ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Le 7/10/2019 Valérie Pécresse annonçait, à grand renfort de médias, des mesures financières fortes pour rénover le patrimoine :
Mais il semblerait que l’élue ait oubliée la préservation du patrimoine historique de certaines propriétés du conseil régional IDF comme les communs de l’ancien château de St Thibault dans la forêt de Montgé en Goële située au nord-ouest 77.
Le château de St Thibault fut construit vers 1840 et détruit en 1970 l’un de ses plus illustres propriétaires fut le baron André Eichthal, son épouse y fera réaliser une allée cavalière, plantée de 252 platanes, une allée conservée encore aujourd’hui en partie.
Le Baron sera :
- maire de Montgé en Goële de 1919 à 1929
- délégué cantonal de Dammartin en Goële
- vice président de la Caisse d’Epargne de Paris
- délégué de la Sté de Secours aux blessés militaires pendant toute la guerre
- administrateur de l’office public des habitations à bon marché de la Seine
- vice président du secours d’urgence
- fondateur de l’association du village reconstitué pour l’assistance aux habitants des régions sinistrés.
Il est vrai que la présidente de la région IDF ne peut pas investir partout, elle doit faire des choix. Elle a préféré allouer 1 million d’euros à de gros agriculteurs pour les « aider » à financer 2 méthaniseurs dans le village voisin de Marchemoret.
La question du jour :
Considérez-vous que Valérie Pécresse gère bien l’argent des franciliens, ou favorise-t-elle certains ou détriments d’autres ?
Extrait article paru dans les Affiches Parisiennes :
Premières Assises du patrimoine : Valérie Pécresse dévoile son plan pour l'Ile-de-France
le 07 octobre 2019 - Amélie Coutansais -
Les premières Assises du patrimoine d'Ile-de-France se sont déroulées récemment à Paris. à cette occasion Valérie Pécresse, présidente de la Région, a exposé ses différentes mesures pour préserver et développer le patrimoine francilien.
Cinq mois après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, ces premières Assises du patrimoine ont comme un air de revanche. Après le sinistre qui a touché un de ses monuments les plus emblématiques, l'Ile-de-France n'a pas l'intention de se laisser faire. « L'électrochoc de Notre-Dame de Paris nous a fait prendre conscience qu'à côté de la cathédrale, il y avait un chantier du siècle qui allait se dérouler, mais aussi qu'il y avait des dizaines, des centaines de petites Notre-Dame à sauver », déclare Valérie Pécresse, présidente de la Région. « Il faut redoubler d'efforts en matière de patrimoine. »…….
Des actions déjà mises en place…
Depuis 2016, cet effort consacré au patrimoine équivaut à un budget de 95 millions d'euros. « J'entends que cet effort soit porté à 200 millions d'euros d'ici à 2021 », insiste l'ex ministre, qui compte bien s'y employer à travers quinze mesures.
Quinze mesures pour la rénovation et l'innovation
« Nous allons consacrer 10 millions d'euros à la reconstruction de Notre-Dame de Paris », annonce Valérie Pécresse. Cet aide d'urgence est en effet la première mesure prise par la Région, n'en déplaise à certains. « Entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre je crois que le sujet aujourd'hui c'est surtout d'unir nos efforts pour hâter le processus de reconstruction. »
L'Ile-de-France prévoit également de dédier au moins 2 millions d'euros au démarrage du chantier de la flèche de la basilique de Saint-Denis. « Le public qui ne peut pas visiter Notre-Dame devra être orienté vers la basilique », explique la présidente. « Le chantier de la flèche avec son village des métiers de la restauration du patrimoine sera aussi un magnifique lieu d'apprentissage. »
Prochainement, un accord sera signé pour assurer 20 millions d'euros d'investissement régional pour la création à Massy des réserves franciliennes du centre Georges Pompidou. « Ce sera un lieu de conservation et de restauration des collections du musée d'art moderne, un lieu de sensibilisation au métier mais aussi un lieu de culture pluridisciplinaire. »…..
Un bonus de 200 000 euros sera alloué aux contrats ruraux, englobant des mesures pour le patrimoine.« C'est une mesure très attendue par les villages ! » Le bonus attribué sera de 200 000 euros par village, dès lors qu'il y a une volonté de rénover le patrimoine du village……
Développer le tourisme patrimonial
« Nous avons demandé à Ile-de-France Mobilité, au comité régional du tourisme, et à la direction de la culture, de travailler à la création de parcours patrimoniaux thématiques sur tout le territoire de l'Ile-de-France », annonce Valérie Pécresse. « Ce seront des parcours originaux, en dehors de sentiers battus.» Leur desserte sera assurée par les transports en commun. La Région, avec le Centre des monuments nationaux, s'engagera aussi dans la promotion de la gastronomie française avec la création et le développement d'un parcours de la gastronomie……
Le patrimoine d'Ile-de-France en chiffres…..
- 4 sites franciliens sont inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le château et parc de Fontainebleau, le château et parc de Versailles, le parc Rives de Seine de Paris, La ville et la foire médiévale de Provins.
Dans les allées de la forêt de Montgé en Goële, quad et motos s’en donnaient à cœur joie toute l’après-midi ce dimanche 24 mai, sans être aucunement inquiétés par les forces de police.
Les forces de l’ordre devaient être occupées ailleurs, peut-être dans la forêt de Fontainebleau où un nombre impressionnant de policiers avait été concentrées ces derniers jours.
Mais qu’en est-il de la sécurité des nombreuses familles avec enfants en bas âge qui se promenaient dans ces mêmes allées où certains venaient faire du rodéo ?
Le préfet Thierry Coudert avait pourtant annoncé dans un communiqué du 22/5/2020 concernant les rodéos, pour extrait :
"Le nord du département est par ailleurs touché par la présence de contrevenants originaires du 93 et du 94. Plusieurs opérations sont prévues dans ces prochains jours par la police nationale, visant particulièrement ces secteurs." (1)
Monsieur le Préfet a, semble-t-il oublié d'envoyer des forces de l'ordre dans cette forêt de 960 hectares située à la pointe nord de la Seine et Marne et nous le regrettons.
A la pointe nord-ouest 77 nous n’attendons pas des annonces du Ministre ou du Préfet contre les rodéos sauvages, mais des actes, nous en avons assez d’être « les oubliés de la République ».
(1) http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/43161/323101/file/20200522%20-%20CP%20Rodeo.pdf
Cette période de confinement nous a montré combien nous avions besoin d'espaces naturels pour pouvoir nous détendre.
Depuis des dizaines d'années l'ETAT autorise les industriels à détruire nos forêts.
La forêt régionale de Montgé en Goële en est l'illustration.
C'est une forêt qui a été acquise en grande partie avec l'argent de nos impôts par le Conseil Régional d'IDF pour permettre, semble-t-il, aux populations de venir s'y ressourcer, mais le but caché n'était-il pas en fait de protéger le gypse contenu dans ses entrailles pour concéder ces ressources aux industriels du plâtre ?
C'est ainsi que par délibération du 26/6/2003 la Région IDF a permis à l’industriel allemand Knauf de détruire 35 hectares de forêt au lieudit «Le Bois des Sables » sur les communes de St Soupplets et Cuisy, en lui cédant ses droits de fortage, sans restrictions, pour lui permettre d'ouvrir une carrière de gypse à ciel ouvert, remblayée par des déchets "dits inertes".
Paru dans le journal de l'environnement :
Le 05 septembre 2019 par Romain Loury
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Une perte de biodiversité peu compensée
Les mesures compensatoires pour la biodiversité, mises en place dans le cadre des projets d’aménagement, sont très loin de compenser réellement les impacts engendrés, révèle une étude du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) publiée dans la revue Biological Conservation.
Pour les projets d’aménagement les plus importants, tels que des routes de plus de 10 km ou des quartiers d’habitation supérieurs à 4 hectares, le maître d’ouvrage est tenu de produire des études d’impact environnemental, notamment sur la biodiversité.
Mise en place lors du Grenelle de l’environnement de 2007, puis renforcée par la loi biodiversité d’août 2016, il est même dans l’obligation d’appliquer la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC). Par le dernier de ces trois termes, il s’agit de parvenir à zéro perte nette de biodiversité, voire à un gain, comme le prévoit la loi d’août 2016.
Pour cela, le maître d’ouvrage doit identifier des zones, si possible situées à proximité de celle impactée par le projet, sur lequel il s’engage à obtenir un gain de biodiversité, égal ou supérieur aux pertes engendrées sur le site du projet.
DE MAIGRES GAINS
Or dans son étude menée sur 25 gros projets d’aménagement menés entre 2012 et 2017 en France (20 en Occitanie, 5 dans les Hauts-de-France), l’équipe de Fanny Guillet, du Centre d’écologie et des sciences de la conservation (MNHN, Paris)[i], révèle que ce processus, bien huilé sur le papier, est, dans les faits, bien mal appliqué.
Tout d’abord dans le choix de la zone de compensation: dans seulement 20% des cas, il s’agissait de zones qui sont réellement à restaurer, telles que des zones agricoles intensives ou des milieux très dégradés. Pour les 80% restants, il s’agissait d’une compensation a minima sur des zones naturelles ou semi-naturelles, à savoir une simple préservation de forêts, bois et prairies.
«D’un côté, on passe de 100% à 0% de biodiversité sur la zone du projet; de l’autre, il s’agit de passer, dans ces espaces déjà naturels, de 90% à 100%, en se contentant de réaliser de petites mesures de gestion», explique Fanny Guillet, contactée par le JDLE. Une sacrée entorse au principe du zéro perte nette de biodiversité.
DE FAIBLES SURFACES DE COMPENSATION
Par ailleurs, les surfaces choisies pour la compensation sont le plus souvent de taille inférieure à celles du projet. Pour l’ensemble des 25 projets, les premières étaient de 577 hectares, contre 2.451 hectares pour les secondes. Et ces surfaces de compensation sont le plus souvent morcelées entre plusieurs sites, à raison de 3,83 sites en moyenne par projet.
«Les agents administratifs chargés d’instruire les dossiers déplorent ces situations, mais s’ils n’acceptent pas, ils sont confrontés aux maîtres d’ouvrage. Ils ne sont soutenus ni par les directeurs des Dreal[ii], ni par les ministères, ni par les préfets», estime Fanny Guillet.
«Malgré tous les discours sur le zéro artificialisation nette, on demeure cantonné à une compensation assez facile», ajoute la chercheuse. Sous couvert de protection de la biodiversité, cette «compensation de papier», qui ne «protège rien du tout», a pour effet pervers de «délégitimer le débat public sur l’intérêt des projets».