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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 09:12
24.8.2016 Saint Mesmes  Arrosage de betteraves en pleine journée

24.8.2016 Saint Mesmes Arrosage de betteraves en pleine journée

Dans la plus parfaite discrétion le préfet de Seine et Marne a réuni depuis plus d’un an

le lobby agricole(la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale) l’Edater du Conseil départemental, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, la DRIEE et l'Agence de l'eau pour établir la carte des cours d’eau du 77.

C’est à la demande du Ministère de l’Ecologie que cette carte doit être établie dans tous les départements.

 

Les associations environnementales n’ont pas été conviées à ces réunions en Seine et Marne alors que dans bon nombre de départements les préfets les y ont invités.

 

La préfecture vient de nous adresser le  projet de cartographie le 29 juillet dernier, nos observations doivent être formulées avant le 15/9/2016.

 

 

Ironie du sort , nous devons faire nos remarques en  période de sécheresse des cours d’eau, accentuée par les arrosages de l’agriculture intensive, en pleine journée, qui pompent abondamment dans notre nappe phréatique.

 

Comment pouvons-nous fournir des informations sur certains petits cours d’eau alors qu’à cette période ils sont presque à sec ?

 

La préfecture qui a donné plus d’une année au monde agricole pour s’exprimer ne peut-elle pas donner à minima deux mois de plus aux associations pour  formuler leurs observations ?

 

 

 

Extrait site Eau France de l’ETAT :

 

 

Aujourd’hui, l’agriculture absorbe plus de 70 % de l’eau consommée. Cette consommation conséquente dans ce secteur peut s’expliquer par différentes raisons :

 

- l’élevage dont le régime alimentaire implique la mobilisation de grandes quantités d’énergie et d’eau par ration produite.

 

- l’irrigation massive dans le but d’assurer des rendements maximums.

 

- l’accroissement de la population qui nécessite la production de plus grandes quantités de denrées alimentaires.

- des régimes alimentaires plus riches dus à une orientation croissante du mode de vie « à l’occidental ».

 

De ce fait, au début des années 1960, les agriculteurs, pour accroître de manière conséquente leurs rendements, ont eu recours à l’agriculture intensive (utilisation d’engrais chimiques, de pesticides et de produits phytosanitaires). Cette agriculture intensive a eu pour conséquence de polluer les eaux des sols avec de fortes concentrations en azote, phosphore et molécules issues des produits phytosanitaires. Aujourd’hui, les traitements pour éliminer ces polluants sont complexes, onéreux et souvent difficiles à appliquer. Par conséquent, on s’oriente donc vers d’autres pratiques agricoles plus respectueuses de l’homme et de l’environnement comme l’agriculture « intégrée » ou « biologique »……

 

 

 

http://www.eaufrance.fr/comprendre/les-usages-de-l-eau-et-les/eau-et-agriculture

 

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 20:16
Messy le 13.8.2016 un champ de pommes de terre arrosé abondamment  depuis plusieurs jours  et en pleine après-midi

Messy le 13.8.2016 un champ de pommes de terre arrosé abondamment depuis plusieurs jours et en pleine après-midi

St Mesmes le 15.8.2016 champ de betteraves arrosé abondamment en pleine après-midi

St Mesmes le 15.8.2016 champ de betteraves arrosé abondamment en pleine après-midi

 

Dans la plus parfaite discrétion le préfet de Seine et Marne a réuni depuis plus d’un an

le lobby agricole(la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale) l’Edater du Conseil départemental, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, la DRIEE et l'Agence de l'eau pour établir la carte des cours d’eau du 77.

C’est à la demande du Ministère de l’Ecologie que cette carte doit être établie dans tous les départements.

 

Les associations environnementales n’ont pas été conviées à ces réunions en Seine et Marne alors que dans bon nombre de départements les préfets les y ont invités.

 

La préfecture vient de nous adresser le  projet de cartographie le 29 juillet dernier, nos observations doivent être formulées avant le 15/9/2016.

 

 

La circulaire du ministère de l’environnement du 3/6/2015 (1) précise que :

« Trois critères cumulatifs doivent ainsi être retenus pour caractériser un cours d’eau :

 1. la présence et permanence d’un lit, naturel à l’origine ;

 2. un débit suffisant une majeure partie de l’année ;

 3. l’alimentation par une source.

 

Néanmoins, ces critères généraux, valables sur l’ensemble du territoire national, doivent s’apprécier en fonction des conditions géographiques et climatiques locales. »

 

Ironie du sort c’est  en pleine période d’assèchement des cours d’eau et de congés annuels que le préfet nous demande d’indiquer nos remarques.

 

L’assèchement des cours d’eau  est accru en cette période de sécheresse par l’agriculture intensive  qui ne se prive  pas d’arroser abondamment les champs, même en pleine après-midi , réduisant nos ressources en  eau  comme peau de chagrin : assèchement des sources, des cours d’eau, des milieux humides, diminution de la nappe phréatique….

 

A Messy un agriculteur arrose même abondamment ses champs de pommes de terre depuis plusieurs jours et même en pleine après-midi.

Nos anciens doivent se retourner dans leurs tombes, eux qui économisaient l’eau et n’arrosaient pratiquement jamais les pommes de terre au mois d’août.

 

A St Mesmes c’est les betteraves  que l'agriculteur arrose abondamment.

 

C’est à St Mesmes également que les exploitants agricoles demandent le déclassement d’un affluent de la Beuvronne pourtant alimenté par une source.

 

Dans les communes voisines : Plessis l’Evêque, Villeroy, Charny, Trilbardou, c’est des déclassements à la pelle qui sont demandés par le lobby agricole.

Un affluent complet de la Marne, alimenté par des sources,  pourrait même disparaître des cartes IGN, c’est le ru de Courset qui a le malheur de traverser ce secteur d’agriculture intensive.

 

 

(1)http://circulaires.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&retourAccueil=1&r=39701

 

 

 

 

 

Le ru du Courset qui prend sa source à Plessis aux Bois et traverse les champs cultivés par l'agriculture intensive

Le ru du Courset qui prend sa source à Plessis aux Bois et traverse les champs cultivés par l'agriculture intensive

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:02

 

Dans la plus parfaite discrétion le préfet de Seine et Marne a réuni depuis plus d’un an

le lobby agricole(la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale) l’Edater du Conseil départemental, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, la DRIEE et l'Agence de l'eau pour établir la carte des cours d’eau du 77.

C’est à la demande du Ministère de l’Ecologie que cette carte doit être établie dans tous les départements.

 

Les associations environnementales n’ont pas été conviées à ces réunions en Seine et Marne alors que dans bon nombre de départements les préfets les y ont invités.

 

La préfecture vient de nous adresser le  projet de cartographie le 29 juillet dernier, nos observations doivent être formulées avant le 15/9/2016.

 

Ironie du sort, nous constatons  que le ru de Beauvais, affluent de la Beuvronne, pourrait être déclassé sur avis de l’Onema (organisme technique français de référence sur la connaissance et la surveillance de l’état des eaux et sur le fonctionnement écologique des milieux aquatiques). (1) 

 

bandes enherbées  de chaque côté du ru de Beauvais (au centre de la photo caché sous les herbes)

bandes enherbées de chaque côté du ru de Beauvais (au centre de la photo caché sous les herbes)

Le ru de Beauvais est un affluent proche des sources de la Beuvronne l’une des rivières les plus polluées du 77 qui n'a pas pu atteindre le bon état des eaux  en 2015 comme l'imposait la  législation européenne et  pour laquelle la France a dû demander une dérogation jusqu’en 2027 pour atteindre ce bon état.

 

Cette rivière souffre d’une pollution physico chimique très importante.

Pour faire court elle est très polluée notamment par les nitrates et pesticides ...  dû en particulier à l’agriculture intensive.

 

 

Un déclassement 

quelle conséquence pour un cours d’eau ?

 

Cours d’eau déclassé = moins de contraintes pour les riverains

 

Afin de protéger les rivières des pollutions diffuses, la loi sur l’eau oblige à implanter, au bord des cours d’eau,  une bande enherbée  de 5 à 20 mètres, sans pesticides, ni engrais (nitrates…), cette obligation concerne les cours d’eau figurant sur les cartes IGN.(2)

Cette législation concerne les riverains de cours d’eau (agriculteurs, collectivités, particuliers).

 

Les agriculteurs ne peuvent pas bénéficier des juteuses subventions de la PAC s’ils ne respectent pas cette obligation.

 

 Si le cours d’eau est déclassé, la loi sur l’eau ne s’applique plus, les agriculteurs pourront notamment cultiver et déverser des pesticides, nitrates… jusqu’au bord de ces cours d’eau qui n’apparaîtront plus sur la carte IGN et bénéficier sans contraintes des juteuses subventions de la PAC.

 

 

Ajouter de la pollution à la pollution de la Beuvronne

 est-ce vraiment le meilleur  moyen d’atteindre

le bon état des eaux en 2027 ?

 

Adenca a demandé à l’ONEMA d’expliquer les raisons de sa décision mais à ce jour cet organisme n'a pas souhaité nous répondre.

 

 

 

(1) Établissement public national créé par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006, l’Onema est placé sous la tutelle du ministère en charge de l’écologie. Il accompagne la mise en oeuvre de la directive-cadre sur l’eau (DCE), en lien étroit avec les agences et offices de l’eau et les services de l’État. 

http://www.onema.fr/-Missions-

 

(2) Arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des produits visés à l'article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000425570

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 11:45

 

 

 

Dans la plus parfaite discrétion le préfet de Seine et Marne a réuni depuis plus d’un an

le lobby agricole(la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale) l’Edater du Conseil départemental, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, la DRIEE et l'Agence de l'eau pour établir la carte des cours d’eau du 77.

C’est à la demande du Ministère de l’Ecologie que cette carte doit être établie dans tous les départements.

 

Les associations environnementales n’ont pas été conviées à ces réunions en Seine et Marne alors que dans bon nombre de départements les préfets les y ont invités.

 

La préfecture vient de nous adresser le  projet de cartographie le 29 juillet dernier, en pleine période de vacances pour que nous lui fassions part de nos observations avant le 15 septembre.

 

Ironie du sort c’est sur les 2 communes martyres de Villiers en Bière et Chailly en Bière, victimes de graves inondations récemment,  que la préfecture projette de déclasser  le plus important pourcentage de cours d’eau 11 au total sur 74 déclassements probables  en Seine et Marne.(soit 15%)

 

Pour mémoire ces 2 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle par arrêté ministériel du 8/6/2016.

 

 

 

Déclasser

ces cours d’eau

c’est en quelque sorte

 réduire à minima

 les contrôles de l’ETAT

et

abandonner à leur sort

 les 2200 habitants

de ces 2 villages ruraux

touchés régulièrement

par les inondations.

 

 

La préfecture doit dire qui a demandé le déclassement de ces rivières :

la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale ou des riverains … ?

 

Les populations

qui subissent régulièrement

 ces inondations

 ont le droit de savoir.

 

 

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 11:18

 

 

Le 27 avril 2015 le Ministère de l’Ecologie, de l’Environnement et de la Mer a publié une instruction gouvernementale relative à la cartographie et à l’identification des cours d’eau et de leur entretien, avec pour objectif de permettre à tout usager de connaître la position des services de l’Etat quant à tel ou tel linéaire : est-ce que tel linéaire est un cours d’eau ou non ? Distinguer cours d’eau, fossé, canal ou autre est primordial car cela a des conséquences administratives substantielles (déclaration/autorisation au titre de la loi sur l’eau ou non, évaluation des incidences au titre de Natura 2000 liste 2).


Une commission « cours d’eau » pouvait être instaurée dans chaque département, comprenant a minima un représentant de la chambre d’agriculture, un agent de l’Onema, un représentant de  la fédération de pêche et un élu local.

 

En Seine et Marne le préfet a choisi de mettre en place cette commission, en favorisant semble-t-il le lobby agricole, puisque cette profession est représentée par la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale, le préfet autorisera également a y siéger l’Edater du Conseil départemental, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, la DRIEE et l'Agence de l'eau.

 

En Seine et Marne

Jean-Luc Marx, préfet

n’invitera pas

 les associations environnementales

 

Pourquoi ?

 

Pourtant bon nombre de préfets français inviteront  ces associations à participer à la commission eau, il s’agit, entre autres, des départements suivants :

Ain, Allier, Alpes Haute Provence,  Ardèche, Ariège, Aude, Cantal, Charente, Cher, Bouches du Rhône, Doubs, Gard, Indre, Isère, Haute Loire, Loir et Cher, Morbihan, Tarn et Garonne, Hautes Pyrénées, Saône et Loire, Seine Maritime, Deux Sèvres, Territoire de Belfort,  Vaucluse, Vienne, Yonne….

 

 

Où en est-on aujourd’hui ?

 

La commission cours d’eau du 77 s’est réuni pendant plus d’une année sans que les associations environnementales n’aient obtenu aucunes informations.

 

Ce n’est que le 29 juillet dernier qu’un projet de cartographie des cours d’eau du 77 a été adressé à quelques associations environnementales qui souhaitaient être associées à ce projet.

 

La préfecture leur donne

  jusqu’à 15 septembre

pour se prononcer sur le projet.

 

Ironie du sort cela tombe en pleine période de vacances où bon nombre de membres d’associations sont absents ainsi que le personnel de la préfecture.

 

Tous les ingrédients semblent ajoutés pour que la carte soit validée comme le souhaite la commission  « cours d’eau » composée en majorité du monde agricole.

 

Mais pourquoi le monde agricole

se concentre-t-il

en masse sur ce dossier ?

 

Cours d’eau déclassé = moins de contraintes

 

Pour protéger les cours d’eau  de la pollution les agriculteurs sont obligés d’implanter une bande enherbée sans pesticides de 5 à 20 mètres en bordure de ces cours d’eau. (1)

 

Si le cours d’eau est déclassé les agriculteurs pourront notamment cultiver et déverser des pesticides jusqu’au bord de ces cours d’eau qui n’apparaîtront plus sur la carte IGN.

 

 

(1) Arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des produits visés à l'article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000425570

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 09:51
Paru dans actu-environnement :
Hydroélectricité : VNF lance un appel à manifestation d'intérêt pour la Seine aval

Energies  |    |  Philippe Collet

 

Lundi 18 juillet, Voies navigables de France (VNF) a lancé un appel à manifestation d'intérêts (AMI) pour développer l'hydroélectricité sur la Seine aval. VNF souhaite que des candidats soumettent des dossiers pour développer l'hydroélectricité sur les sites de Meaux (Seine-et-Marne) et Port-à-l'Anglais (Val-de-Marne).

Les dossiers de candidatures doivent être déposés avant le 01 août 2016 à 17h00.

"Afin de réunir des conditions favorables à l'aboutissement des projets, les projets qui seront retenus par VNF et le ou les candidats sélectionnés pourront participer au lot 2a de l'appel d'offre du ministère de l'Environnement portant sur la réalisation et l'exploitation d'installations hydroélectriques", explique VNF.

Par ailleurs, VNF étudie la possibilité de lancer ultérieurement des AMI pour le développement hydroélectrique au droit de ses ouvrages sur d'autres sites. Elle entend développer des partenariats pour accroître la production hydroélectrique sur ses ouvrages sans nuire à la navigation.

Philippe Collet, journaliste
Rédacteur spécialisé

http://www.actu-environnement.com/ae/news/hydroelectricite-vnf-appel-manifestation-interet-seine-aval-27248.php4

 

 

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 11:00
Bande enherbée protégeant les sources de la Beuvronne descendant de la forêt Régionale de Montgé en Goële

Bande enherbée protégeant les sources de la Beuvronne descendant de la forêt Régionale de Montgé en Goële

 

 

Afin de protéger les cours d’eau de la pollution (pesticides…) les agriculteurs sont tenus d’implanter une bande enherbée au bord des rivières et des rus, une situation qui ennuie beaucoup certains d’entre eux.

 

Afin de trouver une solution à ce problème les agriculteurs demandent que certaines rivières soient déclassées.

 

Qu’est-ce qu’un déclassement ?

 

Pour faire court cela permet de considérer un cours d’eau comme un fossé et non comme une rivière.

 

 

Le fossé : une aubaine pour les agriculteurs dont les obligations sont réduites à minima par la législation française : pas d’obligation de bande enherbée pour protéger le fossé de la pollution par les pesticides…, pas ou peu de contrôle de la police de l’eau.

 

 

Sur la bassin Beuvronne, certains de ces rus pourraient bien être concernés, mais sachez que les associations environnementales ne permettront pas que cette rivière polluée le soit plus encore par les pesticides.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 16:40
inondation de la Beuvronne 31/5/2016 près du collège des Tourelles

inondation de la Beuvronne 31/5/2016 près du collège des Tourelles

Depuis 1841 les eaux de la Reneuse (affluent Beuvronne) n’alimentent plus le Canal de l’Ourcq en eau. En effet en 1835 Paris considérant que les eaux en provenance de la Reneuse étaient de mauvaise qualité demandera au préfet de la Seine l’autorisation de supprimer l’introduction de ces eaux dans le canal de l’Ourcq, le préfet acceptera et 6 ans plus tard la Reneuse n’alimentera plus le Canal de l’Ourcq.

 

Aujourd’hui Paris souhaite que ses habitants se baignent  au bassin de la Villette mais ironie du sort la première rivière qui alimente ce bassin est  la Beuvronne, une rivière très polluée.

 

C’est la partie haute Beuvronne qui se rejette dans le canal de l’Ourcq à Gressy, sur ce secteur le réseau d’assainissement est en mauvais état sur bon nombre de communes : Cuisy, Moussy le Neuf, Longperrier, St Mard, Thieux et St Mesmes….

 

Mais pas seulement, ce secteur reçoit les eaux de ruissellements de 3 décharges ISDI : Moussy le Neuf, Villeneuve sous Dammartin et Montgé en Goële ainsi qu’une partie des eaux de ruissellement de la zone industrielle de Mitry-Compans.

 

Si Paris

décide de ne plus introduire

les eaux de la Basse Beuvronne

dans le canal de l’Ourcq

quels risques

pour Claye-Souilly

en cas de crues importantes ?

 

 

C’est la commune de Claye-Souilly qui recevra toute cette eau supplémentaire, une commune qui est déjà très vulnérable, puisque ces derniers jours la Beuvronne a  déjà débordé près du collége des Tourelles, à la suite de fortes pluies.

 

 

 

Paru dans le journal Libération :
Anne Hidalgo promet qu'on pourra se baigner dans la Seine après les JO de 2024

Par  — 

Dans le cadre de sa candidature au jeux Olympiques de 2024, la mairie de Paris a élaboré un «plan d'action» qui compte 43 mesures, dont une rendant la Seine à la baignade.

 

 

Anne Hidalgo promet qu'on pourra se baigner dans la Seine après les JO de 2024

En 1988, le maire de Paris, Jacques Chirac, avait promis qu’on pourrait se baigner dans la Seine «dans cinq ans»«Et je serai le premier à le faire, devant témoins», s’était-il même avancé. Presque trente ans plus tard, barboter dans le fleuve parisien n’est toujours pas possible, mais les ambitions de Paris pour les Jeux olympiques de 2024 pourraient bien changer la donne. 

Dans le cadre de sa candidature, la mairie de Paris a élaboré un «plan d’action» qui compte 43 mesures, dont une rendant la Seine à la baignade, révèle en effet le Journal du Dimanche. Se baigner dans le fleuve est interdit depuis un arrêté préfectoral datant de 1923, réellement appliqué dans les années 50, mais l’actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaite rendre cela à nouveau possible, notamment en améliorant «la qualité sanitaire» du fleuve et des canaux.

Dès 2017, les Parisiens devraient déjà pouvoir se baigner dans le bassin de la Villette, promet la maire de Paris, et des compétitions pourraient même être organisées dans la Seine. Le JDD explique par exemple que si la ville Paris était retenue pour les JO, l’épreuve de natation du triathlon (1,5 km) et les 10 km de nage en eau libre s’y dérouleraient. Des zones de baignade pérennes pour le grand public seraient en outre créées dans la Seine après 2024. «L’idée est de faire en sorte que cette candidature soit utile aux Parisiens. C’est un moteur extraordinaire qui permet d’aligner les planètes, de mobiliser tous les acteurs, d’accélérer et d’amplifier les projets de la Ville dans tous les domaine, explique Anne Hidalgo au JDD. 

Outre Paris, trois autres villes sont en lice pour l’organisation des Jeux olympiques 2024 : Los Angeles, Rome et Budapest. Le nom de ville retenue sera dévoilé le 13 septembre 2017 à Lima.

 

 

http://www.liberation.fr/france/2016/05/08/anne-hidalgo-promet-qu-on-pourra-se-baigner-dans-la-seine-apres-les-jo-de-2024_1451210

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 12:18
Paru dans le Parisien 77 :
Claye-Souilly : pollué, le ru des Grues n’est plus que l’ombre de lui-même

 

Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Claye-Souilly||13 juin 2016, 16h48 | 

 

 

 

Claye-Souilly : pollué, le ru des Grues n’est plus que l’ombre de lui-même

Claye-Souilly, le 18 mai. Au fond de son jardin, Bruno Marc s’alarme de l’état de pollution du ru des Grues, où sont déversés des excédents d’eaux usées. Il s’y baignait lorsqu’il était enfant. (LP/G.P..)

 

 

 

Lorsqu’il s’approche du ru des Grues, qui passe au bout de son jardin, dans le hameau de Souilly, Bruno Marc est assailli par un sentiment d’amertume.

 

Ce petit cours d’eau, affluent de la Beuvronne, qui sillonne à travers la Goële avant de se jeter dans la Marne, a bien changé depuis l’enfance de Bruno. « Quand j’étais gamin, on se nourrissait de poissons qu’on y pêchait », se souvient-il tout en plissant des narines en raison de l’odeur nauséabonde qui exhale du cours d’eau dont la couleur nous fait comprendre pourquoi les chats aiment si peu la baignade.

 

Le responsable principal, mais probablement pas le seul, c’est la station d’épuration que se partagent les villes de Villeparisis, Mitry-Mory et Claye-Souilly. C’est ce que confirme un arrêté préfectoral pris en 2014, qui met en demeure la communauté de communes Plaines et Monts de France -aujourd’hui disparue- de mettre en conformité la station d’épuration, dont le « dimensionnement est insuffisant au regard des débits collectés par les réseaux » des trois communes. La CCPMF devait présenter, d’ici à novembre 2015, un plan d’actions devant aboutir au plus tard en 2018.

 

Sauf qu’entre-temps, la CCPMF a disparu et que les communes précitées, fortement opposées à leur rattachement au Grand Roissy, ont tout laissé en suspens depuis septembre 2015. « On a repris le dossier en main en avril, nous allons soumettre notre plan d’actions à la préfecture d’ici le mois de juillet », explique Jean-Luc Servières (DVD), vice-président en charge de l’assainissement et de l’eau à Roissy Porte de France.

 

Mais moins que la station d’épuration, le problème principal viendrait des réseaux d’assainissement des trois communes, qui ne séparent pas eaux pluviales et eaux usées, entraînant du coup un débit que la station d’épuration n’est pas à même de gérer.

 

On l’autorise donc à rejeter, sans traitement, des eaux usées dans le ru des Grues. Pour ce dernier, il est déjà trop tard. Le contrôle réalisé l’an dernier par le syndicat de la Basse Beuvronne révélait que le ru des Grues souffrait de « pollutions aux métaux lourds » ainsi qu’une teneur en oxygène six fois inférieure au minimum nécessaire pour que des poissons puissent y vivre.

 

Le Parisien |

 

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 21:04
rivière Reneuse à Gressy

rivière Reneuse à Gressy

La rivière Reneuse, affluent de la Beuvronne, prend sa source sur la commune de Villeparisis, elle reçoit les eaux de ruissellement du site pollué, inscrit dans la base Basol (1) de l’ancienne usine Labaz (groupe Sanofi) de Villeparisis de conditionnement chimico-pharmaceutique, précédé par une usine de fabrication de peintures et vernis.

 

Le Conseil Départemental de Seine et Marne a implanté en 2009 un point de contrôle fixe de la qualité de l’eau en aval de la confluence avec les eaux d’ADP, quant à l’ETAT il n’a implanté  aucun point de contrôle fixe sur ce rivière.      

 

Le parcours du combattant

pour obtenir l’autorisation de consulter

des documents publics

 

 

En effet le syndicat de la Basse Beuvronne a fait réaliser en 2015 un contrôle des eaux et sédiments sur la basse Beuvronne et ses affluents, mais bien que ces documents soient publics c’est après avoir adressé un courrier à la CADA (2) que notre association a pu enfin les consulter.

 

Il est vrai que

les résultats d’analyses

sur la Reneuse

sont

assez désastreux.

 

 

On peut lire dans la synthèse de l'étude  des résultats des analyses de l’eau 

 

«  Sur les deux stations de la Reneuse et du ru des Grues, la teneur en oxygène est extrêmement faible avec une concentration en oxygène dissous de 0.64mg/l. D’un point de vue biologique, il est considéré que sous 3mg/l la vie piscicole est impossible et les espèces les plus sensibles demandent 7mg/l. »

 

« Sur les deux stations de la Reneuse et du ru des Grues, les concentrations en ammonium sont très nettement supérieures au seuil de mauvaise qualité. Une concentration maximale de 18mg/l a été relevée sur la station 1  de la Reneuse(amont) soit plus de 4 fois le seuil de mauvaise qualité.

Les valeurs montrent la présence d’une forte pollution avec les effluents urbains  : STEP sur le ru des Grues et les mauvais raccordements sur la Reneuse. »

« sur l’intégralité des stations, le taux de matière en suspension dépasse largement le seuil de mauvaise qualité »

 

 

Concernant résultats de l’étude des sédiments, on peut lire :

 

« Le ru des Cerceaux, la Reneuse et le ru des Grues souffrent de pollutions aux métaux lourds »

 

Les analyses des métaux lourds dans les sédiments dans la Reneuse,en aval du pont francilienne,  font ressortir des taux élevés de pollution qui ne permettent pas leur épandage sur les terres agricoles.

 

Ces métaux lourds sont en particulier :

- PCB,  zinc, plomb, une concentration de 10.25 mg/kg d’arsenic et une très forte pollution au cuivre en aval de Villeparisis après avoir reçu les eaux de ruissellement du site pollué Basol (1) de l’ancienne usine Labaz (groupe Sanofi) de Villeparisis de conditionnement chimico-pharmaceutique, précédé par une usine de fabrication de peintures et vernis.

 

Ironie du sort  les résultats de la dernière campagne de prélèvement d’eaux souterraines mené au droit du site de cette ancienne usine le 20/9/2011 ont notamment montré  des concentrations en augmentation chrome, cuivre, nickel, plomb, zinc et arsenic.

 

 

90 millions d’euros devaient être utilisés

 pour « nettoyer la Beuvronne »

 

Comment

a été utilisé notre argent ?

 

Nous n’en savons rien.

 

 

 

 

Pour le savoir

nous vous conseillons de vous rapprocher de :

 

 M. Yves Albarello

président du syndicat de la Basse Beuvronne

 

M. Jean Luc Servières

 adjoint chargé de l’eau et l'assainissement Claye-Souilly

et vice président chargé de l’assainissement

de la communauté de commune Roissy Porte de France

 

 

 

(1) http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0121

(2) CADA Commission d’Accès aux documents administratifs http://www.cada.fr/

Paru dans le Parisien 77 :
90 M€ pour nettoyer l’eau de la Beuvronne

faustine léo | 22 Juin 2012, 07h00 | MAJ : 22 Juin 2012, 06h53

 

L’artillerie est sortie pour améliorer la qualité de l’eau de la Beuvronne, ce cours d’eau de 25 km de long qui, de Cuisy à Annet-sur-Marne, traverse quinze communes des cantons de Dammartin et de Mitry et se déverse dans la Marne, à côté de la station de pompage d’eau potable.

Son affluent principal, la Biberonne, longue de 12 km, qui passe par six communes de Moussy-le-Neuf à Saint-Mesmes, est aussi concernée.

L’Agence de l’eau, la région et le département investissent 90 M€ sur cinq ans. Vingt-neuf communes s’associent à eux et signent aujourd’hui un contrat par lequel elles s’engagent à maîtriser les nuisances. Elles participeront aux actions à hauteur de 20%. Aéroports de Paris est aussi partie prenante car l’hiver il rejette, grâce à une dérogation, des eaux pluviales chargées en dégivrant, quand sa station de traitement est saturée.

Les eaux de la Beuvronne et de ses affluents sont considérées comme « mauvaises » depuis plus de dix ans, le niveau le plus élevé de pollution référencé. En cause, les rejets domestiques, industriels et agricoles mal maîtrisés sur le territoire. Les hydrocarbures du trafic routier drainés par les pluies sur l’A 104, la N2 et la N3 sont aussi en cause. Les syndicats des eaux du bassin se fédèrent donc pour agir. « Jusqu’à maintenant, tout le monde agissait dans son coin », regrette Yves Albarello, le maire de Claye-Souilly (UMP) et président du syndicat de la Basse Beuvronne.

Un meilleur réseau d’assainissement. Nombreux sont les réseaux vieillissants qui présentent des fuites qui se déversent dans la rivière. Il s’agit donc de les refaire, ce qui est coûteux, en séparant les eaux pluviales du réseau d’eau usées, notamment à Mitry-Mory et Villeparisis. « Nous avons déjà commencé, précise la mairie de Mitry-Mory. Ce sera long, nous avons 50 km de voirie. » Il faudra aussi réhabiliter les stations d’épuration, voire en construire.

Créer des bassins d’orage. Une grande partie de l’amélioration réside dans la collecte des eaux pluviales. Elle permettra aussi de lutter contre les inondations qui perturbent le secteur, comme à Villeparisis où un bassin doit récupérer les eaux et celles de la Francilienne. Il sera équipé de roseaux pour filtrer les molécules toxiques.

Protéger les sols. Les communes ont cinq ans pour peu à peu diminuer leur consommation de produits phytosanitaires et utiliser, par exemple, des brûleurs thermiques pour désherber. « Nous devons aussi convaincre de l’intérêt de faire des parkings végétalisés, qui permettent l’écoulement des eaux, et non en bitume », insiste la chargée de mission du projet.

Préserver les zones humides. Toutes ces actions permettront à l’écosystème des cours d’eau de ne pas disparaître. En plus, des aménagements spécifiques seront réalisés comme la création de mares, de noues ou de passes à poissons. « Nous sommes forcément contents que l’on veuille remédier aux pollutions, concède Jane Buisson de Nature Environnement 77. Mais nous voudrions que l’on s’attaque à elles à la source. »

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/90-meur-pour-nettoyer-l-eau-de-la-beuvronne-22-06-2012-2059910.php

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