ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Que contiennent les entrailles de ce site ?
Nous n’en savons rien
Ce que nous constatons c’est que des odeurs nauséabondes se dégagent du site.
En effet le groupe Séché avait fermé il y a plusieurs années cet incinérateur de déchets dangereux, la cheminée avait été démontée. Une activité de transit de déchets dangereux avait été maintenue sur le site, activité qui a été également arrêtée.
La législation oblige en cas de fermeture de ce type de site qu’une dépollution soit réalisée, c’est ce que le groupe Séché est entrain d’effectuer depuis plusieurs mois avec des engins de travaux publics qui creusent le sol à certains endroits.
Pour tous renseignements complémentaires
Nous vous conseillons de vous rapprocher de
Nicolas Honoré
Sous préfet de Meaux
Paru sur le site Reporterre :
Victoire pour les opposants d’une usine à bitume
Victoire pour les opposants à la centrale d’enrobage à chaud de la Ville-sous-la-Ferté (Aube). Le 24 février, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a annulé l’autorisation d’exploiter délivrée en octobre 2019 par le préfet de l’Aube à la SARL Jean Poirier, qui porte ce projet d’installation de production d’enrobé bitumineux routier. Il avait été saisi en mars 2020 par les associations Les Amis de la Terre et Préservons la vallée de Clairvaux.
Présenté lors d’une réunion publique en avril 2019 aux habitants de la commune, ce projet d’une capacité de production de 49 500 tonnes d’enrobé par an, à 600 mètres des premières habitations, avait immédiatement inquiété une partie de la population. Le jugement, que Reporterre a pu consulter, évoque ainsi « des émanations odorantes de goudron » dont l’intensité et le périmètre « n’ont pas été précisément évaluées » et un risque de pollution des eaux aux hydrocarbures.
« Après maintes recherches et une étude très approfondie de l’ensemble du dossier du pétitionnaire et de l’arrêté préfectoral, en première instance, sans contestation possible ni une seule ligne désapprouvant notre action, le président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a débouté de sa demande d’exploitation la SARL Poirier et a annulé purement et simplement l’arrêté préfectoral du 11 octobre 2019, s’est réjoui dans un communiqué Patrick Lorne, de Préservons la vallée de Clairvaux. Nous souhaitons partager avec vous tous la joie que nous ressentons ! Mais aussi apporter à chacun l’espoir que tout est possible quand tout est tenté et que rien n’est négligé... ni le courage pour la masse de travail à produire pour se défendre, ni la hargne à ne pas se laisser enfumer ! »
Puisque vous êtes ici…
… nous avons un petit service à vous demander. Chaque mois, plus d’un million de personnes font confiance au travail des journalistes de Reporterre pour se tenir informées sur l’urgence écologique. Plus de 27 000 lecteurs financent le journal par des dons, lui permettant de rester en accès libre, sans aucune publicité, et totalement indépendant.
Contrairement à beaucoup d’autres, Reporterre n’a pas d’actionnaire ni de propriétaire milliardaire. Le journal, à but non lucratif, est libre de toute influence commerciale ou politique. Par ailleurs, nous avons la conviction que le bouleversement environnemental est l’enjeu principal de ce siècle. À ce titre, il nous semble que ce sujet doit être mis en avant chaque jour dans le débat public. Les articles, reportages et enquêtes que vous pouvez lire sur le site sont vitaux pour la démocratie, pour la prise de conscience écologique, et pour exiger mieux de nos dirigeants.
Nous fournissons tous nos articles gratuitement, pour tous. Nous le faisons parce que nous croyons en l’égalité de l’accès à l’information. Ainsi, davantage de personnes peuvent suivre l’actualité de l’écologie, comprendre l’impact du désastre en cours sur la population et les communautés, et s’engager. Tout le monde peut bénéficier d’un accès libre à des informations de qualité, quelle que soit sa capacité à payer pour cela.
S’il y a bien un moment pour nous soutenir, c’est maintenant. Chaque contribution, grande ou petite, renforce notre capacité à porter l’écologie au cœur de l’agenda médiatique. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Si vous le pouvez, soutenez le journal avec un don mensuel. Merci
https://reporterre.net/Victoire-dans-l-Aube-une-usine-a-asphalte-routier-annulee
Alors que la préfecture doit réunir chaque année une commission de suivi de site CSS cela faisait plus de 2 ans qu’elle n’avait pas été réunie.
C’est au Raincy que cette CSS s’est réuni ce matin.
D’ordinaire les documents présentés en séance étaient envoyés aux participants 15 jours à l’avance pour qu’ils aient le temps de les consulter et de préparer leurs observations mais cette fois-ci ils les ont découverts lors de la CSS.
Placoplatre ne souhaitait pas fournir les documents demandés par les associations lors de la CSS et pour toute réponse l'industriel indiquera :
« la population les aura lors de l’enquête publique ».
A noter que le Député Rodrigue Kokouendo présent à la réunion n’est pas intervenu pour soutenir les associations dans leur demande.
Ces commissions sont censées permettre d’assurer l'information du public d’une manière objective et transparente sur les questions liées à l'environnement industriel.
A quoi servent-elles vraiment si les participants ne peuvent pas disposer avant l’enquête publique de certaines études qui leur permettrait de mieux cerner le dossier ?
Un manque de transparence ?
A vous de juger
A Compans en août dernier on a frôlé la catastrophe lorsqu'un monstrueux incendie s’est déclaré au bord de la zone industrielle de Mitry-Compans, qui compte 6 sites Seveso, sur un terrain d’ADP occupé depuis plusieurs mois par des Roms, incendie qui heureusement n’a fait aucuns blessés. Les pompiers ont mis près de 5 jours à éteindre l’incendie.
Depuis quelques jours les Roms se sont réinstallé en face sur un site du ministère de l’écologie, près d'une pompe à essence, ce terrain avait été déclôturé il y a quelques mois pour, semble-t-il, faire des manipulations de terre dans le cadre des travaux de contournement de Roissy.
C’est sur ce terrain qu’une décharge illégale s’était constituée autrefois, au fil des ans, vers 2014 une population de Roms s’y était installée, puis avait quitté les lieux. Au départ des Roms, plutôt que de nettoyer correctement et boucher l’accès, le ministère de l'écologie avait laissé le site à l’abandon et la décharge illégale s'était étendue.
Ce n’est que quelque temps avant l’ouverture de la COP21 au Bourget, à quelques kilomètres de Compans, que le Ministère de l’Ecologie se décida à faire nettoyer le site. L’opération de déblayage coûtera près de 300 000 € payés par l’argent de vos impôts.
Le site fut ensuite fermé et jusqu’à 2020 inaccessible, en 2021 la clôture fut retirée, sans implantation d'un nouveau système de sécurité contraignant ce qui a permis aux roms de venir investir le terrain.
Depuis l'ETAT n'a toujours pas pris de mesures afin de trouver un lieu plus sécurisé pour ces populations nomades implantées si près de cette zone industrielle dangereuse qui compte 6 sites Seveso.
Pour aller plus loin:
http://adenca.over-blog.com/2021/11/compans-pourquoi-la-cloture-a-ete-retiree-sur-le-site-du-ministere-de-l-ecologie-qui-avait-accueilli-une-monstrueuse-decharge-illegahttp://adenca.over-blog.com/2015/04/nord-ouest-77-compans-une-monstrueuse-decharge-illegale-sur-un-terrain-appartenant-au-ministere-de-l-ecologie.html
https://www.lesechos.fr/2015/06/la-decharge-illegale-de-compans-enfin-deblayee-249032
N° 57632 - 08/07/2021 - FRANCE - 77 - FAVIERES
C10.51 - Exploitation de laiteries et fabrication de fromage
Vers 5h30, un feu se déclare dans un bâtiment de 894 m² servant au stockage de ballots de paille et de foin dans un élevage de vaches laitières. L’alerte est donnée par une employée. Les pompiers rencontrent des difficultés d’approvisionnement en eau du fait de l’insuffisance du débit du poteau incendie situé à 500 m du sinistre. L’exploitant réalise des rotations avec des tonnes à lisiers. En parallèle, des pompages sont effectués directement dans le cours d’eau. Dans le cadre de raccordement d’un projet de méthanisation, 7 bobines de tuyauteries gaz en polyéthylène haute densité (PEHD), situées devant le bâtiment, s’enflamment. La chaleur dégagée atteint le bâtiment situé à 27 m en face. Cinq jours après, une combustion de paille et d’agrégats de tôles est encore présente.
Huit des 11 travées du bâtiment étaient occupées par un stockage de 409 ballots de foins et 510 de paille représentant 910 t et 4 635 m³ de matières combustibles. Le bâtiment et les bobines en PEHD sont entièrement détruits.
Plusieurs causes peuvent être à l’origine de l’incendie : un auto-échauffement par fermentation des matières végétales, une négligence ou un acte volontaire malveillant.
A la suite de l’événement, l’exploitant doit mettre en place les actions suivantes :
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/57632/
Sur une partie du site de l’ancien aérodrome de Compans, propriété aujourd’hui d’Aéroport de Paris, l’entreprise VIRTUO Industriel Property, prévoit d’implanter un entrepôt de plus d’un hectare ½ (15 273 m2) de tri et distribution de colis.
Cette activité devrait occasionner un trafic supplémentaire de plusieurs milliers de véhicules chaque année sur la RD 212 déjà saturée aujourd’hui.
L’entreprise prévoit en effet un trafic journalier de 270 véhicules :
Pour toute information complémentaire
Nous vous conseillons de contacter
Joël MARION
Maire de Compans
C’est suite à une visite d’inspection de la DRIEE du 15 mars dernier que le préfet vient de prendre une mise en demeure à l’encontre de la coopérative agricole Valfrance de St Mard qui stocke, entre autres, du nitrate d’ammonium.
Un arrêté ministériel, datant de 15 ans, du 6 juillet 2006, obligeait l’industriel à respecter certaines normes de sécurité.
Mais ni le sinistre d’AZF, ni celui de Beyrouth n’avait, semble-t-il, inquiété l’industriel qui ne respecte toujours pas plusieurs articles de cet arrêté comme vous pourrez le constater au vu de l’extrait de l’AP de mise en demeure :
Pour mémoire ce site se trouve au bord de la gare de St Mard, d’une zone pavillonnaire et d’une importante zone d’activité comprenant des entrepôts logistiques de grande envergure et près de lignes électriques à haute tension.
Lien vers l’AP complet : https://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/50703/370637/file/AP%20n%C2%B02021%20DRIEAT%20UD%2077%20141%20du%2008%2010%202021%20MED.pdf
Paru sur le site « La Marne » :
Seine-et-Marne. Du nitrate d'ammonium stocké en grande quantité à Saint-Mard
En cause dans l'explosion de l'usine AZF de Toulouse en 2001 ou encore à Beyrouth en août 2020, le nitrate d'ammonium est présent en grande quantité à Saint-Mard.
C’est dans cette coopérative agricole que sont stockés les engrais. (©© Adenca)
Par Rédaction MeauxPublié le 7 Oct 20 à 17:02 mis à jour le 8 Oct 20 à 12:19
A quoi sert le nitrate d'ammonium ?
Le nitrate d'ammonium ( NH4NO3) est principalement utilisé comme engrais azoté sous le nom d'ammonitrate. Il fournit aux plantes l'azote qu'elles ne peuvent naturellement fixer. Il est très utilisé par les agriculteurs franciliens, qui ont pour habitude de le stocker dans leur réserve. Sur les dix dernières années, six accidents ont eu lieu à cause de l'ammonitrate dans l'ensemble de la région, sans pour autant causer des dégâts humains.
A Saint-Mard, dans la coopérative agricole ValFrance située à proximité de la gare, des engrais solides contenant du nitrate d’ammonium sont stockés en grande quantité. Selon un rapport du site Georisques.fr, le site a le droit de stocker 1 249 tonnes d’engrais solides contenant cette substance explosive.
A titre de comparaison, la quantité de substance stockée dans l’usine AZF de Toulouse avait été évaluée entre 20 et 120 tonnes, ce qui avait endommagé un grand nombre de locaux dans un rayon de 4 kilomètres. Dans le pire des scénarii, une explosion similaire à Saint-Mard provoquerait des dégâts jusqu’à Rouvres, Montgé-en-Goële, Thieux ou encore Nantouillet.
Faut-il s’inquiéter ?
Dans un premier temps, il est important d’indiquer que le nitrate d’ammonium n’est pas explosif tout seul. Il le devient lorsque 0,2 % de matières organiques (des poussières par exemple) entrent en contact avec, ou lorsqu’un incendie se déclenche, et que des braises atteignent l’engrais.
De par la potentielle dangerosité de la substance, les contrôles sont fréquents (au moins une fois tous les trois ans) par la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France (DRIEE).
De quoi apporter des garanties en plus de celles déjà avancées par ValFrance, qui s’est déjà engagée, dans le rapport transmis à la mairie de Saint-Mard au moment de l’installation, à prendre le moins de risques possibles. L’entreprise indique que les engrais reçoivent de la chaux ou de l’argile pour les rendre inertes. De plus, les durées de stockage sont relativement courtes, généralement de deux à quatre mois, au printemps.
Seul lieu de stockage du nord Seine-et-Marne
La Seine-et-Marne contient une grande partie des sites de stockage de nitrate d’ammonium de l’Ile de France (9 sur 18) dont les deux plus gros à Grandpuits et Gouaix. Les sites sont déclarés à la DRIEE seulement s’ils stockent plus de 250 tonnes d’engrais contenant la fameuse substance. En dessous de ce seuil, l’agriculteur ou l’exploitant n’est pas obligé de le déclarer.
La répartition dans le département est inégale : Saint-Mard est le seul site déclaré au nord du département qui stocke cette substance.
Paru sur le site Robin des Bois
23 sept. 2021
Alerté par une épidémie d’incendies liée à des activités industrielles, agricoles et commerciales, Robin des Bois a entrepris à partir de mai 2019 une veille basée sur la presse régionale et les communiqués des préfectures et autres services de l’Etat. L’association s’est livrée à un exercice d’agilité démocratique en demandant auprès des autorités des informations complémentaires sur les causes et sur le suivi administratif et environnemental des sinistres. Les délais de réponse sont parfois longs et sont justifiés par les charges importantes que les services préfectoraux et les DREAL ont à supporter avec un personnel compétent mais sous-dimensionné. Des relances ont été ici et là nécessaires. Dans la quasi-totalité des cas, nous avons reçu des réponses explicites et motivées. Les zones d’ombre résiduelles entourent principalement les entrepôts agricoles et les activités commerciales qui n’étaient pas au moment du sinistre assujettis à la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement et qui relevaient de la responsabilité de l’exploitant mais aussi des collectivités locales. Il est possible que des évènements portant atteinte à l’intérêt général aient échappé à notre attention.
Ce travail de Robin des Bois est destiné à mieux comprendre les raisons pour lesquelles les incendies et leurs panaches toxiques se multiplient et à évaluer la pertinence et l’utilité des réactions des pouvoirs publics après les évènements. Il s’avère que dans de nombreux cas les incendies ont été suivis de mises en demeure et d’autres actes administratifs. Nous avons dans le cadre de ce travail consolidé les réponses officielles par des fiches ARIA (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents).
La cartographie des sinistres de mai 2019 à décembre 2020 en Normandie est complétée par une cartographie des sinistres survenus dans la même région entre le 1er janvier et le 21 septembre 2021. Le constat est clair. L’évènement catastrophique et emblématique de Lubrizol et Normandie Logistique à Rouen et à Petit-Quevilly dans la nuit du 26 septembre 2019 n’a pas déclenché chez les détenteurs de substances combustibles et inflammables des contre-mesures suffisantes pour enrayer les feux et leurs conséquences environnementales et économiques. De même, la catastrophe de Beyrouth le 4 août 2020 n’a pas déclenché chez les agriculteurs des mesures de ségrégation des matériaux incompatibles. Le nombre d’incendies dans les hangars agricoles stockant du foin, de la paille, des pneus, du fioul, des pesticides et des engrais est aussi en augmentation par rapport à l’année 2020.
La publication du dossier Normandie sera suivie la semaine prochaine d’un document d’information sur toutes les autres régions métropolitaines. En introduction de ce dossier complet qui a mobilisé plusieurs collaborateurs de Robin des Bois pendant presque 2 ans et demi, l’ONG tirera de ce puzzle toxique des enseignements qui pourront être utiles à tous et en particulier aux riverains et au public en général.
Lien vers l’article complet :
https://robindesbois.org/les-incendies-a-la-loupe/
Riverains
de la zone industrielle de Mitry-Compans
Circulez y’a rien à voir
Ce que l’on vous demande
c’est de subir et de vous taire
Surtout vous taire
Paru sur le site « La Marne » :
Sécurité de la zone Mitry-Compans : un rapport gardé secret par l'État ?
Après l'incendie d'un camp de roms à Compans, l'État reste muet malgré les doutes des associations sur un éventuel risque industriel. La préfecture évoque un rapport, non publié.
Des sites Seveso seuil haut se trouvent dans la zone industrielle de Mitry-Compans. L’État refuse de répondre sur un éventuel risque industriel après l’incendie des 31 août au 5 septembre 2021. (©Louis Gohin / La Marne)
Par Louis Gohin Publié le 24 Sep 21 à 6:02
La Marne
Pourquoi l’État refuse-t-il de commenter les conséquences de l’incendie survenu dans la zone industrielle de Mitry–Compans entre le 31 août et le 5 septembre 2021 ?
La préfecture de Seine-et-Marne évoque un rapport sur les risques sanitaires et industriels, que la Préfecture de police n’a pas souhaité communiquer.
Sans affirmer qu’il y a danger, des associations veulent savoir s’il y a un risque ou pas pour la sécurité de la zone, qui comprend plusieurs sites Seveso seuil haut.
Principale cause de leurs inquiétudes : une canalisation d’hydrocarbures passe dans le sol, tout près du lieu de l’incendie. Elle alimente les cuves du site CCMP, à quelques centaines de mètres de l’incendie.
Cette canalisation a-t-elle été abîmée par l’incendie ? À quelle profondeur est-elle enterrée exactement ? Est-elle protégée par la dalle en béton qui recouvre une partie du terrain ? L’entreprise Trapil, gestionnaire de la canalisation, ne répond pas à nos sollicitations.
Zone industrielle : un tuyau de pétrole sous l’incendie ?
Pour le maire Joël Marion, « il n’y a aucun risque, la canalisation est à au moins 2 mètres de profondeur ».
Mais tout le monde n’est pas aussi catégorique. L’association companaise 3C affirme : « dans les années 1970, quand la canalisation a été construite, la règle était de l’enterrer à un minimum de 80 centimètres seulement. »
Un rapport gardé secret ?
Selon la préfecture de Seine-et-Marne, un rapport aurait été rédigé par le laboratoire central de la Préfecture de police (LCPP), à la fois sur le risque industriel et sur le risque sanitaire liés à l’incendie.
Mais la Préfecture de police (PP) se refuse à tout commentaire à ce sujet. Ce rapport existe bien ? « Oui, mais nous avons ordre du cabinet de la Préfecture de police de vous renvoyer vers la préfecture de Seine-et-Marne », répond la PP. Ce rapport sera-t-il rendu public ?
Nous ne communiquerons rien de notre côté.
La Préfecture de police de Paris
Cette posture étonne les associations. « Nous préférerions que les autorités nous disent qu’elles ont fait les vérifications nécessaires pour voir s’il y a un risque ou pas, explique l’association 3C. Mais même pour cela, c’est le silence total. »
Aucun contrôle prévu
Les associations ont tout de même assisté à une réunion le 9 septembre avec les services de l’État.
Elles ont appris à cette occasion qu‘aucun contrôle de la canalisation n’était prévu par l’État pour évaluer les dégâts éventuels causés par l’incendie, selon l’association Adenca. La préfecture de Seine-et-Marne n’a pas démenti cette information.
Aéroports de Paris, propriétaire du lieu de l’incendie, n’a pas non plus répondu à nos questions.
La communauté d’agglomération Roissy-Pays de France n’a, elle, pas souhaité répondre à nos questions sur l’entretien des voies ferrées qui serviraient à convoyer du gaz dans la zone industrielle autour de l’entreprise Gazéchim.
Risque sanitaire : quelques réponses officielles
Les services de l’État n’ont pas répondu non plus à nos questions sur les mesures prises pour protéger des fumées les policiers, pompiers et conducteurs de bulldozers chargés d’intervenir pour lutter contre l’incendie et sécuriser le périmètre. Concernant l’exposition des habitants aux fumées, l’Agence régionale de santé a affirmé dans nos colonnes qu’il n’y avait pas de danger. Malgré tout, le sous-préfet de Meaux aurait révélé à l’association 3C que de l’amiante se trouvait à l’endroit de l’incendie, entre autres matériaux toxiques (pyralène). Ni la préfecture de Seine-et-Marne, ni la Préfecture de police n’ont souhaité confirmer ou infirmer cette information.
En ce qui concerne l’eau potable, la préfecture de Seine-et-Marne répond et déclare que les analyses par la station de contrôle ne montrent aucun taux de toxicité inquiétant.