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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 10:52
Paru sur le site ACTU ENVIRONNEMENT
Lubrizol : le préfet va signer la réouverture du site malgré une mise en demeure non satisfaite

 

Le préfet s'apprête à autoriser une réouverture partielle du site sinistré. Et ce, alors que l'exploitant ne s'est pas encore mis en conformité avec la mise en demeure qu'il lui a adressée le 8 novembre et qui révèle des failles accablantes.

Lubrizol : le préfet va signer la réouverture du site malgré une mise en demeure non satisfaite

« Je ne suis pas dans la disposition d'esprit d'examiner un redémarrage », déclarait Pierre-André Durand devant la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'accident Lubrizol, le 30 octobre dernier. Un peu plus d'un mois après, le préfet de Seine-Maritime s'apprête à signer un arrêté de réouverture du site après avoir obtenu, mardi 10 décembre, un avis favorable du conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst).

Cette réouverture va intervenir alors que l'exploitant ne s'est pas encore conformé à l'arrêté de mise en demeure signé par le même préfet, le 8 novembre dernier, et alors que les causes du sinistre restent toujours inconnues.

« Nous devons rassurer la population »

Auditionné par la commission d'enquête du Sénat le 22 octobre 2019, le PDG de Lubrizol avait fait part de son intention de « continuer à exploiter les installations non impactées par l'incendie ». « Pour pouvoir faire cela, nous devons rassurer la population locale », avait ajouté Éric Schnur après avoir indiqué que l'incendie de son usine, classée Seveso seuil haut, ne présentait pas de différence significative avec un incendie de maison.

En écho à ces déclarations, le préfet avait repoussé l'idée d'un redémarrage à court terme de l'établissement. « Lubrizol, comme Normandie Logistique, doit nettoyer ses pollutions, doit remettre en état son site, doit rendre compte d'un certain nombre d'infractions qui ont été constatées administrativement et pénalement », avait expliqué Pierre-André Durand devant les députés. Et d'ajouter : « Évidemment, je n'ai pas de dossier entre les mains. Clairement, on n'est pas dans cette séquence ».

Le point de vue du représentant de l'État dans le département a, semble-t-il évolué rapidement alors que ni l'enquête judiciaire ni l'enquête administrative n'ont pourtant avancé la moindre explication sur les causes de la catastrophe. Le préfet a mis à l'ordre du jour du Coderst, qu'il préside, le projet de réouverture partielle de l'usine. « Cette réouverture partielle ne porte que sur deux ateliers chargés de mélange de produits (…). Elle s'accompagne d'une réduction drastique des stockages de produits finis conditionnés (passant de 8 600 t à 561 t, soit une baisse de 93 %) ainsi que d'une diminution du stockage des matières premières (de 27 % à 89 % selon les types de produits) », explique la préfecture, qui précise que l'activité de stockage au cœur de l'incendie n'est pas concernée par la réouverture.

Les services de l'État annoncent, en outre, la prise en compte du retour d'expérience de l'incendie à travers l'édiction de prescriptions supplémentaires en matière de sécurité incendie. « Tous les stockages seront équipés d'un cuvette de rétention d'eau d'une capacité suffisante, de détection incendie et de moyens d'extinction prépositionnés ». Ce que la réglementation exige mais qui s'est révélé défaillant dans l'usine puisque les services de secours se sont trouvés à cours de réserve d'eau lors du sinistre, tandis que des effluents chargés de produits dangereux se sont déversés dans la Seine, justifiant le déclenchement du plan Polmar. La préfecture annonce également la mise en place d'un plan d'action en matière de sûreté à la suite de « l'audit qui a été transmis aux services de l'État ». Un audit dont on ne connaît ni l'auteur, ni la teneur.

« Simulacre de démocratie environnementale »

Le Coderst, qui réunit des représentants des services de l'État, des collectivités territoriales, des associations, des représentants de fédérations professionnelles et des personnalités qualifiées, s'est prononcé à une large majorité (19 voix sur 24) pour le projet de réouverture du site. Seuls se sont opposés les représentants de France Nature Environnement (FNE), de l'UFC-Que Choisir, de la Métropole de Rouen et d'un médecin spécialisé en santé environnementale.

 

 
Une reprise partielle des activités de Lubrizol à Rouen serait un marché de dupes. D'ici trois à quatre ans, l'usine serait définitivement fermée, avant même d'être dépolluée. 
Robin des bois
 
« C'est un simulacre de démocratie environnementale », dénonce Alain Chabrolle, vice-président de France Nature Environnement (FNE), qui estime que seize membres du Coderst relèvent directement des services de l'État. Yvon Robert, président de la Métropole, a justifié son refus de réouverture par un long communiqué. Parmi les raisons invoquées figure la question du respect des prescriptions déjà imposées. « C'est la première condition indispensable d'un rétablissement de la confiance », avertit M. Robert.

 

La question est effectivement centrale quant au sérieux de l'industriel mais aussi des services de l'État. Or, le préfet a pris un arrêté de mise en demeure le 8 novembre dernier demandant à l'exploitant de se conformer à toute une série de prescriptions qu'il ne respectait pas. Ces prescriptions étaient toutes antérieures au sinistre, révélant au minimum la mansuétude dont l'industriel a bénéficié de la part des services de l'État, dont Emmanuel Macron a pourtant salué l'efficacité. Les « considérant » de l'arrêté permettent de prendre la mesure de ces manquements : incomplétude du plan de défense incendie et du plan d'opération interne (POI), absence de système de détection incendie dans les stockages extérieurs, insuffisance des dispositifs de confinement des eaux d'extinction.

Établissement non conforme depuis 2014

Ces deux dernières prescriptions étaient contenues dans l'arrêté du 24 juillet 2019 que le préfet a pris pour valider la deuxième augmentation de capacité du site en dispense d'évaluation environnementale. Mais certaines étaient beaucoup plus anciennes et révèlent l'absence de conformité de l'établissement depuis au moins 2014. C'est le cas de l'absence de prise en compte par l'exploitant de l'incendie généralisé des bâtiments A4, A5, et de leurs stockages extérieurs, dans l'étude de dangers. Cette information est accablante puisque le sinistre s'est déroulé précisément dans ces installations.

On aurait donc pu s'attendre à ce que le préfet s'assure de la mise en conformité de l'installation avec ces prescriptions avant de donner son feu vert à la réouverture. Or, le délai de mise en conformité laissé à l'exploitant n'était pas encore expiré (et ne le sera pour le dernier que le 8 janvier) au moment où la Dreal a rendu son rapport préparatoire à la réouverture. Il est manifeste que Lubrizol n'a pas devancé ces échéances. « Les travaux sont en cours », a déclaré au Coderst la représentante de Lubrizol, selon FNE qui parle « d'un joli numéro entre le préfet et l'industriel ». « La faute de l'État continue et s'aggrave », réagit l'ancienne ministre de l'Environnement, Delphine Batho.

« Une reprise partielle des activités de Lubrizol à Rouen serait un marché de dupes. D'ici trois à quatre ans, l'usine serait définitivement fermée, avant même d'être dépolluée », assure Robin des bois. Selon l'association, qui a dressé un panorama de toutes les activités de l'industriel dans le monde, la stratégie de développement du secteur lubrifiants de Lubrizol passe par « une solution de dépannage à Rouen en attendant que les autres unités, notamment en Chine, puissent se substituer aux productions globales du site sinistré et amputé ».

https://www.actu-environnement.com/ae/news/lubrizol-reouverture-34610.php4

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 15:00

 

 

Communiqué de l'association Robin des Bois :

 

 

4 décembre 2019
Communiqué Lubrizol n°8
 
 
Robin des Bois
 
 
Lubrizol, les nausées abondent
 
 
Comme tous les deuxièmes mardis du mois, le CODERST* va se réunir à la préfecture de Rouen pour régler les affaires courantes à huis clos, sans compte-rendu et sans rendre des comptes. Oublieux de ses inconséquences antérieures, le cénacle entend sous la courtoise injonction de Monsieur le Préfet statuer sur la reprise partielle et immédiate des activités sur le site Lubrizol de Rouen « as is », comme on dit dans le monde de la démolition des navires, c’est-à-dire dans l’état où il est, un état hémiplégique et chaotique.

Plusieurs arguments s’opposent à cette initiative :
- La mise en sécurité des fûts pleins endommagés et déformés par l’incendie ne sera pas terminée avant le mois d’avril. Les opérations sont plus complexes que prévu et peuvent à tout moment déclencher des odeurs vomitives.
- Les opérations de mélange et de formulation que la direction, le personnel et un syndicat représentatif de l’entreprise souhaitent redémarrer au plus vite ne sont pas exemptes de risques incendie ou d’épandage de produits toxiques. Même s’il convient de noter que le pentasulfure de phosphore, la matière la plus dangereuse mise en œuvre sur le site, a été évacué et renvoyé chez le fournisseur, les ressources en eau et en émulseur immédiatement disponibles restent sous-dimensionnés et les modalités d’information des populations en cas de sinistre, qui ont fait la preuve de leur inefficacité, ne seront pas renouvelées d’ici la fin de l’année.
- L’enfûtage, c’est-à-dire la mise en fûts des produits finis se ferait dans un site Seveso seuil bas en Seine-Maritime, dont la localisation précise n’est pas connue à cette heure de Robin des Bois. Cette activité supplémentaire, permanente et substantielle alimentée par camions-citernes réclame, à notre avis, une modification de l’étude de dangers de ce prestataire de service et une enquête publique, deux formalités qui ne peuvent pas être raisonnablement accomplies avant quelques mois.
- La reprise partielle des activités chez Lubrizol Rouen, dans des conditions certes fidèles à la doctrine d’accélération et de simplification adoubée par la présidence et le gouvernement de la République, risque de faire de tout le personnel de Lubrizol Rouen une victime collective à l’horizon de 3 à 4 ans. Lubrizol exploite une soixantaine d’usines dans le monde. Les plus récentes sont en Chine. Le site de Rouen pourrait en fait être condamné et définitivement fermé après quelques années de dépannage, le temps qu’une unité nouvelle et rentable soit opérationnelle ailleurs dans le monde et avant même que les sols, sous-sols et nappes souterraines ravagés par l’incendie du 26 septembre 2019 aient été dépollués.


* COnseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques
 

http://www.robindesbois.org/lubrizol-les-nausees-abondent/

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 17:00

 

 

 

Nicolas Honoré vient de prendre ses fonctions, en qualité de sous préfet de Meaux, en début de ce mois, il a été auparavant sous préfet de Béthune, dans le Pas de Calais, pendant 5 ans.

Il semble que ce soit une promotion pour Nicolas Honoré qui va devoir s’occuper d’un secteur comptant 343 000 habitants (20% de plus que précédemment), Meaux comptant à elle seule 53 000 habitants, alors que Béthune en comptait moins de la moitié.

Il devra s’occuper de 11 sites SEVESO, dont 5 à hauts risques et de la plus importante zone industrielle d’ IDF à Mitry-Compans.

Il devra organiser, entre autres, chaque année, 8 commissions de suivi de sites.

 

Nous attendions, avec impatience, de le rencontrer à l’occasion de la CSS VEOLIA Claye-Souilly qui devait être organisée avant la fin de l’année, comme l’impose le décret 2012-189 du 7.2.2012, mais Nicolas Honoré en a décidé autrement, il n’y aura pas de CSS VEOLIA Claye-Souilly cette année et nous le déplorons.

 

Etait-ce une habitude à la sous préfecture de Béthune de ne pas organiser régulièrement des CSS ? On peut se poser la question, au regard des compte-rendus CSS répertoriées dans ce secteur sur le site de la s3pi. http://www.s3pi-artois.fr/-Liste-des-CSS-

 

 

Les associations environnementales de larrondissement de Meaux tiennent à ce que ces commissions CSS soient tenues régulièrement et veilleront à ce que la législation française soit respectée.

 

 

 

Lien vers un extrait du décret n° 2012-189 du 7 février 2012 :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025344282&categorieLien=id

« Article 2, alinéa IV. ― « La commission se réunit au moins une fois par an ou sur demande d'au moins trois membres du bureau. L'ordre du jour des réunions est fixé par le bureau. L'inscription à l'ordre du jour d'une demande d'avis au titre de l'article R. 512-19 ou du premier alinéa de l'article D. 125-31 est de droit.
« Sauf cas d'urgence, la convocation et les documents de séance sont transmis quatorze jours avant la date à laquelle se réunit la commission. Ces documents sont communicables au public dans les conditions prévues au chapitre IV du titre II du livre Ier.
« La commission met régulièrement à la disposition du public, éventuellement par voie électronique, un bilan de ses actions et les thèmes de ses prochains débats.
« Les réunions de la commission sont ouvertes au public sur décision du bureau.

 

 

Biographie de Nicolas Honoré :

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Actualites/Actualite-du-prefet/Nouveau-sous-prefet-de-l-arrondissement-de-Meaux

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 20:37

 

 

Paru sur le site l’Usine Nouvelle :

 

De plus en plus d'accidents sur les sites Seveso

 

JULIEN COTTINEAU CHIMIE , PHARMACIE / BIOTECHNOLOGIES , RECYCLAGE - DÉCHETS , SÉCURITÉ INDUSTRIELLE , LA DATA 

 

PUBLIÉ LE 08/10/2019 À 06H00

 

ETUDEAvec 1112 accidents et incidents survenus en 2018 sur les installations classées, l’accidentologie progresse selon le Bureau d’analyse des risques et pollutions classées (Barpi). Les sites Seveso comptent pour 25% des cas. Les secteurs chimie/pharmacie et du traitement des déchets sont les plus à risques.

Depuis trois ans, l’accidentologie augmente sur les sites Seveso en France.© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Depuis trois ans, l’accidentologie augmente sur les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), c’est-à-dire les exploitations industrielles et agricoles pouvant engendrer des risques, des pollutions ou des nuisances pour la sécurité et la santé des riverains.

Selon l’Inventaire 2018 du Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles (Barpi), paru en septembre 2019, 1112 incidents et accidents industriels (dont 440 accidents) ont été recensés en France en 2018, contre 1053 (dont 407 accidents) 2017 et 853 (362 accidents) en 2016. Les sites les plus accidentogènes sont de loin dans le secteur du traitement des déchets (244 incidents et accidents en 2018), devant la chimie-pharmacie (170) et la métallurgie (92).

 

Les sites Seveso, 25% des cas en 2018

Au sein des ICPE, les sites Seveso, seuil haut et bas, comptaient pour 25% des cas signalés en 2018. Là encore, le Barpi note une augmentation de cette part, qui était de 22% en 2017 et de seulement 15% en 2016. Le nombre d'accidents, en valeur absolue, progresse aussi. On a répertorié 111 accidents sur les sites Seveso en 2016, 120 en 2017 et 161 en 2018.

L’industrie chimique et pharmaceutique, dont les sites sont souvent plus à risques et plus fréquemment classés Seveso, arrive en tête des risques, avec 76 cas signalés en 2018. Le secteur du traitement des déchets arrive en deuxième position avec 20 cas, soit un doublement en un an. Suivent ensuite la cokéfaction et le raffinage (18 cas), la métallurgie et produits métalliques (14) et le transport et l’entreposage (11).

 

Amélioration de la remontée d'information

Ces résultats comprennent à la fois les accidents, tels qu'incendies, explosions ou rejets, avec des conséquences sur l’environnement et/ou des personnes mais aussi les "incidents notables d’exploitation sans conséquence effective", souligne le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Le ministère juge d’ailleurs que cette augmentation significative est "due en bonne partie à une amélioration de la remontée d'information, l'inspection des installations classées étant de plus en plus vigilante sur ces questions", notant au passage que la courbe des accidents progresse plus faiblement que celle des incidents. 

 

Suite à l’augmentation de l’accidentologie du secteur du traitement des déchets, le ministère indique que l’inspection des installations classées devrait mener une "action de contrôle ciblée en 2020" dans ce secteur.

 

https://www.usinenouvelle.com/article/reperes-de-plus-en-plus-d-accidents-sur-les-sites-seveso.N891679

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 17:53

 

En cas d’incendie personne ne peut croire que les fumées s’arrêteront aux limites de la décharge et de ce fait il semblerait logique pour les riverains que des mesures soient prises pour les protéger eux et leur environnement, c’est pourquoi ils ne comprennent pas pourquoi sur les 13 sites SEVESO à hauts risques de Seine et Marne, seule la décharge Suez Villeparisis est dispensée de Plan Particulier d’Intervention par la préfète, alors que cette décharge a connu 4 incendies en moins de 6 ans ?

 

 

 

Qu’est-ce qu’un PPI ?

Site de la préfecture du 77 :

Les Plans Particuliers d'Intervention (PPI) en Seine-et-Marne

 

Le plan particulier d'intervention (PPI) est un dispositif local défini en France pour protéger les populations, les biens et l'environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l'existence d'une ou de plusieurs installations industrielles. Le terme désigne également le document qui définit le dispositif. Celui-ci définit les moyens de secours mis en œuvre et leurs modalités de gestion en cas d'accident dont les conséquences dépassent l'enceinte de l'installation à risques concernée. Ces modalités couvrent les phases de mise en vigilance, d'alerte et d'intervention mais aussi les exercices de sécurité civile réalisés périodiquement pour une bonne appropriation du dispositif.

Le plan particulier d'intervention, conçu et rédigé par les pouvoirs publics, constitue un volet du dispositif ORSEC départemental. Il est en interface avec les plans d'urgence établis par les industriels à l'origine des risques concernés.

 

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/les-plans-particuliers-dintervention-ppi-en-seine-et-marne/
 

 

C’est à la suite de la dernière étude de danger de 2017 fournie par l’exploitant, sous sa responsabilité, que la préfète a pris cette décision.

 

 

Que contient cette étude de dangers ?

 

Nous n’en savons rien

 

 

Dans un souci de transparence certains industriels présentent le résumé non technique de l’étude de dangers aux riverains et aux associations mais il semble qu’à Villeparisis Suez n’ait pas souhaité engager ce type de démarche de concertation et nous le regrettons.

 

 

Les riverains de la décharge Suez Villeparisis ne peuvent pas être les seuls riverains de Seine et Marne de sites SEVESO à hauts risques, à être privés de la protection d’un plan particulier d’intervention.

 

 

 

Extrait document DGPR

La gestion des informations sensibles des Installations classées pour la protection de l’environnement 29 mai 2018 (page 38)

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/20180529_MardiDGPR_2emepartie.pdf

 

VILLEPARISIS décharge SEVESO à hauts risques SUEZ : quelles mesures pour protéger, confiner ou évacuer la population en cas d’important incendie ?

 

 

 

Incendies sur la décharge Suez Villeparisis :

extrait du site ARIA :

 

N° 51575 -  14/05/2018 -  FRANCE - 77 - VILLEPARISIS

E38.22 - Traitement et élimination des déchets dangereux

Vers 13 h, dans une installation de stockage de déchets dangereux classée Seveso seuil haut, un feu se déclare sur des big-bags contenant de la poudre d’aspiration et des cendres de dépoussiérage stockés dans l’alvéole de déchets industriels en vrac. Le conducteur d’engin donne l’alerte. L’exploitant déclenche le POI. Le personnel recouvre les big-bags de liant cimenté et de terre à l’aide de la pelle et de la chargeuse du site. A 14 h, le POI est clôturé.

Suite à l’incendie, les mesures suivantes sont immédiatement prises :

  • arrêt provisoire de la livraison des déchets suspectés ;
  • mise en place de ronde de surveillance de la zone d’incendie toutes les 2 h par le gardien du site ;
  • mise en alerte du personnel d’astreinte.

Les types de déchets impliqués dans l’incendie sont traités régulièrement sur le site. D’après l’exploitant, l’incendie serait dû à une réaction exothermique provoquée par les pluies tombées la veille.

Plusieurs incendies ont déjà eu lieu sur ce site, en 2013 (ARIA 43438) et en 2017 (ARIA 50663, 50677).

 

https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/51575/

 

 

N° 50663 -  27/04/2017 -  FRANCE - 77 - VILLEPARISIS

E38.22 - Traitement et élimination des déchets dangereux

À 7h50, un conducteur d’engins constate un départ de feu sur 4 big-bags de déchets de corindon au niveau d’une alvéole d’un centre de traitement des déchets. Il donne l’alerte. Le personnel recouvre le feu à l’aide de terres inertes, puis avec du produit solide stabilisé. L’incendie est maîtrisé vers 9 h. Les pompiers ne sont pas alertés. Un dégagement de vapeur d’eau, lié aux fortes précipitations de la veille, est observé.

Les analyses du déchet impliqué dans l’incendie ne montrent pas de polluants inhabituels. Les éléments présents sont caractéristiques des déchets de polissage de peinture de support métallique. Les réceptions de ces déchets sont stoppées le temps d’effectuer des investigations complémentaires.

https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/50663/

 

 

N° 50677 -  12/10/2017 -  FRANCE - 77 - VILLEPARISIS

E38.22 - Traitement et élimination des déchets dangereux

L’exploitant est alerté par la municipalité à 21 h. À 21h10, un agent d’astreinte recouvre le foyer à l’aide de matériaux inertes. Les pompiers, sur place à 21h50, constatent que l’incendie est éteint.

L’alvéole contient un lot de déchets solidifiés stabilisés composés notamment des fines de filtre provenant d’un incinérateur de déchets dangereux. Selon l’exploitant, une réaction exothermique serait à l’origine de l’incendie.

L’exploitant prévoit la mise en place de différentes actions correctives concernant notamment la caractérisation de certains types de déchets ainsi que la mise en place d’une surveillance accrue des alvéoles en cours d’exploitation (utilisation de caméras thermiques).

https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/50677/

 

 

N° 43438 -  17/02/2013 -  FRANCE - 77 - VILLEPARISIS

E38.22 - Traitement et élimination des déchets dangereux

Vers 8h30, le gardien d’un centre d’enfouissement de déchets dangereux classé Seveso est alerté par une société voisine d’un dégagement de fumée dans un casier extérieur de déchets. Il répercute l’alerte vers l’opérateur d’astreinte. Le casier de 2 500 m², partiellement recouvert, contient 200 t de déchets dont de l’amiante et 44 fûts de 200 l (60 t) de poussières avec de l’arsenic (As) déposés 3 jours plus tôt. L’astreinte, qui arrive sur site à 8h45, constate des flammes de 3 à 4 m de haut et décide de contacter le cadre d’astreinte puis les pompiers, le sinistre n’étant pas maîtrisable en interne. Les secours interviennent avec 56 hommes et plusieurs engins sur un foyer de 500 m². Le brasier est attaqué avec de la mousse puis progressivement recouvert par de la terre au moyen d’engins de chantier (plus efficace dans le temps que la mousse). Une épaisse fumée grise et malodorante se dégage au voisinage, mais les mesures de toxicité en As se révèlent négatives car les fûts n’ont pas été significativement touchés (du benzène et du toluène sont détectés dans le panache de fumées à l’intérieur du site). Les mesures de polluants dans les eaux de surface autour du site ne montrent pas de risque de pollution. Le feu est éteint à 16h30 et les pompiers quittent le site.

Des enquêtes judiciaires et administratives sont effectuées pour identifier les circonstances et les causes du sinistre. L’exploitant mettra en place le coffrage de l’alvéole accidentée sans toucher à la couche de terre et lancera un programme de prélèvements et d’analyses pour étudier l’impact potentiel du sinistre sur le milieu.

https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/43438/

 

 

Pour aller plus loin :

https://www.icsi-eu.org/fr/Etudes-de-dangers-et-ouverture-au-public-icsi.p205.html

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 15:30

 

Un manque de transparence  ?

 

Riverains à vous de juger

 

 

 

Pour toutes informations complémentaires

 nous vous conseillons de vous rapprocher de

La préfecture de Seine et Marne

 

 

 

Réédition de notre article du 17/10/2014  :

La CSS commission de suivi de site de la zone industrielle de Mitry-Compans ne sera pas ouverte au public

 

      Dans un souci de transparence, Mireille LOPEZ, association ADENCA,représentante des Riverains de l’installation ou associations de protection de l’environ nement, au bureau de la commission de suivi de site de la zone industrielle de Mitry-Compans avait demandé à la sous préfecture de Meaux d’organiser une réunion de bureau pour décider de l’ouverture de cette CSS au public.

 

Or aujourd’hui elle vient de recevoir de la sous préfecture le message  suivant :

« Après la consultation des membres du bureau quant à l'ouverture au public des réunions de la CSS pour la ZI Mitry-Compans, il ressort que la majorité des membres est défavorable à cette ouverture au public »

 

Les membres défavorables

  sont

les services de l’Etat  et les exploitants

 

Les membres favorables 

sont

les collectivités locales et les  associations de riverains

 

 

Les membres favorables étant minoritaires

la commission

ne sera pas ouverte au public

 

 

       http://adenca.over-blog.com/article-la-css-commission-de-suivi-de-site-de-la-zone-industrielle-de-mitry-compans-ne-sera-pas-ouverte-au-p-124798889.html

 

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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 14:17
Passage à niveau zi Mitry-Compans non protégé par une barrière de sécurité alors que circulent sur cette voie ferrée des wagons chargés de produits chimiques alimentant un site SEVESO à hauts risques (photo 1/6/2018)

Passage à niveau zi Mitry-Compans non protégé par une barrière de sécurité alors que circulent sur cette voie ferrée des wagons chargés de produits chimiques alimentant un site SEVESO à hauts risques (photo 1/6/2018)

 

En 2013 alors que le plan de prévention des risques technologiques de la zone industrielle de Mitry-Compans était en cours d’instruction, la préfète dispense d’effectuer une évaluation environnementale bien que 3 sites SEVESO à hauts risques étaient comptabilisés sur cette zone industrielle.

 

Voici les raisons invoquées par Madame la Préfète dans son AP  13 E 1C 001 du  22/5/2013,  pour extrait:

En 2013 la préfète Nicole Klein dispense d’effectuer une évaluation environnementale dans le cadre du PPRT SEVESO de la zone industrielle de Mitry-Compans

 

 

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Decision_dispense_Evaluation_Envtale_PPRT_Mitry-Mory_cle7ef1a5.pdf

 

 

 

Après l’accident de LUBRIZOL ROUEN ne serait-il pas utile que la préfète Béatrice ABOLLIVIER demande une mise à jour de l’étude de danger aux industriels responsables des 2 sites SEVESO à hauts risques  CCMP et GAZECHIM, contrôlée par un organisme indépendant, et impose une évaluation environnementale du PPRT ?

 

Riverains à vous de juger

 

 

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 19:11

 

Paru sur le site Robin des Bois :

LUBRIZOL

2 oct. 2019

Accueil » Actualités » Lubrizol

 

Communiqué Lubrizol n°2

 

La liste publiée par la préfecture de Seine-Maritime, se basant sur les informations communiquées par Lubrizol, est un numéro de strip-tease industriel réservé aux initiés. Il est précisé que 5253 tonnes de produits ont été brûlées. Il est confirmé à travers les mentions de danger conformes au règlement CLP (Classification, Labelling, Packaging) que des substances corrosives, irritantes, nocives, cancérogènes, narcotiques, très dangereuses pour l’environnement aquatique ont été dispersées sur les sols de l’usine, les voiries urbaines, la Seine et dans l’atmosphère.

Cet inventaire partiel ne concerne que les produits finis et conditionnés en fûts. Manquent les matières intermédiaires, les déchets de production et les déchets consécutifs à la destruction de certaines installations fixes ou mobiles.

Robin des Bois publiera ultérieurement une interprétation plus fine des documents disponibles.

 

Voir aussi :
 

Lubrizol, communiqué n°1 : Comment le secret s’est abattu sur les usines Seveso,

30 septembre 2019

 

 

http://www.robindesbois.org/lubrizol/

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 10:53

 

 

 

Depuis des années notre association souligne le travail remarquable des ingénieurs de la DRIEE 77 dans ce département et demande, sans jamais avoir été entendu, le renforcement des effectifs de cette administration.

 

Ces ingénieurs ont en charge le contrôle des sites SEVESO et de toutes les installations dangereuses pour l’environnement (ICPE) du département, des ingénieurs qui sont souvent sollicités le week end puisque certains incendies notamment dans des sites de traitements de déchets se déclarent le samedi ou le dimanche.

 

Ces ingénieurs qui doivent également instruire les demandes d’autorisations d’implantation de sites polluants ou dangereux qui pleuvent, en particulier, cette année sur notre département.

 

Il est vrai que dans l’état actuel de la législation rien n’interdit aux industriels de maintenir plusieurs sites SEVESO les uns à côté des autres, d'implanter plusieurs industries polluantes ou dangereuses les unes à côté des autres sur un territoire réduit et les industriels ne s’en privent pas.

 

Nous tenons à remercier Guillaume Bailly, responsable DRIEE 77, le sous préfet de Meaux Gérard Péhaut et leurs collaborateurs pour l’opération "coup de poing" qu’ils ont mené en avril dernier sur la zone industrielle de Mitry-Compans où plusieurs entreprises ont fait l’objet de mise en demeure pour infraction à la législation en vigueur.

 

 

Communiqué de la préfecture du 77 lors de l'opération "coup de poing" sur la zone industrielle de Mitry-Compans

Communiqué de la préfecture du 77 lors de l'opération "coup de poing" sur la zone industrielle de Mitry-Compans

 

Après avoir autorisé encore et encore l’implantation de sites polluants et dangereux dans ce département qui compte 40% des sites SEVESO d’Ile de France, L’ETAT doit prendre les mesures nécessaires pour protéger les riverains et ceci passe par plus de contrôles des entreprises et, pour ce faire, le renforcement des effectifs de la DRIEE 77.

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 14:53

 

 

Après l'accident de Lubrizol Rouen se pose le problème de la concentration de sites dangereux ou polluants sur un même secteur.

 

40 % des sites SEVESO d'IDF

se trouvent 

en Seine et Marne

  alors que Paris

n'en compte aucun

 

Pourquoi l'ETAT a-t-il autorisé de telles concentrations d'implantations dangereuses ou polluantes sur des surfaces aussi réduites ?

 

Au nord-ouest 77 l'ETAT a autorisé la concentration à Mitry-Compans de la plus importante zone industrielle d'IDF et du plus important nombre de décharges d'IDF sinon de France.

 

Les riverains de ces installations dangereuses ou polluantes sont les grands oubliés de la France, il serait temps que l'ETAT prenne des mesures pour les protéger.

 

Ironie du sort, c'est dans ce secteur que les services de la DRIEE 77, qui contrôlent ces installations, sont depuis des années en sous effectif.

 

Les riverains aimeraient bien entendre Elisabeth Borne, ministre de l'écologie, s'exprimer sur ce dossier anxiogène.

 

 

Sites SEVESOen Seine et Marne

Sites SEVESOen Seine et Marne

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