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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 11:41

 

 

 

Pourquoi

le rapport de pollution des sols Eurofins

de décembre 2017

 n’est pas mis en ligne ?

 

 

Ce que vous pouvez trouver sur le site de la mairie de Villevaudé intitulé : diagnostic de pollution des sols de juin 2018 par Sefia est en quelque sorte, pour partie, un compte-rendu du rapport Eurofins de décembre 2017 (un organisme agréé pour établir cette étude).

 

http://www.villevaude.fr/doc/pollution.pdf

 

 

Il est vrai qu’il serait bien plus intéressant de disposer de ce rapport Eurofins, de l’étude géotechnique et du diagnostic environnemental, mais il semble que ce ne soit pas le choix des élus de cette commune.

 

Pour en revenir au diagnostic Sefia, nous apprenons que 14 sondages ont été réalisés entre

0 à 1m du sol actuel, c’est bien peu, semble-t-il, pour un terrain de plus de 4 hectares.

 

Une pollution a été relevée sur certains points du terrain. Dans un souci de sécurité sanitaire il serait peut-être plus raisonnable d’envoyer ces terres dans des décharges agréées suivant leur type de pollution.

Mais envoyer en décharge cela coûte cher et le promoteur étudie également une solution moins coûteuse : laisser les terres polluées sur site en les recouvrant de dalles, terres végétales, voiries…..

 

 

Dans la commune voisine de Courtry, il en est autrement, un projet de construction est également à l’étude, mais ici les élus ont mis en ligne un nombre important de documents :

Etude géotechnique, diagnostic environnemental de 87 pages et étude des sols.

 

Ici le projet s’étend sur 1 hectare environ, avec 14 sondages des sols allant de 1.50 à 4m de profondeur.

 

http://www.ville-courtry.fr/Presentation-du-projet-du-Petit-Etang#.W46x59SLRDA

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2018/05/villevaude-41-rue-de-la-tour-projet-de-construction-de-168-logements-sur-une-ancienne-friche-industrielle-polluee.html

 

http://adenca.over-blog.com/2018/08/villevaude-projet-de-construction-de-logements-41-rue-de-la-tour-le-prefet-de-region-impose-une-etude-d-impact.html

 

 

 

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 11:44

 

 

 

Historique :

 

Concernant la société :

La sté Mavidis est immatriculée au registre du commerce depuis le 2/5/1969,

son siège social est 20 rue Roger Salengro à Villeparisis,

Depuis 3/2/2004 c'est Madame Denise Mattei (née en 1956) qui en est le directeur général.

 

Du côté finances :

 

Clôture

De l’exercice

Chiffre d’affaires annuel

Résultat

annuel

31/12/2016

89 157 000,00 €

2 587 000,00 €

31/12/2015

92 096 000,00 €

2 233 000,00 €

31/12/2014

93 116 000,00 €

2 241 000,00 €

 

https://www.infogreffe.fr/entreprise-societe/746950559-mavidis-770169B000550000.html?typeProduitOnglet=EXTRAIT&afficherretour=true&tab=entrep

 

 

Concernant l'implantation des réservoirs :

 

Pour alimenter une station service au 174 avenue A. Croizat (dénommée aujourdhui avenue Gl e Gaulle) 2 réservoirs souterrains de carburant de 30 m3 et 20 m3 ont été implantés en 1969 par la sté Mattei-centre Leclerc et le 3ème réservoir de 30 m2 en 1972 par la Sté Mavidis,

http://fiches-risques.brgm.fr/georisques/basias-detaillee/IDF7706191

 

L'arrêté préfectoral du 22/8/2018 nous apprend que la Sté Mavidis n'a pas prévenu la DRIEE de l'arrêt définitif de la station service, ni des mesures prises pour mettre en sécurité le site, notamment la vidange et l'inertage des cuves de carburants.

 https://villeparisis.fr/wp-content/uploads/2018/08/Arr%C3%AAt%C3%A9-pr%C3%A9fectoral.pdf

 

 

Concernant la pollution :

 

Dans le but, semble t-il,  de vendre ce terrain à un promoteur immobilier, la sté Mavidis a engagé un diagnostic environnemental de son site et a fait effectuer des investigations dans les sols en décembre 2017 qui ont révélé la présence d'une  pollution aux hydrocarbures dans les sols. Les conclusions de ces premières investigations tendaient à montrer que la pollution migrait hors du site de l’ancien centre commercial.

 

A cette époque la sté Mavidis n’a pas prévenu ni la DRIEE, ni même la préfète.

 

 

En août dernier la sté Mavidis, a fait réaliser des sondages supplémentaires, dans le sol, jusqu'à 6 à 8m de profondeur et dans le cadre d’une étude géotechnique du sol,  des forages jusqu’à 55 m de profondeur, dont certains n’avaient pas été rebouchés, ces ouvrages constituent une voie préférentielle de migration de la pollution et de mise en relation des différentes nappes souterraines.

Au cours de ces travaux une cuve de carburant aurait pu être transpercée.

 

Une étude géoradar a mis en évidence que les 3 cuves de 1969 et 1972 étaient toujours présentes sur le site.

 

Alerté par des riverains les pompiers sont intervenus sur le site le 12/8/2018 et ont de suite prévenu la DRIEE.

 

Lors de l'inspection du 14/8/2018 la DRIEE a constaté la présence d'un surnageant d'essence pur dans les piézomètres PZ2 et PZ3 situés sur le parking aux abords de la rue  Salengro, elle a constaté également des irisations et odeurs d'hydrocarbures dans les regards du réseau communal d'assainissement unitaire situé rue Salengro à proximité immédiate du site.

 

La DRIEE a demandé à la Sté  Mavidis de faire intervenir en urgence une société pour vidanger et inerter les cuves enterrées encore présentes sur le site, pomper le surnagent d'hydrocarbures présent dans la nappe et réaliser des mesures d'air ambiant chez les tiers incommodés.

 

Le Laboratoire de la Préfecture de Police a effectué le 14/8/2018 des mesures d'air ambiant intérieur, au 180 avenue du Gl de Gaulle, dans la cave et  le rez de chaussée de l'agence d'assurances et dans l'un des logements du 1er étage dont les résultats connus le 16/8/2018 montrent des teneurs élevées et préoccupantes en COV notamment en  benzène.

 

La DRIEE a effectué une 2ème inspection le 21/8/2018 et a constaté que malgré les actions mises en œuvre  par la sté Mavidis la pollution continuait à migrer hors du site et notamment vers le réseau d’assainissement communal unitaire.

 

 

A la suite de cette inspection la préfète a pris un arrêté préfectoral en date du 22/8/2018 imposant à la sté Mavidis de prendre des mesures d’urgence, mesures qui ont conduit à l’évacuation des riverains lundi 27/8/2018.

 https://villeparisis.fr/wp-content/uploads/2018/08/Arr%C3%AAt%C3%A9-pr%C3%A9fectoral.pdf

 

 

Ce dossier est suivi par les ingénieurs de la DRIEE 77.

Cette administration est chargée par l'ETAT de suivre les installations classées c’est-à-dire toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains ...

 

Sous la direction  de Gérard Péhaut sous préfet de Meaux.

 

 

 

 

 

 

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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 11:55

 

 

 

 

Considérant qu’au regard des éléments fournis par le maître d’ouvrage le projet est susceptible d’avoir des impacts notables sur l’environnement ou sur la santé, le préfet de région impose une étude d’impact.

 

 

Les points mis en avant sont notamment :

 

- déboisement 10 050 m2

- présence de lignes électriques aériennes, projet qui pourrait avoir une incidence notable sur le cadre de vie

- projet d’évacuation partielle des terres polluées

- trafic routier environ 900 véhicules/jour.

 

 

Extrait de la décision du 11/6/2018 de la préfecture de région :

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/driee-sddte-2018-122.pdf

 

Villevaudé, projet de construction de logements 41 rue de la Tour : le préfet de région impose une étude d’impact
Villevaudé, projet de construction de logements 41 rue de la Tour : le préfet de région impose une étude d’impact
Villevaudé, projet de construction de logements 41 rue de la Tour : le préfet de région impose une étude d’impact
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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 10:40

 

 

 

Pour l’instant il semble que ce ne soit pas à l’ordre du jour, le député a seulement mis ce message sur  Facebook :

 

« Dégagements d'odeurs d'essence à Villeparisis : j'ai contacté Monsieur le Maire, des enquêtes en cours et des solutions sont faites pour rassurer la population »

 

 

 

Est-ce le message

qu’attendait

la population de Villeparisis

de son député

qui  habite cette commune ?

 

 

Ne serait-il pas utile que Rodrigue Kokouendo alerte  Nicolas Hulot sur les risques des anciennes cuves de carburant qui peuvent être toujours en place en France et qui risquent de poser problème lors de travaux.

 

Rien qu’à Villeparisis, au regard du site Basias, nous avons constaté que 14 dépôts de carburant y avait été répertoriés (avec celui de l'ex centre Leclerc).

 

 

Afin de rassurer la population de Villeparisis Rodrigue Kokouendo pourrait peut-être demander, aux 3 attachés parlementaires à son service, qu’ils se penchent sur ce dossier, pour savoir si les cuves de carburant  ont été retirées où sont toujours sur ces sites.

 

 

 

Liste des dépôts de carburant

figurant sur le site Basias pour Villeparisis

http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/inventaire-historique-des-sites-industriels-et-activites-de-service-basias#/

 

N° Identifiant

Raison(s) sociale(s) de(s) l'entreprise(s) connue(s)

Nom(s) usuel(s)

Dernière adresse

Commune principale

Code activité

Etat d'occupation du site

Etat de connaissance

IDF7703897

FLIPON (Raymond)

Dépôt d'hydrocarbures

162 Avenue De Gaulle (du Général)

VILLEPARISIS

V89.03Z

Activité terminée

Inventorié

IDF7706191

Mattei (Distribution) - Centre LECLERC

Dépôt d'hydrocarbures

170 Avenue De Gaulle (du Général)

VILLEPARISIS

V89.03Z

En activité

Inventorié

IDF7707057

MONTAGNIER

Dépôt d'hydrocarbures

Avenue Perraton

VILLEPARISIS

V89.03Z
V89.03Z

Activité terminée

Inventorié

IDF7707270

PAGES (L.)

Dépôt d'hydrocarbures

8 Rue Chêne (du)

VILLEPARISIS

V89.03Z

Activité terminée

Inventorié

IDF7707273

RICARD (R.)

Dépôt d'hydrocarbures

68 Avenue Briand (Aristide)

VILLEPARISIS

V89.03Z
V89.03Z

Activité terminée

Inventorié

 

 

N° Identifiant

Raison(s) sociale(s) de(s) l'entreprise(s) connue(s)

Nom(s) usuel(s)

Dernière adresse

Commune principale

Code activité

Etat d'occupation du site

Etat de connaissance

IDF7707500

UGD (Société)

Station-service

118 Avenue Varlin (Eugène)

VILLEPARISIS

G47.30Z

Activité terminée

Inventorié

IDF7710246

Dureau (Garage)

Station-service - Garage

Rue Jaurès (Jean)

VILLEPARISIS

G45.21A
G47.30Z

Ne sait pas

Inventorié

IDF7710248

LIETAER (Ets)

Station-service

Avenue Varlin (Eugène)

VILLEPARISIS

G47.30Z

Ne sait pas

Inventorié

IDF7710249

NOTAIRE (Ets), Ex. HATRAIT (Ets)

Station-service

5 Rue Jaurès (Jean)

VILLEPARISIS

G47.30Z

Ne sait pas

Inventorié

IDF7710251

Félix Potin (Société)

Station-service - Epicerie

Avenue République (de la)

VILLEPARISIS

G47.30Z

Activité terminée

Inventorié

IDF7710253

Docks rémois (Les) (SA)

Station-service - Epicerie

20 Rue Paris (de)

VILLEPARISIS

G47.30Z

Ne sait pas

Inventorié

IDF7710254

Docks rémois (Les) (SA)

Station-service - Epicerie

Avenue Gare (de la)

VILLEPARISIS

G47.30Z

Ne sait pas

Inventorié

IDF7710255

Grands Economats (Les) (SA)

Station-service

48 Rue Vaujours

VILLEPARISIS

G47.30Z

Ne sait pas

Inventorié

IDF7710259

BERTRAND (Ets)

Station-service - Garage

Rue Jaurès (Jean)

VILLEPARISIS

G47.30Z
G45.21A

Ne sait pas

Inventorié

IDF7710260

Lemarchand (Ets)

Station-service - Garage

36 Rue Ruzé (de)

VILLEPARISIS

V89.03Z
G45.21A
G47.30Z

Ne sait pas

Inventorié

 

 

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 21:20

 

 

Que les riverains qui vont  être évacués lundi sachent que notre association est de tout cœur avec eux et que nous suivons ce dossier avec la plus grande attention.

 

Afin de les rassurer nous tenons à les informer que  les ingénieurs de la DRIEE 77 et de l'ARS (préfecture) ont traité ce dossier  avec leur diligence et sérieux habituel et vont suivre les travaux imposés par la préfecture avec la plus grande attention.

 

 

Nous tenons ici à les en  remercier  ainsi que Gérard Péhaut, le sous préfet de Meaux qui supervise ce dossier.

 

 

 

Lien vers l’arrêté préfectoral du 23/8 /2018 imposant des mesures d’urgence à la Sté Mavidis

https://villeparisis.fr/wp-content/uploads/2018/08/Arr%C3%AAt%C3%A9-pr%C3%A9fectoral.pdf

Paru sur le site France Bleu :
Seine-et-Marne : des habitants de Villeparisis évacués lundi pour cause de pollution à l'essence

Samedi 25 août 2018 à 14:49Par Margot Delpierre, France Bleu Paris et France Bleu

A proximité de la rue Salengro à Villeparisis (Seine-et-Marne), des riverains sont dérangés depuis la mi-août par de fortes odeurs d'essence. Les personnes qui résident dans un périmètre de 50 mètres devront évacuer lundi 27 et jusqu'au vendredi 31 août, le temps d'effectuer des travaux.

 

L'odeur provient d'une ancienne station-essence près des rues Salengro et Aristide-Briand -Capture écran Google Street View

 

 

Villeparisis, France

Des riverains de la rue Salengro à Villeparisis (Seine-et-Marne) sont incommodés par de fortes odeurs depuis la mi-août. Elles proviennent d'une station-essence désaffectée dans les années 80. Des travaux auraient provoqué l'écoulement d'hydrocarbures dans le sol.

Pour résorber la pollution, Mavidis, société exploitante du site pollué, doit entreprendre des travaux. Ils "commenceront ce lundi 27 août et dureront jusqu'au vendredi 31 août en horaires continus, précise la préfecture. Ils permettront de créer une barrière hydraulique pour empêcher les hydrocarbures de se répandre dans le réseau d'assainissement et améliorer l'efficacité des opérations de pompage".

Toute personne résidant dans un périmètre de cinquante mètres à proximité du chantier devra plier bagage pour la semaine. Au-delà, il n'y a pas de risque pour la santé, estime la préfecture.

Bien aérer son domicile

L'agence régionale de santé rappelle qu'il faut :

  • aérer régulièrement les intérieurs, y compris les pièces en sous-sol
  • vérifier le bon fonctionnement du système de ventilation
  • vérifier le maintien en eau des siphons

Il est aussi recommandé de ne pas fumer en sous-sol. Si un riverain est incommodé par les odeurs, il est invité à se signaler auprès de la mairie ou des pompiers afin que des prélèvements soient réalisés et des mesures de suivi soient prises.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/seine-et-marne-des-habitants-de-villeparisis-evacues-lundi-pour-cause-de-pollution-a-l-essence-1535201257

 

 

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 19:31

 

Communiqué de presse de la préfecture :

 

Paru sur le site La Marne :
Pollution à Villeparisis. Les habitants sont inquiets des odeurs d’essence, la préfecture réagit

Après dix jours d'inquiétude à cause d'odeurs d'essence à Villeparisis, la préfecture explique la situation ce jeudi 23 août. Une fuite est recherchée dans les sous-sols

 

Les riverains de l’avenue Roger Salengro, à Villeparisis, ont alerté les pompiers et la mairie à cause d’odeurs d’essence. (©Google street View)

Cela fait plus de dix jours que des riverains de la rue Salengro, à Villeparisis ont alerté les pompiers et les services municipaux d’odeurs d’essence dans leurs habitations.

Des travaux réalisés à l’emplacement de l’ancienne station-service Leclerc, désaffectée dans les années 1980, en sont à l’origine. « A l’époque, des précautions auraient été prises pour que les trois cuves soient vidangées et dégazées », indique Hervé Touguet, maire de Villeparisis.

De l’essence dans le sol

Il apparaît que de l’essence est présente dans le sol, à proximité du réseau d’assainissement et qu’elle transite dans celui-ci. Le maire est formel :

Il y a bien de l’hydrocarbure. Pour l’heure, nous ne savons pas si c’est dans une cuve, dans une poche d’argile… 

La source de cette pollution n’a pas encore été localisée précisément.

A la suite de ce signalement, les services de l’Etat, le SDIS et la municipalité ont fait procéder à des mesures d’exposition de la population impactée et ont demandé à l’exploitant un plan d’action, dont la mise en oeuvre fait l’objet d’un suivi étroit.

 

L’odeur s’est fait sentir suite à des travaux au niveau de l’ancienne station essence du Leclerc (©La Marne)

 

Un arrêté contre la société exploitante

Hervé Touguet suit attentivement le dossier depuis dix jours :  » L’exploitant doit présenter un plan d’actions avec un engagement écrit qui doit être validé par les services de l’Etat et par les pompiers. C’est à lui que revient cette responsabilité. »

En attendant que des actions soient faites, le réseau a été isolé et une société vient pomper tous les jours pour que l’hydrocarbure ne se répande pas dans tout le réseau d’assainissement. 

C’est une solution d’attente. Mais nous espérons que les travaux vont être réalisés rapidement.

Afin de faire cesser les troubles dans les meilleurs délais, la Préfète de Seine-et-Marne a pris ce jeudi 23 août un arrêté à l’encontre de la société exploitante du site pollué la contraignant à poursuivre les mesures d’urgence notifiées dès le 20 août.

 

POLLUTION A VILLEPARISIS : la Préfecture suit le dossier avec la plus grande attention et vient de prendre un arrêté à l’encontre de la société exploitante du site pollué
L’odeur s’est fait sentir suite à des travaux au niveau de l’ancienne station essence du Leclerc (©La Marne)
Des consignes de prévention

Les prélèvements réalisés dans le bâtiment situé au 180 avenue du général de Gaulle analysés par le Laboratoire Central de la Préfecture de Police ont révélé une présence d’hydrocarbures dans l’air ambiant supérieure aux valeurs guides des autorités sanitaires.

Afin de protéger la population avoisinante, le maire ainsi que la Préfecture et l’Agence régionale de Santé (ARS) ont donné des conseils : 

  • aérer régulièrement les intérieurs, y compris les pièces en sous-sol. Ouvrir régulièrement les
    fenêtres et s’assurer du bon fonction
    nement de la ventilation (bouches non obstruées);
  •  veiller à maintenir les siphons remplis en eau afin d’éviter les remontées de vapeurs par les
    canalisations d’eaux usées;
  • ne pas fumer dans les espaces en sous-sol.
 
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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 19:08

 

 

 

Paru sur le site Robin des Bois :

EVASION DE TERRES POLLUÉES DANS LE « 9-3 »

13 juil. 2018

 

BNP PARIBAS Immobilier avait demandé en mars 2015 à être dispensé de la réalisation d’une étude d’impact pour la construction d’un immeuble de bureaux sur le site de l’ex Manufacture des produits chimiques du Landy, à Saint-Denis (93). Bien que les sols et sous-sols aient connu de multiples avanies (explosions, incendies, déversements, ruptures de canalisations…) au gré de leurs affectations industrielles successives, militaires et civiles, de 1846 à 1978, la préfecture de région avait autorisé le tour de passe-passe administratif en avril 2015.

 

Mais les excavations ont fait remonter à la surface la mémoire olfactive de l’ex Manufacture. Les terres extraites contiennent du benzène cancérogène, du nitrobenzène dont l’odeur d’amande amère a vite alerté les riverains. Le stockage des terres polluées sous une bâche rustique retenue avec des pierres à proximité de l’école élémentaire Taos Amrouche avant les grandes vacances a fait monter l’inquiétude. Des élèves et des enseignants ont été victimes de malaises. Avec la canicule, les émanations toxiques se sont renforcées et l’intervention des pompiers a été demandée.

 

 

 

Les analyses effectuées par le Laboratoire central de la préfecture de police sont sans appel : benzène, nitrobenzène, chloroforme, dichlorométhane, trichloréthylène, perchloroéthylène, diphénylsulfone ont été détectés dans l’air ou le sol. Près du tas de terre (1000 à 1500 t), à côté de l’école, la teneur en nitrobenzène dépasse la valeur limite d’exposition professionnelle.

 

Robin des Bois souhaite que la préfecture de la Région d’Ile-de-France et la DRIEE* soient plus rigoureuses dans le domaine vital de la réhabilitation des sites pollués et de leur conversion en habitat et en bureaux. Sinon, avec la multiplication prochaine des chantiers de bâtiments et de travaux publics liés au Grand Paris et aux Jeux olympiques de 2024, d’autres mauvaises surprises vont émerger.

 

Il est prévu que les terres polluées et stockées en milieu urbain soient transférées à partir du 16 juillet vers un lieu non révélé. BNP PARIBAS Immobilier n’a pas souhaité répondre aux questions de Robin des Bois à ce sujet. Quoi qu’il en soit des précautions exceptionnelles devront être prises au moment du déstockage vis à vis des conducteurs d’engins et des chauffeurs ainsi que des populations riveraines.

* Direction régionale et interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie d’Ile-de-France


Voir aussi
Mystère et benzène à Saint Denis, 11 juillet 2018

 

http://www.robindesbois.org/evasion-de-terres-polluees-dans-le-9-3/

 

 

 

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 21:20

 

 

 

Le site concerné aujourd’hui se trouve

 à Lagny sur Marne

 32 rue Ampère

 

 

 

Un dossier instruit par
la DRIEE 77
Sous la direction de
Gérard Péhaut
Sous préfet de Meaux

 

 

Historique :

 

Wipelec 1. rue Bauve à Meaux : une entreprise en redressement judiciaire depuis le 31/8/ 2009, suite à une cessation de paiements, elle a bénéficié d’un plan de continuation arrêté par jugement du 28 février 2011, pour une durée de 10 ans (1)

Wipelec  après avoir pollué un site, 21 à 29 rue des Roseraies à Romainville jusqu’en
2009, c’est un second site que l’entreprise polluera 16. rue E. Gaudineau à Pomponne jusqu’en 2012, site situé à proximité de la Marne où elle laissera des déchets dangereux qui ont été évacués en urgence fin janvier dernier par la préfecture, pour protéger la population, suite aux risques d’inondations.

 

 Elle s’implantera également 32 rue Ampère à Lagny sur Marne, où elle demandera à exploiter une installation de traitement de surface, demande qui lui sera refusée le 19/5/2009 par le préfet, suite notamment à un avis défavorable du commissaire enquêteur.

 

Qu’à cela ne tienne Wipelec demandera à implanter à Meaux, 1 rue de la Bauve, la même installation de traitement de surface, là le préfet l’y autorisera en date du 29/6/2012. Installation qui se trouve aujourd’hui près d’une crèche.

 

 Pour  en revenir à l’installation située 32 rue Ampère à Lagny sur Marne, nous vous épargnerons la liste des différents arrêtés et courriers adressés par la préfecture  à Wipelec(ex Ceres) entre 2009 et 2013.

 

Nous en viendrons directement à la mise en demeure du 13/5/2015 imposant à l’exploitant de transmettre sous 1 mois le dossier de cessation d’activité, conforme à la législation en vigueur, dossier que l’administration attend depuis 2012.

 

Ce n’est que le 26/10/2016 que Wipelec (ex Ceres) transmettra le diagnostic des sols, un rapport datant d’août 2012.

 

Le 8/2/2018 l’industriel n’avait toujours pas fourni le dossier de cessation d’activité en ce qui concerne les preuves d’évacuation des déchets.

 

 

 

Par arrêté préfectoral du 8/2/2018
 l’administration impose à l’exploitant les mesures suivantes :
WIPELEC : après Romainville, Pomponne, Meaux , un nouvel arrêté préfectoral pour Lagny sur Marne !
WIPELEC : après Romainville, Pomponne, Meaux , un nouvel arrêté préfectoral pour Lagny sur Marne !
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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 19:13

 

Paru dans le journal de l’environnement :
Crues: les déchets, parents pauvres de la prévention

Le 29 janvier 2018 par Stéphanie Senet

 

 

Les collectivités sont invitées à anticiper la gestion des déchets post-inondation

 

Alors que la crue de la Marne a conduit l’Etat à évacuer d’urgence, les 25 et 26 janvier, des déchets dangereux abandonnés par un exploitant à Pomponne (Seine-et-Marne), les résidus sont encore peu pris en compte dans les plans d’action contre les inondations.

 

Le site de Pomponne, abandonné par la société Wipelec il y a 5 ans, reste sous haute surveillance. Après de nombreuses mises en demeure restées sans suite, la préfète de Seine-et-Marne a finalement fait procéder à l’évacuation d’urgence de 9 tonnes de déchets dangereux (des résidus du traitement de métaux principalement), dont 700 kilogrammes de déchets cyanurés. «Ils ont été pris en charge par Triadis, une filiale du groupe Séché spécialisée dans la prise en charge d’urgence de déchets dangereux», explique au JDLE Pierre Jérémie, chef du service de prévention des crues à la Driee[1] Ile-de-France. «Les autres déchets du site ont été mis en sécurité dans des cuves placées en hauteur. Une opération qui coûte à ce stade 70.000 euros, dont la facture a été payée avec les sommes consignées par Wipelec», ajoute-t-il.

 

257 SITES SURVEILLÉS AU QUOTIDIEN

En théorie, le code de l’environnement interdit toute activité de tri, transit, stockage et traitement de déchets dangereux en zone inondable. Mais certains exploitants font fi de cette règle, comme l’a montré Wipelec à Pomponne.

«Les installations de traitement de déchets ne sont pas les seules à être surveillées. Au total, nous gardons une vigilance particulière, et quotidienne, autour de 257 sites régionaux, dont des installations Seveso de seuil haut et bas», poursuit Pierre Jérémie.

 

FOCUS SUR UNE CRUE CENTENNALE

Quid des déchets ménagers? Les exploitants comme l’Agence métropolitaine des déchets ménagers (ex-Syctom) ont certes prévu des scénarios catastrophe. Au niveau de la Driee-IDF, seul le scénario d’une crue centennale permet d’activer un nouveau plan de répartition des déchets.«Dans ce cas, si des installations comme des incinérateurs doivent fermer, les déchets seront réorientés vers des installations de stockage de déchets dangereux notamment situées en Seine-et-Marne, qui peuvent accueillir des tonnages élevés en peu de temps», explique le représentant de la Driee-IDF. Celui-ci reconnaît toutefois qu’il faut encore travailler à «sensibiliser la population sur sa production de déchets en cas de crues et sur l’adaptation de la collecte». Leur prise en charge s’avère donc fragile. Ce qui avait fait dire à l’avocat Bertrand Burg, en 2009, que «dans le code de l’environnement, catastrophes et déchets se croisent mais ne se rencontrent pas».

 

BONNES VOLONTES

«Les déchets post-inondation représentent un autre problème, auquel nous devons sensibiliser les collectivités. Nous venons d’écrire aux élus des Yvelines pour leur demander d’évaluer les tonnages produits par les crues et d’identifier les installations de transit pouvant les accueillir», affirme Pierre Jérémie. Un travail qui devra être généralisé à l’échelle régionale. De son côté, le Cepri[2] avait réalisé, après le passage de la tempête Xynthia, un guide de sensibilisation destiné aux collectivités. Un premier pas à défaut d’une planification obligatoire.

 

 


[1] Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie

[2] Centre européen de prévention du risque inondation

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/crues-les-dechets-parents-pauvres-de-la-prevention,90118

 

 

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 10:35

 

Paru sur le site « La Marne » :

Inondations. Pour éviter une pollution, la préfète fait évacuer l’usine Wipelec

 

 

La préfète de Seine-et-Marne vient de demander l'évacuation de l'usine Wipelec, à Pomponne. La montée de la Marne menace l'usine. Des déchets dangereux pourraient être dans l'eau.

 

Publié le 27 Jan 18 à 16:43

La société Wipelec est spécialisée dans les équipements pour l’aéronautique. 

 

 

En raison de la crue la Marne qui touche notre département depuis plusieurs jours, la préfète de Seine-et-Marne, Béatrice Abollivier, a imposé des travaux d’office de mise en sécurité du site industriel anciennement exploité par la société Wipelec à Pomponne.

La préfecture de Seine-et-Marne avance que la direction de cette entreprise a dejà reçu de « nombreuses mises en demeure et sanctions administratives pour évacuer les déchets dangereux« , mais l’exploitant aurait laissé ce site à « l’abandon, contenant de nombreux déchets dangereux ».

La préfète s’est alors substituée à l’exploitant et a réquisitionné la société Sèche Urgence Environnement pour évacuer les déchets. Les travaux ont lieu jeudi 25 et vendredi 26 janvier.

Neuf tonnes évacués

Ces travaux ont permis l’évacuation d’environ neuf tonnes de déchets dangereux dont 700 kg de déchets cyanurés. 

Les déchets les moins dangereux ont été laissés sur place mais installés en hauteur ou dans des cuvettes de rétention hors d’atteinte des eaux de crue.

Cette opération a mobilisé une dizaine d’employés du groupe Sèche, en lien étroit avec les équipes de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie d’Ile-de-France.

Mais l’Etat ne compte pas payer la facture et applique la procédure prévue dans ce cas par le code de l’environnement, conformément au principe « pollueur-payeur ». 

https://actu.fr/ile-de-france/pomponne_77372/inondation

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