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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 21:07

 

Paru sur le site HEAL :

 

Le contrôle scientifique citoyen de la qualité de l’air dans et autour des écoles parisiennes confirme la nécessité de réduire la pollution de l’air causée par les transports afin de protéger la santé

 

Bruxelles/Paris, le 18 septembre 2019 – Un projet de contrôle scientifique citoyen mené dans six crèches et écoles primaires du centre de Paris a permis de détecter la présence de dioxyde d’azote (NO2) à l’extérieur et à l’intérieur de toutes les salles de classe – (soulignant ainsi la nécessité urgente de bannir les véhicules polluants des voies de circulation) ainsi que des niveaux élevés de dioxyde de carbone (CO2) dans certaines salles de classe, ce qui indique la nécessité d’envisager une meilleure ventilation. Le projet scientifique citoyen de l’Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL) a contrôlé les émissions de particules atmosphériques (PM), de NO2 et de CO2 en mai 2019 dans des établissements accueillant environ 975 enfants dans le cadre d’une initiative plus vaste en faveur de la qualité de l’air dans les écoles intitulée « De l’air sain pour des enfants en meilleure santé » avec des contrôles dans quatre autres capitales européennes (Berlin, Londres, Madrid et Sofia) totalisant 43 écoles. Des écoles et des enfants ont soutenu l’enquête menée par France Nature Environnement (FNE), une organisation membre de HEAL.

« Cette initiative a été saluée par les enseignants, les directeurs d’école et les autorités car tous sont conscients et inquiets de l’impact de la pollution de l’air sur la santé des enfants, d’autant plus que ces derniers passent beaucoup de temps à l’école », a déclaré Alain Chabrolle, vice-président de France Nature Environnement. « La circulation routière et les chantiers de construction constituant la principale source de pollution de l’air extérieur, les écoles ont besoin que les maires agissent en vue de trouver des solutions permettant de réduire cette pollution. Paris est déjà en train de mettre en place quelques mesures, mais il est possible de faire davantage, en particulier autour des écoles avec, par exemple, des limitations de vitesse plus strictes, des zones à faibles émissions ou des zones à péage urbain ».

La pollution de l’air est la principale menace environnementale pour la santé en Europe et en France, avec des impacts et des coûts importants pour la santé[1]. Les données recueillies démontrent que les enfants sont particulièrement exposés à l’air pollué, ce qui peut augmenter le risque d’asthme chez l’enfant et entraîner une augmentation du nombre et de la gravité des crises d’asthme, en particulier si l’enfant vit à proximité d’un axe très fréquenté. La pollution de l’air peut également affecter le développement du cœur, du cerveau et du système nerveux d’un enfant, même avant la naissance. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme qu’aucun niveau de pollution atmosphérique ne saurait être considéré comme sûr[2].

À Paris, la qualité de l’air est médiocre et la majorité des émissions provient du transport routier[3]. La maire a mis en place une série de mesures, avec notamment le programme Crit’Air, dans le but d’améliorer la qualité de l’air et la santé des résidents[4]. Cela implique de réduire les émissions de NO2, un polluant provenant principalement de la circulation routière, en particulier des véhicules diesel, et les particules atmosphériques (PM), qui sont de minuscules particules qui peuvent être nocives même à des concentrations peu élevées[5].

Les principales conclusions de l’enquête menée par HEAL sont les suivantes :

  • Une pollution au NOa été détectée à l’intérieur et à l’extérieur de toutes les salles de classe contrôlées, indiquant ainsi que la pollution de l’air extérieur, provenant probablement des axes très fréquentés à proximité, pénètre à l’intérieur du bâtiment de l’école.

  • À l’ entrée d’une des écoles, la valeur moyenne de NOmesurée au cours de la période de contrôle de 4 semaines était de 52 µg/m3, ce qui est nettement supérieur à la limite légale européenne et à la recommandation de l’OMS fixant la moyenne annuelle à 40 µg/m3

  • Les valeurs mesurées étant des moyennes, les concentrations de NO2 auront probablement été plus élevées au cours de certaines périodes de contrôle, augmentant ainsi le risque d’effets néfastes sur la santé.

  • Les concentrations de particules atmosphériques dans deux écoles parisiennes étaient de 23 µg/m3 et 25 µg/m3. Celles-ci sont aussi élevées en un seul relevé que la valeur limite pour 24 heures de l’OMS pour les PM2,5 fixée à 25 µg/m3 et ne devant pas être dépassée plus de 3 jours par an[6].

  • Les principales sources de PM2,5 sont la combustion de combustibles fossiles, les gaz d’échappement des véhicules, la production industrielle et les centrales électriques[7]. Les deux écoles présentant des concentrations élevées de particules atmosphériques étaient situées à proximité de chantiers de construction, ce qui indique la nécessité de renforcer la surveillance de la pollution de l’air afin de mieux comprendre les conséquences de l’exposition des enfants de la capitale à diverses sources de pollution.

  • Quatre des six écoles concernées présentaient des niveaux de CO2 très supérieurs aux niveaux recommandés[8], ce qui indique la nécessité d’une ventilation accrue dans les salles de classe afin de permettre aux enfants de maintenir leur concentration et leur productivité.

« L’enquête de HEAL souligne la nécessité de prendre des mesures politiques en faveur de l’assainissement de l’air dans et autour des écoles », a déclaré Anne Stauffer, directrice de la stratégie et des campagnes à HEAL. « La circulation routière étant une source majeure de pollution à Paris, la maire et les autorités devraient renforcer les restrictions visant la circulation et les véhicules polluants dont le moteur tourne au ralenti autour des écoles, et multiplier les incitations et les possibilités offertes par les modes de transport gratuits et écologiques ».

Les principales recommandations pour Paris sont les suivantes :

  1. Soutenir le renforcement du contrôle réglementaire et scientifique citoyen de la qualité de l’air dans les écoles.

  2. Les maires d’arrondissements et les autorités scolaires pourraient mettre en place des mesures visant à décourager et à restreindre la circulation autour des écoles, notamment en veillant à ce que les écoles fassent partie des zones à émissions limitées ou des zones à péage urbain, avec davantage de rues piétonnes autour des écoles et en encourageant les transports en communs pour les enfants et leurs parents.

  3. Assurer un meilleur contrôle et des amendes plus dissuasives pour le non-respect de la vignette Crit’Air.

  4. Créer des campagnes éducatives qui favorisent les bénéfices pour la santé des parisiens grâce à des mesures de réduction de la pollution de l’air, ce qui peut à son tour contribuer à mieux sensibiliser aux avantages d’une meilleure qualité de l’air et de l’action pour le climat en termes de santé publique.

  5. Accroître les connaissances et sensibiliser à l’impact des chantiers sur la qualité de l’air et ses effets sur la santé dans et autour des écoles , et appliquer des mesures strictes pour réduire la pollution de l’air provenant des chantiers.

[1] https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/ambient-(outdoor)-air-quality-and-health

[2] https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/ambient-(outdoor)-air-quality-and-health

[3] Font A. et al. (2019), A tale of two cities: is air pollution improving in Paris and London?, https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0269749118321687?via%3Dihub

[4] http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/paris-vehicle-pollution-sticker-scheme-comes-into-force/

[5] Font A. et al. (2019), A tale of two cities: is air pollution improving in Paris and London?, https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0269749118321687?via%3Dihub

[6] http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0013/301720/Evidence-future-update-AQGs-mtg-report-Bonn-sept-oct-15.pdf?ua=1

[7] UNICEF (2016), Clear the air for children, https://www.unicef.org/publications/files/UNICEF_Clear_the_Air_for_Children_30_Oct_2016.pdf

[8] A previous study suggested a maximum of 1,000ppm of CO2 indoors to prevent a negative impact on academic performance, as higher concentrations can contribute to headaches, dizziness and the inability to concentrate.

https://www.env-health.org/citizen-science-air-quality-monitoring-in-and-around-parisian-schools-confirms-the-need-to-cut-air-pollution-from-transport-to-protect-health/#1528198360386-07c79b25-0009

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 15:13

 

Les communes de St Mesmes et Fresnes sur Marne qui ont leurs écoles primaires au bord des champs de pesticides vont-elles suivre l'exemple de Mitry-Mory ?

Ecole primaire de St mesmes

Ecole primaire de St mesmes

Ecole primaire de Fresnes sur Marne

Ecole primaire de Fresnes sur Marne

 

 

Paru sur le site La Marne :

Seine-et-Marne : Mitry-Mory prend un arrêté pour interdire les pesticides près des maisons

 

Mardi 17 septembre 2019, la municipalité de Mitry-Mory a pris un arrêté pour stopper l'utilisation de pesticides près des maisons.

Publié le 17 Sep 19 à 17:21|Modifié le 17 Sep 19 à 17:26

Le maire de Pinterville, dans l'Eure, s'inquiète des effets des pesticides sur la santé et la biodiversité. La mairie de Mitry-Mory adopte un arrêté interdisant l’usage des pesticides dans la commune. (©AdobeStock illustration)

La municipalité de Mitry-Mory dit stop à l’épandage de pesticides. 

La ville a en effet adopté un arrêté pour stopper l’épandage de produits pesticides à moins de 150 mètres des habitations.  

Dans un communiqué, Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, explique ce choix : « L’interdiction de ces produits reste pourtant tardive, quand elle n’est pas empêchée par les puissances industrielles qui les produisent, seules véritables bénéficiaires d’un monde agricole fonctionnant au détriment de la santé de tous ses acteurs ». 

« Fidèle à sa tradition d’engagement, la ville de Mitry-Mory se mobilise pour la protection de ses habitants, résidents d’une commune dont la moitié du territoire est composée de terres agricoles », détaille le communiqué de la municipalité.

 

Le communiqué a été publié sur le compte Facebook de Charlotte Blandiot-Faride, maire de la ville. Le communiqué a été publié sur le compte Facebook de Charlotte Blandiot-Faride, maire de la ville. (©Facebook Charlotte Blandiot-Faride)

La ville soutient ainsi le mouvement « Nous voulons des coquelicots », qui souhaite sensibiliser la population sur l’usage des pesticides.

Une décision qui intervient dans la lignée de la commune de Langouet, en Île-et-Vilaine. Le maire s’était retrouvé devant la justice après avoir pris un arrêté anti-pesticide dans sa commune en mai 2019. 

https://actu.fr/ile-de-france/mitry-mory_77294/seine-marne-mitry-mory-arrete-interdit-pesticides-maisons_27295675.html

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 20:15

 

 

Communiqué de presse de l'association Robin des Bois 

 
4 septembre 2019
Notre-Dame de Paris
Communiqué n°9
 
 
Robin des Bois
 
 
Le plomb s’incruste
 
 
L’accès au jardin de l’école maternelle 17 rue de Verneuil dans le 7ème arrondissement est fermé jusqu’à nouvel ordre. Le contexte est particulier. Le jardin fait partie des dépendances de l’Hôtel de Sénecterre (24 rue de l'Université) classé à l’inventaire des monuments historiques. Récemment rénové par le groupe Kering, ce bâtiment héberge les ateliers et les défilés de la marque Saint Laurent. A l’initiative de la société Yves Saint Laurent, les enfants de la maternelle avaient jusqu’alors la jouissance du jardin à la française qui a été reconstitué à partir d’archives historiques. Il s’avère qu’en plusieurs endroits le jardin est contaminé par les poussières de plomb bien au-delà des normes admissibles. A titre conservatoire, Kering suspend toute fréquentation du jardin Saint Laurent et réfléchit activement aux mesures nécessaires à son assainissement. Cette contamination d’un jardin nouvellement aménagé et planté est un indicateur de la pollution urbaine consécutive à l’incendie de Notre-Dame de Paris.

D’autre part, la rentrée à l’école primaire privée La Rochefoucauld rue Cler dans le 7ème arrondissement est différée. Des prélèvements menés à l’initiative du diocèse et sous la pression des parents révèlent des taux supérieurs à la réglementation en vigueur. Elle est située à plus de 3 km à l’ouest de la cathédrale, près du Champ de Mars, loin du périmètre de vigilance défini par l’Agence Régionale de Santé dans sa communication du 18 juillet. En face de cette école se situe le collège public Jules Romains, à 130 m la crèche Saint Pierre du Gros Caillou (182 rue de Grenelle) et un peu plus loin l’école maternelle publique Saint-Dominique (117 rue Saint-Dominique). Ces trois établissements n’ont pas été soumis à un diagnostic plomb.

 

 

http://www.robindesbois.org/le-plomb-sincruste/

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 11:26
Paru sur le site Robin des Bois 
UNE RENTRÉE SERTIE DE PLOMB

27 août 2019

 

Notre-Dame de Paris
communiqué n°6

Les prélèvements et analyses de plomb dans les établissements pollués ont été réalisés entre le 13 mai 2019 et le 8 août 2019 suite à l’incendie de Notre-Dame. Les écoles primaires et les collèges publics sont gérés par la mairie de Paris, les lycées publics par la région Ile-de-France. Les établissements privés sont gérés par l’OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique).

Environ 55.000 enfants et adolescents entre 3 ans et 17 ans sont scolarisés dans les 1er, 4ème, 5ème, 6ème et 7ème arrondissements (1). Moins de 200 ont fait l’objet d’une plombémie.

Seuls 3 établissements, école maternelle et école élémentaire Saint-Benoît et collège Jacques Prévert rue Saint-Benoît dans le 6ème arrondissement, ont fait l’objet d’une décontamination. Le chantier surveillé par l’inspection du travail a duré trois semaines.

La région Ile-de-France pratique la valse des seuils. Elle prend en référence le seuil de 1000 µg/m2 qui correspond à un seuil résiduel maximal après des travaux d’assainissement. L’instruction du ministère de la Santé relative au dispositif de lutte contre le saturnisme infantile et de réduction des expositions au plomb dit qu’au-dessus de 70 µg/m2 il y a un risque d’intoxication au plomb. En fait, 7 lycées sont pollués et à cette heure aucune information n’est disponible sur les modalités d’assainissement, leur efficacité et la compétence des personnels engagés.

Selon Robin des Bois, la rentrée scolaire dans tous les établissements présentant des teneurs en poussières de plomb supérieures à 70 µg/m2 devrait être différée aussi longtemps que des travaux d’assainissement et d’extraction du polluant ne seront pas entrepris. Cette recommandation s’adresse en priorité aux écoles primaires. Des solutions palliatives comme le masquage des surfaces polluées par des résines ou autres revêtements, l’interdiction d’accès aux pourtours contaminés des arbres, la fermeture des jardins pédagogiques ne garantissent pas dans l’immédiat et à moyen terme le confinement des poussières de plomb. Ces bricolages résulteraient d’un manque d’anticipation et de négligences dans la prise en compte de l’enjeu sanitaire des poussières de plomb.

Pour ce qui concerne les 154 établissements scolaires qui n’ont pas été diagnostiqués dans les arrondissements considérés par les pouvoirs publics comme soumis à l’influence de l’incendie de Notre-Dame de Paris, nous recommandons à tous les parents à titre individuel ou regroupés au sein de collectifs d’exiger auprès de la direction de l’établissement l’affichage du diagnostic plomb quand il a été réalisé ou à défaut sa mise en œuvre planifiée. Les lycéens et lycéennes sont aussi en droit d’exiger des informations auprès des proviseurs et des professeurs.

Il en va de même pour les crèches. Tous les parents doivent exiger dans les mêmes arrondissements la présentation d’un diagnostic garantissant l’absence de contamination par le plomb …..

 

article complet :

http://www.robindesbois.org/une-rentree-sertie-de-plomb/

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7 août 2019 3 07 /08 /août /2019 11:29

 

 

article paru dans le journal de l'environnement :

 

Enfants de Salsigne: le bilan s’alourdit

Le 26 juillet 2019 par Romain Loury

 

Salsigne, un site pollué pour longtemps 

Salsigne, un site pollué pour longtemps
DR

Dans la vallée de l’Orbiel (Aude), frappée par de fortes inondations en octobre, le nombre d’enfants contaminés par l’arsenic ne cesse d’augmenter: près de deux enfants sur trois en présentent des taux anormalement élevés, selon les derniers résultats disponibles. En cause, l’héritage désastreux de la mine de Salsigne.

 

Fermé en 2004, le site minier de Salsigne, qui a été la plus importante mine d’or de France, est aussi l’un des plus pollués. Notamment à l’arsenic, qui abonde dans les 11,6 millions de tonnes de résidus miniers pollués. Si ces déchets ont été stockés sur plusieurs sites, ceux-ci connaissent d’importants problèmes d’étanchéité, nécessitant des travaux de réfection.

 

Outre une fuite continue d’arsenic dans les eaux, jusque dans la rivière Orbiel, la région a été la proie, entre les 14 et 15 octobre 2018, d’importantes inondations, à l’origine de 14 morts sur le département. Si la Dreal[i] Occitanie assure qu’elles n’ont pas eu de conséquence importante, les riverains craignent au contraire une surcontamination. Cette divergence de vue s’inscrit dans un litige au long cours, opposant la population à des autorités accusées d’avoir longtemps nié le risque, peu enclines à reconnaître leur responsabilité.

 

PREMIERS CAS RÉVÉLÉS EN JUIN

En juin, les cas de trois enfants présentant une forte contamination à l’arsenic étaient rendus publics. Scolarisés à Mas-Cabardès et Lastours, ces trois garçons, âgés de 4, 7 et 9 ans, présentaient des taux urinaires compris entre 12 et 20 microgrammes d’arsenic par gramme (µg/g) de créatinine. Bien au-delà de la valeur biologique d’interprétation de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), fixée à 9 µg/g, qui correspond au 95ème percentile en population générale[ii].

Suite à cette première alerte, l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie s’est d’emblée voulue rassurante, appelant les parents concernés à refaire un test deux mois plus tard –et s’engageant à couvrir les frais, qui peuvent s’élever jusqu’à 80 euros le dosage.

 

Or le nombre de cas ne cesse de s’élever. Selon un bilan établi vendredi 26 juillet pour Lastours et Mas-Cabardès, 15 enfants sur 25 présentent un taux d’arsenic supérieur à 9 µg/g, 3 autres un taux égal à 9 µg/g. Chez trois enfants (deux âgés de 3 ans, un de 7 ans), il s’élève même à 36, 36 et 35 µg/g!

 

Sur ces 25 enfants, seuls deux n’ont pas l’âge d’être scolarisés. Quant aux 23 autres, ils fréquentent soit l’école de Lastours, pour ceux allant en maternelle ou en CP, soit celle de Mas-Cabardès, pour la classe d’âge allant du CE1 au CM2. A elles deux, ces écoles comptent un total de 40 élèves -17 d’entre eux n’ont donc pas encore été testés.

 

Egalement touchée par le phénomène, la commune de Conques-sur-Orbiel: selon un bilan récent, 13 enfants sur les 23 analysés présentent des valeurs urinaires supérieures ou égales à 9 µg/g de créatinine. Ce qui, sur l’ensemble des trois communes, porte le total à 31 enfants au-dessus du seuil de 9 µg/g sur les 48 analysés, soit près de deux enfants sur trois.

 

FORTE CONTAMINATION D’UNE COUR D’ÉCOLE

Si la source de la contamination n’est pas connue avec certitude, des analyses menées dans la cour de l’école de Lastours, submergée par les inondations, ont révélé une contamination allant jusqu’à 800 µg d’arsenic par gramme de sol. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a aussi procédé à des prélèvements, dont l’analyse donnera lieu, en fin d’année, à une analyse sanitaire de l’ARS.

 

Contacté par le JDLE, le maire de Lastours, Max Brail, indique avoir rapidement entrepris des travaux de décontamination dans la cour de l’école, en «décapant 25 centimètres de sol», puis en plaçant un goudron provisoire –qui sera ensuite remplacé par un enrobé lavable à jet haute pression, ajoute-t-il[iii].

 

Face à cette menace chimique, une pétition, signée par plus de 1.300 personnes vendredi 26 juillet, circule sur Internet, appelant «le président de la république ainsi que l’ensemble des représentants de l’Etat à faire valoir le principe de précaution en ouvrant une école provisoire hors zone potentiellement polluée dès le 2 décembre prochain».

 

LA VERSE DE NARTAU MISE EN CAUSE

 

La demande excède Max Brail[iv], qui souhaite «éradiquer la cause» en débarrassant la verse de Nartau de ses déchets. Située à 2 kilomètres en amont de l’école de Lastours, cette pente fortement inclinée surplombe le Grésillou, un ruisseau se déversant dans l’Orbiel. De nombreux riverains estiment qu’elle a été fortement déstabilisée lors des inondations, ce qui serait la cause de la contamination de l’école.

 

Contactée par le JDLE, une mère d’élèves de Lastours déplore par ailleurs le fait que les analyses du BRGM ne porteront que sur l’arsenic total, sans spéciation des différentes formes chimiques -ce qui aurait permis de déterminer s’il s’agissait d’un arsenic ‘naturel’ ou provenant de déchets miniers. Certes, l’analyse aurait été plus coûteuse, mais elle aurait «permis de savoir contre qui se retourner», regrette-t-elle.

 

Sans mâcher ses mots, Max Brail dénonce quant à lui «un mépris intolérable» de la part des autorités, ARS et BRGM compris. Après diverses sollicitations adressées au gouvernement, la sénatrice Gisèle Jourda (PS, Aude), qui alerte depuis plusieurs mois sur la situation environnementale et sanitaire de la vallée de l’Orbiel, n’a à ce jour toujours pas obtenu de réponse.

 


[i] Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement

[ii] Ce qui signifie que 95% de la population générale se situe en-dessous de 9 µg/g, et 5% au-dessus.

[iii] Avant la mise en place du goudron provisoire, le sol contaminé par l’arsenic avait été remplacé par des gravillons, qui étaient eux-mêmes très chargés en plomb.

[iv] Contactée par le JDLE, une mère d’élèves de Lastours précise que l’idée de déplacer l’école émane de parents de Conques-sur-Orbiel, et non de ceux de Lastours.

 

 http://www.journaldelenvironnement.net/article/enfants-de-salsigne-le-bilan-s-alourdit,98782?xtor=EPR-9#email=aleflo@club-internet.fr

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 13:15

 

Extrait de l'article par sur Reuters  :

À LA UNE

29 JUILLET 2019 / 21:06 / IL Y A 2 JOURS

Notre Dame :

Une plainte pour mise

 en danger d'autrui

 

Reuters) - L’association Robin des Bois a déposé une plainte contre X pour mise en danger d’autrui dans la gestion de la pollution au plomb qui a suivi l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, a-t-on appris lundi auprès de l’association.

La plainte, révélée par le journal Le Monde, a été déposée vendredi dernier. L’association reproche aux autorités d’avoir minimisé les risques sanitaires liés à la fonte des quelque 400 tonnes de plomb qui recouvraient la charpente de la cathédrale.

On remet en cause la démarche de l’ARS (Agence régionale de santé) qui a été tout à fait sous-dimensionnée par rapport à l’ampleur de l’enjeux sanitaires”, a dit à Reuters Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois.

Un campagne d’affichage systématique sur les risques au plomb aurait dû être faite sur les quartiers de Notre-Dame”, a-t-il ajouté en dénonçant une communication “particulièrement opaque et volontairement parcellaires afin d’être rassurante”.

Le premier communiqué alertant les médias de la présence de plomb dans certaines zones localisées a été envoyé le 27 avril, soit douze jours après le sinistre. Ces zones, parmi lesquelles le parvis de Notre-Dame, ont été interdites au public.

Les premières recommandations ont été adressées aux riverains 28 jours après l’incendie, après la découverte de dépôts de poussières résiduelles aux abords de la cathédrale. Les résultats des tests de toxicité et de dépistage ont été publiés pour l’ensemble uniquement le 18 juillet.

Les prélèvements effectués dans les logements des alentours montrent que les niveaux constatés restent inférieurs aux seuils recommandés, tout comme les prélèvements effectués dans des lieux accueillants des enfants, dit l’ARS dans son rapport.
 

Parmi les 90 enfants chez qui un dépistage a été réalisé, 10 présentaient une plombémie (taux de plomb présent dans le sang) supérieur au seuil de vigilance, un seul présentait une plombémie supérieure au seuil de déclaration obligatoire, mais elle serait antérieure et sans-lien avec l’incendie, indique encore le rapport........

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le plomb est une substance toxique qui se diffuse dans l’organisme pour atteindre le cerveau, le foie, les reins et les os. Il est particulièrement nocif pour les enfants.

Caroline Pailliez, édité par Nicolas Delame

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1UO227-OFRTP

 

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 16:48

 

La 1ère phase de l'étude de zone nord-ouest 77 est un état des lieux qui va cibler les points les plus sensibles.

 

La seconde phase consistera à faire des études sur certains de ces points sensibles : pollution de l'air, de l'eau....

 

Mais pour cela il va falloir trouver l'argent

 

Les industriels implantés depuis des dizaines d'années sur le secteur pourraient faire comme leurs homologues des Yvelines participer au financement de ces études.

Pour ne citer qu'eux : Veolia, Suez, ADP, Placoplatre, Gazechim, CCMP, Gerep, Clamens, BASF , Messer, Air Liquide, ECT …......

 

Les collectivités territoriales comme le Conseil Régional IDF qui depuis des années favorise l'implantation de décharges dans ce secteur, pourrait également aider.

 

Sans oublier le Conseil Départemental du 77 et les communautés d'agglomération.

 

 

 

        Nous remercions pour leur soutien :

       Gérard Péhaut 

        sous préfet de Meaux

 

        Gérard Branly

           sous préfet de Torcy

 

     la DRIEE IDF

     la DRIEE 77

 

sans leur aide cette étude de zone n'aurait jamais pu voir le jour.

 

 

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 19:02

 

 

 

EXTRAIT

Estimations régionales et départementales d’incidence et de mortalité par cancers en France, 2007-2016 Île-de-France de Janvier 2019

http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2019/Estimations-regionales-et-departementales-d-incidence-et-de-mortalite-par-cancers-en-France-2007-2016-Ile-de-France

 

Étude collaborative Réseau français des registres des cancers (réseau Francim), Service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices Civils de Lyon (HCL), Santé publique France, Institut national du cancer, dans le cadre du programme de travail partenarial relatif à la surveillance et à l’observation épidémiologiques des cancers à partir des registres

 

Auteurs du profil régional

Pauline Mathieu (Santé publique France Ile-de-France)

Agnès Lepoutre (Santé publique France Ile-de-France)

Mélanie Cariou (Registre finistérien des tumeurs digestives, Francim)

Alice Billot-Grasset (Registre finistérien des tumeurs digestives, Francim)

Édouard Chatignoux (Santé publique France)

 

 

 

Toutes localisations confondues, la mortalité par cancer est plus faible chez les hommes résidant à Paris, dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine que dans les autres départements d’Île-de-France alors qu’elle est légèrement plus élevée chez les femmes de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise.(1)

 

 

Chez les femmes d’Île-de-France, il existe une sur-incidence du cancer de l’estomac de 11 % par rapport à la France métropolitaine ….

 Au sein de la région, à l’exception de Paris, des Yvelines et des Hauts-de-Seine, tous les départements présentent une sur-incidence importante† de ces cancers chez les femmes : en Seine-Saint-Denis (32 %), dans le Val-d’Oise (15 %), dans le Val-de-Marne (13 %), dans l’Essonne (12 %) et la Seine-et-Marne (11 %) (2)

 

Chez les femmes d’Île-de-France, la mortalité par cancer du sein est en léger excès (+4 %) par rapport à celle de la France métropolitaine ……La sur-mortalité la plus élevée s’observe en Seine-et-Marne (+9 %) … (3)

 

Chez les hommes d’Île-de-France, la mortalité par cancer de la vessie est comparable† à celle des hommes de France métropolitaine …..Au sein de la région, la mortalité est inférieure de 11 % à Paris par rapport à celle de la France métropolitaine et supérieure de 13 % en Seine-et-Marne (4)

 

 

(1) page 12

(2) page 36

(3) page 80

(4) page 115

 

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 17:22

 

EXTRAIT
 FOCUS SANTÉ EN ÎLE-DE-FRANCE | JANVIER 2019

LES ESPACES RURAUX D’ÎLE-DE-FRANCE DÉMOGRAPHIE, MORTALITÉ ET OFFRE DE SOINS LIBÉRALE

Edité par l’Observatoire Régionale de Santé

http://www.ors-idf.org/dmdocuments/2019/ruralite_vd.pdf

Espérance de vie en Ile de France : Il faut mieux vivre en ville qu’à la campagne !

Les communes peu denses et très peu denses

sont toutes situées en grande couronne

et principalement

en Seine-et-Marne

 

 

 

En Île-de-France, plus de la moitié des communes (57%) sont classées comme rurales selon leur degré d’urbanisation et occupent 64 % du territoire francilien. Elles regroupaient 640 000 habitants en 2015 soit 5 % des habitants d’Île-de-France. Cette population rurale est plutôt âgée avec une sur-représentation des personnes de 45 à 75 ans par rapport au reste de la région. La population active est surtout composée d’employés et de professions intermédiaires et marquée par une moindre présence de cadres. L’état de santé des personnes vivant dans les zones rurales est moins bon que dans les zones urbaines et périurbaines de la région, quels que soient les indicateurs examinés : espérance de vie, mortalité générale, mortalité prématurée, mortalité évitable, mortalité selon les principales pathologies étudiées, mortalité par accident de la circulation et mortalité par suicide. Pour tous ces indicateurs, on observe des excès de décès par rapport à la moyenne régionale. Enfin, les densités médicales, omnipraticiens et spécialistes, sont dans ces zones rurales, les plus faibles de la région.

 

Auteur : Jean-Philippe Camard

 Directrice de publication : Isabelle Grémy

 

 

L’offre de soins

 En 2017, les communes rurales de la région Île-deFrance recensent 313 médecins généralistes (en cabinet principal) en mode d’exercice libéral soit un taux de 49,1 médecins pour 100 000 habitants contre 76,2 pour l’Île-de-France.

 

En 2017, les communes rurales de la région Île-deFrance recensent 14 ophtalmologistes (en cabinet principal et secondaire) en mode d’exercice libéral soit un taux de 2,2 ophtalmologistes pour 100 000 habitants contre 11,2 pour l’Île-de-France.

 

En 2017, les communes rurales de la région Île-deFrance recensent 3 pédiatres (en cabinet principal et secondaire) en mode d’exercice libéral soit un taux de 0,5 pédiatres pour 100 000 habitants contre 6,6 pour 100 000 en Île-de-France.

 

En 2017, les communes rurales de la région Île-deFrance recensent 7 gynécologues (en cabinet principal et secondaire) en mode d’exercice libéral soit un taux de 1,1 gynécologues pour 100 000 habitants contre 12,7 pour 100 000 en Île-de-France.

 

 

 

Conclusion

 

L’état de santé moyen des populations rurales d’Île-de-France est relativement méconnu. Cette étude montre que celui-ci reste en retrait par rapport à celui du reste de la région. En effet, on observe une espérance de vie inférieure à celle des espaces urbains et une surmortalité générale supérieure de 16,7 % par rapport à la moyenne régionale. Pour de nombreuses pathologies, on observe également des surmortalités dans les commu ne s rurales avec par exemple, + 8,2 % pour les cancers, + 23 % pour les maladies de l’appareil circulatoire, + 18,1 % pour les maladies de l’appareil respiratoire et + 41,0 % pour les pathologies liées au tabac. Après avoir comparé les territoires ruraux aux territoires urbains franciliens, il serait intéressant de comparer la santé de la population rurale francilien ne à la population rurale d’autres régions

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 14:43

 

 

La commune de Courtry souhaite implanter un crèche dans un futur ensemble immobilier qui serait situé avenue de l’Etang et rue Aimé Fluttaz sur un site actuellement pollué.

http://www.ville-courtry.fr/Presentation-du-projet-du-Petit-Etang#.XFL6e9ThBDD

 

La sté Bouygues qui a été choisie  par la commune vient de déposer une demande auprès de la DRIEE concernant l’éventuelle réalisation d’une évaluation environnementale suite au défrichement de 15 589 m2.

L’autorisation de défrichement qui pourrait être accordée par la préfecture, sera-t-elle assortie d’une mesure compensatoire, c’est à-dire de réimplanter un espace boisé sur cette commune ou à proximité ?

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/f01119p0002f.pdf

 

 

Dans cette demande le promoteur précise page 7 :

- le projet n’est pas situé à proximité d’une ICPE SEVESO ou soumise à autorisation/enregistrement.

 

Il semble avoir oublié que la décharge de déchets dangereux Suez classée SEVESO à hauts risques est implantée sur cette commune, que sur la commune voisine est implantée une carrière de gypse exploitée par Placoplatre.

 

 

Pour mémoire c’est sur cette commune et la commune voisine de Vaujours que Placoplatre souhaite implanter une carrière de gypse à ciel ouvert sur un ancien site exploité par le Commissariat à l’Energie Atomique.

 

 

Agnès Buzyn tiendra-t-elle compte de ces éléments pour prendre la décision d’accepter ou de refuser l’implantation d’une crèche à cet endroit ?

 

 

Pour le savoir

 nous vous conseillons de vous rapprocher

de votre député

Rodrigue Kokouendo

(En Marche)

 

 

 

 

 

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