Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006502612
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006502612
La DRIEAT 77 a réalisé 2 inspections sur ce site, l'une en juin 2022, suite notamment à un signalement des associations environnementales alertées par les riverains après que des odeurs nauséabondes se soient dégagées du site.
La seconde a été réalisée en décembre 2022, l'industriel avait effectué des investigations complémentaires à la demande des associations environnementales et de la mairie de Compans.
C'est au cours de ces dernières investigations que plus de mille fûts ont été retrouvés sous un bâtiment qui accueillait le vestiaire des salariés.
Nous tenons particulièrement à remercier Madame Agnès Couret, responsable de la DRIEAT 77, ainsi que son équipe pour les contrôles rigoureux effectués sur ce site en cours de dépollution.
Extrait du rapport d'inspection du 5/12/2022
Lien vers le rapport complet d’inspection : https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006500641
Paru sur le site
ROBIN DES BOIS
18 janv. 2023
Bolloré Illogistics – Communiqué n°2
La nouvelle mobilité roule au lithium. De l’extraction à la circulation jusqu’au recyclage, ce métal dévaste, brûle et expose les travailleurs, les populations, la biodiversité et l’atmosphère à des risques connus mais négligés par l’Union européenne et les pouvoirs publics français qui font preuve d’irresponsabilité (1).
Pour combattre l’incendie de l’entrepôt logistique de Grand-Couronne à 18 km au sud de Rouen, les soldats du feu ont pompé dans la Seine pour obtenir un débit de 200m3/minute. La Seine est à plus de 500 mètres de l’entrepôt incendié. L’attaque du feu a été retardée par l’insuffisance ou l’absence de bornes incendie à proximité immédiate de l’entrepôt. L’enquête en dira plus sur le manque de “munitions disponibles” selon l’expression du Sdis après l’incendie de Lubrizol à Rouen en septembre 2019. Déjà pendant cet épisode dont la banlieue de Rouen et la Haute-Normandie portent encore les stigmates, le sinistre avait été maîtrisé avec l’eau de la Seine.
Les sprinklers (arrosages automatiques) ont été impuissants à noyer la prise de feu initiale dans la cellule louée par Bolloré Logistics à Episo 5, un fonds immobilier propriétaire du site depuis avril 2022 et géré depuis Londres par Tristan Capital Partners. Dans cette cellule, il y avait 12.250 batteries électriques en attente de recyclage. Elles sont considérées comme des déchets dangereux. Dans la cellule mitoyenne louée par Districash, séparée par un mur coupe-feu qui n’a pas empêché la propagation de l’incendie, il y avait 80.000 pneus. La combustion des 800 tonnes de pneus, sur la base moyenne théorique de 10 kg/pneu, a produit un panache et des suies chargés en soufre, en zinc, en cadmium, en cuivre et en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) cancérogènes.
L’enquête dira depuis combien de temps ces milliers de batteries inflammables usagées étaient entreposées et à la suite de quelles négligences et nécessités, elles étaient immédiatement voisines d’un stockage de matériaux aussi combustibles que des pneus.
L’incendie s’est ensuite propagé à une troisième cellule mitoyenne louée par Ziegler qui contenait des vêtements en attente de livraison et des palettes. La combustion des vêtements en matières synthétiques fabriqués le plus souvent en Asie libère elle aussi des composés toxiques. Issus de l’industrie pétrochimique, leur toxicité est aggravée par des colorants de synthèse.
Le panache principal a été repéré par les moyens aériens de la sécurité civile à 20 heures le 17 janvier. Il était long de 7 km et culminait à 2400 mètres d’altitude. Les retombées proches et lointaines des fumées et des suies devraient pouvoir être localisées à l’issue des travaux de la cellule post-accidentelle qui a été opportunément mise en place par le Préfet Pierre-André Durand dès le 18 janvier.
Robin des Bois recommande, comme il l’a déjà précisé dans son communiqué n°1, que des marqueurs spécifiques soient recherchés, comme les particules fines de lithium, de cobalt ou d’autres substances qui ne pourront pas être confondus avec les pollutions industrielles historiques des sols et des milieux aquatiques. Ce masquage avait selon les autorités empêché de distinguer les apports de l’incendie de Lubrizol et de Normandie Logistique.
La préfecture de Seine-Maritime déclare que le sinistre est circonscrit. Malheureusement, le risque de reprise doit être sérieusement envisagé et anticipé. Un nouvel emballement thermique des batteries électriques usagées peut se produire plusieurs heures ou plusieurs jours après que le feu a été déclaré circonscrit. Une surveillance longue et vigilante est impérative assortie de la protection intégrale de tous les personnels dédiés au déblaiement des résidus solides de l’incendie.
Entre fin novembre 2022 et le 14 janvier 2023, Robin des Bois a recensé six incendies et explosions dus à des batteries ou des piles au lithium dans le Cher, les Yvelines, le Puy-de-Dôme, les Alpes-Maritimes, les Pyrénées-Atlantiques et la Loire-Atlantique. Le 5 novembre 2022 à New York, l’incendie d’un immeuble est attribué par le New York City Fire Department (FDNY) à l’emballement thermique d’une batterie lithium-ion embarquée sur une trottinette ou un autre engin à deux roues. Selon le FDNY, en 2022, le bilan destructeur des batteries au lithium s’élève à environ 200 incendies et six morts. A Rouen, en prélude à la catastrophe de la plateforme de Bolloré Logistics à Grand-Couronne, un magasin de vélos électriques a brûlé au 56 quai du Havre le 18 mars 2022.
Mais l’empreinte du lithium en Seine-Maritime date du 20 juillet 2000 avec l’explosion chez l’ex-forban CITRON (Centre International de TRaitement des Ordures Nocives) dans la zone industrialo-portuaire du Havre d’un conteneur maritime contenant entre autres des batteries au lithium usagées.
Robin des Bois va déposer plainte contre X pour exploitation non conforme d’une installation classée ayant dégradé substantiellement la qualité de l’air, du sol et de l’eau et pour violation des prescriptions applicables à l’exploitation d’une installation classée (en particulier, des prescriptions relatives à la prévention du risque incendie). Les poursuites devront déterminer les responsabilités respectives de Bolloré Logistics et des autres parties prenantes, du propriétaire du site et des producteurs et détenteurs des déchets et des marchandises.
Dossier complet consultable à l'aide du lien suivant :
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501768
Paru sur le site ARIA :
Fuite de propane sur une citerne enterrée
Home » Fuite de propane sur une citerne enterrée
N° 54825 - 16/12/2019 - FRANCE - 77 - CLAYE-SOUILLY
YYY.YY - Activité indéterminée
Vers 10h15, la conduite d’une cuve de propane enterrée contenant 1,2 t de GPL est arrachée, provoquant une fuite de gaz à l’air libre. Les secours mettent en place un périmètre de sécurité et évacuent 72 personnes se trouvant dans le bâtiment à proximité. Une société spécialisée installe une torchère pour brûler le gaz contenu dans le réservoir. Les pompiers établissent une lance en protection. Le temps de l’intervention, 10 personnes sont en chômage technique. Vers 20 h, le brûlage de combustible et l’inertage de la cuve sont terminés. Le personnel réintégre les locaux.
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/54825/
Dossier complet consultable à l'aide du lien suivant :
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006500644
Etaient présents :
Le Député Jérome Legavre
Le Conseiller Départemental Pierre Laporte
Les Maires de Vaujours Dominique Bailly et de Coubron Ludovic Toro.
Absent :
Le Sous Préfet du Raincy Patrick Lapouze
Le Conseiller départemental Pierre Laporte et le Maire de Coubron Ludovic Toro ont vivement regretté l’absence de tout représentant de l’ETAT en rappelant que c’était l’ETAT qui avait vendu une partie du Fort de Vaujours à Placoplatre, un site censé être dépollué mais qui ne l’était effectivement qu’en partie.
Pourquoi Placoplatre semble vouloir prendre à sa charge la dépollution restante ?
Un accord « secret » est-il intervenu entre l’ETAT et Placoplatre ?
Nous n’en savons rien.
Pour en revenir à la réunion :
Après une présentation du dossier par Placoplatre le temps des questions étaient venues.
Des réponses floues, plutôt évasives et parfois, semble-t-il erronées?
A noter :
Riverains du neuf-trois
Vous qui vivez dans l’un des départements les plus pauvres de France
Vous n’allez tout de même pas contrarier la multinationale St Gobain ?
Ne serait-il pas
plus sage
« De subir et de vous taire »
« Surtout de vous taire » ?
Paru sur le site FNE Seine et Marne
Enquête publique sur le projet de carrière de gypse du fort de Vaujours
Publié le 6 décembre 2022 par France Nature Environnement Seine-et-Marne
Il s’agit de la dernière étape majeure avant d’obtenir l’arrêté préfectoral délivré par la Préfecture et autorisant l’exploitation de la carrière.
Pour prendre connaissance du dossier et participer à l’enquête publique, plusieurs possibilités :
– mardi 6 décembre à 19h à Vaujours (Maison du Temps libre)
– vendredi 16 décembre à 19h à Courtry (Salle Léon Lehrer)
Plus de détails sur https://www.fort-de-vaujours.fr/2022/11/30/enquete-publique-en-cours/
L’industriel Placoplatre souhaite exploiter une carrière de gypse sur l’ancien site du fort de Vaujours où le Commissariat à l’Energie Atomique a fait des essais permettant l’élaboration de la 1ère bombe atomique.
Afin de ne pas manipuler les terres de surface qui pourraient pour certaines être potentiellement radioactives ou chargées de pollution aux métaux lourds ou contenir d’anciennes munitions, ne serait-il pas plus sage d’exploiter cette carrière en souterrain ?
Mais ce n’est pas l’option que semble vouloir choisir Placoplatre et nous le regrettons.
Placoplatre
contrôlera-t-il
la radioactivité des matériaux à base de gypse
en sortie d’usine
avant de les commercialiser ?
En effet pour l’instant nous n’avons aucunes informations de la part de Placoplatre sur ce point précis qui préoccupe ses clients fidèles.
Extrait de l’historique du site présenté par la préfecture 77 :
« Le Centre d’Études de Vaujours (CEV) est créé le 3 juin 1955 sur le terrain militaire mis à disposition par le ministère de la Défense pour effectuer toutes les études sur les poudres et explosifs nécessaires à la réalisation d’armes nucléaires. Le centre est alors placé sous la direction du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) avec l’appui technique des services de la défense. Il participe à la conception, au développement et à la mise au point de nouveaux explosifs chimiques et d’édifices pyrotechniques. Le CEV a été un centre d’études majeur permettant l’élaboration de la première bombe atomique française (développement du détonateur de la bombe). Pour une partie de ses expériences, de l'uranium, naturel ou appauvri, a été employé dans des zones dédiées au sein du fort central.
De 1955 à 1997, sur les 45 hectares du site le CEA construit plus de 300 bâtiments à usage de bureaux ou de laboratoires autour du fort central ainsi que des casemates d’expérimentation de détonique à l’intérieur de celui-ci…… »
Paru sur le site ARIA :
Fuite de chlore dans une usine de gaz industriels
Home » Fuite de chlore dans une usine de gaz industriels
N° 54534 - 15/10/2019 - FRANCE - 77 - MITRY-MORY
G46.75 - Commerce de gros de produits chimiques
Vers 9h15, une fuite de chlore se produit en fin de remplissage d’un cylindre dans un atelier de conditionnement de chlore d’une usine de fabrication de gaz industriels. Le flexible de remplissage est accidentellement arraché lors de la manipulation du cylindre. L’opérateur a retiré le mauvais cylindre à l’aide de son chariot élévateur. Le personnel évacue la zone et les installations sont mises en sécurité. La tour de neutralisation est démarrée. Le personnel du site est confiné. Vers 9h25, l’exploitant déclenche le POI. L’information des riverains par l’automate d’alerte est décidée, mais son lancement rencontre des difficultés. Une équipe d’intervention du site ferme la vanne du cylindre et positionne un boa d’aspiration sur l’extrémité du flexible arraché. La situation est maîtrisée et non évolutive à 9h35. L’automate d’alerte n’ayant pas encore été déclenché, son lancement est stoppé. Le volume de gaz rejeté est estimé à 40 kg.
Selon l’exploitant, l’accident serait dû à l’inattention de l’opérateur. Il souligne également que l’angle de vision depuis le chariot élévateur ne permet pas de voir complètement la connexion du cylindre.
L’exploitant engage les actions suivantes :
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/54534/