ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Comme dans le bassin versant Beuvronne, ils subissaient les décharges, les sites Seveso et aujourd’hui on veut leur rajouter du bruit au bruit en modifiant le survol des avions d’Orly.
Car il faut savoir que dans ce pays on accumule les nuisances toujours aux mêmes endroits pour protéger certaines populations « dites huppées » qui envoient leurs ordures chez les autres, ne veulent pas l’implantation de sites Seveso sur leur secteur, ni du bruit des avions et s’offusquent parfois comme le maire de Fontainebleau de voir déverser du kérosène dans sa forêt alors que quand ce même kérosène est déversé sur les villages ruraux du bassin versant Beuvronne, il ne dit mot.
Paru sur le site de Sénart Citoyens, un site à consulter sans modération :
À vos boules Quies ! Le projet de nouvelle courbe des avions depuis l’aéroport d’Orly ne devrait pas faire décoller l’enthousiasme des Sénartais. La future trajectoire décidée par la Direction Générale de l’Aviation Civile qui pourrait être mise en œuvre, dès début décembre, déplacerait le vol des avions au dessus… de la forêt de Sénart !
Le but de ce projet : le survol d’un nombre moins important de zones habitées. Mais la nouvelle trajectoire aurait pour effet de déplacer et d’allonger le virage vers l’ouest et donc d’accroître les nuisances pour les territoires situés le long de la Francilienne.
Résultat : moins de bruit au-dessus de Villecresnes, Montgeron ou Draveil, certes. Mais d’avantage de nuisance, tant pour les riverains que pour l’environnement naturel, à proximité Combs-la-Ville ou d’Evry, commune désormais rattachée à Sénart par la nouvelle agglo Grand Paris Sud." Lire sur La République de Seine-et-Marne ici >>
Publié par Sénart Citoyens Le 21:47:00
http://ecoinfo77.blogspot.fr/2016/09/apres-les-camions-les-avions-vers-un.html
Le ministère de l'Environnement privilégie les intérêts des professionnels de l'aéronautique au détriment des riverains qui se plaignent des nuisances aéroportuaires, regrette l'Acnusa, qui voit la plupart de ses demandes rejetées.
Transport | 03 juin 2016 | Philippe Collet
Victor Aïm, le président de l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa), ne manie pas l'euphémisme. L'éditorial du rapport annuel de l'Autorité, rédigé sous forme de lettre ouverte au Président de la République, aux présidents des deux assemblées et au Premier ministre, est sans détour : "Tandis que les riverains se plaignent de ces nuisances, les professionnels de l'aéronautique, soutenus par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), persistent à ne privilégier que le développement économique". Il considère que "la rentabilité économique ne peut plus être la seule ligne d'horizon".
Compenser les nuisances
Parmi les principales recommandations de l'Acnusa figure l'expérimentation d'un fonds de compensation des nuisances aériennes. Il serait alimenté chaque année par l'aéroport concerné qui verserait un montant lié aux résultats de son activité. Cette somme serait utilisée pour le financement d'opérations d'amélioration de la qualité de vie dans les communes inscrites dans le plan de gêne sonore (PGS). Le choix des projets éligibles à la subvention et leur niveau de financement seront effectués par la commission consultative de l'environnement, propose l'Acnusa, qui suggère d'expérimenter le dispositif sur un aéroport régional.
Les critiques de l'Acnusa à l'encontre de la DGAC ne sont pas nouvelles, mais elles figurent cette année en première ligne dans le rapport de l'Autorité. L'inertie de la DGAC est d'autant plus critiquée qu'"en 2015, de nouvelles études ont confirmé que les nuisances aéroportuaires ont de graves conséquences sur la santé des riverains et des professionnels travaillant sur les plateformes ainsi que sur la qualité de l'environnement", explique Victor Aïm, dans le rapport.
Les refus polis de la DGAC
Le principal reproche de l'Acnusa concerne l'absence de prise en compte des riverains et des impacts environnementaux de l'aviation. Lorsque des mesures sont envisagées, elles le sont "à la seule aune de l'impact – ou plutôt de l'absence d'impact économique de la mesure", explique Victor Aïm. Cette critique vise en particulier la mise en œuvre de restrictions au trafic aérien. "C'est se montrer peu soucieux non seulement des populations survolées, mais aussi de la règle de droit", estime le président de l'Acnusa. Il rappelle que le règlement européen de 2014 sur les restrictions d'exploitation liées au bruit dans les aéroports vise à améliorer le niveau général de bruit autour des aéroports, "même si les restrictions limitent les capacités [des aéroports]". Toujours selon le règlement, les restrictions de trafic devraient être évaluées en fonction du rapport coût-efficacité, mais "plusieurs demandes de l'Acnusa se sont vu opposer un refus poli, justifié uniquement par l'impact économique qu'elles auraient pu avoir". Pire, selon le président de l'Acnusa, "cet impact n'est jamais démontré, ni évalué, ni chiffré". Il en appelle donc auxresponsables politiques nationaux pour qu'ils "[rappellent] que, si le développement du trafic aérien est inéluctable et nécessaire, il doit être accompagné de mesures permettant d'en réduire autant que faire se peut les nuisances pour les populations riveraines".
D'autres critiques sont plus ciblées. Des "propositions particulièrement significatives restent en suspens", déplore son président, et cela "bien qu'elles soient portées depuis parfois plusieurs années". C'est ainsi le cas de l'alternance programmée et annoncée des doublets de pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle qui figure au cœur des réclamations de l'Acnusa depuis 2012. La proposition n'est pourtant pas la plus radicale envisagée par les riverains, puisque certains de ses membres jugent que "seul un couvre-feu entre 22 heures et 6 heures au minimum répondrait à leurs exigences". Autre exemple, les descentes continues optimisées (CDO) sont "insuffisamment pratiquées, bien qu'elles fassent désormais l'objet d'une généralisation sur la plupart des plateformes". L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry semble à la pointe sur le sujet, mais la mise en œuvre reste très limitée. Dès 2010, la plateforme lyonnaise a étudié des approches CDO. En 2012, elles ont été autorisées pour toutes les compagnies qui le souhaitent. "Mais le taux de réalisation reste faible", regrette l'Acnusa, rapportant que "seules 6% des approches sont opérées en CDO face au sud et 19% face au nord". En Ile-de-France, ce type d'approche reste à l'état de proposition pour l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Malgré ces difficultés, l'Acnusa note certains progrès. L'Autorité est satisfaite de voir les plans d'exposition au bruit élevés au rang des servitudes d'urbanisme dans la législation. Elle l'avait demandé à plusieurs reprises depuis 2012. "C'est aujourd'hui chose faite", se félicite-elle, expliquant que la mesure est inscrite dans l'ordonnance du 23 septembre 2015. Dorénavant, les certificats d'urbanisme devront signaler l'existence de la zone de bruit et l'obligation de respecter les règles d'isolation acoustique, explique-t-elle.
Philippe Collet, journaliste
Rédacteur spécialisé
http://www.actu-environnement.com/ae/news/acnusa-aeroport-nuisances-bruit-dgac-riverains-26934.php4
L’ACNUSA a fait procéder à l’immobilisation d’un avion d’une compagnie aérienne pour non paiement de ses amendes de 1 103 300 €
Mercredi 10 août à 12 heures 30 sur la plateforme de Paris – Charles-de-Gaulle, un huissier a procédé à l’immobilisation d’un avion de la société Enter Air sur demande de l’ACNUSA. L’immobilisation de l’avion sur le tarmac a duré plus de 5 heures jusqu’au paiement de la somme requise.
Entre 2013 et 2014, cette compagnie avait commis plus de 80 manquements ayant donné lieu à des amendes pour plus d’un million et demi d’euros pour non-respect des restrictions sonores nocturnes sur l’aérodrome de Paris – Charles-de-Gaulle (Val d’Oise). Cette société restant sourde aux demandes itératives de régler sa dette, l’ACNUSA a dû recourir à la procédure assez lourde de la saisie conservatoire pour le recouvrement d’une somme de 1 103 300 euros.
Depuis sa création, l’Autorité a instruit 7631 dossiers 5 642 amendes ont été infligées à l’encontre de presque 1 000 compagnies aériennes pour un montant global de 45 354 120 €.
Néanmoins, c’est la première fois que la saisie conservatoire est mise en œuvre. Ceci est un message fort à l’intention des compagnies. L’ACNUSA a toujours considéré que le respect de la tranquillité des riverains de plateformes aéroportuaires devait également se traduire par le recouvrement effectif des amendes qu’elle prononce. Elle n’exclut donc pas d’engager cette même procédure à l’encontre d’autres compagnies aériennes.
Pour consulter la liste des amendes prononcées
http://www.acnusa.fr/fr/les-amendes/amendes/amendes-prononcees/39
Dans le rapport d’information n° 3580 Assemblée Nationale sur les nuisances aéroportuaires (1) nous apprenons que les aéroports suivants bénéficient :
- d’un couvre-feu total, sans exception :
à Orly de 23h30 à 6 heures (depuis 1968)
à Francfort de 23h à 5 heures
à Genève de 0h30 à 5 heures
- d’un couvre feu partiel (exception pour le fret postal)
en Allemagne à Berlin et Munich et en Suisse à Zurich (1)
Pourquoi l’ETAT français
protège-t-il
le sommeil
des riverains de l’aéroport d’Orly
et pas celui
des riverains de l’aéroport de Roissy ?
Une inégalité environnementale inacceptable.
Pour toute information complémentaire
contactez
le député-maire Yves Albarello
qui est opposé à la suppression des vols de nuit à l’aéroport de Roissy (1)
(1) pages 29/30, 178,277/278 http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i3580.asp
Jean-Jacques Barbaux (LR)
président du CD 77
est favorable
à l’expérimentation d’un couvre-feu nocturne
alors que le député-maire de Claye-Souilly
Yves Albarello (LR)
est opposé
à la suppression des vols de nuits.
Nous vous détaillons ci-dessous, les arguments de chacun présentés dans le
rapport d’information n° 3580 Assemblée Nationale sur les nuisances aéroportuaires
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i3580.asp
Jean-Jacques Barbaux
président du Conseil Départemental 77 :
à l’écoute des préoccupations des riverains
« Jean-Jacques Barbaux souligne que Francfort a dépassé Paris-CDG en 2011 en termes de tonnage de fret transporté malgré l’instauration d’un couvre-feu, les compagnies aériennes ayant adapté leurs stratégies. La proposition de la préfecture de région de l’Île-de-France de décaler 2 000 vols de nuit à l’année, soit 3,5 % du trafic nocturne, sur des créneaux en journée ne lui paraît pas suffisamment adaptée aux besoins, et il conclut que « si le dynamisme économique peut être compatible avec l’amélioration du cadre de vie des territoires considérablement dégradés par les 1 600 survols quotidiens,…alors les vols nocturnes constituent des cibles prioritaires d’actions et le couvre feu peut être une mesure à expérimenter ».(1)
Yves Albarello
Député 7ème circonscritpion du 77 et maire de Claye-Souilly :
à l’écoute de l’industriel FedEx et pas très au courant du sujet ?
« … l’essentiel de votre rapport porte sur les gênes sonores, et il faut travailler là-dessus. Mais je rappelle que votre proposition qui consiste à supprimer, ou du moins à réduire les vols de nuit, aboutira purement et simplement à la fermeture de FedEx. L’entreprise quittera la France pour aller en Allemagne. » (2)
Pourquoi l’entreprise FedEx quitterait-elle la France pour aller en Allemagne, alors que les vols de nuit sont interdits à Francfort entre 23 heures et 5 heures ? (3)
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i3580.asp
(1) page 211
(2) page 277
(3) page 178
Pauline Conradsson | 10 Nov. 2015, 21h20 | MAJ : 10 Nov. 2015, 22h51
« Ce soir, nous n’avons eu aucune réponse. Nous avons été reçus par un directeur de cabinet insignifiant. Si j’avais un conseil à donner au secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies, ça serait d’en changer ! » Jean-Pierre Blazy ne mâche pas ses mots. Le député-maire PS de Gonesse était présent ce mardi soir à la manifestation organisée par des élus et des associations pour dire stop aux nuisances aériennes en Ile-de-France et dans l'Oise.
Environ 150 personnes s’étaient rassemblées devant le ministère de l’Ecologie, situé boulevard Saint-Germain à Paris, avions gonflables, casques antibruit et pancartes à l’appui. Alors que de grosses enceintes diffusaient des bruits d’avions à fort volume. « C’est pour montrer ce qu’on subit tous les jours », crie Nadine, venue de Saint-Prix, commune survolée par les avions de Roissy.
«On a parlé santé et pollution…, on nous a répondu emploi»
L’élu a été reçu dans une délégation de douze élus de tous bords et militants associatifs par le directeur de cabinet d’Alain Vidalies. Une déception pour tous les participants. « Je vais solliciter dès demain une audience auprès du président de la République », affirme Jean-Pierre Enjalbert. Le maire DLF de Saint-Prix vient de déposer une plainte contre le secrétaire d’Etat aux Transports pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En pleine campagne des régionales, la tête de liste DLF dans le Val-d’Oise dénonce de longue date les conséquences des vols de nuit sur le sommeil des habitants. « Il ne doit pas être au courant des répercussions sur la santé, ce n’est pas possible. »
Comme-ci la Seine et Marne
survolée par
les Aéroports de Roissy, du Bourget, d’Orly
et qui possède 9 aérodromes
pouvait encore en supporter plus !
Pour soulager les populations de l’Ouest Parisien des nuisances aériennes des aéroports d’Issy les Moulineaux (92) et de Toussus le Noble (78) la Chambre de Commerce du 77 favorise le projet de délocalisation des activités héliportuaires et aéroportuaires de ces deux aéroports vers Melun Villaroche (77).
Vous savez l’ouest parisien qui depuis des décennies déverse ses ordures en Seine et Marne sur nos espaces agricoles
En effet la Chambre de Commerce du 77 n’est pas très regardante quand à la qualité des entreprises s’implantant sur son territoire, elle accepte volontiers les activités polluantes que les autres ne veulent pas, les conditions de vie des riverains de ces sites n’est pas sa préoccupation principale.
Ironie du sort alors que la Seine et Marne compte un grand nombre d’aérodromes Bruitparif concentre ses études sur les aéroports de l’Ouest Parisien : Jouy-en-Josas (78), Bièvres (91), Clamart (92), Châtenay-Malabry (92) et Vélizy-Villacoublay (78), Toussus le Noble (78), Issy les Moulineaux (92). Etudes qui pourront servir à justifier de la délocalisation des aérodromes de l’Ouest Parisien.
Alors que le 77 compte 9 aérodromes, à notre connaissance une seule étude a été réalisée en Seine et Marne : sur l’aérodrome de Lognes.(1)
Il faut savoir que Bruitparif est une entité du Conseil Régional IDF. C’est ce même Conseil Régional IDF, dénommée District de Paris, qui dans les années 60 décida d’implanter des activités polluantes à Claye-Souilly- Mitry-Mory pour soulager Paris.
C’est ce même Conseil Régional IDF (AEV) qui a permis à l’industriel Knauf d’ouvrir une carrière à ciel ouvert, remblayée par des déchets sur la forêt de Montgé en Goële, permettant la destruction d’arbres plus que centenaires.
C’est ce même Conseil Régional IDF (AEV) qui vient de signer en juin dernier une convention " cousue mains " pour permettre à l’industriel Placoplatre d’exploiter le gypse dans les meilleurs conditions sur les terrains lui appartenant.
Les populations de Seine et Marne
n’acceptent plus d’être sacrifiés
au profit
de Paris et de l’Ouest Paris
Les populations de Seine et Marne
demandent
que soit respectée ici comme ailleurs
la convention Aarhus, ratifié par la France
Article 1 « Afin de contribuer à protéger le droit de chacun, dans les générations présentes et futures, de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé et son bien-être, chaque Partie garantit les droits d'accès à l'information sur l'environnement, de participation du public au processus décisionnel et d'accès à la justice en matière d'environnement conformément aux dispositions de la présente Convention. » (2)
(1)http://www.bruitparif.fr/node/1007#.VeCFECXtnpo
(2) http://www.unece.org/fileadmin/DAM/env/pp/documents/cep43f.pdf
Paru sur le site Nature Environnement 77
Publié le 28 août 2015 par Nature Environnement 77
Croyant la période favorable, la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Seine-et-Marne fait le forcing, en pleine pause estivale, pour réactiver le serpent de mer que constitue le projet de développement de la plateforme aéroportuaire de Melun-Villaroche, projet que l'ensemble des associations luttant contre les nuisances aériennes a, depuis des années et à plusieurs reprises, combattu.
Avec FNE Île-de-France, NE 77 dénonce la délocalisation d'activités héliportuaires et aéroportuaires d'affaires vers Melun-Villaroche en Seine-et-Marne, à quelques encablures des zones fortement urbanisées de Sénart et Melun, et également d'Evry et Corbeil dans le département voisin de l'Essonne. Ces zones seraient soumises à des nuisances inacceptables en raison des altitudes particulièrement basses des nouvelles trajectoires qu'il faudrait instaurer car "coiffées" par celles des avions d'Orly et de Roissy, déjà bien présentes sur ce territoire.
Nous appelons les responsables politiques à refuser catégoriquement ce projet sur Melun-Villaroche ainsi que tout autre projet de délocalisation de l'héliport d'Issy-les-Moulineaux.
La région Île-de-France, dont le ciel est déjà aussi encombré que ses routes, n'a pas vocation à devenir la référence en termes des vols d'hélicoptères d'affaires et de tourisme que certains lobbys voudraient imposer. Le doublement des passagers aériens arrivant en Île-de-France, 150 millions au lieu des 80 actuels, à l’horizon 2030 alors que la région comptera 1,5 million d’habitants de plus ne doit pas stimuler le tourisme en hélicoptère. D'autres moyens existent, beaucoup plus respectueux de l'environnement, pour concourir au développement économique raisonnable auquel beaucoup de nos concitoyens aspirent.
Voir le communiqué de presse de FNE Île-de-France :
[pdf] MELUN-VILLAROCHE-CP-FNE IDF_24
Du 27/07/2015 au 25/08/2015
L’objet du projet d’arrêté soumis à la consultation du public est d’interdire les décollages et les atterrissages des aéronefs les plus bruyants sur l’aérodrome de Cannes-Mandelieu (ceux dont la marge acoustique est inférieure à 13 EPNdB, EPNdB étant l’unité de mesure du niveau effectif de bruit perçu exprimé en décibels).
Le projet d’arrêté permet également les atterrissages et les décollage des aéronefs équipés de turboréacteurs dont la masse maximale certifiée au décollage est inférieure à trente-cinq tonnes, contre vingt-deux tonnes auparavant.
Ce projet répond à un double objectif : mieux protéger les riverains de l’aérodrome et favoriser le développement économique du département des Alpes Maritimes. Il a d’ailleurs fait l’objet d’un vote favorable à l’unanimité de la Commission consultative de l’environnement de l’aérodrome de Cannes-Mandelieu le 14 avril 2015.
Le 22 décembre 2014 par Romain Loury
Chaque année, le bruit serait responsable d’au moins 10.000 morts dans l’Union européenne, a estimé l’Agence européenne de l’environnement (EEA) vendredi 19 décembre dans son premier rapport publié sur le sujet.
Facteur de stress, de troubles du sommeil et d’hypertension, le bruit provoque indirectement des maladies cardiovasculaires. Première source d’exposition en Europe, le trafic routier (90%), suivi par le trafic ferroviaire, de plus loin par les aéroports, les usines et les ports.
Selon les estimations de l’EEA, parcellaires en raison du peu de données collectées par les Etats membres de l’UE, 125 millions d’habitants de l’UE, soit 24% de sa population, sont soumis à un niveau sonore de 55 dB, dont 65% dans les grandes agglomérations [1]. Parmi eux, 20 millions disent endurer une gêne, et 8 millions connaissent des troubles du sommeil.
En ne tenant compte que des agglomérations de plus de 100.000 habitants, c’est au Luxembourg, en Bulgarie, en Suisse, en Belgique et en Autriche qu’on est le plus exposé au bruit. Parmi les bons élèves, Malte, l’Allemagne et l’Islande.
Avec environ 50% d’habitants de grandes villes subissant plus de 55 dB en moyenne, la France est dans le peloton du milieu. Du moins en apparence: ses données ne reposent que sur les villes de 100.000 à 250.000 habitants, ce qui exclut les 8 plus grandes.
Un impact sous-estimé
Etre exposé à plus de 55 dB n’est pas uniquement gênant, c’est aussi mauvais pour la santé. Car selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié en 2009, c’est entre 50 et 55 dB que le risque d’hypertension, d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral (AVC) commence à s’élever.
Sur l’ensemble de l’UE, le bruit serait ainsi responsable chaque année de 900.000 cas d’hypertension, de 43.000 hospitalisations et de 10.000 décès prématurés. Et chez les enfants, il serait lié à des troubles de la concentration: l’EEA estime ainsi que 8.000 petits Européens connaissent chaque année des problèmes de lecture en raison d’un niveau sonore trop élevé.
«En raison de la déclaration incomplète des données, ces chiffres sont certainement sous-estimés de manière significative, peut-être par un facteur supérieur à 2: l’impact sur la société est probablement bien plus important», avance l’EEA. L’agence n’a pas pris en compte le cancer du sein et le diabète, dont plusieurs études suggèrent un lien avec l’exposition au bruit.
Dans son 7ème programme d’action pour l’environnement (EAP), publié en 2013, l’UE se fixe comme but de réduire la pollution sonore d’ici 2020, afin de se rapprocher des recommandations de l’OMS. A savoir ne pas dépasser un niveau nocturne de 40 dB en extérieur, avec un objectif intermédiaire à 55 dB. Le pari semble loin d’être gagné.
[1] Moyenne réalisée sur la journée, en soirée et la nuit.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-bruit-ce-tueur-silencieux,53744?xtor=EPR-9