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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 18:00

 

 

Paru sur le site « Uneeau pure.com » :

 

Principales causes de l’eau polluée et de la pollution des sols

 

Depuis maintenant plusieurs années, les taux d’eau polluée et de la pollution des sols connaissent une croissance monstrueuse. Nombreux sont les facteurs qui contribuent à leurs détériorations et les principales causes demeurent l’activité humaine. La pollution de l'eau se fait de façon accidentelle, inopinée ou réfléchie. Il est important de rappeler les conséquences de la pollution de l’eau et des sols.

Causes de la pollution de l’eau

On pense peut être qu’on est un fervent de la protection environnementale. Mais, sans le vouloir, on ajoute, massivement et/ou quotidiennement, notre impact dans la liste des principales causes de l’eau polluée.

La pollution de l'eau est une dégradation engendrant ainsi une perturbation de l'écosystème aquatique. On parle ici, des eaux superficielles et des eaux souterraines.

On distingue différentes sources de pollution. La pollution chimique, par exemple, est une des origines de l’eau polluée, sont souvent visées, les stations d’épuration, et l’absence de réseaux d’assainissement. De même pour le nettoyage des sols, des chaussées ou encore l’évacuation d’effluents par les industries directement dans les fleuves (ex : pollution de la Seine). Il y a également la contamination de l’eau par les virus et les bactéries pathogènes. Ici, c’est souvent la dégradation des déchets organiques issus des excréments d’animaux et de l’homme qui en est la source.

La pollution domestique a également un impact non négligeable. L’utilisation puis le rejet de graisses, de poudres à laver, etc. On peut aussi parler de pollution par négligence ; le fait de jeter les plastiques, les bouts de papier, les batteries, …sans s’en rendre compte cela a un impact sur tout notre environnement.

La pollution agricole n’est pas en à oublier car la concentration des élevages à pour conséquences une source de pollution bactériologique de l’eau. Les engrais chimiques modifient la qualité de la nappe souterraine, sans parler des herbicides, insecticides et autres produits phytosanitaires.

Et enfin, il y a la pollution accidentelle, avec des origines multiples, telles que : la décharge des éléments polluants pendant les accidents de circulation, l’éparpillement de gaz par les usines, le mauvais entreposage des produits chimiques solubles, incendies, …

Sources de la pollution du sol

Le sujet des sols pollués est de plus en plus d’actualité. La pollution des sols ne sont pas incontestablement palpables. Leur origine peut être soit accidentelle, soit volontaire. La pollution du sol peut être produite par des emplois abusifs ou mal organisés d'insecticides ou d'engrais chimiques.

Certains produits peuvent dessécher complètement les sols, comme la simazine qui est souvent usée en grande quantité dans les pépinières. Aussi, l’utilisation massive des engrais peut lessiver et détruire un sol. Le chlorure de potassium est, par exemple, une substance très toxique. Les origines de la pollution des sols peuvent aussi provenir des mauvaises pratiques d’élimination des déchets. Il en est de même pour les dispersions ou épandages accidentels des produits chimiques, le mauvais placement des produits neufs ou usagés. L’élevage intensif est aussi un facteur de dégradation du sol car les excréments des animaux procurent au sol une quantité astronomique de nitrate dans l'eau. D’autres causes sont encore non énumérées, telles que les ordures ménagères, le site d’enfouissement, les déchets industrielles, …Généralement, les matières dangereuses arrivent dans le sol suite à des activités industrielles lourdes ou des accidents. Ceux-ci contiennent des substances polluantes qui composent une menace assez importante pour les sols.

Sachez qu’un sol pollué met en danger la qualité de vie des êtres humains, des animaux et des plantes car nous vivons en contact direct avec des substances toxiques à travers l'alimentation ou les eaux souterraines. La pollution des sols impacte directement nos ressources en eau.

http://www.une-eau-pure.com/monde-de-leau/principales-causes-de-leau-polluee-et-de-la-pollution-des-sols.html

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 17:12

 

 

 

La pollution de la rivière Beuvronne :

une injustice environnementale ? 

 

 

 

Pourquoi un arrêté interpréfectoral autorise Aéroport de Paris à déverser plus de polluants (MES, DBO5, DCO.. ) dans la rivière Beuvronne  en Seine et Marne (ADP Roissy en France), que dans la rivière Orge en Essonne (ADP Orly) ?

 

 

 

Pourquoi Aéroport de Paris annonce dans son rapport d’activité  sociétale d’entreprise 2011

des travaux sur Aéroport d’Orly à savoir  :

- amélioration du rendement de la station de traitement des eaux pluviales

- création d’un bassin de rétention de 2000 m2 dans la zone nord

- un système de marais filtrant devrait être mis en œuvre en 2012.

 

Pourquoi aucuns travaux ne sont-ils annoncés sur Aéroport de Roissy en France ?

 

 

Pourquoi cette différence de traitement entre les deux aéroports ?

 

Une fois de plus l’ Ouest de l’Ile de France semble plus favorisé que l’Est.

 

 

Nous attendons sur ce dossier
les propositions des candidats aux élections législatives
de la 7ème circonscription de Seine et Marne ? 

 

 

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:25

 

 

Paru sur le site Yonne Lautre :

 

Il faut mesurer la toxicité de l’eau, pas seulement son respect des normes

 

1er décembre 2011, par Yonne Lautre

Claude Danglot est médecin et ingénieur hydrologue, ancien directeur au Crecep et ex-membre du Collectif pour la remunicipalisation de l’eau à Paris.

La biologie & la toxicité de l’eau

Selon Claude Danglot il faudrait maintenant étudier la toxicité de l’eau potable et ne pas se contenter, comme aujourd’hui, de savoir si elle respecte les normes de potabilité. La méthode existe, mais pas la « volonté politique » de l’utiliser. Trop fiable, sans doute.

« Contrairement à ce qui est souvent affirmé, la qualité des eaux n’est pas terrible en France, s’exclame Claude Danglot, aujourd’hui à la retraite. En effet, on cherche seulement à s’assurer que les niveaux de pollution restent en deçà des normes de potabilité. Mais on n’étudie jamais sa toxicité !

http://www.igepac.com/article-il-fa...

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3786

http://adenca.over-blog.com/article-environnement-7eme-circonscription-de-seine-et-marne-la-beuvronne-l-une-des-rivieres-les-plus-degr-104817009.html

 

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 17:31

 

 

prairies de souilly pont de pierre beuvronne venant de gres 

Le pont de pierres sur la Beuvronne à Souilly

 

 

 

Environnement 7ème circonscription de Seine et Marne :

La Beuvronne l’une des rivières les plus dégradées d’Ile de France

 

 

Depuis plusieurs années les services de l’Etat donnent des dérogations à l’industriel Aéroports de Paris pour déverser plus de polluants dans la Beuvronne, cette rivière reçoit également les eaux de ruissellement de la zone industrielle de Mitry-Compans, les jus des décharges ISDI (1) de Villevaudé, Annet sur Marne, Fresnes sur Marne et de l’ancienne décharge de Claye-Souilly « Les Rembais Paysagers »....

 

 

A ce rythme là comment cette rivière pourra-t-elle être réhabilitée ? ?

 

Rappelons que cette rivière se jette dans la Marne, en amont proche de la station de pompage d’eau de l’usine de traitement Veolia d’Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants pas seulement en Seine et Marne mais également dans le Val d’Oise (Roissy en France…..)

Communes de Seine et Marne alimentées par cette station :

ANNET SUR MARNE, BUSSY SAINT GEORGES, BUSSY SAINT MARTIN, CARNETIN,CHAMPS SUR MARNE, CLAYE SOUILLY, COLLEGIEN, CONCHES SUR GONDOIRE,COURTRY, CROISSY BEAUBOURG, DAMPMART, EMERAINVILLE, FERRIERES EN BRIE,FRESNES SUR MARNE, GOUVERNES, GUERMANTES, JABLINES, JOSSIGNY, LAGNY SURMARNE, LOGNES, NOISIEL, OZOIR LA FERRIERE, LE PIN, POMPONNE, PONTCARRE,ROISSY EN BRIE, SANT THIBAULT DES VIGNES, THORIGNY SUR MARNE, TORCY,VILLEVAUDE. ..

 

 

Nous attendons sur ce dossier les propositions des candidats aux élections législatives

de la 7ème circonscription de Seine et Marne ?

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-nord-ouest-seine-et-marne-pollution-de-la-beuvronne-61299562.html

http://adenca.over-blog.com/article-36799700.html

http://adenca.over-blog.com/article-adp-aeroport-de-roissy-et-pollution-de-la-riviere-beuvronne-64998443.html


(1) ISDI Installation Stockage de Déchets Inertes

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 21:25

 

Communiqué de presse de l’association  Générations Futures :

 

 

Plus de pesticides dans votre eau !

 

Le Ministère de la Santé rend plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité !

 

Contexte. La Directive 98/83/CE (1) est claire : au-delà de 0,10 μg/L ( 0.1 microgramme

par  litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L pour le total des pesticides

quantifiés, la limite de qualité (2) réglementaire est dépassée. MAIS, car il y a un mais, cela

ne veut pas dire qu’au-delà de ces valeurs l’eau contaminée ne pouvait nécessairement 

plus être distribuée.

AVANT : Avis du CSHPF. Un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France daté

du 7 juillet 1998 prévoyait, en interprétation de la Directive 98/83, que l’eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur appelée «  valeurs sanitaires maximales », (V Max, définie par l’OMS),  pendant plus d’un mois, ou si la teneur en pesticides dépassait ne serait qu’un jour cette V Max…toujours largement supérieure au 0.1  μg/L de la limité dite ‘de qualité’.

Cette situation pouvait déjà paraître anormale puisqu’elle entérinait une situation dans laquelle on tolérait la distribution d’eau contenant des quantités de pesticides bien supérieures à la limite de qualité, au motif qu’elle ne présenterait pas de risque sanitaire au regard de la V Max.

AUJOURD’HUI :  Une  instruction récente  de la  DG Santé  augmente la tolérance !  Cette situation a encore empiré depuis la publication en catimini d’une instruction (3) de la direction Générale de la Santé le 9 décembre 2010, publiée au BO en février 2011. Cette instruction prévoit en effet que dorénavant, pour que des restrictions de distribution d’eau contenant des pesticides soit mises en place, c’est  100% de la V Max du pesticide

concerné qui devra être atteinte, quelle que soit la durée de l’exposition.

Exemple concret. Qu’est ce que cela change ? Un exemple simple permet de comprendre :

Pour l’atrazine, pesticide très fréquemment retrouvé dans les eaux en France, la V Max est de 2 μg/L. > Avant la note de 2010, dès la valeur de 20% de la V %Max pendant plus d’un mois, soit 0.4 μg/L d’atrazine, pendant plus d’un mois, une interdiction temporaire de consommation était prononcée.

> Depuis la note de 2010, c’est 100% de la V Max, soit 2 μg/L d’Atrazine, qu’il faudra dorénavant dépasser pour voir l’eau interdite à la consommation, même si le dépassement dépasse 30 jours !

 

 

« Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de

pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » déclare François

Veillerette, porte Parole de Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des

pesticides, qui s’insurge contre « une instruction du Ministère de la Santé passée inaperçue

et visant à rendre plus commode la distribution d’eau polluée par des quantités de

pesticides bien plus importantes qu’avant 2010. Ainsi pour un pesticide comme le folpet,

pourtant classé cancérigène probable aux Etats Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à

300 μg/L d’eau pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les

60 μg/L pendant la même durée ! » proteste t’il.

Une baisse artificielle ! Autre conséquence logique de cette nouvelle mesure

dénoncée par Générations Futures : la baisse artificielle du nombre de personnes

concernées par une présence excessive de pesticide nécessitant une restriction

d’utilisation de l’eau.  On  est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces

restrictions en 2009 à une estimation de 8 939 dans le bilan de la qualité des eaux 2010

(4) !

«  Cette amélioration en trompe l’œil n’est due qu’à une manipulation des valeurs de

pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation »

proteste François Veillerette qui voit là  «   la preuve que les autorités publiques ont

renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur

mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la

fièvre ! Les candidats à l’élection présidentielle doivent se positionner  et promettre de

revenir sur ce changement de système qui va conduire à une exposition grandissante du

public à des pesticides dangereux » Conclut il.

 

1 :DIRECTIVE 98/83/CE DU CONSEIL du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine

2 : Sauf pour : aldrine, dieldrine,heptachlore et heptachloroépoxyde : ou la LQ = 0,03 μg/L

3 : Instruction DGS/EA4 no 2010-424 du 9 décembre 2010 relative à la gestion des risques sanitaires en cas de dépassement des limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine pour les pesticides. NOR : ETSP1031820J. http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2011/11-01/ste_20110001_0100_0131.pdf

4 : bilan de la qualité des eaux 2010, DGS, congrès national santé environnement, 14-15 décembre 2011.

 

http://www.lesmotsontunsens.com/files/CP070212_eau-1.pdf

 

Pour aller plus loin :

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3786

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 20:40

 

 

Claye-Souilly et alentours :

plusieurs sites figurent sur le site pollution des sols Basol

http://basol.ecologie.gouv.fr/recherche.php?carte=1&dept=77

 

 

 

Un conseil :

Avant d’arroser vos légumes  et vos fruits

avec l’eau de votre puits,

 faites-le contrôler.

 

 

Coordonnées d’un organisme qui pourra le faire  :

 

CETE-IF
Avenue Georges Clémenceau
BP 505 - Vaux-le-Pénil
77 015 MELUN Cedex
tel : 01 60 56 64 00  

 

 

Extrait article paru sur le site du Sénat :

 

 

  20 mars 2012

La qualité de l'eau et l'assainissement en France (rapport)

 

B. LES POLLUTIONS HISTORIQUES

L'état des nappes dépend du contexte hydrogéologique et des activités de surface actuelles ou passées. Contrairement à l'opinion ancienne, les eaux souterraines ne sont pas durablement et fiablement protégées contre les apports de matières polluantes. C'est en particulier le cas lorsque ces apports sont massifs, durables et concentrés. Le sous-sol hérite de ce qui se passe en surface et par conséquent, les eaux souterraines héritent des pollutions du passé. Deux situations sont à prendre en compte : les sites industriels et les décharges.

1. Les eaux souterraines et l'héritage industriel

a) Les effets de l'activité industrielle sur les eaux

L'impact de l'activité industrielle sur la qualité des eaux est très différente selon que l'on considère l'activité en cours ou l'activité passée - l'héritage.

La pollution industrielle est liée à l'énergie consommée (hydrocarbures), aux matériaux transformés (minerais) et aux procédés de fabrication utilisés (solvants et autres produits toxiques).

L'impact de l'activité industrielle actuelle concerne avant tout les eaux de surface, cours d'eau et surtout mers et océans qui restent le principal exutoire des pollutions industrielles. La pollution de l'eau découle de l'usage et du rejet des eaux et prend plusieurs formes dont les principales sont le rejet des matières en suspension, et son corollaire, la demande chimique en oxygène (Voir D - La qualité des eaux de surface). Plusieurs dispositions réglementaires limitent les rejets polluants.

L'impact de l'héritage industriel est radicalement différent. Il concerne moins les eaux de surface (par l'intermédiaire des sédiments pollués) que les eaux souterraines. La pollution de l'eau prend d'autres formes et procède d'autres voies. Les dangers viennent de l'exploitation et surtout des résidus, concentrés sur des espaces réduits. Outre les terrils des résidus miniers, des substances dangereuses ou toxiques ont été manipulées et entreposées, pouvant contaminer les eaux de surface et/ou les eaux souterraines.

La voie principale est celle liée à l'infiltration des eaux de pluie. Les terrains chargés en hydrocarbures et métaux, les dépôts accumulés à proximité des exploitations (terrils miniers, dépôt goudronneux des anciennes cokeries), les vestiges de l'activité industrielle (huiles de vidange, bois traités...) offrent prise au lessivage par les eaux de pluie qui peuvent atteindre les nappes souterraines, et modifier avec le temps le fond géochimique (19(*)).

L'autre voie, moins connue, est celle de la remobilisation des polluants. Tandis que dans la première voie, la pollution était faible mais continue, et liée à la pluviométrie et aux conditions de transfert de polluants dans le sol, dans ce second cas, la pollution est plus concentrée mais surtout décalée.

Les sols pollués sont la conséquence de notre passé industriel. Pourtant, ce n'est pas tant la présence de polluants dans le sol qui pose un problème, mais le fait qu'ils puissent être mobiles, solubles et atteindre les eaux souterraines. Certains polluants, fixés au sol depuis plusieurs années, voire plusieurs dizaines d'années, peuvent être mobilisés à la suite de travaux ou d'apports de matériaux qui entrent en réaction avec les polluants et favorisent leur migration vers la nappe. Un exemple de ce phénomène est la contamination de la nappe de Louvres, dans le Val d'Oise, par des cyanures abandonnés il y a plus de 50 ans, mais rendus solubles par l'apport de chaux consécutif à des travaux de terrassement (20(*)).

……..

c) La prévention actuelle contre les pollutions des eaux souterraines

La pression politique et sociale et la réglementation des activités industrielles ont permis de réduire sensiblement les risques de pollution des eaux. Les dispositions principales du code de l'environnement sont issues de l'ancienne législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Les ICPE doivent être autorisées par arrêté préfectoral accompagné de prescriptions techniques parmi lesquelles on compte une étude d'impact, des dispositifs de prévention (capacité de stockage, cuvettes de rétention, bassins de confinement en cas de déversement accidentel...) et de surveillance régulière des eaux souterraines pour les activités où le danger potentiel est le plus élevé (deux puits en aval du site, deux relevés piézométriques annuels pour treize types d'activités). L'arrêté ministériel du 3 août 2001 étend le champ d'application de cette obligation. Entre 2.000 et 3.000 installations sont aujourd'hui concernées par cette surveillance régulière des eaux souterraines, contre 500 auparavant.

D'une façon générale, les sites industriels sont aujourd'hui beaucoup mieux surveillés qu'avant : les sites industriels appelant une action des pouvoirs publics à titre préventif ou curatif (3.000 sites) sont répertoriés dans une base de données dite BASOL. Les sites industriels sur lesquels il convient de conserver une mémoire (300.000 sites) sont répertoriés sur une base de données dite BASIAS, toutes deux accessibles par Internet.

* (19) Annexe 19 - Contribution des activités industrielles à l'état géochimique des eaux souterraines.

* (20) Annexe 20 - La pollution de la nappe de Louvres.

* (21) Annexe 21 - Impact des terrils houillers sur la qualité des eaux de la nappe de la Craie.

 

lien vers l'article :

http://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-18.html

 

 

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:23
Paru sur le site France Nature Environnement :
Condamnation d’Arkema Saint-Auban pour pollution des eaux au mercure

 

 

Le tribunal correctionnel de Nanterre, a déclaré hier, la société Arkema coupable pour des faits de pollution des eaux et d’abandon de déchets. Arkema est condamnée à une amende de 30 000 euros. La société était poursuivie pour des faits de pollution de la Durance au mercure, au chlore et aux solvants, entre 2003 et 2005, et d’abandon de déchets dans les eaux par son installation de Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence).

Une pollution chronique au mercure

Cette installation de production de chlore, constituait, au moment des faits, une source de pollution chronique de la Durance et de sa nappe d’accompagnement. Cette pollution chronique avait conduit le préfet en 2005 à prendre un arrêté réglementant la pêche, les poissons étant pollués au mercure.

A plusieurs reprises, la Direction régionale de l'Industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) avait constaté depuis 2004 des dépassements des valeurs autorisées de rejets dans la Durance de solvants chlorés et de mercure. Un premier procès-verbal de 2003 faisait état de flux de solvants chlorés vers la Durance et la nappe phréatique de 94,3 kg par jour alors que la limite est fixée à 20 kg par jour.
Un autre rapport de 2004 faisait état de rejets de mercure qui avaient pu atteindre trois fois la valeur réglementaire. En 2006, la DRIRE constatait même un accroissement des rejets de solvants chlorés.

La répétition de ces rejets a révélé l’absence de volonté de cette société de rechercher la source de la pollution et d’y remédier. Ce laisser-aller vis-à-vis des procédures de sécurité a conduit, au fil des ans, au rejet de près de 6kg de mercure dans le milieu naturel.

Une sanction enfin prononcée par le juge

Lors de l’audience du 13 janvier 2012, la substitut du Procureur a déploré le préjudice subi par la nature et demandé au tribunal de sanctionner "cette entreprise qui n'avait pas l'intention de remédier à cette pollution dont elle avait conscience". Les associations de protection de l’environnement qui s’étaient constituées parties civiles dans ce dossier, ont reçu chacune, 30 000 euros de dommages et intérêts.


Pour Raymond Léost, pilote du réseau juridique de France Nature Environnement : « la sanction tient compte de l’ancienneté des faits et de la mise en conformité des installations depuis les faits. En d’autres temps, Arkema aurait été beaucoup plus sévèrement sanctionnée. Cette déclaration de culpabilité pour des faits de pollution au mercure de la Durance pourrait laisser entrevoir la responsabilité pénale des personnes ayant rejeté du PCB dans les cours d’eau ».

Pierre Aplincourt Président de l'URVN FNE PACA : "cette pollution est d'autant plus grave que l'eau de la Durance est utilisée pour l'alimentation en eau d'une grande partie de la population de la Provence. C'est une victoire juridique mais la situation n'est toujours pas satisfaisante du fait de la pollution historique de la nappe et de la présence de terrils pollués en bord de Durance qui représentent un risque majeur de pollution des eaux en cas de crues importantes de la Durance."

Les associations saluent aujourd’hui cette décision et rappellent que d’autres sites français de la société Arkema présentent des problèmes analogues pour lesquels le travail reste encore à faire.

 

http://www.fne.asso.fr/fr/condamnation-d-arkema-saint-auban-pour-pollution-des-eaux-au-mercure.html?cmp_id=33&news_id=12679&vID=897

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:42

 

 

Paru sur le site Euroactiv.fr :

 

 

Energie & environnement Eau :

Eau : la Commission pointe 15 nouvelles substances à risque

 

L'exécutif veut allonger la liste des substances à contrôler pour préserver la qualité de l'eau. Au total, 19 d'entre elles devraient être éliminées progressivement, les 29 autres devront être réduites.

 

02/02/2012 Commission européenne, biocides, qualité de l'eau, substances prioritaires

 

 

Dans le cadre de la révision de la directive sur les normes de qualité environnementale de l'eau, la Commission européenne propose d'ajouter quinze nouvelles substances à la liste des 33 polluants qui font déjà l'objet de surveillance et de contrôles dans les eaux de surface. Cette proposition sera soumise au Conseil et au Parlement en vue de sa discussion et de son adoption. Pour rappel, les substances déjà inscrites sur la liste sont des métaux, des dérivés du pétrole, des pesticides, des solvants, des détergents ou encore des substances utilisées dans l'industrie. Elles sont classées en deux catégories : les substances prioritaires, dont la pollution doit être réduite progressivement d'ici 2015, et les substances dangereuses prioritaires (au nombre de 13), dont la pollution doit être réduite dans un premier temps avant une suppression totale de leurs émissions d'ici 2021. Lire la suite de l'article sur www.actu-environnement.com

Source :
http://www.euractiv.fr/eau-commission-pointe-nouvelles-substances-risque-article?utm_source=Newsletters&utm_campaign=7676e32077-Hebdomadaire&utm_medium=email

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 11:20

 

 

Paru sur le site les eaux glacées du calcul égoïste :

 

REMOUS

QUALITÉ DE L’EAU (1) : UN MENSONGE D’ÉTAT ?

 

PAR MARC LAIMÉ, 22 JUILLET 2011

Un nouveau site internet citoyen, « Eau Evolution », dédié à l’analyse de la qualité de l’eau, révèle une vérité qui dérange. La réglementation et les protocoles de mesure de la qualité de l’eau, profondément modifiés depuis une dizaine d’années, sont entachés de biais innombrables, qui conduisent à minorer très gravement l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques françaises.

Trois problèmes majeurs sont à l’origine d’une surveillance biaisée des eaux superficielles et souterraines :

- La dramatique insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées dans l’eau.

 La faiblesse des protocoles de mesure, en particulier pour les micropolluants chimiques.

 Des méthodes d’évaluation impropres à décrire l’état réel des eaux superficielles et souterraines.

On peut dès lors déclarer que l’état chimique de certaines rivières est « en bon état », alors qu’elles sont contaminées par des substances non prises en compte pour qualifier leur état – les PCB par exemple – et qu’une contamination importante menace la santé des espèces aquatiques et concourt à la perte de la biodiversité.

Conformément aux prescriptions de la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE), la France a mis en œuvre une surveillance de la qualité des eaux qu’on peut qualifier de « réglementaire », ou plutôt « réglementaire à minima », et non de « patrimoniale », c’est-à-dire permettant de connaître l’état réel de la ressource.

Par exemple, la DCE laissant la liberté aux Etats-membres de choisir la liste des substances dangereuses qu’ils souhaitent surveiller, la liste des substances – tels les pesticides – recherchées dans l’eau a constamment été minorée par la France.

La France a donc mis en place une surveillance biaisée de la qualité des eaux souterraines et superficielles, dont la qualité est donc beaucoup plus dégradée que ne l’affirment les pouvoirs publics.

La pertinence d’une évaluation de la qualité se mesure à sa capacité à refléter la réalité. Or, quand on évacue la prise en compte de la majorité des substances toxiques, en particulier les micropolluants émergents, quand on néglige l’impact des faibles doses de substances dangereuses sur le long terme, quand on évacue la prise en compte des cocktails de substances, quand on se contente de moyennes avec de surcroît trop peu de mesures, quand on mesure avec des limites de détection trop élevées, etc., on biaise donc systématiquement la pertinence des évaluations.

Voir sur le site "Eau évolution :

- Le site Eau Evolution pour connaître l’état réel des eaux et des données sur l’eau ainsi que la désinformation officielle récurrente sur cet état

- Un diaporama présentant le site.

- Sur la désinformation :

-"La surveillance des contaminants chimiques et l’évaluation de l’état chimique DCE ne sont que des leurres"

-"Une information officielle indigente sur l’état chimique des eaux jusqu’en 2009"

-"Les publications officielles du SOeS depuis 2009 sur l’état des eaux et ses tendances sont consternantes"

- Sur l’état réel des eaux et des données sur l’eau (qualité générale, micropolluants chimiques et quantité)

Dont une synthèse téléchargeable "L’eau, toujours source de vie ? L’état réel des eaux et des données sur l’eau"

-Un outil inédit : des cartes interactives de qualité patrimoniale des cours d’eau (eau et sédiment) et des nappes souterraines

-Sur la nécessité et la possibilité d’un nouveau paradigme pour l’eau potable et l’assainissement

http://www.eauxglacees.com/Qualite-de-l-eau-1-un-mensonge-d

 

Pour aller plus loin :

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3786

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 19:33
Paru sur le site France Nature Environnement :
Forum Mondial de l’Eau : tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle n’en trouve plus…

 

 

A partir de ce lundi, le 6e Forum mondial de l'eau se réunit pour une semaine à Marseille. L’objectif affiché est ambitieux. Trouver les solutions pour assurer l'accès de l'humanité à l'eau potable et à des sanitaires décents alors que les pressions sur la ressource augmentent : changement climatique, augmentation des prélèvements pour certains usages et pollutions accentuées.

Facile d’en parler, plus difficile de la partager

Les précédents forums, réunis tous les trois ans depuis 1997 à l'initiative du Conseil mondial de l'eau, une instance de coopération entre ONG, gouvernements et organisations multilatérales, étaient essentiellement consacrés à établir un diagnostic sur l'accès à l'eau dans le monde. Celui de Marseille s'intitule "Le temps des solutions" et a ouvert une plate-forme de solutions en ligne. De là à ce qu’elles s’appliquent il y a un pas que la volonté politique et des moyens financiers nouveaux devront aider à franchir.

20.000 participants de 140 pays sont annoncés : institutions, entreprises, associations, élus locaux. L'ouverture a été assurée par le Premier ministre. Le président de la République ayant finalement renoncé à se rendre dans la cité phocéenne. C’est dire l’importance accordée à l’événement…

La "puissance du progrès technologique" ne suffira pas

Le Premier ministre a souligné la nécessité de fonder l’économie sur le respect de l’environnement mais FNE regrette l’insistance avec laquelle il a présenté l’innovation et les « technologies vertes » comme la solution aux problèmes posés par la gestion de la ressource en eau. La « puissance du progrès technologique » prônée par François Fillon, sera inopérante sans l’avènement d’un nouveau modèle agricole, réduisant considérablement ses prélèvements et ne contribuant plus à la dégradation de la qualité de l’eau.

Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE en charge de l’agriculture : « seule une agriculture de haute valeur environnementale, diversifiée, adaptée aux sols et aux climats est à même de rétablir un bon état des eaux souterraines et des rivières.»

L’or bleu aiguise les appétits et assoiffe les peuples

Pour les représentants de la société civile, le Forum de Marseille est l'occasion de rappeler que « l'or bleu n'a pas de prix ». Leur Forum alternatif mondial de l'eau (FAME) qui se tient en parallèle du 14 au 17 mars avec plus de 2.000 représentants vise à dénoncer la tendance à la marchandisation de l'eau par les multinationales et plaide pour une distribution équitable.

Le partage des ressources d'eau est un sujet d'inquiétude et un enjeu de souveraineté des Etats quand 15% des pays dépendent à 50% d'une eau venue de l'extérieur. Les représentants de ces 140 pays, réunis mardi, devaient adopter une déclaration commune appelant à accélérer les efforts sur l'ensemble de ces problèmes. 2,5 milliards de terriens ne disposent pas encore de réseau d’assainissement efficace. La question de l’assainissement reste une question vitale, et pas seulement de confort ou de dignité. Les pathologies liées à l’eau insalubre restent une cause majeure de morbidité mondiale et leur coût social est gigantesque. Reste à savoir comment assurer de l'eau saine et une alimentation suffisante aux plus de 9 milliards d'habitants prévus en 2050 si les autres pressions ne cessent d’augmenter.

Bientôt, plus un verre pour la soif ?

La ressource abondante et de bonne qualité bientôt au rang des souvenirs ? La crise est à notre porte. En Europe, malgré les efforts de dépollution engagés, notamment grâce aux directives européennes (ERU, DCE…) nous constatons encore une lente dégradation de la qualité de l’eau ainsi qu’une réduction dramatique de la qualité biologique des milieux aquatiques. En France, les dégradations physiques infligées aux cours d’eau au fil du temps, ainsi que les prélèvements d’eau de plus en plus pressants aboutissent à une perte de qualité de l’eau. La pollution par les nitrates, phosphates, pesticides et divers produits chimiques aggrave encore cette situation. En conséquence, la potabilisation de l’eau demande toujours plus de traitements et parfois, des captages doivent être abandonnés. Ainsi, le paysage aquatique se banalise et devient le dépotoir de notre inconscience collective, qui se déverse ensuite dans les mers et océans.

Pour Bruno Genty, président de France Nature Environnement : « il devient urgent de prioriser les usages. Il faut réserver l’eau douce à ceux qui ne peuvent s’en passer. Si l’agriculture et l’industrie peuvent substituer aux techniques gourmandes en eau d’autres techniques plus durables, les humains ne peuvent décider de boire moins pour pouvoir garantir l’approvisionnement de ceux qui en font un usage commercial. Avant d’être une ressource géostratégique, l’eau reste une ressource vitale».

Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE et José Cambou, secrétaire nationale de FNE, assureront la représentation de France Nature Environnement au forum mondial de l’eau.

http://www.fne.asso.fr/fr/forum-mondial-de-l-eau-tant-va-la-cruche-a-l-eau-qu-a-la-fin-elle-n-en-trouve-plus.html?cmp_id=33&news_id=12680&vID=897

 

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