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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 11:41

 

 

Cancer de l’utérus

Espérance de vie  la plus faible d’Ile de France

Pour les femmes de seine et Marne et de l’Essonne

                                        Entre 2008 et 2010

 

 

 

 

Etude 2013 Observatoire régional de Santé IDF

Etude 2013 Observatoire régional de Santé IDF

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 18:14

Cancers du sein

Espérance de vie 

la plus faible d’Ile de France

Pour les femmes

du Val d’Oise et de Seine et Marne

Entre 2008 et 2010

Etude 2013 Observatoire régional de Santé IDF

Etude 2013 Observatoire régional de Santé IDF

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 11:52

Cancers du poumon

Espérance de vie 

la plus faible d’Ile de France

Pour les hommes

de Seine St Denis et de Seine et Marne

Entre 2008 et 2010

Etude 2013 Observatoire régional de Santé IDF

Etude 2013 Observatoire régional de Santé IDF

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:14

Paru sur le site générations futures :

http://www.generations-futures.fr/exppert/analyses-poussiere/

ENQUETE EXPPERT 6 (analyses de poussière): des riverains de zones cultivées exposés aux pesticides chez eux tout au long de l’année!

1 mars 2016 par Generations Futures

VICTIMES DES PESTICIDES: TEMOIGNEZ!

 

RIVERAINS : laissez nous votre témoignage pour une mise en ligne prochaine sur une carte de France.

PROFESSIONNELS: laissez nous votre témoignage pour une mise en ligne prochaine sur une carte de France.

————————————————————————————————————

Les résultats préoccupants de notre enquête montrent la nécessité d’appliquer au plus vite les décisions prises dans le cadre du Règlement européen sur les pesticides et lors de la Stratégie Nationale sur les PE.

 

Enquêtes EXPPERT. Afin de montrer l’urgence d’une action préventive forte dans ce domaine des PE, ces substances qui menacent le développement du fœtus et du jeune enfant même à faibles doses, Générations Futures a décidé de réaliser une série de plusieurs rapports basés sur des analyses fouillées montrant l’omniprésence de nombreux  pesticides PE dans notre environnement engendrant une exposition importante de la population: ce sont nos rapports EXPPERT (pour EXposition aux Pesticides PERTurbateurs endocriniens).

Parce que les personnes vivant dans des zones cultivées de manière chimique sont particulièrement exposées aux pesticides, dont certains sont suspectés d’être des Perturbateurs Endocriniens, nous avons voulu en savoir plus. Nous nous sommes donc interrogés sur le fait de savoir si les populations vivant dans des zones agricoles (vignes, vergers et champs) étaient exposées en permanence et jusque dans leur habitation aux pesticides, tout particulièrement ceux suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ? Et si oui : y-avait-t ’il une variation de cette exposition en fonction des saisons ?

 

L’enquête.  22 échantillons de poussière ont été prélevés en juillet 2015 sur 24 foyers qui devaient prendre part à l’enquête (2 échantillons n’étant pas parvenus au laboratoire). 5 échantillons supplémentaires, parmi les foyers ayant pris part au prélèvement estival, ont été prélevés et envoyés au laboratoire en janvier 2016 – soit 6 mois après les échantillons de l’été. Les habitations sont situées dans des zones viticoles (6), arboricoles (5), de grandes cultures (8) et de mélange de ces cultures (3).

 

Résultats[1] : un bain de poussière aux pesticides. Les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions imaginer :

 

  • Entre 8 et 30 pesticides par habitation ont été détectés dans la poussière des habitations testées, sur les 61 pesticides recherchés ;
  • On retrouve en moyenne près de 20 pesticides par habitation testée dont près de 12 sont des Perturbateurs Endocriniens potentiels soit 60,18%.
  • 98,16% de la concentration totale en pesticides concerne les PE! Ainsi, on retrouve en moyenne 17,6 mg de pesticides quantifiés par kg de poussières, dont 17,3 mg sont des PE potentiels. L’exposition aux pesticides dans ces maisons induit donc une exposition également très importante à des PE.
  • 3 produits sont aussi retrouvés dans 100% des échantillons (perméthrine, tebuconazole et dimethomorph).
  • Parmi les pesticides retrouvés certains sont interdits en agriculture en France depuis plusieurs années ! C’est le cas du diuron, retrouvé dans plus de 90% des habitations … pourtant interdit en France depuis décembre 2008.

 

De l’été à l’hiver. La concentration totale de tous les pesticides quantifiés a diminué entre l’été et l’hiver d’une valeur comprise entre -30%  et -95% ce qui est à la fois rassurant – la concentration diminue réellement – mais reste inquiétant car la présence de ces résidus semblent demeurer toute l’année.

 

« Ces résultats montrent clairement que les personnes vivant prêts des zones cultivées sont exposées chez elles toute l’année à un cocktail important de pesticides, dont de nombreux sont des perturbateurs endocriniens potentiels. Ce fait illustre l’urgence qu’il y a à modifier les pratiques agricoles et à faire en sorte qu’on interdise les pulvérisations des pesticides de synthèse à proximité de zones habitées.  » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « De plus, notre travail montre l’urgence de la publication d’une définition des perturbateurs endocriniens réellement protectrice au niveau européen.Nous interpelons le Gouvernement afin qu’il intervienne fermement auprès de la Commission européenne pour que demain cesse cette exposition généralisée aux pesticides PE dans nos campagnes. » Ajoute-t-il.

 

http://www.generations-futures.fr/exppert/analyses-poussiere/

 

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 14:49

 

Circulez, y’a rien à voir

 l’ETAT veille

 

C’est en quelque sorte la traduction de l’intervention de Barbara Pompili, ministre fraîchement élue, Mme Pompili une ministre qui ne semble pas très au fait du dossier et qui aurait peut-être dû s’y pencher sérieusement avant de s’exprimer.

 

Il n’y a pas qu’un problème de radioactivité sur ce site.

           

Barbara Pompili ne le sait probablement pas : concernant les métaux lourds (arsenic, plomb, zinc, cadmium..)  aucune surveillance des services de l’ETAT n’est effectué sur ce site.

 

Barbara Pompili ne le sait probablement pas : l’ETAT n’a imposé à Placoplatre aucune pose de pièzomètres pour contrôler la pollution des eaux souterraines.

 

Barbara Pompili ne le sait probablement pas : l’ETAT n’a imposé à Placoplatre aucuns contrôles des eaux de ruissellements sortant du site en direction du ru de Chantereine et de la rivière Morée......

 

 

Nous attendons toujours

 les interventions de

Ségolène Royal et Marisol Touraine

mais il semblerait qu’elles soient toujours

aux abonnés absents

 

 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 20:13

 

 

 

  Marisol Touraine
 Ministre de la santé
 Et
 Ségolène Royal
Ministre de l’Environnement
aux abonnés absents ! 

 

 

 

Mais n’oubliez pas que vous êtes ici
chez le petit peuple de l’est parisien
du 93 et 77
où l’espérance de vie
est
la plus faible d’Ile de France

 

 

Chez ceux qui doivent subir
et se taire
surtout se taire

 

 

 

Paru dans le journal la Marne :
Courtry
Démolition du Fort de Vaujours : les maires de Courtry et Coubron claquent la porte

Le maire de Courtry et le maire de Coubron mettent en cause les conditions de destruction du Fort de Vaujours. Ce site hautement pollué est pourtant surveillé.

17/02/2016 à 22:51 par Arno Dew

Démolition  Fort de Courtry/Vaujours : Les maires de Courtry et Coubron inquiets pour la santé de leur population !

Ludovic Toro, maire de Coubron, et Xavier Vanderbise, maire de Courtry.

 

 

Près de 14 mois après le début de la démolition du site du Fort de Vaujours, les maires de Courtry et Coubron ont manifestement atteint leur seuil de tolérance… Xavier Vanderbise et Ludovic Toro ont quitté la commission de suivi de site (CSS) du Fort de Vaujours.

Ils constatent que la préfecture de Seine-et-Marne reste muette à leurs demandes formulées à plusieurs reprises. La rencontre avait lieu en sous-préfecture de Torcy mercredi 10 février, sous la présidence des deux préfectures de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne.

Le préfet regrette de son côté que les deux élus aient quitté la commission en début de séance « sans attendre la restitution par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) des résultats de l’inspection inopinée intervenue le 17 décembre 2015 dans le site du Fort de Vaujours ».

Il rappelle aussi que les préfets de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis ont créé la commission de suivi de site des travaux du Fort de Vaujours en 2014 à la demande des élus et des associations de défense de l’environnement.

« Nous avons participé à toutes les réunions précédentes de cette commission. Les préconisations de l’ASN sont bien définies et nous ne les remettons pas en cause », admettent volontiers les deux maires.

Pour un contrôle indépendant Mais ils ajoutent : « L’ASN n’est pas mandatée pour la surveillance de ces préconisations… Elle a indiqué qu’il fallait avoir recours à une tierce expertise pour le suivi de la décontamination de ce site, toujours non choisie à ce jour ».

Si Xavier Vanderbise et Ludovic Toro estiment que ce contrôle est indispensable, il leur semble impensable que l’autorité de contrôle future soit rémunérée par BP Placo, qui serait le payeur de l’autorité qui la contrôlerait.

« Notre demande a été à chaque fois formulée, aussi bien au niveau des préfets que des ministres de la Santé et de l’Environnement », rappelle Xavier Vanderbise.

A lire aussi dans l’édition papier du journal La Marne du 17 février 2016, les arguments de la préfecture pour justifier de l’indépendance des experts et la réaction de Placoplatre, l’exploitant du  site polluée du Fort de Vaujours

 

http://www.journallamarne.fr/2016/02/17/demolition-du-fort-de-vaujours-les-maires-de-courtry-et-coubron-claquent-la-porte/

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 10:39
Fresnes sur Marne : école maternelle et centre aéré au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

Fresnes sur Marne : école maternelle et centre aéré au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

 

 

Epandages des pesticides près des établissements sensibles

(écoles, collèges, lycées…)

 

 

Pour connaître

les mesures prises au nord-ouest 77

 contactez :

Jean-Noël Humbert

 sous préfet de Meaux

ou

Gérard Branly

 sous préfet de Torcy

 

 

 

 

Paru sur le site du Ministère de l’Ecologie :

Ségolène Royal a donné instruction aux préfets de protéger les populations vulnérables en cas d’épandage de pesticides. La ministre rappelle également les décisions prises pour en réduire les usages

 

15 février 2016 - PRÉVENTION DES RISQUES

 

Par une instruction transmise le 3 février, Ségolène Royal a demandé aux préfets :

  • de prescrire des mesures de protection des populations lors des épandages de produits phytosanitaires ;
  • de fixer, à proximité des lieux recevant ou hébergeant des personnes vulnérables (enfants, personnes malades, personnes âgées), des distances minimales adaptées en deçà desquelles il est interdit d'utiliser ces produits ;
  • d’engager des plans de contrôles ciblés dès le second trimestre 2016, période où la fréquence des épandages de produits phytopharmaceutiques est la plus forte.


Ces mesures viennent compléter des décisions déjà prises :

  • l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides ;
  • l’interdiction de la vente en libre service des pesticides pour les jardiniers amateurs ;
  • la démarche Zéro pesticide dans les communes.


La ministre de l’écologie rappelle par ailleurs l’objectif fixé par le Plan Ecophyto 2 de réduire de 50% l’utilisation des pesticides d’ici à 2025.

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Segolene-Royal-a-donne-instruction.html

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 16:42

 

Extrait bulletin n° 43 février 2016 RSEIN info santé environnement intérieur :

 

La démarche Etablissements sensibles

"L’Etat a engagé depuis juillet 2010 une démarche d’anticipation environnementale, proactive et systématique pour vérifier la qualité des sols dans les établissements sensibles construits sur d’anciens sites industriels. Cette démarche est encadrée par l’article 43 de la loi de programmation du 5 août 2009 relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement, puis de l’action 19 du PNSE N° 2. Elle constitue maintenant l’une des dix actions phare du PNSE N° 3.

Il est ainsi prévu de réduire l’exposition aux « substances préoccupantes » notamment par inhalation d’air intérieur, ingestion de sol ou d’eau du robinet dans les établissements accueillant des enfants et des adolescents. Les diagnostics réalisés ne sont motivés ni par une inquiétude sur l’état de santé des enfants et des adolescents, ni par des situations environnementales dégradées et constatées. "

 

 

 

 

Plus d’un quart de ces établissements sensibles du 77

sont situés au nord-ouest 77

dans le secteur de l’étude de zone 

 

 

CHELLES Ecole maternelle Calmette

CHELLES Collège P. Weczerka

LAGNY SUR MARNE Ecoles Maternelle et Primaire Fort du Bois

THORIGNY Ecole élémentaire Gambetta

 

 

 

 

 

Dans ces écoles les enfants boivent-ils de l’eau du robinet ?

Nous n’en savons rien

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:33

 

Non contents de venir déverser les ordures dans le bassin versant Beuvronne, les camions de déchets peuvent être un risque pour les enfants de nos villages ruraux.

 

l’ETAT a décidé depuis des décennies de faire des regroupements scolaires et de transporter plusieurs fois par jour les enfants de nos villages ruraux par cars scolaires.

 

Nous prendrons pour exemple Fresnes sur Marne le village  aux 2 décharges, aux 2 entreprises de concassage de déchets.

 

Depuis des années les associations demandent que la circulation des poids lourds  soit interdite aux abords de l’école maternelle mais les élus sont aux abonnés absents, devons-nous attendre qu’un grave accident ne se produise ?

 

En effet à Fresnes sur Marne  il y a une école maternelle/primaire CP (4 classes), c’est un regroupement scolaire d’enfants en provenance des villages ruraux voisins de Précy sur Marne et Charmentray.

 

Les cars scolaires peuvent croiser sur leur passage des poids lourds de tonnages importants spécialisés notamment dans l’acheminement des gravats de bâtiments.

 

Et la situation devrait encore se détériorer puisqu’un projet de 3ème décharge de gravats de bâtiment est prévue sur cette commune,  un dossier qui avait été bloqué par le vote du PREDEC en juin dernier interdisant l'implantation de décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans de juin 2015 à juin 2018, mais c’était sans compter sur l’intervention du représentant de l’ETAT, le préfet de région Jean-François Carenco, qui  vient de demander l'annulation du PREDEC, en effet les gravats du Grand Paris il faut bien les mettre quelque part et il n’est pas concevable pour le préfet de région d’interdire l’implantation de décharges en Seine et Marne.

 

 

Quant à Jean-Jacques Barbaux, président du CD77, il veut investir massivement dans la rénovation des routes « pour rendre le territoire attractif », attractif pour qui, pour  les poids lourds chargés d’ordures qui sillonnent nos villages ruraux ?

 

Sur le dossier des transports scolaires, Jean-Jacques Barbaux est bien  plus discret, pourtant c’est un poste sur lequel  il pourrait faire des économies conséquentes  en demandant la réimplantation dans les villages ruraux de classes à plusieurs niveaux,  ce qui permettrait  de réduire les transports scolaires et d'éviter une mise en danger inutile des enfants.

 

 

Les 2 accidents  récents de transports scolaires vont peut-être faire prendre conscience à nos élus que les regroupements scolaires ne sont pas dans certains cas la solution idéale pour nos enfants.

 

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:54

 

Quelles mesures

le préfet de Seine et Marne

va-t-il prendre pour protéger les enfants

dont l’école se trouve

à proximité des champs  traités aux pesticides ?

 

 

Nous n’en savons rien

 nous n’avons trouvé

aucun communiqué

à ce sujet sur le site de la préfecture.

 

 

St Mesmes l'école primaire  située au bord des champs traités aux pesticides

St Mesmes l'école primaire située au bord des champs traités aux pesticides

 

 

 

Beaucoup d’écoles dans le bassin versant Beuvronne sont situées à proximité de champs traités aux pesticides pour ne citer qu’elles : Villeparisis, St Mesmes, Fresnes sur Marne, St Mard, Juilly…. Mais la liste est bien plus longue.

 

Nos enfants ne doivent pas être encore une fois  les oubliés de la Seine et Marne, nous attendons des mesures fortes de la part de Jean-Luc Marx, préfet de Seine et Marne.

 

 

 

 

 Paru sur le site actu environnement :

Pesticides : une "boîte à outils" donnée aux préfets pour protéger les personnes vulnérables

Le ministère de l'Agriculture donne aux préfets la "boîte à outils" censée leur permettre de protéger les populations vulnérables lors des épandages de pesticides. La mise en œuvre de ces mesures repose sur leur bon-vouloir.

Agriculture  |    |  Laurent Radisson 

Le directeur général de l'alimentation (DGA) a adressé le 27 janvier une instruction technique aux préfets et aux directions régionales de l'agriculture (Draaf) relatives à la protection des personnes vulnérables lors des épandages de pesticides. Une circulaire qui vient à point nommé alors que l'enquête du magazine Cash Investigation, diffusée le 2 février, a fait grand bruit. Elle montrait la présence de nombreux pesticides dans les cheveux des enfants vivant à proximité de vignes ou de vergers traités par les produits phytosanitaires.

Cette note, qui précise les mesures de protection prévues par la loi d'avenir pour l'agriculture d'octobre 2014, se veut "une « boîte à outils » à la disposition des préfets de département afin de leur permettre d'appréhender les situations locales, en l'état actuel des connaissances". Une manière de dire que ces mesures de protection reposent sur le bon-vouloir des préfets, même si l'instruction indique que l'article L. 253-7-1 du code rural, introduit par cette loi, est directement applicable.

Mise en place de haies anti-dérive

Cet article réglemente l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des espaces habituellement fréquentés par les élèves ou les enfants, et des établissements de santé ou accueillant des personnes âgées. L'utilisation des produits à proximité de ces lieux est subordonnée à "la mise en place de mesures de protection adaptées telles que des haies, des équipements pour le traitement ou des dates et horaires de traitement permettant d'éviter la présence de personnes vulnérables lors du traitement".

Le ministère de l'Agriculture précise les conditions d'efficacité des haies : hauteur supérieure à la culture ou aux équipements de pulvérisation, précocité de végétation, homogénéité effective, largeur et semi-perméabilité permettant de filtrer le maximum d'effluents sans les détourner totalement… Les dispositifs totalement imperméables, comme les murs, palissades, filets brise-vent, haies trop compactes ne sont pas satisfaisants, explique-t-il.

Concernant les matériels, qui peuvent être des pulvérisateurs complets, des buses de pulvérisation ou des combinaisons de moyens, ils permettent selon le ministère de "diminuer les risques dedérive d'au moins 66% par rapport aux conditions normales d'application des produits". Ce dernier renvoie à une liste de matériels publiée au Bulletin officiel.

Distance minimale de 50 mètres pour l'arboriculture

Lorsque ces mesures de protection ne peuvent pas être mises en place, la loi prévoit que le préfet détermine "une distance minimale adaptée" en deçà de laquelle il est interdit d'utiliser ces produits. Pour cela, l'instruction demande aux préfets de tenir compte de plusieurs facteurs : caractéristiques des cultures, modes et matériels de traitement utilisés, dates et horaires de traitement préconisés, réduction apportée par les mesures de protection, etc.

S'appuyant sur les travaux de l'Anses, le directeur général de l'alimentation précise que pour obtenir moins de 1% de dérive, il faut au minimum 5 mètres pour les cultures basses mais 20 mètres pour la viticulture et 50 mètres pour l'arboriculture.

Enfin, la loi prévoit que des mesures de protection physique doivent être mises en place par tout responsable lors de la construction des bâtiments hébergeant des personnes vulnérables. Dans ce cadre, l'instruction précise que la mise en place d'une barrière physique, comme une haie anti-dérive, est obligatoire. Cette haie devra être implantée sur une zone d'une largeur minimale de 5 mètres, sur laquelle les personnes vulnérables ne pourront pas être présentes, et répondre aux caractéristiques présentées précédemment. La demande de permis de construire de l'établissement devra décrire ces caractéristiques.

L'instruction ne contient en revanche aucune précision relative à la protection des riverains lorsqu'ils ne font pas partie de la catégorie des personnes vulnérables.

, journaliste
 

http://www.actu-environnement.com/ae/news/epandage-pesticides-boite-outils-haie-coupe-vent-proteger-enfants-sante-26198.php4

 

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