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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:40

 

La Seine et Marne est le département où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France, mais ce n’est pas là qu’on fait les études sanitaires.

 

La 1ère étude sanitaire de zone on la fait dans les Yvelines, département où l’espérance de vie est l’une des plus élevées d’Ile de France, étude sanitaire financée par l’ETAT, le Conseil Régional IDF, le CG 78….

 

Et pour la Seine et Marne ?

 

On voudrait bien la faire mais il n’y a plus d’argent : restrictions budgétaires obligent.

 

Pendant ce temps nous voyons mourir autour de nous des gens de plus en plus jeunes.

La semaine dernière encore à Villeparisis est décédé une jeune femmed’une quarantaine d’années, atteinte d’un second cancer et qui avait dû retourner vivre chez ses parents parce que trop faible pour pouvoir vivre seule, l’année dernière c’était un quarantenaire de Claye-Souilly décédé en quelques mois d’un cancer et l’année précédente cette trentenaire qui avait habité longtemps Fresnes sur Marne qui décédait d’un cancer laissant 2 enfants en bas âge derrière elle, il y a aussi ce petit garçon élevé à Villeparisis de moins de 5 ans et déjà atteint d’un cancer et puis cet ado des environs de Dammartin en Goële atteint également d’un cancer et qui va d’hôpital en hôpital……

 

            Pendant ce temps on ferme un hôpital à Lagny sur Marne alors que la population

augmente au nord 77.

 

            Pendant ce temps nos médecins partent à la retraite sans être remplacés.

 

            Pendant ce temps M. le préfet Jean-Luc Marx continue à implanter des décharges en Seine et Marne, il vient d’en autoriser deux en fin d’année 2014.

 

            Pendant ce temps M. Huchon ne fait pas voter le PREDEC en février, risquant de permettre encore l’implantation de décharges ISDI en Seine et Marne.

 

            Pendant ce temps on projette d’ouvrir 3 carrières de gypse au nord-ouest 77 qu’on remblaiera par des déchets à Courtry, Villevaudé, Montgé en-Goële.

 

 

Un scandale sanitaire en prévision, comme celui de l’amiante ?

 

 

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:29
La démarche du CESE part de bonnes intentions mais il faudrait déjà que les départements français soient à égalité dans les différentes études  effectuées sur l’environnement et la santé, ce qui n’est pas le cas.
Prenons en exemple  le département de Seine et Marne où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France:
- Ce département ne possède pas de registre de cancers
- Bruit : autour d’aéroport de Roissy, peu d’informations puisque les 2 points fixes de contrôle viennent seulement d’être installés au 4ème trimestre 2014
- Air : ce département qui représente la moitié de l’Ile de France ne possède que 7 points fixes de contrôle sur 68 implantés en Ile de France par Airparif, le seul point situé au nord-ouest 77 à Montgé en Goële sous les avions de Roissy ne contrôle que l’ozone.
- Eau : l’ETAT a permis l’implantation de décharges à proximité d’importants captages d'eau (Annet sur Marne..) sans faire d’étude sanitaire sur les impacts sur la population, la rivière Beuvronne et ses affluents très impactées par ces décharges ont très peu de points de  contrôles de  l’état de leurs eaux.
Paru dans le journal de l’environnement :
Relancer la lutte contre les inégalités environnementales

Le 14 janvier 2015 par Stéphanie Senet

Le Cese recommande de créer un observatoire national

Alors que les inégalités environnementales et sociales restent traitées séparément, le Conseil économique, social et environnemental précise leurs liens. Dans son avis adopté le 14 janvier, il propose notamment de créer un observatoire des inégalités environnementales et plusieurs pistes d’action.

 

Face au changement climatique, aux pollutions de l’air, de l’eau et des sols, ou à la destruction des écosystèmes, tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne. Mieux comprendre ces différences permettra donc de mieux agir, selon le Conseil économique, social et environnemental (Cese), qui recommande d’intervenir à trois niveaux principaux: une identification précise des inégalités environnementales, une meilleure participation du public aux politiques visant à les réduire, ainsi qu’une responsabilité et une réparation accrues en cas de dommage.

 

UN OBSERVATOIRE S'IMPOSE

Résultant d’une auto-saisine de la section de l’environnement, ce rapport estime que la priorité doit être donnée à l’identification des inégalités en matière de santé et à leur traitement. Plus largement, les données concernant toutes les inégalités environnementales doivent être compilées, analysées, et partagées au sein d’un observatoire intégré, sur le modèle de l’Observatoire de la précarité énergétique.

A ce jour, il existe déjà une plate-forme d’analyse (PLAINE) au sein de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Son développement permettrait déjà de mieux cibler, au niveau régional, les plans de prévention (PRSE). Bien sûr, la recherche sur les liens entre santé et environnement doit être encouragée «par le renforcement des registres français de santé publique», aujourd’hui insuffisants, «notamment sur les zones de production nucléaire, de retraitement des combustibles usés et des principales unités chimiques», estiment les auteurs du rapport.

 

LUTTER CONTRE LA POLLUTION SONORE ET ATMOSPHÉRIQUE

Autre objectif: les nuisances sonores, alors que 17 millions de personnes, proches d’une infrastructure de transport, sont exposées à un niveau dépassant 55 décibels (dB). «Si les dispositifs de protection et d’isolation progressent dans les bâtiments, les dépenses pour réduire ces nuisances à la source ralentissent depuis 2008», note le Cese, se référant aux statistiques publiées par le ministère de l’écologie.

En matière de pollution de l’air, l’heure est aussi à l’action d’urgence. Le diagnostic est connu, mais il faut désormais «dresser un bilan anticipé des plans de protection de l’atmosphère et des 35 mesures préconisées par le Comité interministériel» (voir JDLE).

Bien sûr, la rapporteure Pierrette Crosemarie (CGT) insiste sur la nécessité d’accélérer la lutte contre la précarité énergétique ainsi que d’agir en faveur d’un habitat décent pour tous. Plus largement, l’introduction dans la loi du principe «d’évaluation d’impact sur la santé» permettrait de faire entrer le champ santé-environnement dans les politiques publiques, en particulier en matière d’urbanisme, mais aussi de logement, de transport ou de développement économique.

 

….. 

 http://www.journaldelenvironnement.net/article/relancer-la-lutte-contre-les-inegalites-environnementales,54364?xtor=EPR-9

Pour aller plus loin :

Saisine de la CESE sur les inégalités environnementales

http://www.lecese.fr/sites/default/files/recup_synchro/saisine/NS122110SaisineInegalitesenvironnementalesetsociales_1.pdf

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 11:49
Quand les ministres viendront-ils répondre aux questions des riverains des décharges, incinérateurs et sites polluants de Seine et Marne ?
Nous n’en savons rien
En effet beaucoup de ministres circulent dans ce département mais ils ne viennent jamais  au chevet des riverains des sites polluants.
Mme Segolène Royal est particulièrement discrète sur le sujet, quand à Mme Marisol Touraine on ne l’entend pas non plus.
La santé de cette minorité invisible que sont les riverains des sites polluants ne semble pas au cœur des préoccupations de ce gouvernement.
Paru dans le Parisien 77 :
Les ministres répondent aux questions des lycéens

En visite hier au lycée agricole, Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem et StéphaneLe Foll ont défendu les valeurs républicaines à la suite des attentats.

Sophie Bordier | 24 Janv. 2015, 07h00 | MAJ : 24 Janv. 2015, 04h49

 

 

« Quand Manuel Valls va entrer, vous vous levez tous de façon... efficace ! » La conseillère d'éducation du lycée agricole de Bougainville, à Brie-Comte-Robert, a eu des paroles énergiques,...


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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 09:05

 

 Quand il s'agit de financer une étude sanitaire de zone au nord-ouest 77 autour des décharges, incinérateurs, sites polluants.., il n'y a pas d'argent, mais quand il s'agit de financer le projet immobilier privé Villages « dit nature »  à Disneyland, l’ETAT et les collectivités trouvent 60 millions d’euros. 

 

Un projet classé Opération d'intérêt national (OIN).

 

Mais il semblerait que la santé des nord seine et Marnais ne soit pas classée Opération d’Intérêt National.

 

http://www.explorimmo.com/edito/actualite-immobiliere/detail/article/villages-nature-l-eco-tourisme-selon-manuel-valls.html

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141211.AFP3123/valls-lance-le-grand-chantier-eco-touristique-des-villages-nature.html

 

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 11:07

Paru sur le site Réseau Environnement Santé :

 

Communiqué de presse (7 janvier 2015)

  La France, 1er pays au monde pour les cancers hormono-dépendants
 et les cancers masculins : ce n’est pas le fait du hasard

La publication, le 2 janvier, d’un article dans la revue Science affirmant que l’essentiel des cancers est dû au hasard et l’importance médiatique donnée à cet article visent à relancer l’idée qu’il n’y a pas d’épidémie de cancers et qu’au contraire le phénomène serait « naturel » [1].

Les auteurs basent leur analyse sur une donnée biologique, c’est-à-dire la probabilité des cellules souches à muter. Ce phénomène ne permet en aucune façon d’en déduire que la majorité des cancers sont liés au hasard. Une telle affirmation nie l’essentiel des connaissances sur la réalité de l’épidémie de cancer. Des facteurs de risque comme le tabac pour le cancer du poumon ou l’alcool pour les cancers des Voies Aéro-Digestives sont suffisamment établis pour ne pas pouvoir être niés.

Les auteurs mettent par ailleurs curieusement de côté les cancers du sein et de la prostate, ce que l’on appelle les cancers hormono-dépendants. Le RES a organisé un colloque le 29 octobre dernier au Sénat autour de cette question, en partant du fait que selon les données du Centre International de Recherche sur le Cancer, la France est devenue le 1er pays au monde pour ce qui est de l’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas chaque année [2].

Ces cancers sont en augmentation partout dans le monde. Le cancer du sein est ainsi devenu le 1er cancer féminin pour 90 % de la population mondiale.

La preuve de l’origine environnementale des cancers vient des données épidémiologiques.

‒ L’incidence des cancers pris en charge au titre des affections de longue durée (ALD) en France a doublé en l’espace de 18 ans, alors que la population concernée progressait de 20 % pendant cette période [3];

‒ Les registres de jumeaux aboutissent à la conclusion que 2/3 des cancers sont liés à l’environnement au sens large [4];

‒ Les migrants adoptent en général les cancers du pays d’accueil [5].

Les preuves sont aussi toxicologiques. L’article de Tomasetti et Vogelstein fait l’impasse sur une donnée scientifique majeure, à savoir le fait que l’origine des cancers ne procède pas seulement, comme on l’a cru longtemps, d’une mutation mais qu’il peut résulter d’une perturbation de l’expression des gènes. Les données toxicologiques montrent de façon indiscutable que des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A induisent ainsi des cancers du sein et de la prostate après exposition pendant la période de gestation. Ce résultat peut être extrapolé à l’espèce humaine comme le prouve le cas du distilbène, frère jumeau du BPA. Les « filles distilbène » ont un taux de cancer du sein augmenté de 80 % [6].

Au moment où se discute la loi santé, il est urgent de sortir du discours niant la réalité de la crise sanitaire, dont l’épidémie de cancer est une composante. Il est urgent qu’un axe santé environnement soit clairement inséré dans cette loi.

 

[1]. Tomasetti C, Vogelstein B. Cancer etiology. Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions. Science. 2015 Jan 2;347(6217):78-81.

[2]. http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2014/07/DP_Conf_Presse_Crise_sanitaire_17062014.pdf

[3]. http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/evolution_1990_2008.pdf

[4]. Lichtenstein Pet al . Environmental and heritable factors in the causation of cancer-analyses of cohorts of twins from Sweden, Denmark, and Finland. N Engl J Med. 2000 Jul 13;343(2):78-85.

[5]. G. Maskarinec et J. J. Noh, « The effect of migration on cancer incidence among Japanese in Hawaii », Ethnicity and Disease, vol. 14/3, 2004

[6]. R. N. Hoover et al., « Adverse health outcomes in women exposed in utero to diethylstilbestrol », New England Journal of Medicine, vol. 365/14

http://reseau-environnement-sante.fr/2015/01/07/dossiers-par-themes/communique-de-presse-7-janvier-2015-cancers-hormono-dependants-ce-nest-pas-le-fait-du-hasard/

 

 

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 09:32

L’INERIS vient de produire des  cartes des inégalités environnementales en France , cartes qui devraient être évolutives  suivant les spécificités des régions.

Lien vers la carte pour l’Ile de France

http://www.ineris.fr/centredoc/carte-iledefrance-1412325556.pdf

 

 

Vous trouverez ci-dessous la contribution d’ADENCA adressée à l’INERIS.

  

La création de cette carte est un pas en avant mais nous regrettons que les données date de 10 ans, en effet en 10 ans la situation s’est profondément dégradée dans certaines régions comme le nord-ouest 77.

 

1° air : la carte se base sur des modélisations qui peuvent être très éloignées de la réalité dans des secteurs où il n’y a jamais eu de points de contrôles fixes de la qualité sur lesquels on a accumulé

des aéroports internationaux, des décharges, des carrières remblayées par des déchets, des mégas zones industrielles avec des entreprises qui rejettent des polluants dans l’air, polluant qui ne sont comptabilisés nulle part (exemple de fabrication de bitume), le nord-ouest 77 est l’une de ces zones.

 

3° sol : il serait souhaitable que la carte tienne compte des épandages sur les sols agricoles.

 

4° eau potable : 

La Seine et Marne est constituée majoritairement de petites communes qui ne sont contrôlées qu'une fois tous les 5 ans (comme l'indique votre graphique) alors que les grandes communes le sont 4 fois par an et Paris et la Petite Couronne peut-être parfois plus.

Comment pensez-vous faire évoluer la carte pour permettre une comparaison plus égalitaire entre le 77 et Paris petite couronne ?

 

 

Propositions pour  l'Ile de France

- Croisement  des données avec le registre des cancers des enfants

- Intégrer des données supplémentaires spécifiques à cette région

  Pollution eau potable par les pesticides (en mars 2014, NE77 relevait que dans 30 communes du 77 l'eau ne devait pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons)

- Intégrer les pollutions aéroportuaires autour de Roissy en France, Orly, Le Bourget et des dizaines d'aérodromes d'Ile de France

- Intégrer les données bruit et pollution des axes routiers.

 

 

 

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 20:03

Paru dans le journal de l’environnement :

Une grande dame disparaît

Le 19 décembre 2014 par Stéphane Horel et Marine Jobert

 

Theo Colborn vient de mourir, à l’âge de 87 ans. Ce nom ne vous dit rien, et pourtant cette zoologue américaine a joué un rôle immense dans une histoire qui nous concerne tous.

C’est à elle – et une poignée de scientifiques pionniers – que l’on doit la naissance de l’expression « perturbateurs endocriniens ». Deux mots qui désignent des produits chimiques de synthèse capables de pirater notre système hormonal. Omniprésents dans notre quotidien, ils sont suspectés de jouer un rôle important dans l’explosion de troubles aussi divers que l’infertilité, les malformations de l'appareil génital des petits garçons, les troubles cardiovasculaires, les cancers hormono-dépendants (testicules, prostate, sein), l’obésité, le diabète, les troubles autistiques et neuro-comportementaux chez les enfants.

La première alerte est lancée dès les années 1950 par les animaux sauvages, sentinelles du désordre chimique ambiant. Les populations de pygargues à tête blanche - cet aigle majestueux qui figure sur le sceau du président américain – dévissent à vive allure. Les choses de l’amour ne les intéressent plus. Les quelques œufs qu’ils pondent sont tellement friables que les mères les écrasent de leur poids dans le nid. Qui blâmer ? Le DDT, que dénonce en 1962 la biologiste Rachel Carson dans son livre Printemps silencieux. Les poissons que pêchent les aigles dans les Grands Lacs américains sont truffés de cet insecticide massivement adopté en agriculture après la Seconde Guerre mondiale.

Puis c’est le tour des goélands argentés. Également grands amateurs de poissons, ils voient leur sexualité dérangée. Les mâles sont frappés d’anomalies génitales, les femelles partagent le même nid. Les populations s’effondrent. Dernier exemple, enfin, les alligators du lac Apopka (Floride). Vingt ans après que l’eau, souillée par une pollution accidentelle aux pesticides, est redevenue « propre », on constate que les mâles ont des pénis atrophiés et toutes les peines du monde à se reproduire.  Les bébés reptiles qui réussissent tout de même à éclore meurent en nombre.

Lancée sur la piste des effets cancérigènes des polluants sur la faune sauvage, Theo Colborn chausse les bonnes lunettes pour comprendre la réalité : les animaux se meurent d’un empoisonnement chimique. Et comme « notre sort est lié à celui des animaux », ainsi que l’écrivait Rachel Carson en 1962, elle comprend que les êtres humains sont aussi touchés dans leur chair par les milliers de molécules de synthèse intégrées aux objets de consommation courante et relâchées dans l’environnement sans contrôle aucun. C’était en 1991.

Depuis que Theo Colborn a lancé l’alerte, que s’est-il passé ? La France, puis l’Europe, ont interdit le bisphénol A dans les biberons. Certains plastifiants ont disparu des jouets. Mais sur le millier de molécules qu’on soupçonne capables de perturber le système hormonal, toutes, quasiment, sont présentes dans l’environnement ou, pire, employées chaque jour. C’est notamment le cas dans l’industrie du gaz de schiste, qui pratique la fracturation hydraulique à grand renfort de molécules que Theo Colborn avait patiemment collectées, analysées et épinglées comme perturbateurs endocriniens.

C’est cette grande dame, scientifique courageuse et esprit visionnaire, qui vient de disparaître. Un seul article dans la presse française s’en est fait l’écho. Ce silence nous semble profondément injuste. Journalistes spécialisées dans les questions environnementales, nous travaillons sur les perturbateurs endocriniens depuis plusieurs années. Nous ne connaissions pas Theo Colborn, mais nous partageons sa conviction : l’humanité est aujourd’hui confrontée à un problème de santé publique à la gravité presque impensable. Des réglementations strictes sont indispensables, envers et contre des intérêts économiques colossaux. Une bataille homérique se déroule d’ailleurs à Bruxelles : elle sera déterminante pour la santé des générations futures. Mais ce sont aussi nos modes de vie, étroitement liés à la pétrochimie, qui doivent être sérieusement repensés. Rien n’a jamais arrêté Theo Colborn. Rien ne nous arrêtera non plus pour informer le public. Chère Theo Colborn, nous vous devons bien ça.

 

Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle a réalisé «Endoc(t)rinement» (France 5, 2014).

 Marine Jobert est journaliste au Journal de l’Environnement et co-auteur, avec François Veillerette, de «Perturbateurs endocriniens, la menace invisible», Editions Buchet Chastel, à paraître le 12 mars 2015.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/une-grande-dame-disparait,53726?xtor=EPR-9

 

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 14:58

 

En 2012 une  habitante de Fresnes sur Marne a alerté l’Institut National de Veille Sanitaire sur le nombre de cancers déclarés dans sa rue, située à proximité des deux décharges de sa commune, dans un secteur pavillonnaire  comptant une douzaine d’habitations.


Quelques mois plus tard sa fille de 35 ans qui avait vécu de longues années à Fresnes sur Marne décédait d’un cancer, laissant derrière elle deux petits enfants en bas âge.


 En 2013 l’Institut National de Veille Sanitaire décide d’ouvrir un dossier.


Lors de la Commission de Suivi de Site de la décharge Rep Veolia de Claye-Souilly d’hier à laquelle vous n’avez pu assister, vous populations riveraines, l’Institut de Veille Sanitaire a présenté ses investigations, suite à la découverte de 3 nouveaux cas de cancers détectés dans cette rue depuis 2013 l’INVS va continuer ses investigations.


Un cocktail de  gaz polluants dans l’air accumulés sur cette commune:

- Les gaz  polluants émis dans l’air par la plus importante décharge d’Europe de déchets ultimes  qui renvoie pour ne citer qu’eux : des oxydes d’azote (101 000  kg/an en 2012), des oxydes de soufre (185 000 kg/an en 2012)

- Les gaz émis par des millions de camions qui chaque année viennent déverser leurs ordures dans les décharges de Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Annet sur Marne ..

- Les gaz des camions qui viennent alimenter et se fournir dans les entreprises de concassage et recyclage de matériaux de Fresnes sur Marne

- Le gaz des avions d’aéroport de Roissy survolant cette commune…..


Une eau pompée dans la Marne à Annet sur Marne de qualité assez médiocre, qui doit souvent  être traitée avec des doses élevées de chlore avant distribution au robinet du consommateur de Fresnes sur Marne et alentours.

 

Concernant les risques de cancers nous vous conseillons de lire cette étude de l’INVS

http://www.cancer-environnement.fr/LinkClick.aspx?fileticket=sJG9oS1_jMo%3D&tabid=380&mid=2046 

 

Si vous-même vous avez constaté dans votre environnement un nombre de cancers importants, de maladies respiratoires.... vous pouvez alerter :

Institut de veille sanitaire

Département Coordination des Alertes et des Régions 

Cellule de l’InVS en Région Ile-de-France ChampagneArdennes

12, rue du Val d'Osne
94415 Saint-Maurice cedex 

Tél : 33 (0) 1 41 79 67 00

 http://www.invs.sante.fr/


Pour mémoire c’est sur cette commune de 650 âmes qu’a été implantée une école maternelle au bord d’espaces agricoles exploités en production intensive, près d’une décharge ISDI pour laquelle la commune avait donné un avis favorable et près de la plus importante décharge d’Europe de déchets ultimes Rep Veolia Claye-Souilly.


C’est également sur cette commune qu’un industriel veut implanter une 3ème décharge, près d’un lotissement, dans une zone inondable et près du plus important captage d’eau de Seine et Marne à Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 14:26


Pour alimenter Paris « la ville lumière »
on fait passer
les lignes à haute tension
près de nos habitations et des écoles de nos enfants

 


Annet sur Marne
 (commune qui en est à sa 3ème décharge)


On peut lire dans un article d’Actu environnement du 10/12/2014 :

« Les chercheurs ont pu également constaté une augmentation du risque de contracter une leucémie pour les enfants lorsque les habitations se situent à moins de 50 mètres des lignes aériennes de 225 ou 400 kV, source de champs magnétiques à extrêmement basse fréquence (CM-EBF)….. »

http://www.actu-environnement.com/ae/news/geocap-leucemie-environnement-centrale-nucleaire-autoroute-trafic-routier-23462.php4

 

Pour mémoire :
On a de l’argent pour faire une étude sanitaire de zone dans les Yvelines (Val de Seine)
 Mais quant il s’agit de faire cette même étude de zone au nord-ouest Seine et Marne comme d’habitude pour ce département il n’y a pas d’argent.
La santé de nos enfants n’est-elle pas aussi importante que celle des enfants des Yvelines ? 


                                           Villevaudé

   près du poste de transformation électricité (400 000volts/225 000 volts)

             (commune sur laquelle se situe une décharge ISDI)


 

 

Extrait article paru sur actu environnement :
Leucémie : notre environnement est-il responsable ?

Un des projets du PNR-EST, Geocap, s'est penché sur les liens entre les leucémies déclarées chez les enfants et la proximité de leurs logements avec des centrales nucléaires, lignes électriques ou trafic routier.

Hygiene / Securite / Sante  |  10 décembre 2014  |  Actu-Environnement.com

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Quels impacts les centrales nucléaires, les lignes de transport d'électricité ou encore le trafic routier ont sur la santé ? Dans le cadre du programme national de recherche en environnement santé travail (PNR-EST), le projet Geocap s'est intéressé à cette question.

Matières pour la constitution des plans nationaux santé environnement, les résultats de ces programmes, initiés biannuellement, sont présentés deux fois par an, à l'occasion des Rencontres scientifiques de l'Anses.

La dernière édition, le 28 novembre, s'est notamment penchée sur l'état des connaissances scientifiques des effets des polluants atmosphériques sur la santé humaine mais également les effets sur la santé des expositions à des mélanges ou faibles doses de polluants chimiques, perturbateurs endocriniens et pesticides.

Le projet Geocap s'est concentré notamment sur les liens entre les cas de leucémie chez les enfants et la proximité des lieux d'habitation avec les centrales, les lignes de transport d'électricité et le trafic routier.

Les scientifiques ont inclus dans l'étude 2.760 cas de leucémie diagnostiqués en France de 2002 à 2007 (issus du Registre national des hémopathies malignes de l'enfant) et 30.000 témoins représentatifs de la population générale pédiatrique.

Les adresses résidentielles des sujets ont été géocodées, au moment du diagnostic pour les malades et de l'inclusion pour les témoins, puis la longueur de routes majeures a été calculée dans un rayon de 150 m au voisinage de chaque adresse à l'aide d'un système d'information géographique (SIG).

Les centrales nucléaires à moins de 5 km, impliquées

"Nous avons observé une augmentation du risque de leucémie de l'enfant à moins de 5 km des centrales nucléaires de production d'électricité, pointe l'équipe de scientifiques de l'étude Geocap, dans leur présentation. Cette augmentation apparaissait toutefois indépendante de l'exposition radioactive estimée par modélisation des rejets gazeux par l'IRSN".

Ils soulignent également que ces premières analyses n'ont pas permis d'attribuer l'augmentation du risque aux facteurs sociodémographiques locaux étudiés. Les chercheurs ont pu également constaté une augmentation du risque de contracter une leucémie pour les enfants lorsque les habitations se situent à moins de 50 mètres des lignes aériennes de 225 ou 400 kV, source de champs magnétiques à extrêmement basse fréquence (CM-EBF)…..

En revanche, les scientifiques n'ont pas constaté de liens entre les leucémies de l'enfant et l'exposition auxradiations ionisantes d'origine naturelle (radon et rayons gamma telluriques). Ils recommandent toutefois, comme cette question reste peu explorée, de poursuivre les études dans d'autres pays.

Le trafic routier en cause ?

Les équipes de Geocap se sont également penchées sur le lien entre leucémies de l'enfant et trafic routier. Des premiers résultats montrent qu'un lien pourrait être établi entre la proximité résidentielle au trafic routier et les leucémies aigues myéloblastiques du fait de l'exposition au benzène (dont le trafic routier est l'une des sources).

Bénéficiant de trois années supplémentaires, l'étude Geocap va se poursuivre, compléter ces premiers résultats et notamment introduire d'autres expositions environnementales (environnement agricole, UV, stations-service, etc.).

 

Dorothée Laperche

VEOLIA CLAYE 8.12.2009

 Claye-Souilly (près de la décharge REP VEOLIA)

 

Des lignes à haute tension qui semblent suivre les décharges :

95 Plessis Gassot la 2ème plus importante décharge de France de déchéta ultimes

77 Villevaudé située entre la plus importante décharge de France de déchets ultimes Rep Veolia Claye-Souilly et la plus importante décharge de déchets dangereux Sita Villeparisis, classée SEVESO à hauts risques.

77 Chambry commune située entre la décharge de déchets ultimes de Monthyon Rep Veolia, l'ancienne décharge polluée de déchets ultimes de Crégy les Meaux, commune qui possède également une décharge ISDI près d'un lotissement

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 14:48
Quels risques
pour les populations vivant autour de le raffinerie de Grandpuits ?
Nous n’en savons rien
car à notre connaissance
aucune étude sanitaire de zone n’a été faite sur ce secteur.
Pas d’argent pour faire une étude de zone en Seine et Marne
mais on en a trouvé par la faire des les Yvelines.
Paru sur le Journal de l’environnement :
Benzène: la fabrique du doute au grand jour

Le 05 décembre 2014 par Romain Loury

Haro sur l’industrie pétrolière: le Center for Public Integrity, association américaine, a rendu publiques jeudi 4 décembre plus de 20.000 pages de documents montrant comment les industriels ont cherché à minimiser la toxicité du benzène depuis les années 1940.

Voilà qui évoque la Legacy Tobacco Documents Library, gérée par l’université de Californie à San Francisco, qui révèle les manœuvres de l’industrie du tabac pour cacher un désastre sanitaire en cours. Au besoin, en finançant une recherche biaisée dans le sens qui l’arrange, processus connu sous le nom de «fabrique du doute».

Les 20.000 pages publiées jeudi par le Center for Public Integrity (rapports internes, mails, courriers, etc.) ont été dévoilées ces 10 dernières années lors de divers procès sur le benzène, généralement intentés par d’anciens salariés de l’industrie pétrolière ayant développé un cancer, dont grand nombre de leucémies. Ces documents montrent que, malgré ses dénégations rassurantes, l’industrie connaît pertinemment la toxicité du benzène, et ce depuis longtemps.

En 1948, une revue de la littérature sur la toxicologie du benzène, réalisée pour le compte de l’American Petroleum Institute (API), révélait ainsi que «la seule concentration sûre pour le benzène était zéro». Bien loin des assomptions selon lesquelles il n’existe aucun risque au niveau courant d’exposition de la population et des travailleurs, leitmotiv de l’industrie chimique.

De «fortes informations scientifiques»

Dans un document de 2000, la Benzene Task Force de l’API décrivait ainsi sa stratégie de recherche: «il s’agit de protéger les compagnies membres [de l’API] en développant de fortes informations scientifiques (…). Ces données serviront (…) aussi bien pour le plaidoyer, la gestion du risque, les litiges que pour la communication de crise».

«Il est attendu que les résultats de cette recherche établiront que: 1) l’exposition environnante au benzène ne pose pas de risque de leucémie ou d’autres maladies sanguines pour la population, 2) le respect des limites professionnelles actuelles n’engendre aucun risque inacceptable pour les salariés. Ces résultats amélioreront toute tentative de régulation, aussi bien dans les émissions à la source que dans la reformulation des carburants», poursuit la Benzene Task Force.

A l’origine de cette mise au point, la préparation d’une étude sur des ouvriers de Shanghai, lancée en 2003 et financée par British Petroleum, Chevron, ExxonMobil, ConocoPhillips et Shell Chemical. Seul objectif, mettre à mal une autre étude menée au cours des années 1990 par le National Cancer Institute (NCI), portant également sur des ouvriers chinois.

Sans aucune ambiguïté, cette étude publique, attaquée par des chercheurs rémunérés pour cela, révélait un risqué surélevé de plusieurs cancers sanguins (leucémie, syndrome myélodysplasique, lymphome non-hodgkinien) à la dose limite fixée par l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), de 1 partie par million (ppm)d’air.

Les effets pervers d’une étude biaisée

Achevée en 2009, la «Shanghai Study» industrielle n’a pas pu démontrer que le benzène était inoffensif. Mais ces effets n’en sont pas moins pernicieux: elle confirme bien que le benzène est lié à un risque accru de leucémie et de syndrome myélodysplasique, mais ne reconnaît ce lien que pour quelques-unes de leurs nombreuses formes.

Chacun de ces cancers a en effet été subdivisé en différents sous-types, par exemple selon les aberrations chromosomiques au sein des cellules cancéreuses. Dès lors représentés par de faibles nombre de cas, la plupart de ces sous-types ne présentaient ainsi plus d’association statistiquement significative avec le benzène. Ce qui offre des arguments bien pratiques lors des procès.

Pour l’avocat de Houston Robert Black, qui a défendu nombre d’anciens salariés et à qui le Center for Public Integrity doit 16.000 des pages publiées jeudi, «il existe une conspiration, qui implique de cacher la réalité du risque du benzène à faibles doses».

Aux Etats-Unis, 5 millions de riverains de raffineries

Présent dans les carburants, utilisé dans la fabrication de plastiques, de pesticides et de colorants, le benzène constituerait un danger pour 5 millions d’Américains, ceux habitant à proximité d’une des 149 raffineries américaines, estimait en mai l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA).

Rassemblés grâce à l’aide du Centre for the History and Ethics of Public Health (université de Columbia) et le Graduate center (université de New York), ces documents sont consultables sur lesite du Center for Public Integrity, avec recherche par mots-clés.

Pour l’association, ce n’est qu’un début: outre qu’elle pense compléter sa base de données avec d’autres documents sur le benzène, elle prévoir de publier «dans les prochains mois» «des centaines de milliers de pages» rendues publiques lors de procès sur le plomb, l’amiante, la silice, le chrome hexavalent et les PCB.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/benzene-la-fabrique-du-doute-au-grand-jour,53161?xtor=EPR-9

 

 

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