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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:00

 

 

 

Extrait article paru dans "Le Monde.fr"

 

 

Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

| 31.07.10 | 13h25  •  Mis à jour le 01.08.10 | 12h30

Quelle est la cause de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde, menacent la biodiversité et la sécurité alimentaire de l'humanité ? Pour répondre à cette question, les autorités anglaises et écossaises viennent de lancer un programme d'une envergure sans précédent.

 

 

Un cheptel menacé partout dans le monde 

Une perte de 10 % du cheptel par saison est considérée comme normal chez les abeilles domestiques. Aux Etats-Unis et au Canada, cette proportion atteint en moyenne 30 % et peut être beaucoup plus importante localement. En Europe, le pourcentage de perte varie de 10 % à 30 %.

 

  

......

Rassemblés sous l'intitulé "Initiative pour les insectes pollinisateurs", neuf projets de recherche, qui bénéficieront d'un financement de 12 millions d'euros sur trois ans, tenteront d'apporter des réponses. "L'enjeu est à la fois de protéger la biodiversité - de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles."

Un tiers de l'alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

IMPACT DES PESTICIDES

Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd'hui de causes "multifactorielles", et d'interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l'uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines... Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor - surnommé le "vampire de l'abeille" - dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l'environnement, fonctionnement des abeilles en ville...

L'un d'eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l'université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. "Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l'exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l'orientation, la diminution de la capacité d'apprendre et de communiquer." Jusqu'à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L'équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans.

Elle tentera de mettre en évidence les effets d'un ou de plusieurs pesticides sur l'activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. "Nous nous focaliserons sur l'impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d'effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie." Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L'évolution des capacités d'apprentissage d'abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.....

Ce programme, mené en collaboration avec des apiculteurs écossais, doit durer trois ans.

Gaëlle Dupont

 Lien vers l'article : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/31/un-programme-sans-precedent-pour-elucider-la-surmortalite-des-abeilles_1394382_3244.html

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 23:12
Paru sur le site Réseau Action Climat :
Changement climatique :
la nature menacée en France - En savoir plus et agir

Le Réseau Action Climat-France, le WWF, France Nature Environnement, la Ligue de Protection des Oiseaux et Greenpeace ont réalisé un livret grand public, en partenariat avec l’ONERC (Observatoire national des effets du réchauffement climatique). Ce livret, intitulé « Changement climatique : la nature menacée en France / en savoir plus et agir », offre un panorama clair des impacts existants et à venir qui menacent les milieux naturels en France métropolitaine et dans les départements et territoires d’outre-mer.
Il est préfacé par le sénateur Vergès et Hubert Reeves, entre autre président de la ligue ROC pour la fau
ne sauvage.

Ce livret, agrémenté de nombreuses illustrations, parcourt le territoire français, métropolitain et outre-mer, ses forêts, ses lacs, ses côtes, pointant son regard sur la nature, les oiseaux, les poissons, les arbres. Il engage aussi ses lecteurs à agir pour combattre la menace du changement climatique et protéger la nature, à se saisir de cette question et à approfondir leurs connaissances.

Livret de 24 pages, couleur, gratuit (hors frais de port)
Pour commander : 01.48.58.83.92 ou infos@rac-f.org

Et pour ceux qui ont une bonne connexion Internet...
Vous pouvez aussi télécharger le livret au formt PDF - 6,1 Mo !

(Optimisé pour Acrobat 6 - téléchargez gratuitement Acrobat 6 et 7 en cliquant ici)

Pour télécharger le livret, cliquez ICI

 Pour plus amples informations :

http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=698

 

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 22:15

 

Article paru sur le blog Nature Environnement 77 du 8 août 2009 http://nature.environnement.77.over-blog.com/

 

Communiqué de presse de FNE - Mercredi 5 août 2009

Le rapport Lang sur les « nuisibles » :
une vision rétrograde et partisane de la biodiversité


Le député de Moselle, M. Pierre Lang, vient de remettre au ministre de l’écologie M. Borloo son rapport sur la notion d’espèce « nuisible ». A l’heure où la société prend conscience du rôle et de l’importance de la biodiversité pour notre avenir, où les états se mobilisent pour enrayer son déclin, on pouvait espérer trouver dans ce rapport des propositions allant dans le sens d’une meilleure protection de la faune sauvage et d’une réhabilitation des espèces dites « nuisibles ».

Or c’est tout l’inverse : les propositions du rapport Lang visent à aggraver les menaces sur les espèces sauvages ! Il s’agit notamment :
- de déroger au statut d’espèce protégée pour permettre la destruction des rapaces ;
- d’autoriser la destruction des nids et des œufs des oiseaux chassables, actuellement interdite ;
- de permettre le piégeage et la destruction des espèces classées « nuisibles » sur toute la France, au lieu de les limiter aux départements où ces espèces causent des dégâts ;
- et même de légaliser l’usage du poison pour le pigeon ramier, alors que les conséquences du poison en milieu naturel sont catastrophiques pour les espèces sauvages.

Si la faune sauvage peut poser à certaines activités humaines des problèmes ponctuels qu’il faut résoudre, elle joue aussi un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes, rôle que le rapport occulte totalement. Ainsi, les prédateurs, grands consommateurs de petits rongeurs, sont de précieux alliés de l’agriculture. Répondre aux dégâts par la seule destruction n’est plus acceptable aujourd’hui, alors que des méthodes de prévention, non nocives pour la faune, existent et sont efficaces.

Pourtant, FNE, la LPO et la Ligue Roc avaient rencontré M. Lang et lui avaient fait des propositions précises pour une amélioration du statut des « nuisibles ». Mais le rapport n’en retient aucune ! M. Lang semble n’avoir entendu que les revendications des chasseurs et des piégeurs, qu’il reprend très largement.

Ce rapport traduit une vision rétrograde et partisane de la faune sauvage : il ne répond pas aux enjeux de la protection de la nature du XXIe siècle.
FNE, la LPO et la Ligue Roc appellent à une réhabilitation des espèces dites « nuisibles », qui passe par une réforme de leur réglementation, en phase avec les enjeux cruciaux de sauvegarde de la biodiversité et les attentes de la société.

 

RAPPEL : en août 2008 NATURE ENVIRONNEMENT 77 a déposé ainsi que l'ANVL et la LPO un recours contre un arrêté du préfet de Seine et Marne qui classaient la martre, la belette et le putois comme animaux nuisibles. Notre association a gagné ce recours et l'arrêté préfectoral a été annulé.

 

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