.
En réponse au rapport de la Cour des comptes, la Ministre de l’Ecologie a annoncé un renforcement du contrôle interne des services de l’Onema et souligné les progrès déjà effectués dans le fonctionnement de cet organisme.
Il y a 10 ans, un rapport du Sénat (« La qualité de l’eau et l’assainissement en France ») pointait déjà que : « les réglementations relatives à la protection des eaux et les actions de prévention des pollutions diffuses ont, au mieux, un bilan médiocre ».
Plan départemental de l'eau 77 bilan 2013 page 8
Surveillance de la qualité
des eaux souterraines
en Seine et Marne
sur 65 points suivis en 2013
1 seul point suivi
sur le bassin versant Beuvronne
à Mitry-Mory
Pourquoi
si peu de contrôle au nord 77 ?
Un secteur abandonné
par l’ETAT et les collectivités territoriales ?
A vous de juger
Paru sur le site Eau mon dieu Voyages en eaux troubles :
C’est une étude choc que viennent de livrer France Libertés et 60 millions de consommateurs : plus d’un litre sur cinq qui transite dans les canalisations s’évapore dans les fuites.
1 300 milliards de litres d’eau, équivalent à 430 000 piscines olympiques par an, sont perdus dans les fuites des canalisations d’eau, précise le mensuel des consommateurs. Mais le plus incroyable concerne l’inertie des gestionnaires du réseau, tant du côté public que privé : au rythme où l’on renouvelle les canalisations, il faudrait 160 ans en moyenne pour réparer toutes les fuites ! Dans 23% des villes, il faudrait atteindre 500 ans pour en finir avec les fuites si rien n’est fait pour entretenir le réseau ! 1,5 milliards à 2 milliards d’euros par an seraient nécessaires pour colmater ces fuites.
L’objectif, fixé dès 2010 par le Grenelle de l’environnement d’arriver en dessous d’un taux de fuite de 15% n’est atteint que dans une ville sur trois. Dans un quart des préfectures ces fuites d’eau dépassent même les 25%, pour atteindre des pics records à Digne les Bains (54%), Bar le Duc (46%) Nîmes (37%) ou Evreux (36%).
Les fuites sont rentables
Dans ce contexte, comment expliquer la passivité des gestionnaires d’eau ? Interrogé par le sitegoodplanet.info, un des représentants de la fédération des professionnels de l’eau, après avoir mis en cause un prix de l’eau trop bas à ses yeux, a l’honnêteté de donner une explication réaliste : « Cela coûte plus cher d’éviter des fuites que de produire de l’eau ».
Et pour cause, puisque chacun des 1 300 milliards de litre d’eau perdus dans les fuites est facturé aux consommateurs ! Sachant que nous payons en moyenne 36,20 euros de facture d’eau par mois et par foyer, quel est le coût de ces fuites ? Selon nos calculs, les 20% de litres d’eau perdus dans les fuites mais facturés au consommateur, engendrent un surcoût moyen de 86 euros annuels par foyer !* Personne n’a donc intérêt, tant du côté public que du côté privé, a réparé des fuites qui sont synonymes de manne financière !
Le vieillissement du réseau menace la qualité de l’eau
Mais au delà du risque qui pèse sur la ressource – peut on continuer à gaspiller 25% de notre eau alors que nous sommes confrontés au réchauffement climatique ? – le vieillissement du réseau menace également la qualité de l’eau. Les « anciens branchements en plomb ou les canalisations plus récentes en PVC, sont susceptibles de relarguer des composés dans l’eau du robinet » expliquent les auteurs de l’enquête. Si les branchements en plomb sont souvent remplacés, les canalisations en PVC datant d’avant 1980 relâchent du chlorure de vinyle monomère, un résidu fortement suspecté d’être cancérigène. 5% des canalisations, desservant 600 000 personnes, sont porteuses de ce risque sanitaire.
Dans ce contexte, il est urgent de définir un nouveau mode de facturation, qui oblige les distributeurs d’eau à assumer le coût financier de ces fuites. Faute de quoi, il sera toujours plus rentable de gaspiller et distribuer une eau à la qualité plus qu’incertaine !
* passage rectifié après une erreur signalée par les commentateurs sur le site Agoravox.
Paru dans le journal de l'environnement :
Le 23 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
Eau, Eau potable, Pollution des eaux, Droits/Fiscalité Eau, Politique & Société, Administrations, Politique
Ce mercredi 23 juillet, la ministre de l’écologie a présenté en conseil des ministres quelques mesures visant à améliorer la performance française en matière de préservation de ses ressources aquatiques.
La politique française de l’eau n’est pas pavée de bonnes nouvelles. Le 21 juillet, la cour d’appel de Nantes reconnaissait –une première- la responsabilité de l’Etat dans la prolifération des algues vertes sur le littoral. Dans leurs conclusions, les magistrats dénoncent notamment l’incapacité des gouvernements de ces dernières années «à mettre en œuvre de manière suffisamment efficace les règles nationales et européennes relatives à la protection des eaux contre les pollutions d’origine agricole, pollutions qui sont la cause principale des marées vertes».
Coïncidence, ce 23 juillet, la ministre de l’écologie se fendait d’une communication en conseil des ministres sur la politique de l’eau. Un sujet sur lequel Ségolène Royal entend mettre les bouchées doubles. Il est vrai qu’il y a beaucoup à faire. Recevant ce matin quelques journalistes, Elisabeth Borne, directrice de cabinet de la ministre, reconnaissait d’ailleurs que les objectifs de la directive-cadre sur l’eau de reconquête de la qualité des deux tiers des masses d’eau en 2015 «ne seraient pas tenus».
1.000 CAPTAGES PROTÉGÉS
Pour renverser la vapeur, l’hôtel de Roquelaure va d’abord doubler le nombre de captages d’eau bénéficiant de mesures de protection renforcées. Il y en aura 1.000 sans doute d’ici 2021. Le nombre de communes classées en zone vulnérable (où sont imposées des pratiques agricoles visant à réduire les pollutions aux nitrates) sera revu à la hausse. De 19.223, le nombre de communes «vulnérables» devrait, à terme, passer à 23.023. Ces communes pourront bénéficier d’aides publiques, notamment pour construire des méthaniseurs.
A leur propos, Laurent Roy, directeur de l’eau et de la biodiversité, a reconnu qu’il n’existait à l’heure actuelle aucune filière locale de valorisation des digestats (les résidus de la méthanisation). Même si, à terme, l’objectif poursuivi par le gouvernement «est de les substituer aux engrais minéraux».
RÉFORMER ECOPHYTO
Lancé à grands renforts de médiatisation, le plan Ecophyto 2018 s’enlise. «Malgré l’investissement des parties prenantes, les résultats sont loin d’être au rendez-vous», a indiqué Ségolène Royal en conseil des ministres. Sans attendre les recommandations du député Dominique Potier (en charge de la rédaction d’une deuxième mouture d’Ecophyto), la ministre a avancé de 4 ans (en mai 2016 donc) l’échéance à laquelle les collectivités ne pourront plus utiliser de pesticides dans leurs jardins et espaces verts.
Six mois après la publication d’un inquiétant bilan du Commissariat général au développement durable sur leur prolifération, l’Etat bouge enfin sur le dossier des algues vertes. Ségolène Royal a annoncé le lancement d’une mission d’inspection «pour tirer le bilan du plan de 2010 [de lutte contre les algues vertes] et proposer des pistes pour amplifier les actions menées». Du lourd. D’ores et déjà, l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et l’Agence Loire-Bretagne devront cofinancer la construction d’une trentaine de méthaniseurs par an dans les 8 bassins jugés prioritaires.
MICROPOLLUANTS ET FUITES
Argent, toujours: l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) et les agences de l’eau apporteront 10 millions d’euros aux porteurs d’une douzaine de projets visant à lutter contre les pollutions par les micropolluants.
Ségolène Royal entend aussi obliger les collectivités territoriales à auditer l’état de leurs réseaux d’eau potable, afin de réduire leur taux de fuite, évalué globalement à 20%. Les agences de l’eau régleront la facture. Et la Caisse des dépôts a reçu consigne de participer au financement des travaux de colmatage des fuites.
L’irrigation cause parfois des conflits d’usage de l’eau. Et cela n’est pas fini. «Dans certains bassins, il faudra réduire les prélèvements agricoles de 50%», confirme Laurent Roy. En conséquence, le gouvernement veut faciliter la construction de réserves. Le ministère de l’écologie a récemment donné instruction aux agences de l’eau d’autoriser le financement de réserves d’eau agricole, «dans le cadre d’un projet de territoire».
http://www.journaldelenvironnement.net/article/segolene-royal-met-les-pieds-dans-la-politique-de-l-eau,48502?xtor=EPR-9
Pas de contrôles = pas de problèmes ?
A vous de juger
Le réseau d’intérêt départemental RID (1)
Géré par le Conseil Général 77
Le Conseil Général 77
supprime en 2013 des points de contrôles
sur plusieurs rivières de Seine et Marne
Sur des communes où sont implantées des décharges ou ancienne décharge :
- Brie Comte Robert (les 2 points de contrôles sont supprimés)
- Château Landon
- Moissy-Cramayel
Sur une commune où est implantée une carrière remblayée par des déchets :
- Ecuelles (carrière Piketti remblayée pour partie par des pneus usagés non réutilisables)
Sur le ru de Chantereine à Brou sur Chantereine
qui reçoit les eaux de ruissellement de la décharge de déchets dangereux SEVESO à hauts risques Sita FD Villeparisis et de l’ancien site du CEA Vaujours/Courtry
Pour plus d’informations
contactez :
Le Conseil Général de Seine et Marne
Paru sur le site WWF :
90% DES COURS D'EAU EN FRANCE CONTIENNENT DES
TRACES DE PESTICIDES...
Aujourd'hui, l’utilisation de produits phytosanitaires en agriculture mais également l'intensification des elevages constituent une menace pour la qualité de l’eau en France.
A travers l'eau, c'est donc notre santé et celle des écosystèmes aquatiques qui sont menacés avec des phénomènes d’eutrophisation (communément appelé « algues vertes »).
http://infos.wwf.fr/pollution.html;jsessionid=36B67521B821851A0AA1F64E553283F7