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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 20:19

GRIPPE H1 N1 

Communiqué de la
Coordination Nationale Santé Environnement

******
Monsieur Francis GLEMET, Président cette coordination
était l'un des intervenants à la réunion organisée par notre association
le 2 avril 2009 à Villeparisis sur le thème
Stockage de nos déchets
"Les risques sur la santé et l'environnement
"


Paru dans le NOUVELOBS.COM | 17.09.2009

Inquiétudes autour des adjuvants des vaccins

Une coordination de professionnels de santé doute de l'innocuité des substances censées améliorer l'efficacité des vaccins contre le virus H1N1.
La Coordination nationale médicale santé environnement (CNMSE) s'interroge sur la nécessité d'une campagne de vaccination massive contre la grippe H1N1. Elle doute de l'innocuité des adjuvants censés améliorer l'efficacité des vaccins.
Dans un communiqué, la CNMSE, qui affirme regrouper plusieurs centaines de professionnels de santé, "demande que les preuves scientifiques soient fournies démontrant que cette vaccination est nécessaire et sans danger notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants", puisque "le recul par rapport aux effets indésirables de ces nouveaux vaccins préparés hâtivement sera quasi-nul".
La coordination demande particulièrement des informations "complètes" sur les adjuvants utilisés, qui permettent de réduire la dose d'antigène dans les vaccins et renforcent leur efficacité.


Une substance cancérigène


Elle cite "le thimérosal (conservateur contenant du mercure), le squalène (ASO3 et MF59) (...), mis en accusation dans le syndrome des vétérans de la guerre du Golfe (...), le formaldéhyde contenu dans tous les vaccins comme agent conservateur" et reconnu dans la classification du CIRC, agence de l'OMS pour le cancer, comme "cancérigène de niveau 1".
Le communiqué évoque d'autres adjuvants qui poseraient "également problème", tels que la bétapropiolactone, qui "aurait un effet cancérogène possible chez l'homme" ou le polysorbate 80 "qui peut être à l'origine de "graves réactions".
La coordination souhaite par ailleurs que soit "clairement définie la chaîne de responsabilités en cas de problème avec ces vaccins et ce avant que la vaccination n'ait commencé".

Pour plus amples informations :

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/la_grippe_a/20090916.OBS1403/inquietudes_autour_des_adjuvants_des_vaccins.html

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 11:56

Article publié sur la site Réseau Environnement Santé

 

Communiqué de Presse (21 juillet 2009) :
Le PNSE 2 un plan des années 2010 avec les idées des années 70

 

Le 2e Plan National Santé Environnement s’inscrit, selon les Ministères de l’Ecologie et de la Santé, dans la continuité des actions portées par le 1e PNSE adopté en 2004 et le Grenelle de l’environnement.
Or, si le PNSE2 apporte des éléments intéressants par rapport à sa 1e version sur l’environnement intérieur et les inégalités environnementales (mais sans dire comment s’en préoccuper), le PNSE2 pris dans sa globalité ne permet pas de répondre à l’urgence de la crise écologique caractérisée par la croissance des maladies chroniques d’origine environnementale.


Outre l’absence de constat de la croissance des épidémies modernes, le PNSE 2 est critiquable sur le fond, à plus d’un titre.
Le PNSE2 se fonde toujours sur la vision étriquée du mot environnement : on continue de raisonner milieu par milieu sans tenir compte de l'intrication des différents milieux.
Il n’est aucunement fait référence au principe de précaution comme principe majeur.
A titre d’illustration, la question des CMR3 (engagement du Grenelle de l’Environnement 151) qui devraient être remplacés et celle des Perturbateurs Endocriniens sont ainsi éludées.
La quasi-absence de la prise en considération des Perturbateurs Endocriniens montre que l'horloge conceptuelle du PNSE2 est restée bloquée aux années 70. Le PNSE2 entretient toujours le référentiel obsolète « c’est la dose qui fait le poison » ne prenant donc pas en compte la question majeure des Perturbateurs Endocriniens dont le principe d’action est plutôt « c’est la période qui fait le poison ».
Si la recherche est mise en avant dans le plan, au nom du principe de précaution et au vu des épidémies modernes, c’est un vaste programme de recherche donnant la priorité aux études qui permettent d’anticiper les dégâts de l’environnement sur la santé qu’il faut développer.


Sur la forme, le RES demande que ce texte soit réexaminé selon la procédure du Grenelle de l'Environnement par les 5 collèges conformément aux engagements du grenelle ainsi qu’un 6e collège, celui des professionnels de santé et un 7e avec les associations de malades et de victimes.
Il est en effet aberrant qu'on puisse parler d'une politique de santé sans que ceux-ci soient acteurs de la conception de cette politique.
On comprendrait mal que la méthode de concertation type Grenelle soit utilisée " pour aller plus loin sur un domaine important comme la Mer " comme l'indiquait Jean-Louis Borloo au sujet de la mise en place du « Grenelle de la Mer » et qu'on se contente d'un document élaboré essentiellement par l'administration sur un sujet tout aussi important : santé - environnement.

Selon André Cicolella, porte-parole du RES, "il faut organiser un « Grenelle Environnement Santé » basé sur le principe de précaution et considérer l'actuel document du PNSE2 comme un document préparatoire".



Pour plus amples informations :

http://www.reseau-environnement-sante.fr/ressources/mediatheque/66-communique-de-presse-21-juillet-2009-le-pnse-2-un-plan-des-annees-2010-avec-les-idees-des-annees-70.html

 

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 18:34

Paru sur le site de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail

2 juillet 2009
L’Afsset rend son avis sur le lien entre cancers et environnement

L’Afsset publie ce jour un avis sur les liens entre cancers et environnement et formule ses propositions pour relancer une dynamique de prévention des cancers futurs. Elles reposent sur une approche fondée sur le risque, un ciblage des expositions, et sur des recommandations de recherche.

L’incidence des cancers a augmenté de 20% tandis que la mortalité a diminué de 20%. L’Afsset avait commandité en 2005 une expertise collective à l’INSERM sur les 9 types de cancers dont l’incidence a le plus augmenté en 25 ans (poumon ; hémopathies malignes ; sein ; testicule ; thyroïde ; mésothéliomes ; tumeurs cérébrales ; ovaire ; prostate). L’INSERM a mobilisé 40 chercheurs pour analyser 1800 articles de la littérature scientifique et a rendu public en octobre 2008 un rapport de 900 pages.

……...

  1. 1.      La part de l’environnement est substantielle dans la genèse des cancers. Une politique de prévention doit s’attaquer aux risques encore débattus de cancers et non pas se limiter aux seuls risques avérés.
    Les seuls risques avérés n’expliquent que très peu de cancers (par exemple le couple amiante-mésothéliome ou tabac-cancer du poumon…) et beaucoup de cancers restent largement non expliqués. Les travaux scientifiques les plus récents suggèrent qu’ils doivent être reliés à un jeu extrêmement complexe d’interactions entre facteurs génétiques, expositions environnementales, facteurs comportementaux et vieillissement. De plus les inconnues scientifiques sont très nombreuses sur ces risques encore débattus. Dans ce contexte faire l’impasse sur les risques débattus est impossible et l’Afsset considère que cette situation justifie pleinement que l’approche de prévention se double d’une approche de précaution.
    La recherche devra donc de plus en plus croiser les disciplines pour mieux expliquer et comprendre les liens entre environnement et cancer. Par exemple l’approche épidémiologique devra s’enrichir de l’apport de nombreuses disciplines (toxicologie, expologie, sciences sociales et économie…)

    2. Pour ce qui concerne la gestion des risques, l’Afsset confirme l’intérêt de l’approche réglementaire actuelle fondée sur les dangers des substances, mais elle demande de la compléter par une approche sur les risques.
     ……

    Pour plus amples informations :http://www.afsset.fr/index.php?pageid=415&newsid=470&MDLCODE=news

Sur le même sujet :

Reconnaître l’importance du lien
entre cancer et environnement

 (Réseau Environnement Santé)

http://www.reseau-environnement-sante.fr/images/PDF/voletenvtplancancer.pdf

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 09:17

Coordination Nationale Médicale Santé Environnement

 

Informations sur la Grippe A

Par le Docteur Alain Triaire

 

http://cnmse.ouvaton.org/articles.php?lng=fr&pg=59

 

 

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 11:29
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Article paru sur le site Yonne Lautre


Santé & Sécurité au travail Brèves
 Plus de précarité,
plus d’accidents du travail ?


mercredi 26 août 2009 par Administrateurs du site

 

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3116

 

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 19:42

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Pour faire suite à notre article paru le 6/5/2009

Ils ont besoin de notre soutien :

 

Paru sur le site de :

 L’ASSOCIATION PROTECTION DEFENSE  DE L’ENVIRONNEMENT DE  BOURG -FIDELE

 

La tragédie sanitaire et écologique de Bourg Fidèle

 

Le 15 septembre 2009, la Cour d’Appel de Paris rend son  verdict. La mise en danger d’autrui sera-t-elle confirmée, suite à la décision de la Cour de Cassation de Paris ? 


Le 13 août 2009.

Douze années de procédure pour permettre une prise de conscience.


La mise en danger d’autrui, déjà reconnue par la Cour de Cassation de Paris, doit à nouveau être jugée par la Cour d’Appel de Paris. Il s’agit d’une trentaine de parties civiles, victimes d’un fléau aux métaux-lourds. Le verdict  (après les plaidoiries du 12 mai 2009) sera divulgué le 15 septembre 2009, à 9h. (Pôle 4-11).

…..

article complet :

http://www.bourgfidele.lautre.net/index.html

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 21:53

Une vaste campagne de mesure
de la pollution de l'air
a été lancée début juillet en Ile-de-France,

Claye-Souilly et ses environs
seront-ils concernés par cette campagne ?


Paru sur le site Novethic le 30/7/2009
Béatrice Héraud
Pollution de l'air : les particules fines en cause

Alors que l'Ademe et le ministère de l'écologie publient des résultats sur la qualité de l'air plutôt mitigés, la question de l'émission des particules prend de plus en plus d'importance. Responsables de plus de 30 000 décès prématurés en France selon l'OMS, elles sont devenues un « enjeu sanitaire majeur » mais que l'on commence tout juste à prendre en compte.

Les particules fines rejetées dans l’air sont responsables de 32 000 décès prématurés en France, selon l’organisation mondiale de la santé. Le chiffre n’est pas nouveau : il date de 2000. Et pourtant, la thématique des particules est « un sujet que l’on découvre. On est tout au début du travail », avoue la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, lors d’une présentation sur la qualité de l’air. Les connaissances sur ces substances de moins de 10 micromètres inhalables dans l’air sont en effet encore aux prémices. Mais devant l’ampleur de leur impact sanitaire, études et plans d’actions se multiplient.

Aujourd’hui, on sait que les particules dans l’air constituent l’un des principaux polluants atmosphériques et qu’ils peuvent contenir des produits toxiques tels que des métaux ou des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dont certains sont considérés comme cancérigènes. En revanche on connait moins leurs sources et l’impact sanitaire de chacun de ces composants chimiques. Selon les données 2007 du CITEPA*, les particules fines (PM 10) sont émises par plusieurs facteurs : le résidentiel-tertiaire (25%), les combustions industrielles (30%), l’agriculture (30%) ou les transports routiers (11%) entre autres. Mais pour mieux les appréhender et, à terme, réduire ce type de pollution et leur impact sanitaire, une vaste campagne de mesure a été lancée début juillet en Ile-de-France, « choisie comme terrain d’étude du fait de la densité élevée de sa population, de sa charge en polluants relativement importante et de sa situation géographique représentative aux latitudes tempérées ». Menée par deux laboratoires indépendants de l’INSU-CNRS dans le cadre du projet européen Megapoli, elle devrait donc permettre de quantifier et qualifier les sources des particules notamment celles « très fines » (PM 2,5) qui sont aussi les plus dangereuses.

…….

Les particules seraient ainsi responsables de maladies cardiovasculaires et respiratoires. Selon l’OMS, les « très fines » réduiraient en moyenne l’espérance de vie des Français de 9.3 mois en France. Et, devant le risque, toute la population n’est pas logée à la même enseigne ; les enfants, les femmes enceintes et les personnes plus âgées sont ainsi les plus touchés mais certaines zones sont également plus impactées que d’autres. Le Nord, le couloir du Rhône ou l’Ile-de-France ont ainsi été les territoires les plus exposés aux dépassements des normes règlementaires. Et ce sont principalement les populations pauvres qui sont le plus concernées ; celles vivant près des sites de trafic automobile ou des sites industriels notamment. Autant dire que les « particules sont un sujet de justice sociale et un enjeu sanitaire majeur », comme le rappelle Chantale Jouanno.

…..

 

Des mesures encore en gestation

L’objectif, inscrit dans le Grenelle de l’environnement, est donc de réduire de 30% en 2015 la teneur de l’air en particules fines. Pour l’atteindre, plusieurs mesures ont été envisagées par le deuxième Plan national santé environnement publié en juillet mais le « plan particules » -plus précis- est encore en cours d’élaboration…... Problème : alors que le bois utilisé pour le chauffage domestique s’avère particulièrement émetteur de particules, il a été choisi par le gouvernement pour atteindre l’objectif de 23% d’utilisation des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie en 2020…

La France continue par ailleurs d’afficher des objectifs (très) ambitieux sur l’abaissement des normes d’émission or elle reste encore parmi les cancres de l’Union Européenne. En effet, sachant qu’environ 30% de la totalité des zones de surveillance en France dépassent les normes européennes des PM10 depuis 2005 (ce qui représentait en 2007, 18 millions de personnes environ), le gouvernement a demandé un report du respect des valeurs limites au 11 juin 2011. Un report que la commission a refusé, estimant que les actions annoncées n’étaient pas en mesure de permettre le respect de ces limites…

*Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique

 

Pour plus amples informations :

http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/pollution/pollution_air_particules_fines_en_cause/121281.jsp

 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 07:48

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Article paru sur le site de la DRASS Ile de France

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SURvol, une étude pour les populations riveraines des 3 plate-formes aéroportuaires d’Ile-de-France

 

 

Le 3ème comité de pilotage de l’étude SURVOL destinée à la surveillance sanitaire et environnementale des plates-formes aéroportuaires de Roissy, Orly et le Bourget s’est réuni le 9 juillet 2009 sous l’égide du Préfet de région. A cette occasion, il a donné son feu vert pour une mise en œuvre immédiate de l’étude, pour une période de 4 ans. L’étude s’inscrit dans le cadre du Plan Régional Santé-Environnement.

Consulter les documents de présentation de l’étude :

  •  
    • Nouvelles évolutions du projet SURVOL
  •  
    • Evaluation de la qualité de l’air, AIRPARIF
  •  
    • Survol – volet bruit, Bruiparif
  •  
    • Caractérisation des populations exposées au bruit et à la pollution atmosphérique

 Pour plus amples informations : http://ile-de-france.sante.gouv.fr/

 

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 18:17

Extrait d’un article paru sur le site de l’Association de Sauvegarde de Brivades : lundi 26 janvier 2009


  Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l'on n'a pas produit 

 

Pour nous résumer: au vu du statut actuel de la toxicologie des pollutions, l'argument consistant à déclarer les biogaz comme inoffensifs lorsque leur constituants dangereux se situent individuellement "dans les normes" est fallacieux et scientifiquement erroné à plus d'un titre. Nous avons vu plus haut que même ces normes de référence ont toutes les chances de jamais être respectées dans la pratique. Pour se couvrir, l'exploitant publiera des chiffres moyens (gommant les écarts observés ou les données qui ne l'arrangent pas), correspondant à une sélection de mesures effectuées dans les conditions les plus favorables, de préférence toujours en amont des vents. Une forme d'auto-surveillance positivante, faite autant pour rassurer qu'endormir les consciences (non déjà exposées aux brumisateurs). Oui, nous sommes au XXIème siècle.

Les cancers liés à l'exposition des biogaz se développent sur le très long terme. En effet, le cycle de cancérogenèse, s'il débute immédiatement, ne conduit à l'apparition de symptômes (dépistage clinique effectif) qu'au bout de 20-25 ans, soit.. bien après la fermeture du CET (10-15ans), c'est à dire lorsque les responsables de l'époque sont ou bien partis sévir ailleurs, ou ont pris leur retraite! Rappelons également que le cycle de production des biogaz s'étale sur 50ans. En clair, la production annuelle des biogaz se perpétue (à un rythme plus lent, certes) sur une échelle de 20-30ans, soit 10-20ans après la fermeture d'un site, ce qui en dit long sur les possibilités de recours. Certains rapports en Amérique du Nord font état de 100 ans pour l'ensemble des mesures de surveillance, sachant que les biogaz s'intègrent également dans les lixiviats, pour lesquels la durée de production et de toxicité sur une échelle séculaire n'est toujours pas documentée.

Des études épidémiologiques très sérieuses, objectives et statistiquement viables, concernant l'observation d'une réduction des défenses immunitaires, sur certains traceurs du cycle de cancérogenèse (taux d'échange de chromatides soeur) et sur l'apparition anormale de certains cancers et leucémies chez les riverains de CET*, ont déjà été publiées (Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada..). Concernant la France, on peut citer (à titre non exhaustif, mais illustratif) un rapport de la DDASS, établi sur des données collectées auprès des médecins généralistes concernant l'impact sur la santé du CET "classe 2" de la Bistade (Sainte-Marie KerquePas-de-Calais). Les différents rapports soulignent expressément que les risques vitaux afférents à la proximité d'un CET concerneraient une zone d'exposition comprise entre 500m et 5km (voire 8 ou 10km dans certains cas) de distance par rapport au CET. Ils recommandent de façon expresse tenir les CET à une distance aussi éloignée que possible des populations riveraines, et d'offrir un suivi médico-sanitaire rapproché aux personnes qui seraient malheureusement trop exposées.

Malgré les risques sanitaires élevés que la proximité d'une décharge fait courir aux riverains, tels que différentes études indépendantes et très sérieuses l'ont scientifiquement prouvé, il y aura encore des gens pour affirmer "qu'il faut en interptérer les résultats avec la plus grande prudence", ou "qu'on ne peut conclure de façon certaine" ! L'argumentation mise en avant pour justifier cette curieuse réserve est que ces études n'auraient pas prise en compte tous les facteurs, comprenez "socio-économico-démographiques." (si ce fourre-tout conceptuel a un sens). Autant dire que des mesures statistiques scientifiques et rigoureuses ne valent pas grand'chose si on n'a pas pris en compte le fait "socio-économico-démographique", sur lequel on peut faire dire tout comme son contraire. Faudrait-il en conclure que du fait de leur catégorie sociale, de leurs activités, de leur revenus ou de leur habitudes, les populations vivant près des décharges auraient une santé a priori plus fragile que la moyenne de la population? Ou que les décharges attirent les personnes à risques? Si une telle monstruosité était fondée, alors il n'y aurait effectivement plus de problème sanitaire à vivre près d'une décharge, puisque c'est le riverain qui l'amène! La vraie raison de cette réserve affichée, sur fond de "grande prudence forçant le respect", est toute autre. Il s'agit simplement de nier l'évidence afin de mieux faire accepter l'implantation des CET, sachant qu'on peut aisément faire l'économie de s'inquiéter de la santé de ces populations minoritaires que sont les riverains. De toutes façon (comme nous l'avons vu), même si à terme on trouvait quelque chose de grave, cela ne prouverait rien ! (voir également *note plus bas)

Quant aux plaintes concernant différents troubles vécus au quotidien (odeurs insupportables, toux, irritation des yeux et des voies respiratoires, insomnies, irritabilité, états dépressifs, etc.), on ne saurait les prendre en compte et les interpréter qu'avec la plus grande prudence: elles proviennent en effet des riverains des décharges, ce qui en limite toute objectivité!. Ce n'est pas nous qui l'avons inventé (cf. rapport du Commissariat au Plan de décembre 2003, p369, référence à la page "Vous avez dit CET?").

Le descriptif ci-dessus, concernant l'impact des biogaz sur la santé, nous éloigne fort de l'image rassurante des "petites nuisances" causées par les "petites odeurs", et qui vaut à tous les opposants de CET une accusation d'égoïsme, voire d'incivilité anti-écologique! Aux risques associé aux biogaz sur une période de 50 ans, il faut ajouter ceux provenant des pollutions de la nappe phréatique par les fuites des lixiviats. On a vu que celles-ci sont inévitables, malgré le fameux "état de l'art" des technologies de protection. A ce phénomène de fuites ininterrompues sur une échelle de plusieurs décennies, dont les conséquences sont presque imperceptibles au cours des premières années d'exploitation, s'ajoute celui du viellissement naturel et de l'obsolescence terminale du dispositif d'imperméabilisation. Le vrai problème d'une pollution irréversible de la nappe pourrait survenir 10-20 ans après la soi-disante "fermeture" de l'exploitation.

Puisqu'on imagine fort difficilement que les exploitants de CET ne sont pas au courant de ces risques connus et pour certains déjà bien documentés, on se pose la question de savoir pourquoi un suivi médico-sanitaire rapproché (et la compensation en frais de sécurité sociale et le cas échéant, d'assurance-vie) ne fait pas partie de l'offre commerciale.. On se demande aussi pourquoi les contrats d'autorisation d'exploitation ne sont pas assortis d'un fond de garantie minimum en compte bloqué en cas d'accident ou de catastrophe majeurs, ou de manquement à l'application des normes ou dispositifs sécuritaires, sur une échelle de 50 ans, dans les clauses contractuelles des 30-40 ans de post-gestion environnementale. Dans le cadre légal actuel*, le fait que ces clauses comportent quelques garanties d'intervention, ou de remise en état du site en cas d'accident, et dans le cas favorable se réduisent à l'engagement par l'exploitant de replanter des "essences arboricoles" (sic) voire de créer des' "espaces ludiques" (re-sic) en dit long sur la prise de responsabilité qui accompagne ce type de contrat. (* voir en particulier à la page "Vous avez dit CET ?", l'analyse de la circulaire ministérielle de 1996 relative aux garanties financières de l'exploitation d'un CET).

*Note: nous parlons bien ici de rapports concernant l'équivalent étranger des CET classe 2 (décharges d'ordures ménagères et assimilées et déchets industriels banals [DIB]), et non de décharges de produits toxiques (déchets industriels spéciaux [DIS]) qui ont pu aussi faire l'actualité (e.g. la tragédie de Love Canal aux Etats-Unis ou celle de Mellery en Belgique). Pour nier l'existence à l'étranger de problèmes liés au premier cas, une astuce grossière consiste à suggérer qu'il ne s'agit en fait que du deuxième cas, ou que les normes d'enfouissement y sont très "différentes", les deux types de déchets étant supposés être mélangés sans discrimination. Mais les études épidémiologiques (voir plus haut "Production et récupération des lixiviats") ont démontrées qu'en matière d'impact et de risque sur la santé, il n'y a pas lieu de faire la distinction entre les deux types de décharges. En clair, un CET de classe 2 serait aussi dangereux, sinon plus dangereux, qu'une décharge de produits industriels toxiques contrôlée. Du côté des pouvoirs publics comme des exploitants (mais là ce n'est pas une surprise), on reconnaitra sans problème de conscience qu'en France on ne s'est jamais penché sur la question des risques sanitaires des CET. Aux yeux des exploitants, qui n'ont aucune difficulté à convaincre les pouvoirs publics, les études effectuées à l'étranger n'auraient pas de valeur puisque "peu nombreuses [sic]", "entachées d'importantes limites méthodologiques [re-sic]", ou "ne prenant pas en compte des facteurs de confusion, notamment socio-économiques [re-re-sic]". En somme, à chaque fois qu'on aura scientifiquent constaté un excès de pathologies anormales corrélé avec la proximité d'un CET, on se sera manifestement trompé sur toute la ligne, puisque le fameux facteur "économico-démographico-psycho-politico-social" n'aura jamais été pris en compte! Quels novices ces étrangers. Autant pour la grandeur de France, dont la science ne s'abaisserait jamais à des investigations si grossièrement rudimentaires. Celle-ci va finalement être mobilisée sur la question (recommandations C-2.1-a/d du Commissariat au Plan de décembre 2003), on respire enfin. Gageons toutefois que cela va prendre du temps et que cela va être difficile. L'expérience du passé (e.g. Mellery) a montré que le sujet est extrêmement sensible. Les médecins et les scientifiques risquent d'être pris en tenaille, sinon en ôtage, entre différents pouvoirs, publics et privés, sur fond de meute médiatique. Un tel contexte n'est pas de nature à encourager les conclusions indépendantes, sauf pour des personnes courageuses et de haute valeur morale. Pour faciliter leur tâche, les instructions officielles seront claires: surtout ne pas faire de vagues! On frissonne d'avance à l'idée de pouvoir lire un jour les résultats de l'enquête. Le rapport fera sans doute près de 2.000 pages, à cause de la nécéssité impérieuse de ne rien oublier des facteurs économico-démographico-psycho-politico-sociaux. On s'attachera à fustiguer les mauvais exemples (eg. décharges sauvages de Marseille ou de Bastia) afin de faire reluire les bons (CET en cours d'installation ou dans les premières années d'exploitation). On comparera le pire cas des premiers (étude rétrospective défavorable) avec le meilleur cas des seconds (étude prospective favorable). Dans les cas intermédiaires, on soulignera qu'il faut interpréter les résultats avec la plus extrême prudence, compte-tenu des faiblesses de l'échantillonnage statistique (les populations bougent) et de la complexité des "facteurs de confusion". Comme pour les sondages électoraux, on sélectionnera un "échantillon représentatif" de populations riveraines selon certains critères pré-établis. On comparera les résultats avec une "population témoin", de préférence urbaine (c'est à dire exposée à des pollutions aux pathologies similaires). Nous pouvons d'ores et déjà livrer la conclusion de cette brillante enquête: "la proximité d'un CET ne cause aucun risque supérieur à ceux auquels les Français sont déjà exposés", et de toutes façons les accidents de la route sont bien plus mortels. On restera "extrêmement prudent" sur l'interprétation de certaines données alarmantes (dans la mesures où celles-ci n'auraient pas été expurgées d'emblée), dont on a vu qu'elles ne voulaient finalement rien dire. Il subsistera bien entendu quelques points d'interrogation sur l'épidémiologie prospective, dont les nouveaux "outils de suivi" auront juste été mis au point grâce à cette initiative unique. Gageons que la seconde recommandation sera la création d'un Observatoire, et qu'une autre Commission se réunira 10 ans plus tard pour "remettre ça".

 

 

Pour plus amples informations consultez :

http://nosdechets.blogspot.com/2009/01/biogaz-dangereux.html

 

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 14:02

 


Pour la 1e fois en France, des ONG, des professionnels de la santé, des malades, des scientifiques et des citoyens se rassemblent dans un Réseau Environnement Santé : le RES.

Le RES est lancé sous l'égide de l'Alliance pour la Planète et plus particulièrement des ONG suivantes : WWF France, Fondation Sciences Citoyennes, MDRGF, Fac Verte, Objectif Bio et Nord Ecologie Conseil.

Les autres membres fondateurs sont respectivement des associations de professionnels de la santé et des associations de malades et de victimes : la CNMSE (Coordination Nationale Médicale Santé Environnement), le C2DS (Comité pour le Développement Durable en Santé) et SOS MCS (Association des Personnes atteintes du Syndrome d’Hypersensibilité Chimique Multiple).

Les réseaux européens HEAL (Health And Environment Alliance) et WECF (Women in Europe for Common Future) soutiennent le RES.

Les raisons d'être du RES :
Le cancer est devenu la première cause de mortalité. Son incidence a doublé en 25 ans et il frappe aujourd’hui un homme sur deux et une femme sur trois. Le cancer de l’enfant progresse, preuve que le phénomène n’est pas la simple conséquence du vieillissement. L’obésité et le surpoids touchent maintenant un tiers de la population générant un ensemble de maladies chroniques, et au premier chef, le diabète dont le nombre a doublé en 10 ans....
Le fossé est ainsi de plus en plus béant entre la réalité de ces épidémies modernes que vivent les Français et la faiblesse des politiques publiques pour y faire face et agir sur les causes environnementale (extraits de l'Appel du RES).
Nous affirmons qu’il est grand temps de changer de logique et de considérer comme primordiale la relation de l’homme à son écosystème, afin de faire du lien environnement-santé le cœur de la politique de santé et de la politique de l'environnement.
Le Réseau Environnement Santé a pour vocation de rassembler tous ceux qui se reconnaissent dans cet objectif : organismes de la société civile et personnes (citoyens, professionnels de la sant
é et scientifiques).

 Site internet du RES: http://www.reseau-environnement-sante.fr  
Adresse: 40 Rue de Malte 75011 Paris. Tél + Fax 01 45 79 07 59

 

 

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