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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 11:59

 

 

Points noirs environnementaux en Ile de France

 

Piloté par l’ORS Île-de-France, en partenariat avec l’IAU îdF, un travail de délimitation des territoires multi-exposés est actuellement en cours de réalisation.

Les 1ères cartes présentées par ces organismes ont été préparées depuis près de 2 ans par le groupe qui avait travaillé sur le Plan Régional Santé Environnement 2 en 2011.

Sauf que les 2 associations de Seine et Marne qui participaient à ce groupe ont été oubliées il s’agit d’Avie (1) et d'Adenca (2 associations qui travaillent particulièrement sur la santé autour des installations de traitement de déchets).

 

Pour identifier les points noirs environnementaux :

A) Il n’a pas été retenu :

- les sites classés SEVESO (alors que c’est le 77 qui en possède le plus en IDF)

- les ICPE(1) alors que la Seine et Marne en compte 620.

- les décharges ISDI …

 

B) Les nuisances des aéroports de Roissy, Le Bourget, Orly, ni même la pollution de l’eau distribuée n’apparaissent sur les cartes alors que notre département est le plus impacté par ces diverses nuisances et pollutions.

Pour la Seine et Marne

 le compte n’y ait pas

et c’est une double injustice environnementale.

 

Comme vous le verrez dans les 3 cartes qui ont été retenues, ce n’est pratiquement que Paris, Petite Couronne et une partie des Yvelines qui sont identifiés « zones à d’exposition à des problèmes environnementaux ».

 

IAU ORS 2014 Injustices environnementales

Source : http://www.ors-idf.org/dmdocuments/2014/articleIAU3.pdf

 

L’IAU IDF doit revoir sa copie 

Pour mémoire le président de l'IAU IDF est M. Jean-Paul Huchon et le conseil d'administration CR IDF qui siège à L'IAU IDF  est constitué de 26 membres, 71 % des élus  proviennent de Paris, des Hauts de Seine et des Yvelines, quant à la Seine et Marne qui représente près de 50% de la surface  de l’Ile de France elle n’a que 2 élus.

 

 

 

(1) ICPE Toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains est une installation classée.

 

(1) http://www.maincy.fr/Main.aspx?numStructure=80778&numRubrique=531511

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 09:39

 

 ZI MITRY INCINERATEUR 8122009

ZI Mitry-Compans, vue sur l'incinérateur

La semaine dernière lors d’une réunion dans le cadre du Plan Régional Santé 2 les services de l’ETAT nous ont informé qu’on pensait bien à nous populations du nord-ouest 77 mais qu’il n’y avait pas d’argent pour faire l’étude de zone que nous réclamons.

 

L’ETAT et les collectivités locales et régionales ont trouvé l’argent pour faire une étude de zone dans les Yvelines mais pour la Seine et Marne, il n’y a pas d’argent.

 

Pas même pour faire une étude sur la zone industrielle de Mitry-Compans qui compte

7 sites SEVESO, 41 ICPE (1) dont une raffinerie, un incinérateur de déchets dangereux et 2 centrales à bitume.

 

Prenez le temps de regarder ce film, il explique avec des mots simples la situation :

 l’endroit où j’habite

https://www.youtube.com/watch?v=p9SXBXo4maA

 

 

 

(1) ICPE Toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains est une installation classée.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 11:40

 

Alors que 10 projets de décharges ISDI

sont à l’étude en Seine et Marne,

nous n’entendons pas

M. Manuel VALLS

 

Pourquoi ?

 

Nous vous rappelons que le département de l’Essonne où M. VALLS a été de nombreuses années maire déverse ses ordures en Seine et Marne :

-ses déchets ultimes à Soignolles, Fouju-Moisenay et Claye-Souilly.

-ses déchets dangereux à Villeparisis

-ses déchets BTP dans nos décharges ISDI.

 

Dans la décharge de Claye-Souilly c'est plus de 340 000 tonnes d'ordures que le 91 a déversé sur une période de 7 ans, en amont proche  de plus important captage du 77 qui fournit en eau potable plus de 500 000 habitants.

 

M. VALLS

doit penser

aussi

 à la santé de nos enfants

qui vivent au milieu des  ordures des autres.

 

 

 

Paru sur le site ADSE , liste des soutiens d’élus contre l’implantation de la décharge :

Sénateurs, Députés, Conseils Généraux et Régionaux

Michel BERSON Président du Conseil Général de l'Essonne
M. Laurent BETEILLE, Sénateur de l'Esson
ne 91, Président de l'Union des Maires de l'Essonne, et Maire de Brunoy, 
M. Joël BILLARD, Sénateur de l'Eure et Loir 28 et Maire de Bon
neval, 
Mme. Bernadette
 BOURZAI, Ancienne Député Européenne et Sénatrice de Corrèze 19, 
M. José BOVE, Député Européen, 
M. Pierre CARDO, Député des Yveli
nes 78 et Maire de Chanteloup-les-Vignes,
Mme. Claire-Lise CAMPION, Sénatrice de l'Esson
ne 91, Vice-Présidente du Conseil Général de l'Essonne, 
Mme. Geneviève COLOT, Députée de l'Essonne, maire Saint-Cyr-Sous-Dourdan,
M. Jean-François COPE, Député de Seine et Marne 77 et Maire de Meaux,
M. 
Serge DASSAULT, Sénateur de l'Essonne 
M. 
Harlem DESIR, Député Européen,
M. Julien DRAY
, Député de l'Essonne et Vice-Président du Conseil Régional de l'Ile-de-France,
M. Nicolas DUPONT-AIGNAN
, Député de l'Essonne, Maire de Yerres 
Mme.Hélène GASSIN vice-Présidente du Conseil Régional d'IdF 
M. 
Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional de l'IDF 
Mme. Nathalie KOCIUSKO-MORIZET
, Secrétaire d'Etat, 
Régionale de l'Ile de France etMaire de Longjumeau,
M. Jérôme 
LAMBERT, Député de Charente 16,
Mme 
Marine LE PEN, Députée Européenne,
M. Frank MARLIN
, 
Député de l'Essonne 91 et Maire d'Etampes,
M. Gérard 
ONESTA, Vice-Président du Parlement Européen,
Mme Anny POURSINOFF, députée des Yveli
nes
Mme 
Claire ROBILLARD, Conseillère Régionale de l'Ile de France et Vice-Présidente du Conseil Général de l'Essonne, 
M. 
Georges SARRE, Ancien Secrétaire d'Etat, Ancien Député Européen, Ancien Député National, 
M. Yves TAVERNIER, Député Honoraire de l'Essonne et Conseiller Régional de l'IDF, 
M. Manuel VALLS, Député-Maire d'Evry 91,
M. Bernard VERA, 
Sénateur de l'Essonne 91,
M. Philippe VIGIER
, Député d'Eure et Loir 28

http://www.adse-saintescobille.com/

 

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 09:43

 

Certains maires accueillent des décharges ou inscrivent leur commune pour obtenir une récompense aux concours des villes et villages fleuris, d’autres se penchent sur le lourd dossier du désert médical et pensent à leurs administrés qui ont besoin de se faire soigner.

 

En 2013 déjà la Seine et Marne figurait parmi les 10 départements qui comptaient le moins de médecins en France.

Entre 2013 et 2018 c’est un tiers des médecins de ce département qui devrait prendre leur retraite.

 

Pour anticiper  ces départs en retraite et éviter un désert médical certains maires subventionnent ou mettent à la disposition de médecins des locaux communaux inutilisés qu’ils ont préalablement rénovés.

 

Ne croyez pas que ce soit toujours des communes importantes qui aident à l’installation de ces professionnels, près de chez nous, citons Compans (723 h) qui a favorisé l’accueil de 2 médecins, il y a aussi Chevry Cossigny (3897h) qui a transformé l’ancien bâtiment du service d’urbanisme pour y accueillir des médecins, à Pamfou (936 h) une maison de santé a été construite avec  l’aide de la communauté de communes , puis il y a  des villes plus importantes comme Coulommiers, Torcy et le Mée sur Seine qui favorisent également l’accueil de jeunes professionnels de santé.

 

Des projets de maison de santé sont à l’étude à Montigny Lencoup, Souppes sur Loing, Lagny, Vaires sur Marne, Chelles, La Ferté sous Jouarre.

 

 

 

Et chez vous 

quels projets pour éviter le désert médical

et

 favoriser l’accueil de jeunes médecins ?

 

Pour le savoir nous vous conseillons de vous rapprocher de vos élus municipaux.

 

 

 

Sources :

http://helene.lipietz.net/spip.php?article371

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/penurie-de-medecins-deux-maisons-de-sante-en-projet-13-08-2013-3048529.php

http://femasif.fr/projet-existant/

http://www.hopital.fr/Hopitaux/Espace-medecin-liberal/Initiatives/Seine-et-Marne-inauguration-d-une-maison-de-sante-universitaire

 

 

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 18:16

 

Les élus ont choisi de dépenser 206 574 € pour les travaux d’éclairage public et préparatoires aux illuminations de Noël rue Jean-Jaurès. (1)

 

Alors que cette commune va bientôt être en dessous du seuil de pauvreté en médecins, les élus n’auraient-ils pas pu utiliser une partie de ces 206 574 € pour rénover des locaux municipaux vacants et les proposer à de jeunes médecins cherchant à s’installer ?

 

Puisque Compans, commune de 723 habitants a  pu le faire et accueille aujourd’hui 2 nouveaux médecins pourquoi Claye-Souilly ville de plus de 11 000 habitants ne pourrait-elle pas le faire ?

 

 

Une mauvaise gestion de nos deniers publics ?

A vous de juger

 

 

 

(1) http://www.claye-souilly.fr/deliberations/upload/CR%2022-09-14.pdf

 

 

 

 

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:05

Extrait article paru dur Le Point :

 

Le Point - Publié le 27/10/2014 à 06:46  - Modifié le 27/10/2014 à 07:18

Santé : ces fichiers qu'on veut cacher

 Marisol Touraine verrouille l'accès aux données hospitalières. © Hamilton/REA

 

 

Par  ET 

 Favoriser l'accès aux données (open data) de santé est l'un des buts du projet de loi présenté par la ministre Marisol Touraine. Dans les faits, il le verrouille. Ledit projet prévoit que les "recherches, études ou évaluations" menées à partir de ces bases de données - y compris les enquêtes des journalistes comme les classements des hôpitaux et cliniques publiés par Le Point - soient désormais sous la houlette "des laboratoires de recherche ou bureaux d'études". Quant aux résultats de leurs investigations, ils devront être communiqués à un "comité d'expertise", ainsi que "les moyens d'en c...

http://www.lepoint.fr/sante/sante-ces-fichiers-qu-on-veut-cacher-27-10-2014-1875888_40.php

 

Pour aller plus loin :

https://www.parlement-et-citoyens.fr/enquete/pancher/opendata/presentation

 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 14:36

 

En 2012 une habitante de Fresnes sur Marne a alerté l’Institut National de Veille Sanitaire sur le nombre de cancers déclarés dans sa rue, située à proximité des deux décharges de sa commune, dans un secteur pavillonnaire  comptant une douzaine d’habitations.

 

Quelques mois plus tard sa fille de 35 ans qui avait vécu de longues années à Fresnes sur Marne décédait d’un cancer, laissant derrière elle deux petits enfants en bas âge.

Depuis son alerte 2 nouveaux cas de cancers se sont déclarés dans cette rue.

 

En 2013 l’Institut National de Veille Sanitaire décide d’ouvrir un dossier, les résultats des investigations de l’INVS devraient être  présentés lors de la réunion de la Commission de Suivie de Site de novembre 2014 de la décharge REP Veolia Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Charny.

Commission à laquelle cette année encore vous populations concernées vous ne pourrez pas assister, ce que nous regrettons.

 

Un cocktail de  gaz polluants dans l’air accumulés sur cette commune:

- Les gaz  polluants émis dans l’air par la plus importante décharge de France de déchets ultimes  qui renvoie pour ne citer qu’eux : des oxydes d’azote (101 000  kg/an en 2012), des oxydes de soufre (185 000 kg/an en 2012)

- Les gaz émis par des millions de camions qui chaque année viennent déverser leurs ordures dans les décharges de Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Annet sur Marne ..

- Les gaz des camions qui viennent alimenter et se fournir dans les entreprises de concassage et recyclage de matériaux de Fresnes sur Marne

- Le gaz des avions d’aéroport de Roissy survolant cette commune…..

 

Une eau pompée dans la Marne à Annet sur Marne de qualité assez médiocre, qui doit souvent  être traitée avec des doses élevées de chlore avant distribution au robinet du consommateur de Fresnes sur Marne et alentours.

Concernant les risques de cancers nous vous conseillons de lire cette étude de l’INVS

http://www.cancer-environnement.fr/LinkClick.aspx?fileticket=sJG9oS1_jMo%3D&tabid=380&mid=2046

 

Si vous-même vous avez constaté dans votre environnement un nombre de cancers importants, de maladies respiratoires.... vous pouvez alerter :

Institut de veille sanitaire

Département Coordination des Alertes et des Régions 

Cellule de l’InVS en Région Ile-de-France ChampagneArdennes

12, rue du Val d'Osne
94415 Saint-Maurice cedex 

Tél : 33 (0) 1 41 79 67 00

 

http://www.invs.sante.fr/

 

Pour mémoire  c’est sur cette commune de Fresnes sur Marne qu’un industriel souhaite implanter une 3ème décharge, dans une zone inondable, près d’un lotissement fraîchement créé,  près du plus important captage d’eau du 77 dans la Marne qui fournit  en eau potable près de 500 000 habitants.

 

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 17:49
Paru dans le journal de l’environnement :
La chimie industrielle, 100 ans d’«impunité»

Le 22 septembre 2014 par Romain Loury

 

Explosion des cancers, de l’obésité, du diabète, de l’asthme, des allergies en tout genre… en France comme ailleurs, l’espérance de vie en bonne santé diminue depuis le milieu des années 2000. La faute à «un empoisonnement universel», orchestré par l’industrie chimique depuis le début du XXème siècle, estime le journaliste Fabrice Nicolino dans un nouvel ouvrage.

De la synthèse des premiers engrais synthétiques jusqu’à la «chimie verte», rien n’a vraiment changé: lobbying à tout-va, conflits d’intérêt omniprésents, relations incestueuses entre l’Etat et l’industrie, et ce au détriment de notre santé. C’est cette histoire que le journaliste Fabrice Nicolino raconte dans son dernier ouvrage, «Un empoisonnement universel», paru aux éditions «Les liens qui libèrent».

JDLE: Selon vous, la chimie industrielle a de tout temps fait l’objet d’une impunité totale, ne payant jamais les conséquences de ces actes. Quelle en est l’origine?

Fabrice Nicolino: C’est une clé pour comprendre comment l’industrie chimique a pu se développer aussi vite et avec autant de facilité. La date cruciale, c’est 1914, avec le début de la première guerre mondiale. On y assiste alors à la rencontre, voire à la fusion, entre l’industrie chimique et l’Etat à travers la guerre. Un homme symbolise cette alliance, l’Allemand Fritz Haber. Ce chimiste génial a réussi un prodige en 1904, en parvenant à synthétiser de l’ammoniac à partir de l’azote atmosphérique. Ce qui va permettre la mise au point d’engrais synthétiques, qui vont succéder au fumier et au guano. Si Haber est une sorte de bienfaiteur de ce côté-ci, il est par ailleurs un nationaliste déchaîné. Cela va l’amener à se mettre au service de l’armée allemande, en lui fournissant les premières armes de destruction massive de l’Histoire, les gaz de combat. Le 22 avril 1915, près d’Ypres en Belgique, le régiment allemand Peterson va déverser 5.000 cylindres de chlore sur les tranchées françaises, entraînant des milliers de morts. C’est un tournant historique.

A la fin de la guerre, Fritz Haber, qui figure sur une liste de criminels de guerre, s’enfuit en Suisse. Il en revient après quelques mois, alors que son nom a disparu de cette liste, on ne sait pas trop comment. Et il reçoit le prix Nobel 1918 de chimie pour ses travaux sur la synthèse de l’ammoniac! C’est sous ce signe que l’industrie va se développer. La même chose va se produire après la seconde guerre mondiale, avec IG Farben [1], qui a quasiment fusionné avec l’appareil nazi, et qui est à l’origine du gaz Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz. Ces dirigeants sortent de la guerre sans trop d’ennui, au pire après 3 ans de prison. Et l’on pourrait citer d’autres cas chez les Anglais, les Français et les Américains. A chaque fois, on accorde le droit aux chimistes de faire n’importe quoi.

JDLE: De nos jours, n’y a-t-il pas tout de même des tentatives de réguler le flux, voire de limiter d’éventuels impacts sanitaires? Notamment par le règlement REACH?

Fabrice Nicolino: A supposer qu’il ait été élaboré dans de bonnes conditions, REACH ne constitue qu’un barrage contre le Pacifique. La chimie industrielle constitue une telle marée qu’il n’y a aucune manière possible de la contenir: l’industrie a synthétisé des dizaines de millions de substances chimiques différentes [2], tandis que REACH ne s’attache qu’à 30.000! Ce règlement est une fiction : il ne sert pas à grand-chose, sauf au plan commercial. L’Europe en a fait un avantage comparatif, très précieux pour l’industrie qui dispose ainsi d’un label selon lequel les produits fabriqués en Europe sont moins dangereux. Il s’agit ainsi de répondre à l’angoisse du public, diffuse mais réelle. En 2002, Chirac, Schröder et Blair ont envoyé une lettre à la Commission européenne pour lui dire de faire attention dans la mise en place de REACH, faisant part de leurs craintes pour l’emploi. Quand on voit quel niveau de lobbying l’industrie peut atteindre, on comprend qu’il ne sortira pas grand-chose de ce règlement!

JDLE: Sujet tout autant d’actualité qu’il semble au point mort, celui des perturbateurs endocriniens. Comment expliquez-vous ce blocage, alors que les résultats scientifiques sont des plus clairs?

Fabrice Nicolino: Je crois qu’il y a un profond hiatus entre d’une part une population désormais très consciente du problème, d’autre part une classe politique et des agences de sécurité d’une inertie colossale. Même les politiques qui ne sont pas indifférents  sont tétanisés, car ils ne voient pas de solution évidente. Pourtant, il y a un consensus pour dire que les perturbateurs endocriniens constituent un danger majeur.

En France, on ne fait absolument rien à ce sujet, on fait tout juste semblant. Exemple, le triclosan est présent dans des centaines de produits d’usage courant [produits de soins, savons, shampoings, dentifrices], mais personne ne s’y intéresse : l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] n’y consacre même pas une page sur son site internet.

En 2006, la France a lancé un programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens, placé sous l’égide du ministère de l’écologie et d’Ecrin, une structure fortement influencée, voire infiltrée, par l’industrie. Résultat: alors qu’il faudrait des moyens considérables, ils sont dérisoires, de quelques centaines de milliers d’euros. Et il ne s’est rien passé depuis 2010. Fin avril, Ségolène Royal a présenté sa stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens: ses objectifs sont tellement vagues et généraux qu’il est certain qu’il ne se passera rien. C’est l’abandon d’une question sanitaire majeure.

JDLE: Que pensez-vous du concept de «chimie verte», présenté par l’industrie comme son avenir vertueux?

Fabrice Nicolino: Je pense que c’est une fumisterie commerciale. Un certain nombre d’industriels ont songé à l’idée de faire disparaître le mot de «chimie», afin de repartir sur des bases saines. Ils n’ont pas tiré le bilan de la chimie de synthèse, mais ils voudraient qu’on parle de «chimie durable», de «chimie verte». L’avenir demeure dans les mains de ceux qui ont provoqué des désastres en chaîne, et qui demandent une fois de plus qu’on leur fasse confiance. Or l’avenir en chimie, et même déjà son présent, ce sont les nanoparticules, dont une quantité énorme est utilisée dans notre dos. Sans que l’on ne sache rien quant à leur impact sur la santé humaine, sauf que certaines peuvent se retrouver jusque dans notre cerveau. Et ça, qui nous le dit? Personne.

[1] IG Farben est la société fondée en 1925 à partir de six grandes entreprises allemandes de chimie, dont BASF, Bayer et Agfa.

[2] Près de 89,7 millions de substances sont recensées par le Chemical Abstracts Service (CAS).

http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-chimie-industrielle-100-ans-d-impunite,50187?xtor=EPR-9

 

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 19:26
Paru dans le journal de l’environnement :
Lyon: troublante série de cancers dans un laboratoire de recherche

Le 17 juillet 2014 par Romain Loury

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La bibliothèque de l'Insa, campus de la Doua (Villeurbanne)
DR

Un laboratoire de recherche de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon a connu ces 11 dernières années 9 cas de cancers et de tumeurs chez de jeunes chercheurs. Leur cause demeure indéterminée.

Regroupant environ 150 chercheurs, doctorants et post-doctorants, MATEIS, intégré à l’Insa de Lyon, est un laboratoire de recherche en sciences des matériaux, travaillant à l’élaboration et à la caractérisation de leur microstructure, notamment à l’échelle du nanomatériau. Parmi les applications, la santé, l’énergie, le transport et le bâtiment.

Or plusieurs cas de cancers et de tumeurs s’y sont produits ces dernières années: en 11 ans, 7 cas sont survenus chez des chercheurs âgés de 27 à 43 ans. Suite à l’apparition de 2 nouveaux cas portant le total à 9, son directeur a saisi la direction de l’Insa de Lyon et la délégation régionale du CNRS en juin, révèle un communiqué de l’Insa publié mercredi 16 juillet.

Si l’Insa s’est décidé à communiquer, c’est parce qu’un document interne à un autre laboratoire, l’Institut Lumière Matière (ILM, université Lyon 1/CNRS), a fuité sur internet. Dans ce courrier daté du 2 juillet, sa directrice, qui n’a pas souhaité répondre au JDLE, demande au personnel de l’ILM «de suspendre, dès à présent et jusqu’à nouvel ordre, les manipulations prévues au CLYM».

Situé dans le même bâtiment que MATEIS, le CLYM (Centre lyonnais de microscopie), plateforme ultramoderne de microscopie électronique, fait en effet l’objet de rumeurs quant à son rôle dans ces cas de cancers. Et ce bien que «certaines de ces personnes [tombées malades, ndlr] n’aient jamais eu à utiliser ces équipements», relève l’Insa.

Le CLYM hors de cause

A l’origine des soupçons, le fait que la microscopie électronique peut générer des rayonnements ionisants (gamma, X). Pour l’Insa, le doute semble levé de ce côté-ci: selon les résultats rendus le 9 juillet par la société Algade, spécialiste de la radioprotection, «les microscopes électroniques hébergés au laboratoire MATEIS n’émettent pas de rayonnements ionisants pouvant les incriminer dans les cas de cancers détectés parmi les personnels».

«Aujourd’hui, aucune origine professionnelle n’est avérée», indique l’Insa. «Aujourd’hui» certes, mais le doute est loin d’être levé quant à une fréquence aussi élevée de cancers chez de jeunes personnes travaillant dans un même bâtiment.

Ni la direction de MATEIS ni celle de l’ILM n’ont souhaité répondre aux questions du JDLE, renvoyant systématiquement au service de communication de l’Insa. En l’absence d’éléments nouveaux, l’Insa s’en tient à son communiqué. Impossible aussi d’en savoir plus aussi quant au type de cancers, couverts par le secret médical.

Interrogé sur le courrier interne de la directrice de l’ILM, l’Insa l’explique par «le principe de précaution» -les résultats d’Algade n’étaient pas encore connus-, estimant qu’il a été guidé par«beaucoup d’émotion».

http://www.journaldelenvironnement.net/article/lyon-troublante-serie-de-cancers-dans-un-laboratoire-de-recherche,48370?xtor=EPR-9

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:56

Rappelons qu'au nord-ouest 77

on compte 4 centrales d'enrobés Bitume:

                                                   2 dans la Zone industrielle de Mitry

                                                  1 dans la zone industrielle de Lagny

                                                  1 à Monthyon

 

Un souci de plus pour la santé des populations du nord-ouest 77

 

Madame Ségolène Royal

va t-elle se pencher sur ce sujet ?

 

 

Rappelons que sa directrice de cabinet est une ancienne salariée du groupe Eiffage.

Le groupe Eiffage produit chaque année plus de 13 millions de tonnes d’enrobés à travers un réseau de près de 150 postes d’enrobages fixes ou mobiles.

http://www.eiffagetravauxpublics.com/postes-enrobage

Paru sur le site de l’association Mirabel :
Les centrales d'enrobés en Lorraine : quels impacts sanitaires ?

 

Le bitume : un scandale sanitaire 

équivalent à celui de l’amiante ! 

 

En Lorraine, et comme partout en France, sous l’influence des BTP, et ce dès les années 1950, des centrales d'enrobés ont vu le jour pour des raisons économiques sans tenir compte des effets possibles de ces installations sur la santé humaine tant du côté des professionnels des routes que des riverains immédiats ou plus lointains. En effet, des milliers de personnes sont exposées journalièrement aux fumées toxiques de bitume dans leur activité professionnelle, leur environnement direct et autres lieux de vie. Au vu de la carte des implantations (voir ci-dessous) sur tout le territoire, on peut dire d’ores et déjà, sans se tromper, que nul ne sera épargné par cette pollution publique en marche : 

Cartes d'implantation des centrales d'enrobés :  

http://www.aqp.asso.fr/content/cartographie-des-centrales (attention liste incomplète) 

http://www.eurovia.fr/qui-sommes-nous/implantations (EUROVIA) 

http://www.eiffagetravauxpublics.com/cms/travaux-publics/implantations_groupe.html (Eiffage)

 

Les bitumes (« asphalt » aux USA) sont des résidus de raffinage du pétrole, utilisés purs ou modifiés, comme liant dans les enrobés routiers mélangés à des granulats de taille variable dans une centrale à enrobés ou dans des fondoirs à bitume pour les travaux de l’asphalte et d’étanchéité.

Durable et recyclable, le bitume est aujourd’hui le matériau de référence en construction comme en entretien de routes. L’industrie routière a, au fil des années, développé des enrobés bitumineux : mélange de granulats - sable et graviers - et de bitume, appliqué en une ou plusieurs couches pour le revêtement des routes (la profession utilise communément le terme « enrobé » pour le désigner) de plus en plus performants.

Cependant, dans la réalité, la situation n’est pas aussi rose que celle décrite ci-officiellement par les industriels du BTP ainsi que dans les « critères « dits » acceptables » mis en œuvre par l’administration des installations classées. En effet, plusieurs centaines de composés Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont présents dans l’environnement à l’état de traces. Composés très liposolubles générés par la combustion des matières fossiles, ils sont adsorbés par les poumons, l’intestin et la peau.

 

L’examen toxicologique du dossier d’autorisation d’exploiter pour une centrale d’enrobé demande une attention particulière surtout pour une catégorie de polluants traceurs qui ont la propriété d’être à la fois persistant dans l’environnement et transférables dans la chaîne alimentaire, à savoir les hydrocarbures aromatiques polycycliques. HAP (molécules dérivant du benzène sont en quantité non négligeables avec entre autre le benzo(a)pyrène - lien vers http://www.substitution-cmr.fr/index.php?id=112&tx_kleecmr_pi3[onglet]=3&tx_kleecmr_pi3[uid]=24&cHash=b697d8c3b7),poussières fines ( susceptibles de pénétrer dans les poumons), Composés Organiques Volatils (COV) et les hydrocarbure hétérocyclique polycyclique (HHP) qui contiennent  notamment des atomes de soufre (ex. thiophene : lien vers http://pollution.lecres.web.free.fr/Nocivite_Bitume_files/CLI_thiophene_131108.pdf ) ou d'azote (ce qui les rend encore plus 'agressifs') et enfin des métaux lourds (mercure, cadmium, arsenic et plomb) forment le cocktail journalier des émissions d'une centrale d'enrobé.

Généralement, à proximité des centrales d’enrobés les rejets aériens s’accompagnent d’une odeur âcre de goudron qui pique la gorge et peut occasionner des gènes respiratoires et oculaires immédiates. Dès lors que ces polluants se sédimentent dans la colonne d’air, ce n’est pas la concentration dans l’air qui importe, mais le dépôt au sol. Par ailleurs, les eaux de pluie en retombant peuvent rabattre au sol les rejets toxiques issus de la cheminée dont la plupart sont classés comme étant cancérogènes, respectivement probables et possibles pour l’homme par l’Organisation Mondiale de la Santé (lien vers le document du CIRC : http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/IARC_Bitumen_Eng.pdf - la version française existe chez APEQUA).

 

En France, l’industrie des travaux routiers emploie 75 000 salariés dont environ 4 200 sont directement concernés par une exposition aux fumées de bitumes. Les dangers mortels encourus par ces salariés ont été révélés par le film « Les routes du silence » I et II (lien vers http://www.apequa.org/component/content/article/29) réalisé par Jean Luc Cohen, Arnaud Jouve, Louis Bastin puis par le procès du bitume (lien vers la revue de presse http://www.apequa.org/component/content/article/50 ). En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse a condamné Eurovia, filiale de Vinci, pour faute inexcusable après le décès d’un de ses salariés en 2009, victime d’un cancer de la peau. L’argument du cumul de l’exposition aux UV et aux vapeurs du bitume était retenu. Même chose le 13 novembre 2012, lorsque la cour d’appel de Lyon a rendu un jugement reconnaissant un lien de cause à effet entre un cancer et une exposition au bitume. En conséquence, la société de travaux publics Eurovia a été jugée coupable de « faute inexcusable » après la mort en 2008 de José Francisco Andrade, atteint d’un cancer de la peau. Ces jugements, des premières en France, pourront servir de jurisprudence. Ces procès ont permis de mettre en évidence le manque de communication des salariés des travaux routiers, premiers concernés, sur les dangers liés à l'exposition des produits du bitume. Encore aucune étude à ce jour n'a été réalisé sur l'impact sanitaire du bitume. 

 

Si des liens de cause à effet ont pu être mis en exergue entre le bitume et des graves maladies pour les professionnels de la route, qu'en est-il de l'impact sanitaire des centrales d'enrobés pour les riverains et la population en général ?

Des associations se battent à travers la France et en Lorraine afin d’éviter la construction de ces usines dont les rejets impactent les populations locales (cancers, maladies, etc.), comme par exemple à Saint-Etienne les Remiremont (88) (lien vers http://inventaireclaphap.files.wordpress.com/2012/09/cancers-sanguins-proche-de-la-centrale-de-bitume.pdf), ou afin d'informer les autorités et les populations sur les dangers des centrales d'enrobés existantes telle que la centrale de Lexy (54) comme c'est le cas pour l'association APEQUA, adhérente à notre réseau.

 

Pour plus d'informations sur les dangers des centrales d'enrobés : 

APEQUA – Association pour la Préservation de la Qualité de vie

www.apequa.org

 

 

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