Ce matin les automobilistes devaient faire demi tour sur la RD 418, la circulation y était de nouveau interdite au bord de la décharge ECT, pour cause d’inondation.
Deux fois en 4 jours
cette route a été interdite à la circulation !
Comme en est-on arrivé là ?
Les associations environnementales avaient pourtant prévenu la préfecture, un recours très circonstancié contre l’implantation de cette décharge avait été déposé par FNE Seine et Marne (ex NE 77), auquel la préfecture n’avait pas souhaité répondre.
Pourquoi la préfecture
n’a pas imposé à l’exploitant
de soumettre son projet
à l’application de la Loi sur l’eau ?
« Toute personne qui souhaite réaliser un projet ayant un impact direct ou indirect sur le milieu aquatique (cours d’eau, lac, eaux souterraines, zones inondables, zones humides...) doit soumettre ce projet à l'application de la Loi sur l'eau (dossier de Déclaration ou d'Autorisation). »(1)
Une route coupée régulièrement, depuis près de 2 ans, dès qu’il y a de fortes pluies.
Une fois encore la route a été fermée suite au fort orage de la nuit du 25 au 26/5/2018.
Les eaux de ruissellement nepeuvent plus s’écouler, elles buttent sur la montagne de déchets etnepeuvent plus rejoindre la Beuvronne.
Fermer la route à chaque événement très pluvieux et pomper l'eau ne peut être qu'une solution provisoire.
Des riverains excédés
victimes d’une situation inacceptable.
D'autant plus qu'ils viennent d'apprendre que la préfète de l’Essonne a imposé des prescriptions complémentaires à la Sté ECT pour sa décharge de Forges les Bains suite a des problèmes d’accumulation d’eau au pied du talus d’une ligne ferroviaire.
Pourquoi Béatrice Abollivier, préfète du 77, n’a pas imposé les mêmes prescriptions que sa collègue de l'Essonne à la Sté ECT, afin de régler rapidement le problème d'accumulation d'eau sur la RD 418, au bord de la décharge d'Annet sur Marne, lors d’événements pluvieux ?
Des incendies qui se déclarent le week-end sur cette décharge semblent laisser à penser à un manque de surveillance ces jours-là.
D’après l’article du journal le Parisien c’est à la suite de plusieurs signalements d’un panache de fumée au niveau de Fresnes sur Marne que les pompiers se seraient rendus le dimanche 20 mai dernier sur le site.
Déjà le week-end des 29 et 30/7/2017 les pompiers de 4 casernes avaient été envoyés pour éteindre le feu de la décharge.
« Nous avons respiré une nouvelle fois beaucoup de fumée et inhalé beaucoup de toxiques dont les effets cumulatifs sur plusieurs années sont vraiment à craindre »
ADENCA est membre de la commission de suivi de site de cette décharge et n’a reçu aucunes informations à ce sujet de la part de l’industriel.
Nous contactons ce jour la préfecture pour obtenir un compte-rendu de l’intervention.
Paru dans le Parisien 77 :
Seine-et-Marne : quatre incendies en 24 heures au cours du week-end de Pentecôte
Fresnes-sur-Marne, dimanche. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour un feu de déchets sur 2 000 m2 dans la décharge de la REP. Sdis77/Franck Desprez
Gilles Chauffour maire de Villeneuve sous Dammartin et Alain Aubry maire de Mesnil Amelot viennent de donner un avis favorable pour l’ouverture de nuit de la décharge ECT de Villeneuve sous Dammartin.
Le projet prévoit qu'environ 200 camions chargés de déchets emprunteraient de nuit (entre 21h et 5h du matin) un itinéraire passant par la rue de la Grande Borne, située à proximité de la résidence de la Haie Garou.
Voir ci-dessous le plan qui serait préconisé du trajet de nuit des poids lourds
(fléché en blanc)
Un peu de pédagogie à la française.
Certains chantiers du Grand Paris travaillent de nuit, alors ils ont besoin de décharges ouvertes en nocturne pour enterrer leurs ordures, pourquoi pas chez vous ?
Vous nous direz que vous subissez déjà la nuit le bruit des avions de l’aéroport de Roissy,
alors au point où vous en êtes un peu plus de bruit ne devrait pas trop, semble-t-il, vous déranger ?
C’est au titre de « ladite solidarité régionale », vous connaissez le principe de faire supporter à une minorité les ordures des autres.
Pour en venir au projet :
La décharge ECT est actuellement ouverte :
- du lundi au vendredi de 7h à 16h30
- le samedi de 7h à 13h
pour environ 390 camions par jour
La décharge ECT voudrait ouvrir jusqu’au 31/12/2022, en doublant ses horaires d’ouverture :
- du lundi au samedi
de jour de 6h30 à 18h pour environ 390 camions par jour
de nuit de 21h à 5h pour environ 200 camions par nuit.
Valérie Pécresse a choisi d’inviter des élus qui y viennent que très rarement ainsi que les professionnels du déchet, qui eux sont présents à chaque réunion.
Quant aux associations de défense de l’environnement ou des riverains du 77, elles auraient bien aimer y participer, mais à notre connaissance aucunes n’ont été invitées.
Hier la dernière réunion déchets dangereux avait lieu à Paris
Une association environnementale représentant l’Ile de France a eu le malheur de poser la question qui fâche, elle souhaitait aborder les conditions de vie des riverains des décharges.
Elle a été vite remise à sa place
par la représentante du Conseil Régional
qui lui a indiqué que c’était
« HORS SUJET »
En effet la pollution de votre nappe phréatique, de votre air et les risques sur votre santé cela n’était pas à l’ordre du jour de cette réunion.
Par contre était à l’ordre du jour un sujet qui intéresse les exploitants de décharge
« la solidarité interrégionale »
Un peu de pédagogie à la française :
« La solidarité interrégionale » consiste à rendre service aux autres, à ceux qui ne veulent pas enterrer les déchets dangereux près de chez eux, qui préfèrent les enterrer chez vous.
Depuis des décennies Villeparisis reçoit notamment des déchets dangereux des Hauts de France, une région qui ne possède pas de décharges de déchets dangereux et ne semble pas pressée d’en implanter une, puisque ses ordures elle les enterre chez vous.
Il paraît même que cela fait 30 ans qu’elle cherche un emplacement.
Vous comprenez mieux pourquoi Suez Villeparisis veut demander une extension de la durée d’exploitation de sa décharge, ce n’est pas pour stocker les déchets dangereux du 77 qui représentent en moyenne un peu plus de 5 % des déchets annuellement stockés, bien moins que les Hauts de France.
Et puis votre commune touchera l’argent des subventions
Meaux la 2ème ville de Seine et Marne au nombre d’habitants : 53 000.
Son Maire Jean-François Copé cumule le mandat de Président de la communauté d’Agglomération du Pays de Meaux, une aubaine, cette collectivité qui compte près de 94 000 habitants est constituée de 21 communes rurales.
Meaux s’offre la part du lion dans cette communauté d’agglo, en plus d’avoir la présidence, elle compte 4 vice présidences, elle bénéficie de la majorité des voix (31), alors que les 21 autres communes se partagent le reste : 14 communes n’ont qu’une voix, quand aux autres la mieux lotie en a 5.
Afin d’améliorer la qualité de vie de ses habitants et de faire évoluer la valeur du foncier, Meaux se décharge de ce qui la gêne.
Meaux
la ville qui envoie
ses ordures chez les autres
Ses ordures ménagères, elle les envoie se faire incinérer dans le village rural de Monthyon (1700 habitants), village qui possède déjà une décharge et même une ancienne décharge polluée.
Plutôt que de réhabiliter 7 tours à Beauval, pour les transformer en résidences pour étudiants, en maison de retraite ou en centre médical......, la ville a décidé de les abattre.
Les déchets
Meaux
ne va tout de même pas les déverser
au pied de la cathédrale
ou dans le jardin Bossuet
Ce sont les villages ruraux de son agglomération qui pourraient les recevoir :
- pour concasser, cela fait du bruit et de la poussière, la commune rurale de Poincy (683 habitants) pourrait tout à fait les recevoir.
- pour les déchets « dits inertes », ils pourraient être déversés dans les décharges de Crégy-les- Meaux (4721 habitants), près d’un lotissement ou bien à Isles les Villenoy (915 habitants), près de l’école primaire.
- pour les déchets dangereux, l’idéal serait la future décharge Terzeo de Villenoy/Isles les Villenoy, mais les populations semblent ne pas en vouloir, c’est un casse-tête pour les élus de Meaux.
La « dite pédagogie à la française »
ne semble pas fonctionner
à Villenoy/Isles les Villenoy
Ils ont vraiment la tête dure
Ils pourraient accepter
de l’argent de subventions
en compensation de l’accueil des déchets dangereux
Le Conseil Départemental a décidé d’ouvrir une nouvelle sortie de la 104 à Villevaudé le Pin, cela vous coûtera 2.2 millions d’euros.
Il est vrai que cela va bien rendre service au Grand Paris, cette route facilitera l’accès des camions chargés de déchets vers la décharge Terralia de Villevaudé et les carrières/décharges Siniat de le Pin et Placoplatre de Villevaudé.
Mais en plus de supporter ses ordures, vous devrez supporter le trafic incessant des poids lourds et payer la remise en état des routes.
Vous ne comprenez donc pas, il semble que vous ayez la tête un peu dure, on vous l’a déjà expliqué à maintes reprises, les ordures il faut bien les mettre quelque part et comme personne n’en veut, c’est votre secteur qui a été choisi.
C’est « ladite solidarité régionale »
On détruit un territoire
pour permettre aux autres
de vivre mieux.
Paru sur le site la Marne:
Villevaudé-Le Pin. Une bretelle pour fluidifier les 12 500 véhicules par jour
Le nouvelle bretelle d'accès sera ouverte fin mai, elle permettra de fluidifier le trafic qui est très important sur cet axe.
Au pied de la route départementale 86, le trafic est incessant. Les voitures sont bloquées entre quatre à cinq poids lourd à la suite et le virage sous la départementale 404 pour aller en direction du Pin n’est pas simple à négocier.
Hésitation, problème de visibilité, vitesse excessive, les utilisateurs qui empruntent cet axe quotidiennement ont l’habitude. « C’est un axe très embouteillé, parfois on fait la queue à la sortie de la Francilienne etc’est très dangereux », explique Myriam qui circule ici tous les jours .
1 200 poids lourds
Xavier Vanderbise, vice-président du Département chargé des routes, des transports et des mobilités,
Sur la bretelle de sortie de l’autoroute A 104, à Montjay-la-Tour, qui rejoint la route départementale D 86, on a dénombré 12 500 véhicules par jour, dont 1 200 poids lourds. Ces chiffres reflètent un trafic très important qui dépasse celui d’une route nationale. Le Département a donc classé cette route en « rouge » qui est le niveau le plus élevé.
En effet, la sortie dessert de nombreuses communes (Villevaudé, Le Pin, Villeparisis, Claye-Souilly…). Elle devrait être soulagée par la création d’une sortie au niveau du Pin. « Cet aménagement va permettre de réorganiser le trafic afin qu’il ne soit pas condensé sur une seule sortie.Cependant, il va falloir casser les habitudes des automobilistes pour qu’ils passent par le nouvel accès », ajoute le vice-président du Département.
2,2 millions d’euros
Il faudra bientôt changer les habitudes carla bretelle d’accès sera ouverte fin mai. Malgré un mois d’arrêt total du chantier à cause des intempéries,le chantier sera livré dans les temps. Le budget de cet aménagement d’envergure est de 2,2 millions d’euros, des aides de la Région sont venues compléter cette somme.
Les plans déchets, élaborés par Jean-Paul Huchon et votés par les conseillers régionaux d’IDF
permettent « d’accueillir » dans les décharges et incinérateurs d’IDF des déchets provenant de la France entière et même de l’étranger, M. Jean-Paul Huchon n’avait pas imposé de limite de provenance des déchets dans ses plans.
C’est ce qui permet à la décharge de déchets dangereux Suez de Villeparisis de recevoir des
déchets dangereux de le France entière.
En effet il faut bien rendre service aux régions qui n’ont pas de décharges de déchets dangereux comme les Hauts de France qui tentent d’en implanter depuis une trentaine d’années dans le Nord et le Pas de Calais, sans succès.
La Bretagne, le Centre Val de Loire, la Nouvelle Aquitaine, Auvergne Rhône Alpes, Paca
ne possèdent pas non plus de décharge de déchets dangereux.
Leurs déchets dangereux
c’est bien mieux
de les déverser chez les autres !
Ce plan permet également à la décharge Veolia de Claye-Souilly de recevoir des déchets
de pneumatiques de la France entière.
Pour construire ce nouveau plan déchets
Valérie Pécresse
a organisé
« une concertation dite à la française »
C’est elle qui choisit les participants.
Des petites réunions
entre amis ?
Les exploitants de décharges, démolisseurs, promoteurs et industriels du déchet semblent y être accueillis à bras ouverts, tandis que pour les associations c’est autre chose.
A notre connaissance, aucune association environnementale ou de riverains de Seine et Marne n’a été invitée à la table des débats.
Riverains de décharge et incinérateurs de Seine et Marne
L’assistance publique est entrain de vendre ses bijoux de famille : immeubles, terrains….
L’assistance publique possède notamment à Annet sur Marne, un terrain agricole de 20 hectares très bien placé, au bord de l’ancienne décharge
ECT et en face de la nouvelle. Seule la départementale 418 sépare les terrains.
Vous savez cette départementale qui a été inondée à plusieurs reprises en ce début d’année, suite aux eaux de ruissellement des champs quIne pouvaient
plus s’évacuer face à la décharge ECT.
D’ailleurs pour éviter ce problème si le conseil départemental fermait cette route et la cédait à ECT, ce serait un souci de moins pour l’exploitant, qui pourrait faire d’une pierre 2 coups en achetant les terrains agricoles de l’assistante publique.
Il pourrait soit demander au préfet d’exploiter une nouvelle décharge ISDI ou bien demander au maire d’Annet sur Marne, une autorisation d’aménager, c’est-à-dire de remblayer ces terres agricoles avec des déchets « dits inertes », cela rendrait bien service au Grand Paris qui a bien besoin d’emplacements pour déverser ses déchets.
Mais nous direz-vous le rôle de la Safer (1) est de protéger les terres agricoles,
opposera-t-elle son veto si cette vente devait se faire ? Pas sûr, regardez en face elle a bien laissé de bonnes terres agricoles se transformer en décharge.
la plus importante décharge ISDND de France (ordures ménagères et autres)
2 Décharge Veolia Fresnes sur Marne (35 hectares)
décharge ISDI (gravats bâtiments) près d’une école maternelle
3 Décharge ECT Annet sur Marne(98 hectares)
décharge ISDI près du plus important captage d’eau du 77 qui fournit en eau
potable près de 500 000 habitants
4 Ancienne décharge ISDI ECT Annet sur Marne
5 Décharge ISDI Terralia Villevaudé (14 hectares)
au bord de la promenade de la Dhuis
6 Décharge illégale Fresnes sur Marne/Claye-Souilly
7 Terrain agricole de 20 hectares appartenant à l’assistance publique
8 Captage d’eau d’Annet sur Marnequi fournit en eau potable 500 000 habitants.
Paru dans le Figaro :
Hôpitaux de Paris: vente du siège d'ici 2021
Par Le Figaro.fr avec AFP
Mis à jour le 15/01/2018 à 19:53
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) va vendre son siège social au coeur de la capitale pour s'installer dans un nouveau bâtiment au sein de l'hôpital Saint-Antoine, a annoncé aujourd'hui son directeur général, Martin Hirsch.
"J'ai décidé une profonde transformation du siège de l'AP-HP (...) dans des locaux plus modernes, avec des effectifs plus resserrés", a déclaré M. Hirsch lors de la présentation de ses voeux. "Mon choix s'est arrêté sur l'hôpital Saint-Antoine, où nous construirons un nouveau bâtiment", a-t-il ajouté.
Situé dans l'Est parisien, ce lieu a l'avantage d'être installé "au coeur d'un ensemble hospitalier, qui reste central et bien desservi", a-t-il expliqué. Ce déménagement "prévu en 2021" sera compensé par la vente du siège actuel, composé de deux immeubles proches de l'Hôtel de Ville.
"La différence entre le produit de cette vente (...) et la réalisation du nouveau siège sera intégralement réinjectée dans notre plan d'investissement pour les hôpitaux", a assuré M. Hirsch.
Le plus grand centre hospitalier français a en effet prévu de dépenser 2,4 milliards d'euros d'ici 2022 dans les équipements médicaux, l'informatique et surtout les travaux, dont plus d'un milliard pour des restructurations immobilières. Mais sa situation budgétaire s'est fortement dégradée en 2017, le déficit des activités de soins plongeant à 174 millions d'euros, contre 43 millions en 2016
Avant l'annonce de la vente du siège, l'AP-HP comptait déjà sur sa "politique dynamique de valorisation de son patrimoine" pour financer ses projets: le plan global de financement pluriannuel (PGFP) présenté à l'automne reposait notamment sur la cession d'immeubles, logements et terrains pour environ 300 millions d'euros en cinq ans.