ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
1 mars 2016 par Generations Futures
RIVERAINS : laissez nous votre témoignage pour une mise en ligne prochaine sur une carte de France.
PROFESSIONNELS: laissez nous votre témoignage pour une mise en ligne prochaine sur une carte de France.
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Les résultats préoccupants de notre enquête montrent la nécessité d’appliquer au plus vite les décisions prises dans le cadre du Règlement européen sur les pesticides et lors de la Stratégie Nationale sur les PE.
Enquêtes EXPPERT. Afin de montrer l’urgence d’une action préventive forte dans ce domaine des PE, ces substances qui menacent le développement du fœtus et du jeune enfant même à faibles doses, Générations Futures a décidé de réaliser une série de plusieurs rapports basés sur des analyses fouillées montrant l’omniprésence de nombreux pesticides PE dans notre environnement engendrant une exposition importante de la population: ce sont nos rapports EXPPERT (pour EXposition aux Pesticides PERTurbateurs endocriniens).
Parce que les personnes vivant dans des zones cultivées de manière chimique sont particulièrement exposées aux pesticides, dont certains sont suspectés d’être des Perturbateurs Endocriniens, nous avons voulu en savoir plus. Nous nous sommes donc interrogés sur le fait de savoir si les populations vivant dans des zones agricoles (vignes, vergers et champs) étaient exposées en permanence et jusque dans leur habitation aux pesticides, tout particulièrement ceux suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ? Et si oui : y-avait-t ’il une variation de cette exposition en fonction des saisons ?
L’enquête. 22 échantillons de poussière ont été prélevés en juillet 2015 sur 24 foyers qui devaient prendre part à l’enquête (2 échantillons n’étant pas parvenus au laboratoire). 5 échantillons supplémentaires, parmi les foyers ayant pris part au prélèvement estival, ont été prélevés et envoyés au laboratoire en janvier 2016 – soit 6 mois après les échantillons de l’été. Les habitations sont situées dans des zones viticoles (6), arboricoles (5), de grandes cultures (8) et de mélange de ces cultures (3).
Résultats[1] : un bain de poussière aux pesticides. Les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions imaginer :
De l’été à l’hiver. La concentration totale de tous les pesticides quantifiés a diminué entre l’été et l’hiver d’une valeur comprise entre -30% et -95% ce qui est à la fois rassurant – la concentration diminue réellement – mais reste inquiétant car la présence de ces résidus semblent demeurer toute l’année.
« Ces résultats montrent clairement que les personnes vivant prêts des zones cultivées sont exposées chez elles toute l’année à un cocktail important de pesticides, dont de nombreux sont des perturbateurs endocriniens potentiels. Ce fait illustre l’urgence qu’il y a à modifier les pratiques agricoles et à faire en sorte qu’on interdise les pulvérisations des pesticides de synthèse à proximité de zones habitées. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « De plus, notre travail montre l’urgence de la publication d’une définition des perturbateurs endocriniens réellement protectrice au niveau européen.Nous interpelons le Gouvernement afin qu’il intervienne fermement auprès de la Commission européenne pour que demain cesse cette exposition généralisée aux pesticides PE dans nos campagnes. » Ajoute-t-il.
http://www.generations-futures.fr/exppert/analyses-poussiere/
Circulez, y’a rien à voir
l’ETAT veille
C’est en quelque sorte la traduction de l’intervention de Barbara Pompili, ministre fraîchement élue, Mme Pompili une ministre qui ne semble pas très au fait du dossier et qui aurait peut-être dû s’y pencher sérieusement avant de s’exprimer.
Il n’y a pas qu’un problème de radioactivité sur ce site.
Barbara Pompili ne le sait probablement pas : concernant les métaux lourds (arsenic, plomb, zinc, cadmium..) aucune surveillance des services de l’ETAT n’est effectué sur ce site.
Barbara Pompili ne le sait probablement pas : l’ETAT n’a imposé à Placoplatre aucune pose de pièzomètres pour contrôler la pollution des eaux souterraines.
Barbara Pompili ne le sait probablement pas : l’ETAT n’a imposé à Placoplatre aucuns contrôles des eaux de ruissellements sortant du site en direction du ru de Chantereine et de la rivière Morée......
Nous attendons toujours
les interventions de
Ségolène Royal et Marisol Touraine
mais il semblerait qu’elles soient toujours
aux abonnés absents
17/02/2016 à 22:51 par Arno Dew
Ludovic Toro, maire de Coubron, et Xavier Vanderbise, maire de Courtry.
Près de 14 mois après le début de la démolition du site du Fort de Vaujours, les maires de Courtry et Coubron ont manifestement atteint leur seuil de tolérance… Xavier Vanderbise et Ludovic Toro ont quitté la commission de suivi de site (CSS) du Fort de Vaujours.
Ils constatent que la préfecture de Seine-et-Marne reste muette à leurs demandes formulées à plusieurs reprises. La rencontre avait lieu en sous-préfecture de Torcy mercredi 10 février, sous la présidence des deux préfectures de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne.
Le préfet regrette de son côté que les deux élus aient quitté la commission en début de séance « sans attendre la restitution par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) des résultats de l’inspection inopinée intervenue le 17 décembre 2015 dans le site du Fort de Vaujours ».
Il rappelle aussi que les préfets de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis ont créé la commission de suivi de site des travaux du Fort de Vaujours en 2014 à la demande des élus et des associations de défense de l’environnement.
« Nous avons participé à toutes les réunions précédentes de cette commission. Les préconisations de l’ASN sont bien définies et nous ne les remettons pas en cause », admettent volontiers les deux maires.
Pour un contrôle indépendant Mais ils ajoutent : « L’ASN n’est pas mandatée pour la surveillance de ces préconisations… Elle a indiqué qu’il fallait avoir recours à une tierce expertise pour le suivi de la décontamination de ce site, toujours non choisie à ce jour ».
Si Xavier Vanderbise et Ludovic Toro estiment que ce contrôle est indispensable, il leur semble impensable que l’autorité de contrôle future soit rémunérée par BP Placo, qui serait le payeur de l’autorité qui la contrôlerait.
« Notre demande a été à chaque fois formulée, aussi bien au niveau des préfets que des ministres de la Santé et de l’Environnement », rappelle Xavier Vanderbise.
A lire aussi dans l’édition papier du journal La Marne du 17 février 2016, les arguments de la préfecture pour justifier de l’indépendance des experts et la réaction de Placoplatre, l’exploitant du site polluée du Fort de Vaujours
Fresnes sur Marne : école maternelle et centre aéré au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive
Epandages des pesticides près des établissements sensibles
(écoles, collèges, lycées…)
Pour connaître
les mesures prises au nord-ouest 77
contactez :
Jean-Noël Humbert
sous préfet de Meaux
ou
Gérard Branly
sous préfet de Torcy
Paru sur le site du Ministère de l’Ecologie :
15 février 2016 - PRÉVENTION DES RISQUES
Par une instruction transmise le 3 février, Ségolène Royal a demandé aux préfets :
Ces mesures viennent compléter des décisions déjà prises :
La ministre de l’écologie rappelle par ailleurs l’objectif fixé par le Plan Ecophyto 2 de réduire de 50% l’utilisation des pesticides d’ici à 2025.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Segolene-Royal-a-donne-instruction.html
Extrait bulletin n° 43 février 2016 RSEIN info santé environ
La démarche Etablissements sensibles
"L’Etat a engagé depuis juillet 2010 u
Il est ainsi prévu de réduire l’exposition aux « substances préoccupantes » notamment par inhalation d’air intérieur, ingestion de sol ou d’eau du robi
Plus d’un quart de ces établissements sensibles du 77
sont situés au nord-ouest 77
dans le secteur de l’étude de zo
CHELLES Ecole mater
CHELLES Collège P. Weczerka
LAGNY SUR MARNE Ecoles Mater
THORIGNY Ecole élémentaire Gambetta
Dans ces écoles les enfants boivent-ils de l’eau du robi
Nous n’en savons rien
Non contents de venir déverser les ordures dans le bassin versant Beuvronne, les camions de déchets peuvent être un risque pour les enfants de nos villages ruraux.
l’ETAT a décidé depuis des décennies de faire des regroupements scolaires et de transporter plusieurs fois par jour les enfants de nos villages ruraux par cars scolaires.
Nous prendrons pour exemple Fresnes sur Marne le village aux 2 décharges, aux 2 entreprises de concassage de déchets.
Depuis des années les associations demandent que la circulation des poids lourds soit interdite aux abords de l’école maternelle mais les élus sont aux abonnés absents, devons-nous attendre qu’un grave accident ne se produise ?
En effet à Fresnes sur Marne il y a une école maternelle/primaire CP (4 classes), c’est un regroupement scolaire d’enfants en provenance des villages ruraux voisins de Précy sur Marne et Charmentray.
Les cars scolaires peuvent croiser sur leur passage des poids lourds de tonnages importants spécialisés notamment dans l’acheminement des gravats de bâtiments.
Et la situation devrait encore se détériorer puisqu’un projet de 3ème décharge de gravats de bâtiment est prévue sur cette commune, un dossier qui avait été bloqué par le vote du PREDEC en juin dernier interdisant l'implantation de décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans de juin 2015 à juin 2018, mais c’était sans compter sur l’intervention du représentant de l’ETAT, le préfet de région Jean-François Carenco, qui vient de demander l'annulation du PREDEC, en effet les gravats du Grand Paris il faut bien les mettre quelque part et il n’est pas concevable pour le préfet de région d’interdire l’implantation de décharges en Seine et Marne.
Quant à Jean-Jacques Barbaux, président du CD77, il veut investir massivement dans la rénovation des routes « pour rendre le territoire attractif », attractif pour qui, pour les poids lourds chargés d’ordures qui sillonnent nos villages ruraux ?
Sur le dossier des transports scolaires, Jean-Jacques Barbaux est bien plus discret, pourtant c’est un poste sur lequel il pourrait faire des économies conséquentes en demandant la réimplantation dans les villages ruraux de classes à plusieurs niveaux, ce qui permettrait de réduire les transports scolaires et d'éviter une mise en danger inutile des enfants.
Les 2 accidents récents de transports scolaires vont peut-être faire prendre conscience à nos élus que les regroupements scolaires ne sont pas dans certains cas la solution idéale pour nos enfants.
Quelles mesures
le préfet de Seine et Marne
va-t-il prendre pour protéger les enfants
dont l’école se trouve
à proximité des champs traités aux pesticides ?
Nous n’en savons rien
nous n’avons trouvé
aucun communiqué
à ce sujet sur le site de la préfecture.
Beaucoup d’écoles dans le bassin versant Beuvronne sont situées à proximité de champs traités aux pesticides pour ne citer qu’elles : Villeparisis, St Mesmes, Fresnes sur Marne, St Mard, Juilly…. Mais la liste est bien plus longue.
Nos enfants ne doivent pas être encore une fois les oubliés de la Seine et Marne, nous attendons des mesures fortes de la part de Jean-Luc Marx, préfet de Seine et Marne.
Paru sur le site actu environnement :
Pesticides : une "boîte à outils" donnée aux préfets pour protéger les personnes vulnérables
Le ministère de l'Agriculture donne aux préfets la "boîte à outils" censée leur permettre de protéger les populations vulnérables lors des épandages de pesticides. La mise en œuvre de ces mesures repose sur leur bon-vouloir.
Agriculture | | Laurent Radisson
Le directeur général de l'alimentation (DGA) a adressé le 27 janvier une instruction technique aux préfets et aux directions régionales de l'agriculture (Draaf) relatives à la protection des personnes vulnérables lors des épandages de pesticides. Une circulaire qui vient à point nommé alors que l'enquête du magazine Cash Investigation, diffusée le 2 février, a fait grand bruit. Elle montrait la présence de nombreux pesticides dans les cheveux des enfants vivant à proximité de vignes ou de vergers traités par les produits phytosanitaires.
Cette note, qui précise les mesures de protection prévues par la loi d'avenir pour l'agriculture d'octobre 2014, se veut "une « boîte à outils » à la disposition des préfets de département afin de leur permettre d'appréhender les situations locales, en l'état actuel des connaissances". Une manière de dire que ces mesures de protection reposent sur le bon-vouloir des préfets, même si l'instruction indique que l'article L. 253-7-1 du code rural, introduit par cette loi, est directement applicable.
Mise en place de haies anti-dérive
Cet article réglemente l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des espaces habituellement fréquentés par les élèves ou les enfants, et des établissements de santé ou accueillant des personnes âgées. L'utilisation des produits à proximité de ces lieux est subordonnée à "la mise en place de mesures de protection adaptées telles que des haies, des équipements pour le traitement ou des dates et horaires de traitement permettant d'éviter la présence de personnes vulnérables lors du traitement".
Le ministère de l'Agriculture précise les conditions d'efficacité des haies : hauteur supérieure à la culture ou aux équipements de pulvérisation, précocité de végétation, homogénéité effective, largeur et semi-perméabilité permettant de filtrer le maximum d'effluents sans les détourner totalement… Les dispositifs totalement imperméables, comme les murs, palissades, filets brise-vent, haies trop compactes ne sont pas satisfaisants, explique-t-il.
Concernant les matériels, qui peuvent être des pulvérisateurs complets, des buses de pulvérisation ou des combinaisons de moyens, ils permettent selon le ministère de "diminuer les risques dedérive d'au moins 66% par rapport aux conditions normales d'application des produits". Ce dernier renvoie à une liste de matériels publiée au Bulletin officiel.
Distance minimale de 50 mètres pour l'arboriculture
Lorsque ces mesures de protection ne peuvent pas être mises en place, la loi prévoit que le préfet détermine "une distance minimale adaptée" en deçà de laquelle il est interdit d'utiliser ces produits. Pour cela, l'instruction demande aux préfets de tenir compte de plusieurs facteurs : caractéristiques des cultures, modes et matériels de traitement utilisés, dates et horaires de traitement préconisés, réduction apportée par les mesures de protection, etc.
S'appuyant sur les travaux de l'Anses, le directeur général de l'alimentation précise que pour obtenir moins de 1% de dérive, il faut au minimum 5 mètres pour les cultures basses mais 20 mètres pour la viticulture et 50 mètres pour l'arboriculture.
Enfin, la loi prévoit que des mesures de protection physique doivent être mises en place par tout responsable lors de la construction des bâtiments hébergeant des personnes vulnérables. Dans ce cadre, l'instruction précise que la mise en place d'une barrière physique, comme une haie anti-dérive, est obligatoire. Cette haie devra être implantée sur une zone d'une largeur minimale de 5 mètres, sur laquelle les personnes vulnérables ne pourront pas être présentes, et répondre aux caractéristiques présentées précédemment. La demande de permis de construire de l'établissement devra décrire ces caractéristiques.
L'instruction ne contient en revanche aucune précision relative à la protection des riverains lorsqu'ils ne font pas partie de la catégorie des personnes vulnérables.