Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 15:45

 

 

D'après une étude menée par l'Observatoire Régionale de Santé 

pour la période 2007-2010 

http://www.ors-idf.org/dmdocuments/2016/ORS2016_rapport_cancer.pdf

 

 

Mortalité

cancer de la trachée, des bronches et du poumon

chez les hommes

entre 2007 et 2010

 

Le nord ouest 77 une zone très touchée

Etude 09.2016 ORS p 22 (avec indications des communes par Adenca)

Etude 09.2016 ORS p 22 (avec indications des communes par Adenca)

 

Parmi les nouvelles admissions en affections à longue durée 

pour les cancers

de la trachée, des bronches et du poumon

chez les hommes

 

3 zones

sont particulièrement touchées

elles se situent  toutes 

au nord-ouest 77

 

 

Saint Pathus, Oissery

Mitry-Compans

Meaux, Nanteuil les Meaux, Mareuil les Meaux

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:03
Carte étude zone nord-ouest 77 (27.4.2015)

Carte étude zone nord-ouest 77 (27.4.2015)

 

 

La Seine et Marne

 le parent pauvre de l’Ile de France ?

 

A vous de juger

 

 

Alors qu’à grand renfort de médias la préfecture de Seine et Marne vous annonçait une étude de zone au nord-ouest 77 vous ne trouvez aucunes informations concernant cette étude de zone, hormis celles diffusées par les associations.

 

Pourquoi ?

 

Parce que l’ETAT

ne met pas en Seine et Marne

les moyens humains

pour alimenter un tel site.

 

 

Voir ce qui se fait dans les Yvelines :

http://www.spi-vds.org/fr/etude-de-zone-121.html

 

 

Dans les Yvelines, il en est tout autrement, en effet depuis plus de 23 ans l’ETAT a créé une SPI (secrétariat permanent industriel) dans le Val de Seine.

C’est une structure qui réunit différents acteurs concernés par les problèmes d’environnement industriel (collectivités, associations de protection de l’environnement, industriels, experts…).

Une salariée payée par l’ETAT est affectée à ce secrétariat permanent.

 

 

 

 

L’ETAT n’a pas jugé utile de créer et financer

 une telle structure en Seine et Marne.

 

 

 

Pourquoi

cette différence de traitement

entre l’Est

et l’Ouest Parisien ?

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 19:58
Paru dans le Journal de l’environnement :
Exposition aux pesticides: quel avenir après le rapport de l’Anses?

Le 02 septembre 2016 par Romain Loury

 

Publié en juillet, le volumineux rapport de l’Anses[i] sur l’exposition des travailleurs agricoles aux pesticides suscite l’adhésion des associations. A l’issue d’une réunion de présentation devant l’ensemble des parties prenantes, jeudi 1er septembre, elles se montrent toutefois sceptiques quant aux suites qui lui seront accordées.

 


[i] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 

Un millier de pages, sept volumes… et ce constat: l’exposition des professionnels aux pesticides demeure méconnue. En cause, des données lacunaires, très souvent aux mains des entreprises —qui les couvrent de confidentialité pour motifs de secret industriel. En matière de réduction et de prévention, les missions de conseil demeurent le plus souvent confiées aux fabricants.

 

Après s’être émues de plusieurs reports de publication, les associations se montrent finalement très satisfaites du résultat: «c’est un travail énorme que nous saluons, et qui met noir sur blanc ce que nous nous échinons à dire depuis des années», déclare Claudine Joly, en charge du sujet pesticides au réseau agriculture de France Nature Environnement (FNE).

 

Remis fin juillet à la ministre de l’environnement Ségolène Royal, le rapport a fait l’objet d’une réunion, mercredi 1er septembre dans l’après-midi, organisée par l’Anses en présence des parties prenantes, dont plusieurs associations spécialisées en santé-environnement, fabricants de pesticides et syndicats agricoles.

 

 

UN SUJET EPINEUX

 

Si l’ambiance y a été «assez cordiale», Pierre-Michel Périnaud, président d’Alerte Médecins Pesticides, déplore les «réponses un peu expéditives» apportées par la direction de l’Anses sur certains sujets. Notamment sur la question des équipements de protection individuelle (EPI), censés réduire l’exposition des travailleurs.

 

Outre le fait que leur efficacité est remise en cause par plusieurs études, il est très fréquent que les agriculteurs ne portent pas ces EPI, «parce qu’ils ne sont pas pratiques, parce qu’il fait trop chaud ou tout simplement parce qu’ils diminuent le rendement» par perte de temps, juge Pierre-Michel Périnaud. «Il suffit de faire un tour sur le terrain pour être horrifié» par les pratiques de travailleurs lors de l’épandage des pesticides, insiste Claudine Joly.

 

Or ces EPI sont bien pris en compte lors des autorisations de mise sur le marché (AMM) pour calculer des valeurs d’exposition, mais sans pour autant être testés par les fabricants. L’exposition du travailleur est calculée en utilisant un facteur de protection théorique, par exemple de 75% pour les combinaisons en coton, de 95% pour celles dites «imperméables».

 

 

UN ALIBI INDUSTRIEL?

 

Dans un document d’analyse publié le 30 août, à l’avant-veille de la réunion, trois associations (Générations futures, Alerte Médecins Pesticides et Phyto-Victimes) demandaient, au vu des nombreuses incertitudes sur ces équipements, à ce que les demandeurs d’AMM fournissent les résultats des tests de leurs produits avec les EPI qu’ils préconisent.

 

Au cas où une exposition est inférieure, avec un EPI, au niveau d’application acceptable pour l’opérateur (AOEL), mais qu’elle est supérieure sans lui, le produit devrait se voir refuser son AMM.

 

La direction de l’Anses «nous a dit qu’ils allaient batailler au niveau de l’Europe pour faire évoluer la législation sur les EPI, mais cela me semble mal engagé», commente Pierre-Michel Périnaud, selon qui cette protection, peu portée sur le terrain, est utilisée comme alibi pour le maintien sur le marché de molécules très nocives.

 

Côté instruction des AMM, mission dont l’Anses est en charge depuis juillet 2015, «je n’ai pas eu l’impression que la façon de faire va vraiment changer», déplore Claudine Joly. Et ce malgré les assurances, réaffirmées par la direction de l’agence, que l’«on est dans une démarche de progrès, que tout va de mieux en mieux, en fonction de l’état de la science».

 

 

UN SUJET ENVIRONNEMENTAL, MAIS AUSSI ÉCONOMIQUE

 

Du côté de la Confédération paysanne, également présente lors de la réunion –contrairement à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)-, Emmanuel Aze, référent pesticides au secrétariat national, reconnaît «les éléments intéressants que contient le rapport», notamment sur les EPI, mais regrette «un report de la gestion sur les paysans».

 

«Attaquer les paysans dans leur pratique est ressenti comme une agression dans une guerre de compétitivité économique (…). Les pesticides ont constitué un choix sociétal catastrophique des dernières décennies, et il n’est pas facile de faire comprendre cela aux environnementalistes», observe-t-il, se disant plutôt favorable à une «écologie sociale».

 

Selon Emmanuel Aze, il serait illusoire de vouloir réduire l’usage des pesticides sans accompagnement économique des agriculteurs. Comme «exemple de précédent très intéressant», il cite la récente interdiction du diméthoate sur la culture de cerises, qui s’est accompagnée d’une fermeture des frontières aux cerises étrangères traitées de cette manière.

 

«On continue à faire reposer l’agriculture française sur la chimie, alors que nous avons de plus en plus d’éléments sur les risques sanitaires. Il est inacceptable que la santé au travail soit sacrifiée aux profits de l’industrie, avec l’aval du gouvernement», juge Valérie Murat, administratrice de Phyto-Victimes, qui juge le rapport de l’Anses «totalement accablant».

 

 

Fille d’un viticulteur de Pujols (Gironde) décédé fin 2012 d’un cancer du poumon -reconnu comme maladie professionnelle liée aux pesticides, en particulier l’arsénite de sodium-, Valérie Murat se bat pour mettre en lumière toutes les responsabilités, celles des fabricants et celle de l’Etat. Après un classement sans suite, en mai, de sa plainte contre X d’avril 2015 (le parquet a évoqué des incertitudes quant au lien de causalité), elle est sur le point de déposer une plainte avec constitution de partie civile afin d’obtenir l’ouverture d’une information judiciaire. Si l’affaire pourrait prendre «plusieurs années», selon son avocat François Lafforgue, Valérie Murat se dit «très confiante dans les preuves à charge dont on dispose»«Nous voulons savoir ce qui s’est passé exactement: pourquoi les firmes de l’industrie chimique ont-elles pu commercialiser des produits dont elles connaissaient la cancérogénicité? Pourquoi les services de l’Etat ont-ils homologués ces produits malgré leur cancérogénicité avérée et des erreurs sur les étiquettes pendant plus de 40 ans? Pourquoi mon père a-t-il été intoxiqué sans jamais être alerté des dangers pour sa santé?».

 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/exposition-aux-pesticides-quel-avenir-apres-le-rapport-de-l-anses,74208?xtor=EPR-9

 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 13:34

 

 Aux yeux de l'ETAT

 la santé des populations

vivant autour du Fort de Vaujours

 n’a-t-elle pas le même prix

que celle

des populations vivant

 autour du bassin de Lacq ?

 

 

A vous de juger

 

 

 

 

 

En effet depuis des années les associations environnementales demandent qu’une étude épidémiologique soit réalisée autour du fort de Vaujours mais l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France la refuse.

 

En Aquitaine il n’en est pas de même, l’Agence Régionale de Santé vient de décider de faire deux études épidémiologiques autour du bassin de Lacq.

 

 

L’Agence Régionale de Santé

d’Aquitaine

 plus à l’écoute

des populations qui souffrent

que

 l’Agence Régionale de Santé

d’Ile de France ?

 

 

Paru dans le journal la République des Pyrénées :

 

 

Bassin de Lacq : de nouvelles études sur la santé de la population

 

   

La santé des populations vivant à proximité du bassin industriel de Lacq va faire l'objet de nouvelles études, annonce l'Agence régionale de santé.

 

PAR S.L., PUBLIÉ LE 1 JUILLET 2016, MODIFIÉ À 10H47.

 

 

L'Agence régionale de santé annonce dans un communiqué que deux nouvelles études épidémiologiques vont être lancées pour préciser les données sur la santé des populations vivant autour du bassin industriel de Lacq.

 

La santé des populations vivant autour de Lacq fera l'objet de deux nouvelles études épidémiologiques et d'une "analyse qualitative du contexte local", annonce ce vendredi l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué.  

 

 

 

L’Agence Régionale de santé IDF refuse d’effectuer une étude épidémiologique autour du Fort de Vaujours mais celle d’Aquitaine accepte d’en faire deux autour du bassin de Lacq !

 

 

"L’ARS a pris en compte les interrogations de la Cour des comptes relayées par des associations, dont la SEPANSO, et des élus, sur la situation du bassin industriel de Lacq", peut-on lire dans le communiqué. Sollicitée sur l'opportunité de ces études, Santé publique France (ex Institut national de veille sanitaire) a proposé "la mise en place de nouvelles études pour éclairer la situation du bassin de Lacq".

 

 

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2016/07/01/bassin-de-lacq-de-nouvelles-etudes-sur-la-sante-de-la-population,2037899.php

Partager cet article
Repost0
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 20:05

 

 

Qu’est-ce qu’une injustice environnementale ?

 

Une injustice environnementale

- c’est obtenir de l’ETAT l’interdiction d’exploiter les ressources  de son   territoire, mais ne pas se priver d’utiliser les ressources exploitées chez les autres (1)

- c’est ne pas permettre l’implantation de décharges sur son territoire, mais aller les déverser ses ordures chez les autres

- c’est ne pas permettre l’implantation d’industries polluantes sur son territoire, mais regarder ailleurs quand ce sont les autres qui les supportent

- c’est venir déverser ses ordures près des captages d’eau potable des autres et détourner les meilleures de sources d’eau  à son profit (2)

- c’est détourner les eaux des rivières à son profit pour arroser ses trottoirs, ses pelouses, alimenter ses lacs et en priver les populations locales (3)

- c’est utiliser les fonds publics pour faire effectuer des études encore et encore afin d’utiliser tous les dispositifs juridiques pour protéger son territoire.

- c’est permettre d’accumuler sur un même territoire un nombre important de sites polluants sans se préoccuper de l’impact sur les populations (4)

 

 

 

C’est

préserver son territoire

et

polluer

celui des autres

sans se soucier de l’impact

sur leur environnement et leur santé.

 

 

 

 

 

 

(1) Depuis 1907 il est interdit d’exploiter le grès dans la forêt domaniale de Fontainebleau

(2) Paris vient déverser ses ordures près du captage d’eau d’Annet sur Marne mais boit

les eaux de nos meilleures sources du sud 77

(3) Paris prend les eaux de nos rivières du 77 : Thérouanne, Beuvronne… pour alimenter

le Canal de l’Ourcq  en interdisant  aux populations locales de puiser l’eau dans ce canal.

(4) l’ETAT ne donne pas de limite dans l’implantation de sites polluants sur une même commune : ICPE, sites SEVESO, décharges, carrières à ciel ouvert….

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 19:08
 
presse.inra.fr
Les premiers résultats d’un projet de recherche* coordonné par l’Inra montrent chez l’animal que l’exposition maternelle chronique aux gaz d’échappement de moteur diesel muni de filtre à particules (comme pour les voitures vendues en Europe) pendant la gestation entraine des effets délétères sur la croissance et le métabolisme des fœtus en première et deuxième génération. Les scientifiques établissent aussi pour la première fois que des nanoparticules de diesel inhalées sont capables de traverser la barrière placentaire et d’atteindre le sang fœtal.

 

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Pollution-aux-gaz-d-echappement-de-moteur-diesel-des-effets-sur-les-faetus-sur-2-generations

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 17:30
Paru sur le site Le Monde :
Embarras autour d’un rapport explosif sur la nocivité des pesticides

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Stéphane Foucart

 

Ni communiqué ni conférence de presse. C’est pourtant un rapport singulièrement explosif que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié, lundi 25 juillet au soir, sur son site.

 

En sept volumes et près de 1 000 pages, il rassemble les connaissances disponibles sur l’exposition des travailleurs agricoles aux pesticides et montre notamment que les risques encourus par cette population de plus d’un million de personnes sont insuffisamment documentés et pris en compte dans le processus d’autorisation des insecticides, fongicides et autres herbicides. « Il est plausible que les informations colligées dans le texte permettent à des victimes d’attaquer l’Etat pour carence », dit un familier du dossier.

 

Les modalités de la publication ne sont donc pas allées de soi. Elles ont même suscité de vives tensions entre la direction de l’Anses et les experts mandatés pour établir le rapport, au point que l’arbitrage du Comité de déontologie de l’agence a été nécessaire. Courant juin, même si les grandes lignes du rapport avaient fuité (Le Monde du 23 juin), les organisations non gouvernementales (ONG) redoutaient que le texte ne soit jamais publié.

 

« L’Anses se lançait un défi à elle-même »

Que s’est-il passé ? En 2011, l’Anses s’autosaisit de la question brûlante de l’exposition des travailleurs agricoles aux pesticides. Ce faisant, décrypte un fin connaisseur de l’agence de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), « l’Anses se lançait un défi à elle-même, car il était clair que se pencher...


http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/07/27/embarras-autour-d-un-rapport-explosif-sur-la-nocivite-des-pesticides_4975131_3244.html

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 20:51
Mitry-Mory : Centrale de Bitume CIFA vue du terrain de rugby Guy Mocquet

Mitry-Mory : Centrale de Bitume CIFA vue du terrain de rugby Guy Mocquet

Depuis 1991 une centrale à bitume est implantée à Mitry-Mory.

 

 

Elle se trouve à proximité de l’école maternelle et primaire Guy Mocquet qui reçoit 400 enfants, du terrain de rugby du même nom et d’habitations, notamment, chemin de la cité du Nord…..
Ironie du sort l’arrêté préfectoral figurant sur le site ICPE date du 19/9/1991, un arrêté qui n’a pas été revu depuis 25 ans.
Vous avez bien lu depuis 25 ans cette centrale à bitume fonctionne sans que les préfets n’aient revu les conditions d’exploitation.
A la lecture d'un arrêté préfectoral que Jean-Luc Marx, préfet du 77, vient de délivrer pour une centrale à bitume au sud 77 à Chaintreaux, nous constatons que les prescriptions sont bien plus contraignantes pour l’industriel  à Chaintreaux qu’à Mitry-Mory, commune qui compte pourtant 3 centrales à bitume.

 

Pourquoi 
la santé des riverains des centrales à bitume de Mitry-Mory serait-elle moins importante aux vues de l’ETAT que celles des habitants de Chaintreaux ?
Pourquoi
l’Agence Régionale de Santé n’a pas fait effectuer l’étude épidémiologique demandée par les élus de cette commune et les associations environnementales ?
A ces questions nous n’avons pas de réponses.

 

 

Paru dans le journal de l’environnement :
Bitume et santé: après les professionnels, les riverains d’usines?

 

Le 06 juin 2014 par Romain Loury

Nul doute n’est désormais permis: les fumées de bitume sont bien cancérigènes pour les professionnels à leur contact. Mais qu’en est-il pour les riverains des usines d’enrobés, dont nombre craignent pour leur santé? Tel est le sujet de la conférence «Bitume, fumée et santé» qui se tient samedi 7 juin à Metz. Une première en France.

 

Pour le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), branche cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bitume est considéré comme un cancérogène «possible» (catégorie 2B) pour les professionnels de l’asphaltage routier, et «probable» (catégorie 2A) pour ceux œuvrant dans les travaux d’étanchéité des toits.

Particulièrement à risque, les cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures (cavité buccale, pharynx, œsophage, larynx) [1].

 

C’est en revanche le flou le plus complet pour la population générale, en particulier pour les riverains d’usines d’enrobés. En France, plusieurs collectifs se sont érigés face à ces nuisances, odeurs et pollution de l’air. Ils seront présents samedi à Metz pour une conférence, la première en France, organisée par la Coordination nationale d’information et de défense sur la pollution par les centrales d’enrobés routiers.

 

Outre les collectifs de riverains, seront présents des experts scientifiques, des avocats de l’environnement et des syndicalistes de l’industrie routière. En revanche, aussi bien les principales entreprises (dont Eiffage, Eurovia, Bouygues, etc.) que le ministère de l’écologie, qui se dit absorbé par l’élaboration du plan national Santé-Environnement 3 (PNSE3), ont décliné l’invitation. «Il fallait bien les inviter, mais nous devions nous attendre à ces réponses», déplore William Grandordy, de la coordination nationale.

 

Car le sujet est des plus polémiques, voire potentiellement explosif, si un risque sanitaire était avéré. Pour l’instant, il repose avant tout sur les doléances des riverains. Beaucoup moins sur des preuves scientifiques. Et pour cause: «Il n’existe pas, à ma connaissance, d’études épidémiologiques»menées sur l’exposition de la population générale, constate Marcel Castegnaro, chimiste et expert du Circ désormais à la retraite. Pas d’études, donc pas de preuves....

 

 

Un champ juridique encore restreint

Les riverains sont-ils donc condamnés à subir la proximité de telles usines, et à s’incliner devant l’absence de preuves épidémiologiques? Pour Alexandre Faro, avocat parisien spécialisé dans l’environnement, ce flou ne facilite pas les choses: «On atteint les limites de la science, mais faut-il pour autant attendre que les gens meurent tous de cela? Evidemment non».

 

Les moyens juridiques sont pourtant maigres. «Au pénal, il n’y a pas grand-chose, à la rigueur une ‘mise en danger de la vie d’autrui’. Et au civil, on peut évoquer des ‘troubles du voisinage’, sans nécessairement prouver un danger, en démontrant qu’il y a unene au quotidien», explique l’avocat. Les chances sont peut-être plus élevées devant un tribunal administratif......

 

 

A Saint-Rogatien, une association qui tient bon

Nul besoin d’aller en justice pour que riverains et exploitants d’une usine s’engagent dans un long bras de fer. Exemple à Saint-Rogatien (Charente-Maritime), où la Société rochelaise d’enrobés (SRE) exploite depuis 1982 sur la commune voisine de Périgny une usine, contre laquelle bataille l’association Saint-Rogatien Protection Nature.

 

Contactée par le JDLE, sa présidente Monique Page fait état «de fortes odeurs de bitume et de poussière grasses». Pire, elle évoque plusieurs cas suspects de maladie survenus ces dernières années dans un lotissement distant de 400 mètres de l’usine: deux leucémies aigues chez de jeunes adultes, ainsi que des maladies auto-immunes, un diabète chez un enfant, deux maladies rénales chez des enfants d’une même famille, et un lupus. Malgré les présomptions, difficile de prouver un lien de causalité avec la proximité de l’usine....

 

 

 

[1] «Au-delà du potentiel cancérogène des produits bitumineux et de leurs émissions, les études épidémiologiques ont mis en évidence l’existence d’effets respiratoires liés à une exposition des travailleurs. Des effets cardiovasculaires et immunotoxiques sont également suspectés», rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport publié en septembre 2013 sur les risques liés à l’exposition professionnelle.

 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/bitume-et-sante-apres-les-professionnels-les-riverains-d-usines,46876

 

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:44

 

La commune de Mitry-Mory comptait déjà sur son territoire deux centrales à bitume, fait assez rare en France, le 1er juin dernier le préfet Jean-Luc Marx a autorisé l’implantation d’une 3ème centrale à bitume sur cette commune sans consulter  les élus, ni la police de l’eau… et sans enquête publique.

 

94 000 tonnes de bitume devraient être produites sur 6 mois.

 

Le site se trouve à proximité du bassin des Renardières et est destiné au goudronnage des infrastructures de l’aéroport de Roissy.

 

Pour mémoire les eaux du bassin des Renardières se rejettent dans la Reneuse, affluent de la Beuvronne.

 

 

Le 14 juin dernier le préfet Jean-Luc Marx  donne une autre autorisation de centrale à bitume dans le sud de la Seine et Marne à Chaintreaux près de Fontainebleau.

 

Production : 50 000 tonnes de bitume autorisées à l’année.

 

 

Ironie du sort le préfet  autorise  l’industriel Colas à renvoyer plus de polluant vers la Beuvronne (le double) que son homologue APRR vers la rivière de Chaintreaux.

 

Les eaux pluviales pourront  rejoindre le milieu naturel si elles ne dépassent pas 

les valeurs maximales de concentration suivantes :

 

 

Paramètres

Concentration moyenne journalière autorisée (mg/l)

Chaintreaux

Concentration moyenne journalière autorisée (mg/l)

Mitry-Mory (vers la Beuvronne)

MES

50

100

DCO

150

300

DBO5

50

100

Hydrocarbures Totaux

5

10

 

 

Quant à la pollution atmosphérique aux hydrocarbures aromatiques polycliniques, le préfet n’impose rien  à l’entreprise Colas à Mitry-Mory alors qu’il impose  une valeur de concentration maximale dans l’air à l’industriel APRR à Chaintreaux.

 

 

La santé

des  19 000 habitants de Mitry-Mory

aurait-elle moins de valeur

aux yeux de

 l’ETAT

que celle

des 783 habitants de Chaintreaux ?

 

 

La qualité des eaux de la Beuvronne

aurait-elle moins de valeur

 aux yeux de l’ETAT

que celle de la rivière

qui coule à Chaintreaux ?

 

 

A vous de juger

 

 

 

 

Paru  sur le site l’Express :

Pollution de l'air: faut-il lever le voile?

Par Franck Laval et William Grandordy, membre de la coordination nationale d'information et de défense sur la pollution par les centrales d'enrobés routiers, publié le 04/06/2014 à 15:33

 

 

Au moment où cancers et épidémies modernes touchent l'ensemble de la population, les unes des journaux alertent sur la dégradation de la qualité de l'air. Coïncidence ou résultat attendu? 

Les risques pour notre santé liés à la qualité de l'air que nous respirons chaque jour s'accroissent constamment et nos dépenses de santé vont de même.Tout aurait déjà dû s'améliorer au regard des directives et autres textes législatifs nationaux votés pour réduire les pesticides, les émissions de particules diesel, la pollution carbonée issue de feux de bois, sans oublier les émissions industrielles. 

Rappelons-nous, en janvier 2014, les médias ont relayé l'alerte aux particules pendant une semaine. Nous étions prêts à croire que nos dirigeants rentreraient dans le vif du sujet pour endiguer cette descente aux enfers. Qui le pense encore vraiment? Sans doute ont-ils encore besoin d'un peu plus de temps pour lancer le prochain PNSE "trois" du nom, ce fameux Plan National Santé Environnement qui monopolise éternellement les ressources des ministères et qui écope périodiquement d'un bulletin de notes peu reluisant en opposition aux discours de départ. 

Quelles sont les causes de la dégradation de la qualité de l'air?

En attendant, écoutons autour de nous. Ça tousse, ça siffle, ça s'essouffle et quand on n'entend rien, c'est bien là le plus inquiétant. Alors nul n'est dupe et les familles déjà touchées par l'impact sanitaire peuvent se poser les questions bien légitimes: Quelles sont les causes de cette dégradation de la qualité de l'air dont nous soignons aveuglément les conséquences? 

Un état des lieux est donc inévitable. Un vrai, qui coupera ce brouillard au couteau, qui fera parler les concernés, qui ne butera pas sur des conflits d'intérêts ou ne parlera pas la langue de bois. Si on est dans un foutu brouillard, au moins qu'on sache où et comment.Mais qui va devoir faire le premier pas et organiser une approche fine de l'ensemble des causes présumées coupables ? Sans quoi l'enquête continuera à piétiner comme cela semble l'être aujourd'hui. 

 

Protection de la santé

La protection de la santé de la population passera à l'avenir par le travail des associations. Le 27 mai dernier, le Sénat a voté une proposition visant à modifier la teneur du principe de précaution. Si cette proposition est acceptée, elle marquera un net recul des alertes que produisent les associations de défense de l'environnement et les scientifiques indépendants. L'ultime rempart contre l'empoisonnement de notre air pourrait donc voler silencieusement en éclats dans l'actuel bruit médiatique. 

Prenons l'exemple du bitume. Qui aurait cru qu'il serait un jour au banc des accusés de la pollution de l'air ? Pourtant des dizaines de collectifs français interpellent depuis des années les Maires et les Préfets qui appliquent à la lettre la législation relative aux usines de bitume mais sans toutefois disposer d'informations scientifiques sérieuses. La formidable caution que nous lui apportons au travers de nos déplacements, des chantiers routiers et jusque dans nos cours d'école, place son procédé de fabrication au-dessus de tout soupçon. En décidant d'en connaître les conséquences sur la santé, les associations et collectifs de riverains ont sans doute identifié un segment aggravant de la pollution de l'air qui s'est installé insidieusement - sous les yeux des français - comme l'a été l'amiante en son temps.Soudainement, une question se pose : quels enjeux font donc baisser les yeux, les bras de tant d'élus et de responsables de la santé publique? 

Des sources de pollution multiples

 

Bien entendu les sources de pollution de l'air sont multiples, mais les risques pour la santé publique générés par les fumées ont déjà éveillé de réels soupçons."Les fumées de bitumes renferment 10 000 substances environ et les effets de ces cocktails, pour la plupart encore mal connus, ne sont pas négligeables" précise l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dans son rapport de septembre 2013. 

Il faut remonter à la catastrophe écologique maritime de l'Erika pour donner le coup d'envoi du travail de scientifiques qui ont permis d'identifier les dangers de l'exposition aux hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAP) et hydrocarbures hétérocycliques (HHP) de bitume pour l'homme et son environnement. Aujourd'hui, quinze ans plus tard, la modification de l'ADN en présence de HAP n'est plus à démontrer. Le temps est venu de s'en protéger. 

L'enquête "fumées de bitume et santé" : une piste concrète C'est lors de la fabrication de matériaux enrobés, en mélangeant à haute température du bitume chargé d'HAP et HHP avec du granulat, des anciens revêtements routiers et diverses charges comportant d'autres substances chimiques, que se produisent des fumées chargées de cocktails gazeux. La fumée bleue sortant des cheminées d'usines est parfois voilée par l'injection de parfums "masqueurs d'odeurs" pour permettre aux industriels de contourner la législation sur les nuisances olfactives, augmentant ainsi les risques d'absorptions d'interactions chimiques dénoncés par un corpus scientifique compétent et de plus en plus affirmatif. 

 

Ils osent lever le voile

 

Les mécanismes agissant sur la santé sont en cours d'interprétation mais participent actuellement aux développements des maladies dites "CMR" cancérogène-mutagène-reprotoxiques) c'est à dire développements de cancers, leucémies, infertilités, modifications irréversibles du génome, déficiences cardio-vasculaires, déficiences du système immunitaire, asthmes, allergies et autres maladies pandémiques de notre temps. 

Intérêts industriels et intérêts pour la santé : tel est le sujet sur lequel travaille depuis bientôt dix ans la coordination nationale d'information et de défense sur la pollution par les centrales d'enrobés routiers.C'est pour comprendre le segment spécifique des "fumées de bitume" que le réseau de collectifs indépendants organise pour la première fois la conférence "Bitume, Fumées et Santé" ce 7 juin au cloître des Récollets à Metz. 

 

Les premières applications de goudron sur nos routes remontent à 1907 date à laquelle le premier cours de "Goudronnage et pétrolage de chaussées" a lieu en France et ce sera cent ans plus tard que la population alertée décidera de créer une coordination de collectifs pour enfin trouver les solutions concrètes respectant les intérêts de chacun en termes de santé publique et d'industrie routière. 

Un vent de conciliation soufflera-t-il enfin? 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/pollution-de-l-air-faut-il-lever-le-voile_1548707.html

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 13:26

 

 

 Information Observatoire Régional de Santé IDF :

 

« Lancement du troisième plan régional santé environnement (PRSE3)
Le 19 avril, la première séance du Groupe régional en santé environnement (GRSE) lancera le processus pour l'élaboration du troisième Plan régional santé environnement.
A cette occasion, l'ORS présentera des éléments de diagnostic régional en santé environ
nement. L'élaboration de ce plan va associer l'ensemble des acteurs des territoires : collectivités territoriales, associations de protection de l'environnement, associations de malades, syndicats, entreprises, services et établissements public de l'Etat.
Comme pour les deux précédents plans, l'ORS sera mobilisé
 ». (1)

 

 

La France de « ladite concertation »

 

 

ADENCA avait été invitée aux réunions de concertation « Plan Régional Santé Environnement 2 ».La majorité des réunions s’étaient tenues en 2010, lors desquelles 3 de nos administrateurs étaient présents.

 

C’est lors de ces réunions que notre association avait appris qu’une étude de zone était validée pour les Yvelines « Val de Seine » étude qui a débuté en 2010 alors que la même étude de zone était refusée pour le nord-ouest 77.

 

Ce n’est qu’en 2015 suite à l’intervention d’associations environnementales et d’élus qu’une étude de zone a débuté sur notre secteur, mais avec 5 ans de retard par rapport aux Yvelines.

 

 

Le nouveau Plan Régional Santé Environnement 3 va faire l’objet de réunions cette année, la 1ère réunion a lieu aujourd’hui, réunion à laquelle cette fois-ci ni ADENCA, ni AVIE 77 n'ont été conviées, les seules associations environnementales de Seine et Marne présentes en 2010.

 

 

ADENCA 

 une association qui gêne

et que l’on n'invite pas

une fois de plus

dans une réunion

« dite de concertation » ?

 

http://www.ors-idf.org/index.php/fr/

 

Partager cet article
Repost0

Recherche